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Hausse sur les essences et le gaz butane, stabilité sur d’autres produits pétroliers

TOTAL-001.jpgLe ministère sénégalais de l’Energie annonce une hausse des prix des essences et du gaz butane et un maintien des prix de tous les autres produits pétroliers, des évolutions constatées depuis samedi soir au niveau des pompes des stations services du pays.

‘’Pour les essences, indique un communiqué reçu à l’APS, la baisse des cours internationaux n’a pas été suffisante pour neutraliser la hausse constatée sur le fret et le dollar, et c’est ce qui explique une augmentation de 4 FCFA sur le litre de supercarburant (689 contre 693 F/L)’’.

Selon la même source, les nouveaux prix pour le gasoil et les autres produits pétroliers ont été affectés par l’arrêt de la raffinerie de la Société africaine de raffinage (SAR), depuis la fin décembre 2009.

Cet arrêt, rappelle-t-on, avait conduit les autorités à approvisionner le pays grâce aux importations de produits finis.

‘’Aussi, poursuit-elle, le maintien des prix à leurs niveaux du 23 janvier 2010 a-t-il été nécessaire pour sécuriser l’approvisionnement du pays en ces produits.’’

‘’Cette sécurisation est d’autant plus renforcée que la raffinerie a repris ses activités depuis le 19 février dernier.’’

Les nouveaux prix du gaz butane sont de 3.290 F pour la bouteille de 6 Kg (+130 F) et l’emballage de 2,7 Kg est à 1.475 F (60 F).

Sans la mesure de suspension des droits et taxes, avance le ministère, les prix seraient de 3.995 F pour la bouteille de 6 Kg et de 1.790 F pour celle de 2,7 Kg.

‘’Ainsi sur chaque bouteille de 6 et 2,7 Kg achetée par le consommateur sénégalais, l’Etat aura supporté respectivement 705 et 315 FCFA’’, ajoute la même source.

Elle signale une consommation moyenne mensuelle d’1,5 million bouteilles de 6 kg et 400.000 bouteilles de 2,7 kg. Sur un mois, les pertes de recettes de l’Etat sont estimées à pas moins de 1,183 milliard.

Le ministère de l’Energie relève que ‘’les cours internationaux n’ont pas cessé d’augmenter depuis la suspension, en juin 2009, des droits de douane et de la TVA sur ce produit’’.

‘’Cette mesure, qui se traduit par une perte de recettes de l’Etat de plus d’un milliard de FCFA/mois, ne donne aucune marge de manœuvre pour contenir la hausse par le biais de la fiscalité’’, explique-t-il.

Source: Aps

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