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Pr Albert Tévoédjrè : « Les jeunes doivent travailler pour sortir le continent du sous-développement »

Le Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique (Fogec) a organisé ce week-end, une conférence animée par le Professeur Albert Tévoédjrè, médiateur de la République du Bénin. Sur le thème « Après cinquante années de rêves et d’épreuves, quelles chances pour les économies africaines », cette rencontre qui avait comme modérateur, le Pr. Edmond Jouve de l’Académie des sciences d’Outre-mer, entre dans le cadre des festivités marquant le cinquantenaire des indépendances africaines.

Il ne faut pas être fermé dans les affaires économiques et développer le partenariat avec ceux qui nous sont les plus proches, a soutenu le Pr. Albert Tévoédjrè ». Pour lui, si certains pays ont réussi aujourd’hui, c’est surtout parce qu’ils ont travaillé. Il n’y a pas de secret, selon lui, il faut encourager les jeunes à travailler pour sortir le continent du sous-développement. « Notre première richesse, ce sont les idées autour desquelles nous ancreront notre volonté d’agir et de changer nos conditions de vie », a déclaré M. Tévoédjrè. « L’idée qui nous a manqué, c’est que nous croyions que nous étions comme les autres et nous avons défini notre développement par mimétisme », a-t-il estimé, avant d’ajouter : « La première idée révolutionnaire de ces 50 prochaines années, c’est de couper ce cordon-là. Il nous faut réfléchir à changer la donne pour revoir le rapport avec les autres ».

Le ministre délégué chargé du Budget, Abdoulaye Diop, qui présidait cette rencontre, a estimé que « la consolidation des espaces régionaux occupe une bonne place parmi les objectifs visés pour une intégration africaine réussie ». Parmi les préalables au décollage économique des Etats africains, M. Diop a proposé la vision stratégique des autorités, la priorité des indices pour le développement, la qualité des biens publics (santé, éducation, infrastructures) et la qualité des institutions. « L’érection en règle de gestion de l’approche participative et du partenariat Etat, acteurs non étatiques et populations, ainsi que les progrès de la démocratie, me laisse croire que nos chances dans ce domaine iront en se renforçant », a-t-il assuré. A cela il faudra ajouter, selon M. Diop, la nécessité aujourd’hui d’apporter un soutien le plus efficace à la croissance économique et au développement durable, en mettant l’accent sur « une administration efficace, transparente et orientée au service du citoyen, la décentralisation, la régulation et la visibilité des transactions dans le système financier et enfin, un système de solidarité formalisée ». « Les réformes déjà engagées sur le continent ont permis de faire le constat que les chances des économies africaines au cours des 50 prochaines années sont réelles, a soutenu le ministre du Budget. Pour sa part, le président du Fogec a rappelé que la rencontre rentre dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines. Pour les membres de son organisation, a noté M. Amadou Diagne, l’intégration africaine est élevée au rang d’impératif absolu. C’est l’une des raisons, a-t-il ajouté, que ceux-ci ne ménageront aucun effort pour appeler les peuples frères africains à les rejoindre et « à porter ce rêve réalisable d’une Afrique unie et prospère ».

Source: le Soleil

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