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SOMMET DE L’UEMOA : Les chefs d’Etats réitèrent leur volonté de « booster » la croissance économique

Africa-countries-UEMOALe quatorzième sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) s’est tenu avant-hier à Bamako où il a été beaucoup question du bilan de la situation économique de l’union, au cours de l’année écoulée et les défis à relever pour bâtir en commun l’espace économique et politique viable.

Au terme des travaux de la 14è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine, la volonté politique a été ainsi réaffirmée de mettre en œuvre tous les chantiers et les réformes engagés pour la réalisation de l’intégration régionale. La rencontre organisée dans la capitale malienne, a enregistré la présence des six présidents, ceux du Sénégal, de la Guinée-Bissau, du Burkina Faso, du Togo, du Bénin et bien sûr de celui du pays d’accueil, Amadou Toumani Touré dont le mandat à la présidence de l’Union vient d’être renouvelé. Au sortir d’une année 2009 tumultueuse, fortement marquée par une crise économique internationale qui a freiné les performances économiques, la conférence de Bamako a été l’occasion pour les pays membres de tirer le bilan globalement jugé satisfaisant grâce à des mesures nationales et communautaires.

La mise en œuvre du programme d’apurement des arriérés de paiement intérieurs des Etats a permis de mobiliser et d’injecter dans l’économie régionale, près de 707 milliards de FCFA en 2009.

Et les signaux de reprise de l’activité économique, annoncés pour 2010, fait nourrir l’espoir au sein de l’union pour une amélioration de sa croissance économique autour de 4 % contre 3 % en 2009. Toutefois, malgré cette lueur, les autorités de l’union sont conscientes surtout des défis à relever pour que cette relance économique soit effective et contribue efficacement à lutter contre la pauvreté.

Institution d’une politique commune du tourisme

Des efforts hardis sont à faire, dans la synergie, sur la relance de la politique agricole de l’union, la résorption du déficit énergétique et l’assainissement des finances publiques. Aussi, l’amélioration du financement des Pme et Pmi, ainsi que la mise en œuvre des mesures proposées pour atténuer l’impact de la crise internationale au sein de l’union et surtout rendre effective les réformes et les chantiers engagés dans le processus de l’intégration économique régionale sont très attendus. Les organes et les institutions communautaires ont été particulièrement exhortés à élaborer et mettre en œuvre des mesures susceptibles de booster la croissance économique au sein de l’union.

Face aux entraves notées dans le fonctionnement du marché commun, les Etat membres de l’Uemoa ont été invités à prendre, en relation avec les organes compétents, les dispositions nécessaires pour consolider ce marché. Un intérêt particulier a été accordé à la réforme relative au traitement égalitaire des étudiants ressortissants de l’union, dans les universités et établissements d’enseignement publics de l’espace Uemoa. Les Etats ont été ainsi exhortés à appliquer la directive y afférente et, de manière générale, à réaliser les réformes communautaires.

La conférence, qui a par ailleurs encouragé l’augmentation du capital de la Bceao pour renforcer la capacité de financement de l’union et l’amélioration des conditions de vie des populations, a déploré les entraves notées dans l’amélioration de l’environnement des affaires au sein de cet espace communautaire.

Des mesures appropriées devront donc être prises pour lever ses contraintes afin d’améliorer l’environnement des affaires et ainsi être plus attractif pour les investisseurs.

Les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa ont également adopté à Bamako, un projet d’acte additionnel portant institution d’une politique commune du tourisme au sein de l’union. Celle-ci vise à faire de l’espace communautaire, un marché régional intégré, attractif, accessible, offrant des produits touristiques diversifiés et compétitifs sur les marchés émetteurs. L’ambition est particulièrement de faire de l’union, un pôle de développement touristique en Afrique. Et dans le même sillage, les Etats membres ont été invités à appliquer la reconnaissance mutuelle de leurs visas respectifs afin de conforter l’avènement d’un visa unique de l’Uemoa attendu en 2011.

Le président en exercice de l’union, Amadou Toumani Touré, qui, à l’ouverture des travaux, s’est réjoui des efforts et initiatives de la Commission, particulièrement pour la relance agricole, a toutefois exhorté ses pairs à se concentrer sur les défis à relever qui devront permettre à l’union de poursuivre son objectif d’intégration. Celle-ci est en construction permanente, et c’est pourquoi, après l’achèvement des diligences devant conduire à une profonde rénovation de l’édifice monétaire, le président malien a appelé ses pairs de l’union à définir les politiques qui permettront d’assurer l’unification et la liberté du marché sous-régional et à forger les axes d’un approfondissement de la stratégie d’intégration pour la réalisation de la vision commune de bâtir un espace politique fondé sur la démocratie, la paix et la stabilité.

La dernière note du sommet a été la pose de la première pierre pour la construction du siège du Comité interparlementaire de l’Uemoa. Situé dans la commune 3 à Bamako (Koulouba), l’infrastructure sera réalisée à hauteur de 15 milliards de FCFA sur un site offert par le gouvernement malien.

Source: le Soleil

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