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FORTE DEMANDE EN CIMENT : Le marché local bien approvisionné

sococimA Dakar, notamment dans certaines parties de la banlieue, les chantiers immobiliers se développent. C’est le cas à Mbao où ce développement entraîne celui de certains commerces comme le ciment. En dépit de la croissance de la demande intérieure et l’approvisionnement du marché sous-régional, le marché local est correctement fourni, selon les quincailliers détaillants.

Les inondations notées ces dernières années dans la banlieue dakaroise ont, en plus de la croissance démographique, grandement contribué au développement fulgurant de l’immobilier dans la banlieue, en particulier dans les communes d’arrondissement de Keur Massar et de Mbao. Des localités où se trouvaient jusqu’à un passé récent les dernières réserves foncières de la capitale, exception faite du département de Rufisque. A Mbao, par exemple, les extensions et les nouvelles cités ont fini par engloutir le village traditionnel. Ainsi, les abords du lycée constituent un vaste bourg en chantier. La végétation y a progressivement cédé la place à une forêt de béton armé. Aux limites des habitations, les constructions récentes côtoient les chantiers. Ainsi, les extensions et les excroissances conquièrent les espaces jusqu’au lit du marigot. Ce dimanche matin, Mbao Extension plonge dans une quiétude dominicale propre à la capitale sénégalaise au lendemain de grandes manifestations religieuses. Assis de l’autre côté de la rue, juste en face de sa quincaillerie, le quinquagénaire Malick Tall devise tranquillement avec ses voisins autour d’une théière, les yeux rivés sur son magasin. Dans ce drugstore qui se développe à l’image de Mbao Extension, on y trouve presque tout ce dont on peut avoir besoin dans un chantier immobilier. Des pelles, des tuyaux, de la peinture, des truelles, des cordes, des poulies, du ciment de la Sococim, mais aussi des Ciments du Sahel.

La dernière pénurie date d’il y a un an

Il révèle, entre deux clients, « si mes souvenirs sont bons, la dernière pénurie de ciment remonte à la période d’avant Magal 2009 ». Plus d’un an alors qu’il n’y a plus de pénurie, en dépit de la demande intérieure sans cesse croissante, mais aussi celle du marché sous-régional. En effet, les deux cimenteries sénégalaises alimentent une bonne partie du marché ouest-africain, notamment les pays limitrophes comme la Mauritanie, le Mali et la Guinée.

Ce vieux souvenir des pénuries est aussi noté par les quincailliers Gora Fall et Ousmane Dramé établis dans la zone. A les en croire, « le marché du ciment est maintenant ravitaillé correctement. Il n’y a plus de perturbation ». A l’angle d’une ruelle marécageuse, la quincaillerie de Gora Fall donne dans le vide ; en face, seules quelques constructions parsèment l’espace. A l’intérieur, il enjambe le portail séparant la quincaillerie au dépôt de ciment pour venir donner quelques instructions à un charretier qui vient juste de se garer devant le dépôt. Le cocher chargera plus tard son véhicule d’une quinzaine de sacs de ciment pour les transporter chez un acquéreur, sans doute. « Maintenant, les commandes font tout au plus 24 heures », fait remarquer M. Fall. Tout comme ses deux autres collègues, il ne bénéficie pas du système de quotas mis en place par les usines, mais il n’en a cure puisque ses « commandes arrivent à temps ». Et, « c’est le plus important », sa clientèle est « toujours satisfaite ». Tout comme ses collègues, il espère que les pénuries seront désormais un « mauvais souvenir », d’autant plus que la demande en ciment existe et elle est « importante » dans cette partie de la banlieue dakaroise.

Source: le Soleil

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