Archive | March, 2010

Etude effets des arriérés de paiement : Les Btp, secteur le plus touché

Evaluant les impacts des arriérés de paiement sur les dépenses publiques, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) indique que le secteur des Btp est celui le plus touché par le phénomène.

Le problème des arriérés de paiement sur les dépenses publiques doit être pris à bras-le-corps, car ses effets ne sont pas négligeables. C’est du moins l’avis de Sogué Diarisso, le patron de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Une étude menée par les économistes-chercheurs de la Dpee, révèle que le secteur des bâtiments et travaux publics (Btp) a été le plus touché par le phénomène des arriérés, qui représente 4,7% des dépenses publiques du secteur.

Kalidou Thiaw et Aslim Tall, auteurs de l’étude indiquent qu’en 2008, 54,2% des chefs d’entreprise considéraient les arriérés de paiement comme étant leurs principales contraintes.

Cependant, soulignent les chercheurs de la Dpee, ce taux est en baisse. De 54,2%, le taux est passé à 36,2% en 2009. Et en 2010, seuls 20% des chefs d’entreprise considèrent les créances comme leurs contraintes principales.

Sur le plan de la croissance, les impacts de la situation demeurent néanmoins importants, car les Btp sont l’un des secteurs qui portent la croissance, par sa forte potentialité de création d’emplois.
Sogué Diarisso appelle ainsi, l’Etat, les entrepreneurs, les travailleurs et les banquiers à se mettre ensemble pour trouver des solutions. Pour lui, ces différents acteurs pourraient s’entendre sur des jeux d’écriture, en attendant que l’Etat trouve des liquidités permettant de faire face au problème.

Les résultats de l’étude montrent que les arriérés de paiement ont un impact négatif et persistant sur les principales grandeurs macroéconomiques. Globalement, la présence d’arriérés induit un ralentissement de l’activité, un repli des rendements et partant, des investissements. A cela s’ajoute une augmentation du chômage, un renforcement du déséquilibre public…

Thiaw et Tall enseignent qu’un choc de 10% des créances, induit à court terme, une baisse de 0,6% du stock de capital, une baisse de 0,3% de la production ; mais aussi, une baisse du rendement net de 1,2%.

A long terme, indiquent-ils, les effets cumulés d’une hausse ponctuelle de 60% des arriérés de paiement, induisent une chute de 36% du stock de capital, une diminution de 12% de la consommation privée et un ralentissement de l’activité de 12%, accompagné d’une perte de recettes fiscales de 24%.

Par ailleurs, la contribution des arriérés à l’incertitude reste significative. La raison en est que l’accumulation d’arriérés est susceptible d’accroître les craintes des agents économiques, quant à la capacité financière de l’Etat à honorer ses engagements futurs, ce qui peut être source d’une incertitude accrue.

Source: le Quotidien

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Le ministre du Commerce : ’’Il n’y a pas de pénurie de sucre’’

Le ministre du Commerce, Amadou Niang, a assuré, mercredi, que le marché sénégalais ‘’ne connaît pas de pénurie’’ de sucre, affirmant qu’il y a ‘’seulement des commerçants qui n’en disposent pas, parce que le cours du sucre a été très ascendant sur le marché international’’.

‘’Notre économie était assise principalement pendant longtemps sur une pratique ancienne de fraude sur le sucre. Il y a eu un repli de ces pratiques de fraude et parler de pénurie est un peu exagéré’’, a-t-il dit, en marge d’un atelier national sur l’évolution des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE).

‘’Il faut se féliciter du fait qu’il y a eu un recul de la fraude, parce que les cotations de sucre sont à un niveau très élevé et la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) a fait des efforts pour combler le vide, maintenir le cap, puisque la demande est devenue très importante’’, a ajouté le ministre du Commerce.

Ainsi, l’entreprise a été obligée d’augmenter sa capacité de production qui est passée de 350 à 700 tonnes sucre/jour.

‘’L’entreprise se bat pour maintenir le cap et satisfaire la demande sociale devenue très importante. Avec ce virement il y a des poches où la demande reste insatisfaite d’un jour à l’autre puisque le CSS est à un niveau de demande jamais connu’’, a relevé Amadou Niang.

Sur la libéralisation du marché du sucre, le ministre du Commerce estime que le problème ‘’ne se pose pas, parce qu’il n’y a pas de non-libéralisation’’.

‘’Chaque année au moment de la pause où l’entreprise entretient ses équipements (juillet-septembre), elle faisait des importations complémentaires’’, a-t-il expliqué.

Il a ajouté : ‘’Mais pour cette année, le ministère a demandé aux commerçants sénégalais de procéder aux importations nécessaires pour la couverture des besoins estimés à 60 mille tonnes, assurant sur cette lancée que la CSS ne fait pas d’importations’’.

Source: Aps

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Transferts financiers illicites : L’Afrique paye la note

Le Nigeria, l’Egypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud figurent en tête du classement des cinq pays africains qui ont effectué le plus de transferts financiers illicites entre 1970 et 2008. Selon une étude, réalisée par l’Organisation internationale Global financial integrity (Gif) et publiée vendredi dernier, plus de 854 milliards de dollars ont été transférés frauduleusement à partir d’Afrique. Une somme qui représente le double des investissements publics accordés à l’aide au développement.

En matière de flux financiers illicites, cinq pays africains se partagent le haut du tableau. Il s’agit du Nigeria (89,5 milliards de dollars), de l’Egypte (70,5 milliards de dollars), de l’Algérie (25,7 millions de dollars), du Maroc (25 milliards de dollars) et de l’Afrique du Sud (24,9 milliards de dollars). C’est ce que révèle une étude rendue publique vendredi dernier et réalisée par l’Organisation internationale Global financial integrity (Gif) qui s’est appuyée sur le modèle de la Banque mondiale et de la Direction du fonds monétaire de statistique commerciale pour calculer ces fuites. D’après le document, depuis 1970 plus de 854 milliards de dollars, dont la moitié entre 2000 et 2008, ont été transférés de manière frauduleuse à partir d’Afrique. L’argent, généré par le racket, la contrefaçon et le trafic de drogue, représente 30 à 35 % de ces transferts tandis que la fraude fiscale s’offre la part de lion (entre 60 et 65 %).

A cause de ce fléau, les pays en développement perdraient chaque année l’équivalent d’un milliard de dollars. Une somme qui est deux fois plus importante que les investissements publics accordés à l’aide au développement. ‘Il est impératif d’endiguer ces fuites de capitaux pour accomplir des actions de développement économique et pour réduire la pauvreté dans ces pays’, commente Raymond Baker, le directeur du Gif, dont le rapport a été présenté lors de la troisième conférence des ministres africains des Finances qui a eu lieu le 29 et 30 mars au Malawi.

Cette réunion risque d’embarrasser le ministre nigérian dont le pays arrive en tête des transferts financiers illicites. L’ancien dictateur nigérian, le Général Sani Abacha, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat en 1993, aurait largement participé à la fuite de ces capitaux. Il aurait volé trois milliards de dollars, dont 450 millions de dollars demeurent aujourd’hui introuvables, a indiqué le quotidien The Guardian. Sa relève semble être assurée puisqu’en novembre dernier, un juge suisse a accusé le fils du dictateur, Abba Abacha, de faire partie du crime organisé, et a gelé 350 millions de dollars de ses comptes personnels.

Si peu d’informations circulent sur les origines des flux financiers illicites de l’Egypte (2e position), il en va autrement pour l’Algérie. Début janvier, des responsables des Douanes ont révélé l’existence de plusieurs cas de majoration de valeur des produits importés auprès des pays de la Zone arabe de libre échange (Zale). Entre 2006 et 2007, les services des Douanes ont mis la main sur des affaires de transfert de devises d’un montant de 15 milliards de dinars (près de 210 millions de dollars).

Selon Le Financier, un quotidien algérien d’économie et d’informations cité par le site Biladi, d’autres infractions auraient été signalées chez de faux investisseurs qui bénéficient des avantages fiscaux dans le cadre des dispositions de l’Agence de développement des investissements (Andi). Cette fuite de capitaux constitue l’un des obstacles majeurs au développement du continent. ‘Un phénomène dévastateur’ qui, de l’avis du directeur du Gif, ‘devra être à l’ordre du sommet du G20’ prévu en juin prochain au Canada.

Source: Walf

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Rachat de Shell Sénégal par Oil Libya: Les travailleurs demandent une indemnité spéciale

La compagnie Oil Libya a racheté pour 600 milliards de francs CFA les activités de Shell Sénégal, la branche sénégalaise du groupe pétrolier anglo-néerlandais de même nom, a annoncé la Radio futurs médias (RFM). Les travailleurs de la société rachetée demandent une indemnisation spéciale.
Shell avait annoncé en début d’année sa décision de se désengager partiellement de l`Afrique. La compagnie a décidé, à cet effet, de vendre ses activités de raffinage, de stockage, ainsi que ses ventes de produits comme le gaz et les lubrifiants dans une vingtaine de pays du continent. Elle va cependant conserver les branches les plus juteuses de son activité (l`exploration et la production).

Réagissant à cette annonce, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du gaz et du pétrole, Cheikh Diop, a dénoncé le fait que l’opération de cession ait été conduite «en catimini et en cachette».

Il a réitéré la demande des travailleurs consistant en une indemnisation spéciale de retrait définitif, comme cela s’est fait ailleurs, selon lui. Cheikh Diop précisera que cette demande répond en même temps aux revendications d’autres travailleurs de Shell sur le continent africain.

Oil Libya a déjà racheté, dans beaucoup de pays du continent dont le Sénégal, les activités de Mobil Oil. S’imposant de plus en plus comme un géant de ce secteur d’activités, dans un contexte de désengagement des compagnies européennes comme Shell, traditionnellement très présentes dans ce secteur.

Source: Kanal 150

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Christine Lagarde à Berlin pour une première franco-allemande

Christine Lagarde sera ce mercredi la première ministre étrangère à assister à un conseil des ministres allemands, une occasion de resserrer les liens entre Paris et Berlin après d’âpres tractations sur la Grèce.

Le conseil sera consacré au projet allemand de taxer les banques pour financer d’éventuelles restructurations bancaires et à la confrontation des visions allemande et française sur cette taxe pour la porter au niveau européen.

Cette visite a lieu juste après l’accord sur la Grèce, fruit d’un compromis entre les deux premières puissances de l’euro après des semaines de négociations qui pourraient laisser des traces durables en Europe.

Elle intervient par ailleurs deux semaines après que la ministre française de l’Economie a causé l’émoi à Berlin en suggérant que l’Allemagne pénalisait ses voisins en préférant trop l’exportation à la consommation, et qu’elle devait changer.

“Ces dernières six à huit semaines, on a vu le couple franco-allemand dans des moments difficiles mais aussi dans des moments, in fine, productifs”, estime Thomas Klau, un spécialiste des relations franco-allemandes.

“On a vu que le couple n’est pas mort, loin de là. Toute l’Europe a constaté que c’est un couple qui n’a pas la vie conjugale facile mais qui reste absolument essentiel.”

Selon cet expert du centre de réflexion European Council on Foreign Relations, l’accord sur la Grèce permettra à la visite de se faire “dans un cadre européen et un cadre franco-allemand beaucoup plus favorable qu’il y a dix jours ou deux semaines”.

“ON SE CONNAÎT TROP MAL”

La visite de Christine Lagarde à Berlin sera suivie de celle de son homologue allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, au conseil des ministres français, a priori le 7 avril.

Dans l’entourage de la ministre de l’Economie, on voit dans ces échanges “un symbole très fort d’une volonté d’avancer ensemble”.

Ces visites ont été rendues possibles par le conseil ministériel franco-allemand du 4 février, lors duquel les pays ont convenu de coordonner leur stratégie de sortie de crise et de préparer ensemble les rendez-vous économiques internationaux.

Malgré ces décisions, on s’inquiète à Paris de la tiédeur actuelle des relations avec Berlin, même si les hauts – la marche vers l’intégration européenne sous l’impulsion du couple Helmut Kohl-François Mitterrand – et les bas – l’opposition française à la réunification allemande – ont toujours existé.

“Il y a une réticence du côté allemand. On ne prend pas le chemin d’une véritable relance de la relation”, expliquait récemment un ministre français ayant requis l’anonymat.

“Il faut sortir les Allemands de l’idée que l’objectif (français) de la relation avec l’Allemagne c’est de la garder en position d’infériorité”, ajoutait-il. “Pas de franco-allemand, ça veut dire pas d’Europe.”

PARIS POUR UNE TAXE ALLANT AU BUDGET

Pour Thomas Klau, une meilleure connaissance réciproque “éviterait bien des malentendus et bien des bêtises”.

“On se connaît trop mal. Il y a peu de gens à Paris qui connaissent réellement le débat en Allemagne et il y a peu de gens en Allemagne qui connaissent réellement le débat en France”, ajoute-t-il.

La visite de Christine Lagarde à Berlin, “c’est une rencontre très importante si elle marque le début d’un processus qui mène réellement à une meilleure compréhension mutuelle et une meilleure connaissance de l’autre”.

“Si ça reste protocolaire, poli et superficiel, c’est bien, mais ça sera une note de bas de page dans l’histoire de la décennie”, poursuit-il.

Paris et Berlin s’accordent sur la nécessité d’une taxe sur les banques pour prévenir d’éventuelles nouvelles crises mais Paris préfèrerait que son produit aille à l’Etat.

“On penche plutôt pour une taxe qui alimenterait le budget général, ce qui réduit aussi l’aléa moral”, a déclaré mardi à des journalistes un responsable français au fait du dossier.

“Si la logique est de peser sur les activités les plus risquées des banques, on taxerait alors le ‘trading book’ ou les actifs pondérés par les risques : nous partageons cette logique”, a-t-il ajouté.

Source:Reuters

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Le Fmi demande à Wade de contenir les dépenses non-prioritaires

Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) a séjourné au Sénégal du 11 au 25 mars dans le cadre des consultations 2010 pour passer en revue les programmes au titre de l’Instrument de soutien à la politique économique et de la Facilité de protection contre les chocs exogènes. Les avancées et des mesures appropriées de relance économique ont été au centre des travaux.

Conduite par Nobert Funke, cette mission a tenu des séances de travail avec les différents ministères concernés, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires, des représentants des milieux d’affaires et du secteur financier, des syndicats, de la société civile et des partenaires au développement.

Tirant le bilan des travaux, le chef de la mission a estimé que l’économie sénégalaise devrait amorcer cette année un redressement progressif après deux années de croissance plus lente qu’à l’accoutumée, du fait de chocs à la fois exogènes et internes. Le taux de croissance du PIB réel, qui a été de 2% en moyenne en 2008 et 2009, devrait passer à près de 3½ % en 2010.

Selon lui, des incertitudes demeurent, toutefois, du fait des risques que la reprise économique mondiale soit plus hésitante que prévue, de la menace de nouveaux problèmes dans le secteur de l’énergie et des contraintes de financement qui limitent la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement. « Le taux d’inflation annuel, négatif depuis plus de six mois, devrait revenir peu à peu à environ 2 % », a-t-il rassuré.

Il a, par ailleurs, souligné, dans sa déclaration, que la conjoncture économique difficile a compliqué la mise en œuvre de certaines mesures du programme économique et financier du gouvernement. Toutefois, a-t-il précisé, « la plupart des critères d’évaluation quantitatifs ont été respectés, y compris celui relatif aux instances de paiement qui limite les retards de paiement de l’État, et les principaux repères structurels ont été tenus ».

Cependant, le déficit budgétaire global a été plus élevé que prévu dans le programme en 2009, atteignant 5% du PIB. Les recettes ont été insuffisantes, en raison principalement des arriérés d’impôts des entreprises publiques (surtout Senelec) et des dépenses courantes ont été plus élevées que prévues.

Dès lors que la reprise s’affermira, les mesures de relance budgétaire qui ont été utilisées pour atténuer l’impact de la crise seront progressivement levées, de sorte que le déficit revienne à l’objectif à moyen terme de 4% du PIB, qui est compatible avec la viabilité de la dette.

Ainsi, pour atteindre cet objectif, le chef de la mission estime nécessaire « de contenir les dépenses non-prioritaires, grâce à une saine gestion des finances publiques. En 2010, le déficit budgétaire devrait rester inférieur à 5% du PIB ».

Selon la mission, des avancées pour l’essentiel satisfaisantes ont été accomplies sur le front des réformes structurelles. L’Etat a entrepris d’apurer les engagements extrabudgétaires et la dette des agences et institutions publiques et entend, sur la base d’un examen minutieux, régulariser les dépenses passées qui n’avaient pas été budgétisées.

Le prompt remboursement de ces engagements, accompagné d’un processus transparent et publiquement expliqué, est indispensable pour que les relations financières entre l’État et le secteur privé reviennent à la normale. « Les initiatives axées sur la gestion des finances publiques, l’élaboration de plans d’action pour le secteur financier et pour les dépenses fiscales progressent dans l’ensemble conformément aux engagements du programme » a souligné la mission précisant être préoccupée par « la lenteur des progrès de la réforme du secteur de l’énergie ».

« Pour rehausser le potentiel de croissance du Sénégal, il faudra que les autorités accélèrent la mise en œuvre de leur stratégie de croissance, en donnant la priorité à l’amélioration de la compétitivité en créant un climat plus propice aux affaires et à des améliorations supplémentaires de la gouvernance », a suggéré la mission dans sa déclaration.

Par ailleurs, elle a souligné qu’une vaste réforme du secteur énergétique doit être mise en œuvre sans plus de délai, en étroite coopération avec les partenaires au développement, afin de limiter la charge budgétaire significative et les risques économiques et financiers liés à ce secteur.

Aussi, il importe de remédier aux goulots d’étranglement au niveau des approvisionnements énergétiques, d’accroître l’efficacité opérationnelle de Senelec et de faire en sorte que les tarifs et la grille tarifaire correspondent au coût véritable de la production d’électricité, tout en protégeant les couches les plus vulnérables.

Source: Nettali

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France: FRANÇOIS BAROIN MINISTRE DU BUDGET, DE LA RÉFORME DE L’ÉTAT ET DES COMPTES PUBLICS « Nous allons adresser un message très fort d’inflexion du déficit et des dépenses dans le budget »

Les finances publiques sont dans une situation délicate. Devenir ministre du Budget ressemble un peu à un cadeau empoisonné. Pourquoi avoir accepté ?

Cela fait dix-sept ans que je suis dans la vie politique et j’estime qu’il faut savoir prendre ses responsabilités. J’ai toujours eu la volonté, dans le débat, d’être utile au sein de la majorité. Aujourd’hui, il y a un consensus à droite et bien souvent au-delà de mon camp politique pour considérer que la maîtrise des finances publiques constitue un impératif incontournable. Sur cette exigence, je partage pleinement la vision du président de la République et, compte tenu de la situation politique et économique au lendemain des élections régionales, j’ai estimé de mon devoir d’accepter cette mission.
Nicolas Sarkozy n’a pas mentionné la lutte contre le déficit lors de son allocution aux Français, la semaine dernière…

Le Premier ministre a réaffirmé haut et fort cette priorité ce week-end et, pour en avoir discuté avec le chef de l’Etat, je peux vous assurer que c’est la pierre angulaire des réformes qu’il souhaite mener. Pour la première fois, la question des déficits et de la dette est perçue comme un élément crucial par les Français. Elle est dans leur inconscient. Nous allons, dans le cadre du budget triennal 2011-2013 adresser un message très fort d’inflexion du déficit et de maîtrise des dépenses. C’est indispensable pour donner confiance aux ménages et aux contribuables, car sinon ils risqueraient d’épargner par précaution et de moins consommer. Nous avons aussi des engagements internationaux à tenir. Il n’est pas question de dévier de la ligne de notre programme de stabilité.

La Commission européenne nous fait peu confiance. Que faire si la croissance attendue par la France (2,5 % par an) n’est pas au rendez-vous ?

Commençons déjà par appliquer notre programme, qui vise justement à favoriser la reprise. Et si la croissance faisait défaut, la France ne serait pas seule dans ce cas de figure.

A quel niveau s’est finalement situé le déficit public fin 2009 ?

Le déficit public sera légèrement moins élevé que les 7,9 % du PIB prévus.

Faut-il poursuivre au même rythme la suppression des postes de fonctionnaires. Le débat semble gagner du terrain au sein de la majorité, de nombreux élus voulant davantage de policiers, d’enseignants, etc. ?

Là encore, nous ne dévierons pas de notre ligne, à savoir le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. La règle sera appliquée sur la période 2011-2013, comme elle l’a été ces dernières années. Ma lettre de mission est claire. Mais cette règle n’est pas uniforme pour tous les ministères. Elle est déclinée selon les secteurs prioritaires et la mise en oeuvre des réformes.
Avec près de 70.000 départs en retraite par an, cela représentera environ 100.000 postes de fonctionnaires de moins sur les trois prochaines années…

C’est sur cette base que nous avons entamé la préparation du budget triennal. Nous allons continuer le non-renouvellement des départs au même rythme qu’en 2010.

Reste-t-il suffisamment de marges de manoeuvre au sein de l’Etat pour y parvenir ?

Oui, assurément. J’ai bien conscience de la difficulté de l’exercice. Nous sommes sur une ligne de crête. Mais la révision générale des politiques publiques porte ses fruits et permet de réduire les dépenses et le nombre de postes de fonctionnaires sans altérer le service rendu au public, sans affecter notre modèle social. De toute façon, il n’y a pas d’autre solution pour le préserver. Et tout le monde en est convaincu dans la majorité, que l’on soit chiraquien ou sarkozyste : la priorité est d’agir sur les dépenses car les prélèvements sont déjà très élevés. Nous allons continuer d’appliquer strictement, entre 2011 et 2013, la règle d’une progression des dépenses de l’Etat limitée à l’inflation. Et puis nous allons mener une réforme essentielle sur les retraites. Je serai à côté d’Eric Woerth à qui revient la lourde tâche de piloter cette réforme.

La France s’est engagée à réduire les niches fiscales et sociales de 6 milliards d’euros dans les trois ans qui viennent. Comment faire ?

Je trouve le terme niche impropre, cela s’appelle des dépenses fiscales. Ce qui compte, c’est ce qui marche. Certaines dépenses fiscales sont peu efficaces, quand d’autres ont une vraie utilité, sur le plan économique et social. Il faut faire au cas par cas au regard des évaluations qui sont en cours. Le coup de rabot sur l’ensemble des niches me semblerait une facilité. Je souhaite sur cette question un débat vertueux au Parlement.

Peut-on demander des efforts à tous les Français sans revoir le bouclier fiscal ?

J’ai appartenu à un gouvernement qui a mis en place le bouclier fiscal. J’ai accompagné son abaissement à 50 % en tant que parlementaire. C’est un bon principe d’équité fiscale et par nature j’ai toujours trouvé qu’on ne laissait pas assez de temps à un dispositif fiscal pour produire ses effets. Laissons le dispositif fonctionner sur la durée et faisons le bilan. J’entends tous les arguments qui sont aujourd’hui développés et je ne doute pas que ce sera un des sujets, notamment avec la majorité, au coeur du débat budgétaire. J’aime l’idée d’une stabilité fiscale sur un outil comme celui-ci. Je le pensais avant d’entrer au gouvernement, je le pense toujours depuis que je suis ministre du Budget.
Mais de nombreuses personnalités de l’UMP, au premier rang desquelles Alain Juppé et Dominique de Villepin lui-même, affirment qu’il faut au moins le revoir partiellement, parce qu’avec la crise les conditions politiques ont changé…

Nous partageons de nombreuses valeurs, mais je dois à la vérité de dire que revoir cette question partiellement suppose en réalité de la revoir totalement.

Combien de contribuables ont bénéficié du bouclier fiscal l’an dernier et à quelle hauteur ?

Je n’ai pas les résultats définitifs mais ils devraient être du même ordre de grandeur qu’en 2008. Nous avions reçu au titre du bouclier 2008, restitué en 2009, près de 19.000 demandes pour un total de 563 millions d’euros.

Quand aura lieu la deuxième conférence sur le déficit ?

Nous serons prêts pour la mi-mai. Je vais rencontrer très rapidement les responsables des groupes de travail.

Pensez-vous possible d’arriver à un consensus sur les dépenses des collectivités locales ?

Il y a moyen d’apaiser les tensions. Chacun doit faire un pas. Je n’aime pas les discours réducteurs sur les élus qui coûteraient trop cher. En même temps, il y a des gisements d’économies. On peut obtenir un diagnostic partagé sur les dépenses qui sont « imposées » par l’Etat, notamment via la création de normes nouvelles et parfois inutiles – je suis maire, j’en sais quelque chose. Et se mettre d’accord ensuite sur les efforts que peuvent faire les collectivités.

Etes-vous personnellement favorable à l’inscription dans la Constitution d’une règle d’équilibre des finances publiques ?

Ouvrir le débat est déjà en soi vertueux. Je m’étais exprimé par le passé sur la nécessité d’interdire, à terme, les déficits. Il reste à trouver le bon outil juridique et essayer de trouver un accord bipartisan. Je ne suis pas sûr qu’il soit possible d’envisager une modification de la Constitution avant la fin de la législature. Je comprends que, pour certains élus, tout mettre dans la Loi fondamentale peut donner le sentiment d’une perte de pouvoir du politique. L’acte politique le plus important à court terme, ce sera de toute façon le budget 2011.

C’est la rigueur annoncée par l’opposition ?

La rigueur, ce serait d’augmenter les impôts.

La régularisation des évadés fiscaux repentis va-t-elle se poursuivre ?

Eric Woerth a eu totalement raison d’engager une politique offensive quand l’opportunité s’est présentée, avec le fameux listing HSBC. L’administration fiscale a prolongé, au-delà du 1 er janvier, une procédure spécifique pour ceux qui souhaitent régulariser leur situation. Nous allons clore l’activité de cette cellule de régularisation début mai.

Source: les Echos

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PILLAGE DES RESSOURCES PAR LA PÊCHE ILLICITE (INN) : Plus de 1000 milliards de pertes annuelles

La célébration lundi de l’anniversaire de la Commission sous-régionale des pêches a été l’occasion pour cette organisation de susciter la réflexion autour de la problématique de la lutte contre la pêche illicite (INN), un fléau mondial qui occasionne des pertes au niveau sous-régional, estimées à près de 11 milliards de FCFA.

Face à l’ampleur de la pêche illicite, la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) a choisi de se pencher sur cette problématique lors de la célébration, lundi, de son 25e anniversaire. Une occasion de faire un plaidoyer pour une implication plus soutenue des partenaires techniques et financiers dans les actions de lutte et de contrôle afin de limiter les pertes sur les économies et la destruction des stocks. Les statistiques indiquent près de 2,5 milliards de dollars de pertes (environ 1250 milliards FCFA) au niveau mondial.

Au niveau sous-régional, les pertes sont estimées à environ 23 millions de dollars (près de 11 milliards de FCFA) soit 30 % de la valeur du poisson sur le marché et 25 millions de tonnes en volume. Le panel « lutte contre les pêches illicites : la coopération sous-régionale pour une synergie des actions » choisi par la Csrp, a permis de mettre l’accent sur la nécessité de renforcer les moyens et la mise en place d’une législation contraignante et dissuasive. Alors, la pêche INN n’est pas le seul fait des étrangers ou de la pêche industrielle, mais aussi des nationaux eux-mêmes. En tout état de cause, il est aussi admis que lutte ne peut pas se faire de manière individuelle. D’où la nécessité de se mobiliser et de développer des stratégies communes pour protéger les stocks. Le coordonnateur du programme régional de la zone côtière et marine, Ahmed Senhoury, préconise la mise en place d’un dispositif efficace et le renforcement de la surveillance aérienne, mais surtout un système de pénalité dissuasive, ainsi qu’un registre afin de mieux identifier les navires. « Il ne suffit pas de développer la coopération, ou de mettre en place des structures, car, si les Etats membres ne mettent pas les moyens qu’il faut, cela ne va rien régler », regrette le Pr. Malick Tafsir Ndiaye. Et c’est cette volonté politique des Etats qui, selon le Pr. Ibrahima Khalil Diallo, doit être renforcée pour barrer la route aux pilleurs. « Il faut considérer la pêche INN comme une pandémie mondiale et y trouver des solutions idoines », estime le secrétaire permanent de la Csrp, Kane Ciré Amadou qui déplore par ailleurs l’insuffisance des sanctions, le non-respect des accords internationaux, la faiblesse de l’implication des organisations régionales, le manque d’efficacité de la règlementation dans les Etats côtiers, etc. Autant de raisons pour lutter vigoureusement contre la pêche INN afin de préserver l’économie des pays de la sous-région.

Source: le Soleil

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Pr Albert Tévoédjrè : « Les jeunes doivent travailler pour sortir le continent du sous-développement »

Le Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique (Fogec) a organisé ce week-end, une conférence animée par le Professeur Albert Tévoédjrè, médiateur de la République du Bénin. Sur le thème « Après cinquante années de rêves et d’épreuves, quelles chances pour les économies africaines », cette rencontre qui avait comme modérateur, le Pr. Edmond Jouve de l’Académie des sciences d’Outre-mer, entre dans le cadre des festivités marquant le cinquantenaire des indépendances africaines.

Il ne faut pas être fermé dans les affaires économiques et développer le partenariat avec ceux qui nous sont les plus proches, a soutenu le Pr. Albert Tévoédjrè ». Pour lui, si certains pays ont réussi aujourd’hui, c’est surtout parce qu’ils ont travaillé. Il n’y a pas de secret, selon lui, il faut encourager les jeunes à travailler pour sortir le continent du sous-développement. « Notre première richesse, ce sont les idées autour desquelles nous ancreront notre volonté d’agir et de changer nos conditions de vie », a déclaré M. Tévoédjrè. « L’idée qui nous a manqué, c’est que nous croyions que nous étions comme les autres et nous avons défini notre développement par mimétisme », a-t-il estimé, avant d’ajouter : « La première idée révolutionnaire de ces 50 prochaines années, c’est de couper ce cordon-là. Il nous faut réfléchir à changer la donne pour revoir le rapport avec les autres ».

Le ministre délégué chargé du Budget, Abdoulaye Diop, qui présidait cette rencontre, a estimé que « la consolidation des espaces régionaux occupe une bonne place parmi les objectifs visés pour une intégration africaine réussie ». Parmi les préalables au décollage économique des Etats africains, M. Diop a proposé la vision stratégique des autorités, la priorité des indices pour le développement, la qualité des biens publics (santé, éducation, infrastructures) et la qualité des institutions. « L’érection en règle de gestion de l’approche participative et du partenariat Etat, acteurs non étatiques et populations, ainsi que les progrès de la démocratie, me laisse croire que nos chances dans ce domaine iront en se renforçant », a-t-il assuré. A cela il faudra ajouter, selon M. Diop, la nécessité aujourd’hui d’apporter un soutien le plus efficace à la croissance économique et au développement durable, en mettant l’accent sur « une administration efficace, transparente et orientée au service du citoyen, la décentralisation, la régulation et la visibilité des transactions dans le système financier et enfin, un système de solidarité formalisée ». « Les réformes déjà engagées sur le continent ont permis de faire le constat que les chances des économies africaines au cours des 50 prochaines années sont réelles, a soutenu le ministre du Budget. Pour sa part, le président du Fogec a rappelé que la rencontre rentre dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines. Pour les membres de son organisation, a noté M. Amadou Diagne, l’intégration africaine est élevée au rang d’impératif absolu. C’est l’une des raisons, a-t-il ajouté, que ceux-ci ne ménageront aucun effort pour appeler les peuples frères africains à les rejoindre et « à porter ce rêve réalisable d’une Afrique unie et prospère ».

Source: le Soleil

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LA BCEAO SUR LES FLUX DES CAPITAUX PRIVÉS EN 2007 : Le montant des IDE a atteint 580,4 milliards

Les investissements directs étrangers (Ide) reçus par le Sénégal sont passés de 377,1 milliards à 580,4 milliards F Cfa en 2007, selon la Bceao qui organisait hier, la deuxième édition de la journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs au titre de l’année 2008.

Les stocks des Ide sont ainsi passés de 7,7% en 2006 à 9, 6 % en 2009, indique une enquête sur les flux de capitaux privés et la perception du climat des affaires, présentée hier par le chef de service des études et statistiques de la Bceao, M. François Sène. L’enquête fait ressortir que, pour leur part, les flux de participation sont principalement alimentés par les bénéfices réinvestis. Ainsi les secteurs les plus rentables reçoivent généralement plus d’Ide et ces investissements proviennent essentiellement des zones géographiques avec lesquelles les échanges commerciaux sont plus intenses. Quant aux investissements de portefeuille, ils sont assez faibles et sont évalués à 1,2 % du Pib, mais ils constituent une source non négligeable de financement des entreprises en termes de flux, souligne l’enquête. Ils représentent 39,2 % des flux de participation étrangères en 2009, contre 29,3 % en 2007.

Améliorer les statistiques de la balance des paiements

La part des ressources d’emprunt (y compris les prêts intra-groupe) dans le total des engagements est assez élevée. Ces emprunts représentent 58,8 % des capitaux privés étrangers et plus de 97 % des flux et le ratio des dettes sur participations est évalué à 1,3. Concernant la maturité, 37,2 % des emprunts sont à long terme, contre 62,8 % constitués des ressources à court terme. Parmi les détenteurs des actifs étrangers sous forme de participations (directes et de portefeuille), de crédits commerciaux et financiers mais aussi de dépôts dans des institutions financières et autres entreprises résidant à l’étranger, figure le secteur privé sénégalais. S’agissant de la perception de l’environnement des affaires, l’enquête fait ressortir que plus de la moitié des investisseurs avaient une bonne image du climat des affaires. « L’enquête sur les capitaux privés étrangers a permis d’améliorer sensiblement les statistiques de balance des paiements et la Position extérieure globale », avait déclaré auparavant le directeur national de la Bceao, Fatoumata Zahra Diop. Globalement, avait-elle estimé, la collecte de données fiables sur les investissements et la compréhension de la perception des investissements permettent d’apprécier le niveau de confiance dans l’économie et de concevoir des politiques appropriées visant à encourager les activités d’investissement du secteur privé. Les Ide contribuent non seulement à l’accroissement des ressources disponibles, mais surtout à la création d’emplois, à l’amélioration de la productivité, au transfert de compétences et de technologies ainsi qu’à l’accroissement des exportations, a-t-elle expliqué.

Sourc: le Soleil

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Blog de Yoro Dia

yoro diaL’armée et les deux chefs de guerre

En livrant les deux chefs de guerre rebelles capturés sur le terrain à la gendarmerie, l’armée du Sénégal vient une fois de plus démontrer son professionnalisme et la qualité de la formation de ses hommes. Dans beaucoup de zones de conflits les deux chefs rebelles auraient été « portés disparus » à jamais ou seraient exécutés sans autre forme de procès. Cette attitude de l’armée est d’autant plus noble que les soldats qui ont capturé les deux chefs de guerre venaient de perdre des frères d’armes. Les sirènes de l’Etat de Droit et de ses principes ont été plus fortes que celles plus faciles de la vengeance. Ce qui est inquiétant c’est le silence des activistes du droit de l’hommisme très prompts à jeter la pierre aux forces armées pour des broutilles. On s’attendait au moins à un communiqué des ces organisations pour saluer cette acte difficile mais courageux de l’armée. Le sous préfet Gorgui Mbengue, Oumar Lamine badji n’ont pas eu la chance de se voir appliquer les mêmes principes qui ont sauvé la vie aux chefs de guerre. Le respect du Droit et des principes est le maillon faible des démocraties quand elles doivent faire face à des mouvements terroristes. Ces mouvements qui utilisent ces règles comme parapluie quand ils sont en position de faiblesse comme les deux chefs de guerre du MFDC qui découvrent ainsi les vertus de l’Etat de droit alors que tous leurs actes sapent les fondements de ses principes. La mission de l’armée du Sénégal est extrêmement difficile car elle doit respecter des règles d’engagement que le MFDC considère comme le maillon faible de l’armée. Mieux après avoir démantelé les bases rebelles au prix du sang de nos soldats, les hommes politiques vont encore donner au MFDC sur le papier ce qu’ils n’ont jamais réussi à avoir sur le terrain. C’est toujours le même scenario : dans quelques jours, on entendra successivement les cadres casamançais, les organisations de droits de l’homme, les femmes du bois sacré, demander un retour à la table de négociations considérée par le MFDC comme la poursuite de la guerre par d’autres moyens. Le MFDC a été plusieurs fois sauvé de l’estocade par la stratégie de la négociation. Il est évident que le MFDC n’aurait pas fait montre d’autant de souplesse s’il avait réussi le pari fou de prendre Ziguinchor par les armes. Les différents gouvernements du Sénégal se sont engagés dans des négociations en espérant trouver la paix alors que la négociation n’est un répit pour le MDC car elle n’est rien d’autre que la continuation de la guerre par d’autres moyens.

Le charme du sous-développement

Le sous développement est fort charmant. En fait c’est une pièce de théâtre intitulé : Plutôt le futile que l’utile. Pour les besoins du combat Balla Gaye 2 et Modou Lo, le Ministre de l’Energie Samuel Sarr a été obligé d’intervenir pour le courant revienne aux HLM afin que ces braves populations puissent voir en direct les gladiateurs des temps modernes. On aurait tellement aimé qu’en attendant Godot ( la centrale nucléaire qu’il nous promet en 2020) que ce bon Sammuel fasse autant de diligence pour le domaine industriel en matière de production d’électricité. Le combat Balla Gaye 2/Modou Lo est certes tres important mais la production industrielle l’est encore plus pour le pays. Toutes les entreprises installées dans le domaine industriel qui subissent les délestages devraient exiger la même diligence du ministre. L’énergie déployée par les milliers de jeunes qui ont rempli le stade Demba Diop dés le matin montre le gâchis du sous développement. Imaginez comme le dit la chanson culte de John Lennon. Imaginons autant d’énergies individuelles mobilisés pour un projet collectif comme la propreté de Dakar par exemple. Lors de sa prestation de serment en 2000 Wade avait réussi la formidable mobilisation des ces énergies individuelles qui à force d’attendre un projet collectif qui ne venait pas se sont déployées ailleurs : la lutte. Un épisode du theatre du sous développement « le futile plutôt que l’utile », s’est joué cette semaine à Vélingara. Une révolte pour un autre lycée, ou une bibliothèque municipale aurait été saluée mais bruler des édifices publics parce qu’on a pas eu six millions des pouvoirs publics pour un tournoi de foot illustre le drame du sous développement où le futile l’emporte toujours sur l’utile. Les détails de la nouvelle vie de Pape Ndiaye Thioppet y sont plus importants que les écrits de Cheikh Anta Diop, dans la distribution de l’énergie, on privilégie les jeux ( la lutte) plutôt que la production, le Premier Ministre se dévoue plus à la lutte qu’au taux de croissance.

Obama

Obama a la baraka. Il a réussi la ou ses prédécesseurs ont échoué depuis bientôt 50 ans : reformer le système de santé des Etats Unis. En célébrant l’événement il a parlé de victoire de l’Amérique et surtout de la « victoire du bon sens ». Pour Obama c’est contre tout bon sens que 50 millions d’américains soient exclus du système de santé faute d’assurance maladie. Le système sanitaire américain est encore très loin du modèle de référence français mais avec cette loi tomber malade et se soigner n’est plus un luxe uniquement pour les riches. L’exclusion des millions de personnes du système de santé pour des raisons financières dans un pays aussi riche est l’un des plus grands paradoxes américains. Ce paradoxe est d’autant plus grand que les Etats Unis ont. L’opposition va attaquer la loi devant la cour suprême. L’administration Obama pourra toujours invoquer la déclaration d’indépendance qui a constitutionnalisé le droit à la « poursuite du bonheur ». Et il n’y a pas de bonheur sans santé

La dictée des ministres des ministres

Les efforts titanesques déployés par Citizen Group pour arrêter le désert de l’ignorance et de l’inculture qui ne cesse d’avancer au Sénégal surtout chez les jeunes doivent être soutenus. Se battre pour conquérir l’esprit des jeunes sénégalais parasité et gangrené par les telenovelas latinos ( le degrés zéro de la culture) est une très noble mission. La dictée organisée au Palais a permis pendant quelques heures de réconcilier ce temple avec le savoir et le raffinement intellectuel comme du temps de Senghor. Le Président Wade a été très inspiré de demander aux Ministres de prendre une feuille et un stylo pour se soumettre à l’épreuve de la dictée. Il serait encore plus inspiré en rendant public la correction de la dictée des Ministres. Le Président se rendrait ainsi compte de la délinquance grammaticale qui règne au sommet de l’Etat. Pendant longtemps la correspondance administrative sénégalaise était aussi limpide et bien écrite que le code civil. « Je lisais chaque matin deux ou trois pages du code civil, afin d’être naturel ; je ne veux pas par des moyens factices, fasciner l’ame du lecteur » Ainsi écrivait Stendhal à Honoré de Balzac. Chaque jour à l’ENA, on devrait faire lire aux futurs hauts fonctionnaires deux ou trois pages de la correspondance administrative sous l’alternance. Ainsi ils pourront mesurer l’étendue des efforts qu’ils devront faire pour restaurer l’autorité de l’Etat dans la rédaction administrative, la seule langue de l’Etat.

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L’UEMOA, première destination des exportations sénégalaises en 2008

Les pays de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) sont la première destination des exportations sénégalaises avec 32,7 %, devant les pays asiatiques (15,8%), note le rapport sur la balance des paiements extérieurs du Sénégal pour l’année 2008.

Les pays de l’Union européenne (UE) avec 15,8% sont la troisième destination des exportations sénégalaises, note le rapport présenté mardi au cours d’un atelier organisé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO).

Le document souligne que le Mali avec 23,3% est le principal débouché des produits sénégalais devant l’Inde (13,1%), la France (6,1%) et la Gambie (4,3%), relevant que les importations totales des marchandises étaient en hausse de 25 ,8%, à la même période.

‘’Cela est dû, selon le document, à l’acquisition de produits alimentaires (44,9%)’’. Il ajoute qu’en pourcentage, le Produit intérieur brut (PIB) est en hausse, passant de 18,9% en 2007 à 22,7% en 2008.

Dans un autre domaine, les pays de l’UE ont fourni 39,8 % des marchandises achetées par le Sénégal dont la 17,2 % en provenance de la France.

Les importations en provenance de l’UEMOA (7,1% en 2008) se sont inscrites en baisse par rapport en 2007 (7,8%).

Source: Aps

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Etre un géant bancaire procure des avantages considérables

Les banques américaines sont satisfaites de leur statut d’entreprises “too big to fail” (“trop grosses pour faire faillite”). La certitude de pouvoir compter sur le soutien de l’Oncle Sam leur permet de prendre des risques en toute tranquillité. Et il n’y a pas qu’elles que cela rassure.

Les clients apprécient, eux aussi, et ils sont prêts à payer pour cette sécurité. Si l’on en juge par les taux de rémunération des dépôts, les dix premières banques américaines jouissent d’une rente déloyale de 30 milliards de dollars (22,3 milliards d’euros) par an.

Les parlementaires qui négocient les détails de la réforme bancaire feraient bien de se pencher sur la question. Les dépôts constituent la source de financement la moins coûteuse et la plus stable pour les établissements financiers, car l’encours des comptes est garanti à concurrence de 250 000 dollars par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), le contrôleur du secteur bancaire américain.

Les taux d’intérêt servis sur ces dépôts sont très variables. Au dernier trimestre 2009, la douzaine d’institutions détenant plus de 100 milliards de dollars de dépôts les rémunéraient à 0,77 % l’an en moyenne, d’après les données de la FDIC. Les autres pratiquaient un taux moyen annuel de 1,73 %. La différence de taux représente une économie annuelle, pour les grandes banques, de 30 milliards de dollars sur la rémunération des dépôts courants.

Certes, elles pourront toujours soutenir que leurs clients profitent d’autres avantages en contrepartie : elles offrent plus de services, leur réseau d’agences et de distributeurs automatiques est plus étendu. Mais c’était déjà vrai avant que l’Etat n’intervienne. Au dernier trimestre 2006, les dépôts étaient rémunérés à un taux compris entre 3,60 % et 3,65 %, quelle que soit la taille de la banque.

Les parlementaires et les instances de régulation pourraient s’attacher à ce que l’homogénéité soit rétablie à long terme. Le président américain, Barack Obama, a proposé d’imposer aux grandes banques une “contribution de responsabilité dans le déclenchement de la crise” qui leur coûterait 9 milliards de dollars par an pendant dix ans. Il semble avoir sous-estimé des deux tiers l’avantage qu’elles ont à peser suffisamment lourd pour qu’on ne les laisse pas tomber.

Source: le Monde

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Convention Sénégal-Boad


8,5 milliards pour la réhabilitation du tronçon Mako-Kédougou…

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, M. Abdoulaye Diop et le président de la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD), M. Abdoulaye Bio-Tchoné ont procédé hier à la signature de l’accord de prêt d’un montant de 8,5 milliards de francs Cfa.

Ce tronçon de route Mako-Kédougou constitue un axe sous-régional et supporte actuellement une grande partie du trafic entre le Sénégal, le Mali, la Guinée et la Guinée Bissau. D’où l’importance de sa réhabilitation pour le gouvernement, parallèlement à la réalisation des autres tronçons sur l’axe Kédougou-Saraya, avec le soutien de ses partenaires. Le ministre d’Etat Abdoulaye Diop a ainsi souligné le dynamisme de la coopération avec la Boad, qui s’est diversifiée en se renforçant au cours de ces 4 décennies. Le Programme d’appui de la banque au Sénégal a, en effet, couvert tous les domaines de la vie économique et sociale, avec plus de 50 milliards de francs à ce jour, affectés en milieu rural et à la lutte contre la désertification. M. Diop a ensuite rappelé l’engagement de la Boad dans la lutte contre la pauvreté à travers l’initiative

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CONCOURS DE LA BOAD EN AFRIQUE DE L’OUEST : Une hausse de 125% en 2009

Le niveau des concours de la Banque ouest africaine de développement (Boad) en 2009 a enregistré une hausse de 125% par rapport à 2008. Abdoulaye Bio-Tchané estime que la banque doit se renforcer pour mieux soutenir le développement des Etats. Pour le quinquennat 2009 2013, l’accent sera en particulier mis sur le secteur financier, le développement durable et l’environnement.

Le niveau des concours de la Banque ouest africaine de développement (Boad) aux économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a connu en 2009, une hausse de 125% par rapport à 2008. Le président Abdoulaye Bio-Tchané qui présentait le bilan de l’institution hier à Dakar, est largement revenu sur les perspectives de la banque sous-régionale pour les années à venir. « Je m’attends en 2010, à un nouveau relèvement de notre niveau d’activités, avec le Comité de crédit qui a été créé et qui devrait permettre d’accélérer l’approbation de certains financements », a-t-il dit avant de lister les priorités de la Boad, à savoir le secteur financier, le développement durable et l’environnement. D’ici 2013, La Boad compte doubler le volume de ses activités, compte non tenu des programmes spéciaux. Elle compte aussi passer d’un volume annuel de l’ordre de 30 milliards de Francs Cfa d’engagement en faveur du secteur non marchand, tel qu’observé jusqu’à la fin 2008, à un volume de 100 milliards F Cfa d’engagement annuel d’ici 2013 ».

M. Bio-Tchané pense qu’il faut renforcer l’institution. Il rappelle que la Boad est au service des Etats, et qu’il faut avoir « une capacité de proposition ». D’où le plan stratégique 2009-2013. Après un an, note Monsieur Bio-Tchiané, le niveau d’activité de la Boad s’est considérablement élevé et de nouveaux produits comme les arrangements de financements, le conseil financier et le crédit carbone ont été lancés. Ceux-ci ont enregistré un « intérêt réel de la part du secteur privé ». Selon le président de la Boad, l’autre ambition est de « conforter la position de notre institution comme partenaire des entreprises leader dans les financements innovants ».

Beaucoup de choses ont été faites, mais, soutient-il, il reste encore des choses à faire. Il s’agit, entre autres, des réflexions qui sont en cours pour la mise en place d’un fonds concessionnel de type Ida ou Fad à la Boad. L’objectif étant de mobiliser davantage de ressources au profit de nos Etats, précise-t-il.

Des efforts sont aussi en cours dans le cadre des télécommunications, des ports, des routes, de l’électricité… Justement, dans ce domaine, la Boad a mis en place deux fonds. L’un est doté d’un montant de 500 milliards F Cfa et l’autre de 1.500 milliards de F Cfa. La Boad a, selon son président, injecté 1.400 milliards F Cfa dans les économies de la sous-région, dont 293 au Sénégal.

Source: le soleil

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Écovision: La corruption au cœur des puissants

Force est de constater, en le déplorant vigoureusement, à la lecture du dernier classement mondial établi par Transparency international, que la corruption est plus que jamais purulente et virulente dans les pays pauvres. Surtout dans ceux qui sont secoués par des guerres et autres crises internes, voire régionales. Les nations meurtries par des conflits récurrents qui ont détruit leur système de gouvernance, les États indigents et instables sont au bas du tableau. Cela est compréhensible, car le sous-développement, la faiblesse ou l’inexistence d’institutions fiables sont propices au pillage de ressources publiques, par la corruption et la concussion.

Ce qui l’est moins c’est que pareils phénomènes prédateurs continuent de prospérer au cœur de grandes puissances, comme les Etats-Unis ou la France. En la matière, elles n’ont absolument pas la cote qui devrait être leur, au regard de l’image très propre qu’elles renvoient au monde du haut des sommets économiques et politiques sur lesquels ils se sont hissés, siècle après siècle. La corruption n’est finalement pas l’apanage des pays pauvres, comme on a tendance à le faire accroire. Ce « cancer universel », ainsi que le dénomme Peter Eigen, le fondateur de Transparency International, reste prégnant dans l’autre partie opulente du monde.

Certes, tout organisme d’aide au développement est en droit, comme l’a fait l’Usaid, de dénoncer la corruption quand elle gangrène les rouages administratifs et économiques de certains pays bénéficiaires de son appui. Mais les grands de ce monde ne sont pas toujours les mieux placés pour donner des leçons à cet égard. Les très mauvais exemples sont récurrents dans la puissante Amérique.

Des audits sur le Pentagone révèlent qu’en 2005, la société de services pétroliers Halliburton, longtemps dirigée par l’ex-vice-président Dick Cheney, a surfacturé pour environ un milliard de dollars des fournitures à l’armée américaine en Irak. En 2006, Jack Abrammoff, un puissant lobbyiste Républicain, qui risquait trente ans de prison, pour une affaire vaseuse, a fait bénéficier de ses largesses plusieurs députés, en échange d’une réduction de peine de dix ans. L’ancien commissaire de Police newyorkais, Bernard Kerik, a été inculpé, en novembre 2007, de corruption, pour avoir perçu des pots-de-vin d’entreprises suspectées d’être liées à la Mafia.

Le sénateur Républicain de l’Alaska, Ted Stevens, a été mis en examen en 2008, sur sept chefs d’accusation, pour avoir, entre 1999 et 2006, effectué de « fausses déclarations » fiscales et accepté des « cadeaux » d’une entreprise, évidemment pour « services » rendus. Rod Blagojevich, alors gouverneur de l’Illinois, a été arrêté, le 9 décembre 2008, puis destitué par la suite, parce qu’il a cherché à vendre, au plus offrant, … le siège vacant au Sénat du Démocrate Barack Obama, après qu’il a été élu président des Etats-Unis d’Amérique.

Deux magistrats américains ont perçu plus de 2,6 millions de dollars, pour avoir envoyé des centaines d’enfants et d’adolescents purger, entre 2003 et 2006, des peines excessives, dans un centre privé de détention, en Pennsylvanie, géré par PA Childcare et Western PA Childcare. Lorsqu’un jeune était admis dans ce centre, ces deux entreprises qui géraient l’établissement en question recevaient des subsides de la part du comté pour couvrir leurs frais d’incarcération. Plus le nombre d’enfants condamnés était important, plus les fonds reçus par les deux sociétés en cause étaient abondants. Et le pot-de-vin consistant versé aux juges véreux, aussi.

L’ex-président de la Banque mondiale, l’Américain Paul Wolfovitz, a été obligé, en 2007, de démissionner pour népotisme Il n’a cependant pas fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire dans son pays. On le comprend bien, car sous l’administration Bush, il faisait partie des plus virulents faucons contre l’Irak.

Accusée d’avoir versé un « paiement illégal » de 50.000 dollars à un responsable indonésien du ministère de l’Environnement pour faciliter l’adoption par l’Indonésie du coton transgénique, Monsanto a été poursuivi aux Etats-Unis, par la « Securities and exchange commission » pour corruption. La firme a accepté de payer une amende de 1,5 million de dollars.Tout récemment, en février 2010, Alcatel-Lucent a été condamné à payer 137,4 millions de dollars à l’administration américaine pour clore une enquête sur des pots-de-vin relatifs à des marchés au Costa Rica, à Taiwan, ou encore au Kenya.

Cet échantillon de cas, parmi les plus connus, n’est qu’un fragment de la partie visible d’un immense iceberg. L’on considère que les affaires scabreuses, qui ne sont pas éventées et portées devant la justice, sont bien plus nombreuses qu’il n’y parait, à l’interne. A l’externe, dans ce contexte de libéralisation débridée de l’économie mondiale, les puissants usent également de l’arme de la corruption pour défendre leurs boulimiques intérêts. C’est connu, les multinationales d’obédience américaine, mais aussi d’autres pays industrialisés, usent, à grande échelle, de ce genre de procédés pour remporter marchés. La pratique sape la concurrence et induit une déperdition massive de ressources destinées au développement. Dans les pays pauvres, plus que chez les plus riches, malheureusement

Source: le soleil

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