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BRÉSILIENS ET SÉNÉGALAIS SUR LES BIOCARBURANTS : Priorité à la formation des techniciens et scientifiques

jatrophaLes biocarburants occupent une place de plus en plus prépondérante dans la production d’énergie. Selon les experts, le développement de ces sources d’énergie dans les pays comme le Sénégal doit être sous-tendu par la formation des techniciens et des scientifiques.

« Politiques publiques pour les biocarburants ». Tel est le thème du séminaire qui réunit depuis hier à Dakar experts brésiliens et techniciens sénégalais sur le développement des biocarburants. Cette rencontre ouverte hier par le ministre des Biocarburants et de la Pisciculture, Mme Thérèse Coumba Diop, a pour objectif de dégager des pistes de développement des énergies vertes au Sénégal. Au terme du séminaire, les experts sénégalais et brésiliens mettront en place un cadre juridique et réglementaire approprié en vue d’une bonne gestion des biocarburants dans les pays en voie de développement, a souligné le ministre des Biocarburants. Mme Thérèse Coumba Diop a indiqué que le pétrole représente 56% de la consommation énergétique au Sénégal. Son importation qui absorbe 40% des recettes d’exportation pèse lourdement sur les secteurs de l’énergie et des transports, mais surtout sur les autres dépenses des ménages. Les stratégies de promotion des biocarburants constituent alors une tentative de réponse aux défis de l’énergie parce qu’elles visent à assurer la sécurisation du système énergétique par la diversification de l’approvisionnement et l’accès aux formes d’énergies modernes à toutes les populations, particulièrement celles rurales. Les Etats, dit-elle, ont un rôle clé à jouer pour encourager la mise en valeur de toutes les potentialités des sources d’énergie verte.

Démocratiser l’accès à l’énergie « L’exploitation du potentiel de la bioénergie ne saurait réussir que si la production est bien soutenue et fortement encouragée par les gouvernants. Des politiques publiques clairvoyantes et cohérentes peuvent garantir le succès des efforts d’intégration des carburants tirés de l’agriculture », a soutenu Mme Thérèse Coumba Diop. Le secrétaire adjoint de l’Office supérieur de l’Energie et de haute technologie du Brésil, Daniel Machado Da Fonseca, qui faisait une communication sur la question a souligné que les énergies renouvelables couvriront 20 % des besoins en énergie d’ici 2020. « Le développement des biocarburants est une occasion de démocratiser l’accès à l’énergie au niveau mondial. Toutefois, la formation des scientifiques et des techniciens doit être une priorité. Il faut en plus que le gouvernement accorde un financement adéquat au secteur », a proposé M. Da Fonseca. Pour ce dernier, la création d’un marché international donnera un coup de fouet à l’essor des biocarburants.

« Le manque d’appui politique aux biocarburants est un obstacle à surmonter », a indiqué le technicien brésilien. Aujourd’hui, la moitié de l’énergie brésilienne est tirée des énergies renouvelables, a-t-il fait savoir. De l’avis des experts, la certification des produits pourrait constituer un obstacle à l’accès au marché international pour les pays situés dans les tropiques appelés à fournir l’énergie au reste du monde. Tout compte fait, la mise en place d’une politique de soutien à l’amélioration des énergies renouvelables s’avère indispensable pour les pays non producteurs de pétrole et le Sénégal compte sur la coopération et l’expérience brésilienne pour relever le défi de biocarburants.

Source: le Soleil

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