Archive | February, 2010

Le marché se prépare à une appréciation du yuan

10yuan_1.jpgLa spéculation sur une réévaluation du yuan s’intensifie. Un retour à un régime de change plus flexible pourrait se faire dans les prochains mois. Une hausse de la devise chinoise permettrait de contenir l’inflation.

Officiellement, la Chine défend toujours la stabilité de sa devise. Pourtant, une réévaluation du yuan dans les prochains mois semble de plus en probable. Sur le marché des changes, après déjà plusieurs jours de fluctuations assez fortes, celui-ci a grimpé de 0,1 % hier, sa plus forte hausse depuis un peu plus d’un an. Le yuan se traitait à 6,8264 contre le dollar lundi.

Les signaux d’un futur assouplissement du régime de change chinois se multiplient. Le resserrement des conditions de crédit initié cette année a envoyé un message fort en ce sens, d’après les spécialistes. Le pays qui pourrait enregistrer une croissance économique supérieure à 10 % cette année, commence en effet à s’inquiéter des pressions inflationnistes.

Or la Chine, du fait de l’arrimage de sa devise à un panier de monnaies, dans lequel le billet vert est dominant – le yuan doit fluctuer dans un couloir de 0,5 % au-dessus ou en dessous du taux de change central fixé par les autorités -, importe en quelque sorte à la politique de taux américaine. La présidente de la Fed de San Francisco faisait remarquer dans une récente étude que la politique monétaire des Etats-Unis, où le loyer de l’argent est à 0 %, « risquait d’être excessivement stimulante » pour la Chine. Elle en déduisait que le géant d’Asie devrait modifier sa politique de changes pour échapper à la menace de surchauffe et d’inflation. Par ailleurs, l’amélioration des exportations rend moins nécessaire de stabiliser le yuan pour maintenir sa compétitivité, comme le fait Pékin depuis juillet 2008.
« Surprendre le marché »

« Le récent mouvement de resserrement des conditions monétaires plaide pour une réévaluation du yuan dès le deuxième trimestre », estime Richard Yetsenga, chez HSBC en Asie. Stephen Jen, ancien de Morgan Stanley, désormais chez BlueGold Capital Management, pense que la Chine peut désormais agir en mars ou en avril. « Elle va certainement chercher à surprendre le marché en réintroduisant une certaine flexibilité plus tôt que l’on ne croit », assure-t-il. Le spécialiste des changes se souvient que Pékin avait déjà procédé de la sorte en 2005, en laissant le yuan s’apprécier à partir de juillet, alors que le Trésor américain annonçait qu’un geste était probable en août.

Selon Stephen Jen, les autorités chinoises pourraient d’abord réévaluer leur monnaie de 5 % et adopter un système de changes comme celui de Singapour, en indexant le yuan à un panier de devises, avec une marge de fluctuation de 10 %, voire 15 %. « La Chine a plutôt intérêt à réévaluer assez fortement le yuan en une seule fois, en le laissant grimper de 5-10 %, pour éviter que l’on ne croie à un mouvement graduel, prévisible, qui inciterait les capitaux spéculatifs à entrer dans le pays », affirme David Deddouche, chez Société Générale.

L’afflux de fonds investis à très court terme (« hot money ») est en effet l’une des principales menaces en cas de retour à un régime de change plus flexible. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le stratège de BlueGold considère que le rebond du dollar offre une opportunité aux Chinois : s’ils laissent maintenant leur devise s’apprécier, ils minimisent le mouvement entre dollar et yuan et donc découragent les capitaux spéculatifs. L’indexation à un panier de monnaies, dont la composition n’est pas publiée, donc inconnue des spéculateurs, permet aussi, selon certains spécialistes, de limiter l’afflux de « hot money ».

Une appréciation de la devise chinoise aurait des conséquences sur toute la région. Les monnaies du Sud-Est asiatique devraient s’apprécier aussi. Pour cause, les économies voisines de la Chine seront libérées du risque de perte de compétitivité par rapport à leur principal partenaire. En outre, comme ces pays font face à un risque inflationniste, une hausse de leur change peut les soulager.

L’impact sur le dollar et l’euro est difficile à prédire. Pour David Deddouche, cela devrait être favorable au billet vert et négatif pour la monnaie unique. Le raisonnement est le suivant : la réévaluation du yuan devrait limiter l’accumulation des réserves de change et donc le mouvement de diversification déjà observé, du dollar vers l’euro. « Plus généralement, une source de liquidité mondiale pourrait ainsi se tarir et dégonfler le prix des actifs comme les matières premières », avance le stratège.

Source: les Echos

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CONSOMMATION DE SUCRE : Le Sénégal va importer 60 000 tonnes pour faire face à toute pénurie

2164.jpgSi, pendant les arrêts d’activités de la Css, le Sénégal importait 35 à 40.000 tonnes de sucre pour faire face à son déficit, cette année cette importation sera de l’ordre de 60.000 tonnes. Une augmentation qui se justifie par un contexte de crise au niveau mondial, mais aussi par la disparition du sucre de fraude qui constituait la consommation de nombreux sénégalais.

« Cette année, nous devons importer plus que nous n’importions quand la Css décidait d’arrêter sa campagne de coupe de canne », a déclaré hier le ministre du Commerce. Face à la presse, Amadou Niang a indiqué que d’habitude ce sont 30 à 40 mille tonnes de sucre, qui étaient importées par la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) pour combler le déficit dû à la cessation de ses activités. Mais cette année, cette importation sera de l’ordre de 60.000 tonnes. Ce qui constitue plus de la moitié de la production locale estimée, cette année, à 112.000 tonnes. Une augmentation de l’importation du sucre que le ministre du Commerce justifie par plusieurs facteurs.

D’abord, Amadou Niang s’appuie sur le marché international, dont les prévisions donnent une production (162 millions de tonnes) insuffisante par rapport aux besoins de consommation de l’ordre de 165 millions de tonnes. A cette « production déficitaire » au plan international, il faut ajouter l’accroissement de la population mondiale qui a connu un bon de 1,2 %.

Aussi, soutient le ministre du Commerce, en 2009, des pays comme l’Inde et le Brésil ont vu leur production en sucre perturbée à cause, principalement, des facteurs climatiques.

Au niveau institutionnel également, des pays européens ont pris des décisions allant dans le sens de réduire leurs quotas d’exportation ou de production. « Récemment, rapporte-t-il, le quota d’exportation de l’Europe a été revalorisé de 500.000 tonnes ».

De telles mesures ne sont guère sans influence sur le marché sénégalais.

« Le Sénégal est un pays du monde. Donc ce qui se passe ailleurs y rejaillit forcément », a précisé le ministre du Commerce.

Disparition du sucre de fraude

Outre ces facteurs externes, les raisons de cette importation de 60.000 tonnes de sucre de cette année interviennent dans un contexte où le marché sénégalais a connu un grand changement. Caractérisé depuis 1999 par la « présence massive du sucre frauduleux » venant des pays limitrophes, le marché sénégalais ne semble plus faire face à cette fraude. Ce qui s’explique par l’accroissement du cours mondial qui, de 500 à 550 dollars est passé aujourd’hui à 700 dollars.

« Donc, explique le ministre du Commerce, le sucre, qui nous venait d’Asie et d’Europe, est devenu cher. Il a pris 200 dollars de plus au moins. Par conséquent, notre sucre est devenu compétitif par rapport au sucre importé. Le sucre qui venait de la sous-région a disparu. Alors les Sénégalais qui consommaient le sucre de fraude prennent désormais le sucre produit localement. Ce qui implique que là où l’industrie nationale servait une personne, elle va maintenant le faire pour une deux ou trois personnes ».

Pour autant, Amadou Niang signale que dans ce contexte d’inflation, « le Sénégal a pris la bonne option », en se dotant d’une économie d’hôte. Et le ministre de rassurer : « le Sénégal s’est sécurisé, il a l’avantage de disposer de son sucre à des conditions qui n’ont pas changé ». Ce qui veut dire que le marché ne connaît pas de pénurie et les prix sont restés les mêmes (600 francs pour le sucre en carreaux au détail et 540 francs pour le sucre en poudre).

Toutefois, compte tenu de l’importance de ces 60.000 tonnes, le ministre du Commerce dit avoir déjà informé les organisations professionnelles de commerçants, ainsi que le patronat. Des structures qui, selon lui, après avoir demandé un temps de réflexion de trois jours, se sont appesanties sur les garanties qu’ils auront une fois cette mesure entrée en vigueur.

Mercredi, le ministre fera face aux commerçants pour recueillir leur avis.

Source: le Soleil

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Investisseurs ayant misé sur l’or, prenez garde

or_081a.jpg.jpgLe cercle des fonds spéculatifs (hedge funds) “accros” à l’or ne cesse de s’agrandir et compte de plus en plus de membres célèbres. Le milliardaire américano-hongrois George Soros a ainsi doublé ses réserves au cours du dernier trimestre 2009. Pourtant, les amateurs de métal jaune devraient s’inquiéter de voir le peu d’appétit manifesté par les banques centrales pour l’or.

M. Soros est en bonne compagnie : les plus célèbres gérants de hedge funds – John Paulson, Paul Tudor Jones et David Einhorn – ont tous récemment recommandé d’acheter de l’or, en soulignant sa qualité de bouclier face à l’inflation. M. Soros aurait bien déclaré en janvier qu’il se formait sur le marché de l’or la “plus belle des bulles”, mais rien ne nous dit qu’il s’est mis à en vendre. Il devrait pourtant y songer, car le cours de l’or a été en partie soutenu par l’idée que les banques centrales achèteraient en 2010 plus d’or qu’elles n’en vendraient, un événement qui ne s’était pas produit depuis vingt ans.

La mise en vente de quantités d’or par le Fonds monétaire international (FMI) a contribué à conforter ces anticipations. L’Inde en a acheté 200 tonnes en octobre 2009, soit en gros la moitié de ce que le FMI avait prévu d’écouler. Beaucoup s’attendaient à ce que les banques centrales suivent et acquièrent le reste, rendant inutile une vente à d’autres types d’investisseurs.

De fait, cette vente privée offrait l’occasion aux pays émergents de se procurer beaucoup d’or sans prendre le risque que le marché se retourne contre eux. Les “accros” aux bons du Trésor américain que sont la Chine, le Brésil et la Corée du Sud ont choisi de stocker moins de 5 % de leurs réserves sous forme d’or. D’après la Deutsche Bank, c’est moins de la moitié de la moyenne mondiale.

Empocher leurs plus-values

Eh bien, non. Seules 12 autres tonnes ont trouvé acquéreur, et le FMI doit se résoudre à vendre le reste petit à petit sur les marchés libres. Il est possible que les banques centrales, connues pour priser la discrétion, aient fort peu apprécié la transparence de l’opération du FMI. La banque centrale indienne essuiera force diatribes si le cours de l’or devait passer au-dessous du prix d’achat, aux alentours de 1050 dollars l’once.

Il y a peut-être une meilleure explication : les grands manitous auraient passé leur tour. La réaction du marché, qui s’est traduite par un fléchissement très vite effacé, paraît excessivement épidermique. S’il est vrai que les banques centrales vendent plus d’or qu’elles n’en achètent depuis dix ans, leurs coffres en contiennent encore près de 30 000 tonnes, soit 4 % environ de la quantité à laquelle les investisseurs peuvent avoir accès. A les voir aussi peu empressées à acheter de l’or, on ne saurait trop conseiller à ceux qui en possèdent de ne pas tarder à empocher leurs plus-values.

Source: le Monde

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Le risque inflationniste plane plus que jamais sur les Etats-Unis

inflation-prix-consommation_280.jpgSi les chiffres publiés vendredi 19 février montrent une certaine stabilité de l’indice des prix à la consommation américain, il ne faut pas pour autant se sentir rassuré quant au risque de résurgence de l’inflation.

Les prix ont augmenté de 0,2 % en janvier par rapport à décembre 2009, c’est-à-dire moins que prévu. Si l’on exclut l’alimentation et l’énergie, on constate même une baisse de 0,1 %, mais il faut savoir que les données sont en partie construites artificiellement. De leur côté, les prix à l’importation et à la production sont vivement repartis à la hausse : il y a bien danger de poussée inflationniste.

Le logement est le poste le plus important du budget des ménages (32 %), tel qu’il est représenté par l’indice, et pourtant c’est une composante tout ce qu’il y a de plus fabriquée. En effet, depuis 1980, elle ne reflète plus directement l’évolution des prix de l’immobilier et des loyers. Elle retient pour les propriétaires un loyer théorique calculé par le Bureau of Labor Statistics, indicateur qui se trouve être très sensible aux taux d’intérêt.

Ainsi, entre 2002 et 2006, alors que les prix de l’immobilier s’envolaient, le poste logement de l’indice des prix restait très sage et contribuait à donner l’impression que l’inflation était maîtrisée.

C’est vrai, avant janvier 2010, cela faisait près de trente ans que le noyau dur de l’indice, hors alimentation et énergie, n’avait pas reculé. Néanmoins, il ne faut pas conclure trop vite que tout est calme sur le front de l’inflation, car le chiffre global est surtout le résultat d’une baisse du poste logement (- 0,5 % en janvier).

L’évolution des prix à la production est un sujet d’inquiétude. Ils ont augmenté de 1,4 % en janvier par rapport à décembre 2009, exactement comme les prix à l’importation. En janvier, l’indice général des prix à la production a progressé de 4,6 % sur un an en glissement annuel, tandis que dans le même temps, le coût des produits de base a bondi de 25 % et celui des importations de 11 %.

Cette série de hausses est surtout la résultante, d’une part, du renchérissement du coût de l’énergie et des matières premières, d’autre part du recul du dollar. Un dollar qui a, certes, récemment repris du terrain face à l’euro, mais qui en est resté au statu quo vis-à-vis du yuan chinois et des devises des pays producteurs de matières premières.

Le chômage semble s’être stabilisé aux Etats-Unis. Il pourrait même commencer à régresser lentement. L’immobilier bénéficie de mesures exceptionnelles de soutien, et les taux d’intérêt ne peuvent que remonter. Dans un proche avenir, on ne voit pas vraiment quels seraient les facteurs domestiques susceptibles de contrebalancer l’impact croissant de l’inflation importée de l’étranger. Il est donc tout à fait prématuré de se réjouir du comportement de l’indice des prix à la consommation américain en janvier.

Source: le Monde

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Le gouvernement grec tarde à s’expliquer sur ses méthodes de comptabilité

zone-euro_83.jpgSommé par Bruxelles de s’expliquer avant vendredi sur le camouflage de sa dette, Athènes invoque les grèves des dernières semaines pour justifier quelques jours de retard. Selon « Der Spiegel », l’éventuel plan de soutien de la zone euro pourrait atteindre « entre 20 et 25 milliards d’euros ».

Difficile de dire, à ce stade, si les grèves à répétition qui secouent la Grèce réduiront la capacité du gouvernement à réformer. Elles compliquent, en tout cas, le maintien de ses bonnes relations avec Bruxelles. Sommé de s’expliquer avant vendredi sur l’utilisation des « swaps de change » qui, sur les conseils de Goldman Sachs, lui auraient permis de camoufler le montant de sa dette, Athènes a demandé quelques jours supplémentaires. Motif invoqué pour justifier ce retard : les grèves à répétition dans le secteur public, et en particulier, la semaine dernière, au ministère des Finances.

Or la semaine risque encore d’être « chaude » sur le front social. Après la fonction publique, qui a massivement débrayé le 10 février pour protester contre les coupes budgétaires dont elle va faire les frais, une grève générale, mêlant secteurs public et privé, doit avoir lieu mercredi. Soit le jour que le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, avait choisi pour se rendre à Athènes ! Le Finlandais est toujours attendu en Grèce cette semaine.

Les grèves ne compliquent pas seulement l’agenda d’Olli Rehn. Elles invitent le Premier ministre Georges Papandréou, à la plus grande prudence dans son calendrier de réformes. Vendredi, ce sont les chauffeurs de taxi qui ont observé une journée de grève. Quant aux douaniers, qui ont débrayé depuis mardi dernier, ils avaient décidé de prolonger leur mouvement au moins jusqu’à mercredi, avant que la justice ne juge leur grève « illégale et abusive ». Autant dire que la marge de manoeuvre politique de Papandréou, qui peut encore se prévaloir de sondages favorables, pourrait fondre comme neige au soleil.

Démenti allemand

Athènes aurait pourtant bien besoin de donner des gages à Bruxelles. Ne serait-ce que pour tenter de rassurer les marchés : alors que selon certaines estimations, le simple renchérissement du coût de sa dette pourrait coûter plus d’un demi-point de PIB à l’Etat grec en 2010, il pourrait chercher à lever, dès cette semaine, 5 milliards d’euros sur le marché obligataire. Contraint d’emprunter 54 milliards d’euros cette année, il devra en effet en avoir récolté une vingtaine d’ici avril ou mai. Or, il craint de devoir proposer des taux très élevés pour trouver preneur. Selon les estimations d’UniCredit, le taux pourrait ainsi s’élever à 7,3 % pour des emprunts à 10 ans. Georges Papandréou a toutefois indiqué, hier, que le gouvernement n’avait pas besoin d’emprunter avant la mi-mars.

Des précisions sur une éventuelle aide des pays de la zone euro permettraient-elles de relâcher la pression, comme le suggère Athènes ? Selon l’hebdomadaire « Der Spiegel », qui cite « de premières réflexions du ministère allemand des Finances », ce plan composé en partie de crédits et de garanties pourrait atteindre « entre 20 et 25 milliards d’euros », répartis en fonction de la part que chaque pays détient au capital de la Banque centrale européenne soit 4 à 5 milliards pour l’Allemagne. Hier, Le ministère allemand des Finances à démenti cette information. Signe que la gestion de la dette grecque reste en attendant particulièrement épineuse, le gouvernement a procédé, en fin de semaine dernière, à une nomination très sensible : Petros Christodoulou a été choisi pour remplacer Spyros Papanicolaou à la tête de l’agence chargée de la gestion de la dette publique. Parmi ses fonctions passées, le nouveau responsable de la dette grecque a notamment travaillé… pour Goldman Sachs.

Source: les Echos

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Hausse sur les essences et le gaz butane, stabilité sur d’autres produits pétroliers

TOTAL-001.jpgLe ministère sénégalais de l’Energie annonce une hausse des prix des essences et du gaz butane et un maintien des prix de tous les autres produits pétroliers, des évolutions constatées depuis samedi soir au niveau des pompes des stations services du pays.

‘’Pour les essences, indique un communiqué reçu à l’APS, la baisse des cours internationaux n’a pas été suffisante pour neutraliser la hausse constatée sur le fret et le dollar, et c’est ce qui explique une augmentation de 4 FCFA sur le litre de supercarburant (689 contre 693 F/L)’’.

Selon la même source, les nouveaux prix pour le gasoil et les autres produits pétroliers ont été affectés par l’arrêt de la raffinerie de la Société africaine de raffinage (SAR), depuis la fin décembre 2009.

Cet arrêt, rappelle-t-on, avait conduit les autorités à approvisionner le pays grâce aux importations de produits finis.

‘’Aussi, poursuit-elle, le maintien des prix à leurs niveaux du 23 janvier 2010 a-t-il été nécessaire pour sécuriser l’approvisionnement du pays en ces produits.’’

‘’Cette sécurisation est d’autant plus renforcée que la raffinerie a repris ses activités depuis le 19 février dernier.’’

Les nouveaux prix du gaz butane sont de 3.290 F pour la bouteille de 6 Kg (+130 F) et l’emballage de 2,7 Kg est à 1.475 F (60 F).

Sans la mesure de suspension des droits et taxes, avance le ministère, les prix seraient de 3.995 F pour la bouteille de 6 Kg et de 1.790 F pour celle de 2,7 Kg.

‘’Ainsi sur chaque bouteille de 6 et 2,7 Kg achetée par le consommateur sénégalais, l’Etat aura supporté respectivement 705 et 315 FCFA’’, ajoute la même source.

Elle signale une consommation moyenne mensuelle d’1,5 million bouteilles de 6 kg et 400.000 bouteilles de 2,7 kg. Sur un mois, les pertes de recettes de l’Etat sont estimées à pas moins de 1,183 milliard.

Le ministère de l’Energie relève que ‘’les cours internationaux n’ont pas cessé d’augmenter depuis la suspension, en juin 2009, des droits de douane et de la TVA sur ce produit’’.

‘’Cette mesure, qui se traduit par une perte de recettes de l’Etat de plus d’un milliard de FCFA/mois, ne donne aucune marge de manœuvre pour contenir la hausse par le biais de la fiscalité’’, explique-t-il.

Source: Aps

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Google Map arrive en Afrique

google.jpgGoogle Map est désormais disponible en Afrique notamment au Sénégal ; au Nigéria et au Ghana. Cet outil lancé ce jeudi au Sénégal en présence du Ministre du Tourisme Thierno Lo et du représentant de Google en Afrique francophone, va désormais permettre aux usagers d’avoir toutes les informations sur ces différents pays où Google Map est présent.

«Le talent et la créativité de nos artistes sont internationalement reconnus. La visibilité est la seule chose qui leur manquait et ils vont l’obtenir à Google Map.. C’est en terme que le ministre du tourisme a salué ce nouveau partenariat entre le Sénégal et Google.

« Nous allons avec Google mettre en ligne sur Google Map les différents sites touristiques, artistiques et culturels du Sénégal » a révélé Thierno Lo, soulignant au passage que « Google Map a apporte une réponse à une vraie question : rendre visible le potentiel culturel et touristique du Sénégal ».

Pour le chef du bureau Google en Afrique francophone ce lancement de Google Map n’est que le premier jalon pour le Sénégal.

Mr Tdiane Déme reste convaincus « que plus grande présence d’une information locale plus exacte peut sensiblement améliorer le flux d’informations disponibles pour une zone donnée et par conséquent peut aider au développement du tourisme et de l’investissement au Sénégal ».

En plus des informations classiques ; Google Map vous offre des informations géographiques avec carte à l’appui sur ces pays. Ce qui veut dire que les usagers de Google auront maintenant la possibilité de s’orienter grâce à la cartographie Google Map, de créer de nouvelles cartes et d’actualiser les fonds de cartes en ligne ( signaler un nouvel hôpital, ou une nouvelle route par exemple), de rechercher des opportunités d’affaires, et faire gratuitement de la publicité grâce au centre d’affaires local de Google.

Mieux avec Google Map, les usagers pourront dessiner leur propre carte, s’orienter et même se faire guider vers un point alors qu’ils sont déjà en route (Par exemple si vous quittez Kaolack pour Matam, Google Map peut vous indiquer la voie).

La base de données comprend un grand nombre d’informations fournies par les utilisateurs via le marquer Google Map et des milliers de fichiers relatifs aux opportunités d’affaires.

Source:Senegal-business.com

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SOMMET DE L’UEMOA : Les chefs d’Etats réitèrent leur volonté de « booster » la croissance économique

Africa-countries-UEMOALe quatorzième sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) s’est tenu avant-hier à Bamako où il a été beaucoup question du bilan de la situation économique de l’union, au cours de l’année écoulée et les défis à relever pour bâtir en commun l’espace économique et politique viable.

Au terme des travaux de la 14è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine, la volonté politique a été ainsi réaffirmée de mettre en œuvre tous les chantiers et les réformes engagés pour la réalisation de l’intégration régionale. La rencontre organisée dans la capitale malienne, a enregistré la présence des six présidents, ceux du Sénégal, de la Guinée-Bissau, du Burkina Faso, du Togo, du Bénin et bien sûr de celui du pays d’accueil, Amadou Toumani Touré dont le mandat à la présidence de l’Union vient d’être renouvelé. Au sortir d’une année 2009 tumultueuse, fortement marquée par une crise économique internationale qui a freiné les performances économiques, la conférence de Bamako a été l’occasion pour les pays membres de tirer le bilan globalement jugé satisfaisant grâce à des mesures nationales et communautaires.

La mise en œuvre du programme d’apurement des arriérés de paiement intérieurs des Etats a permis de mobiliser et d’injecter dans l’économie régionale, près de 707 milliards de FCFA en 2009.

Et les signaux de reprise de l’activité économique, annoncés pour 2010, fait nourrir l’espoir au sein de l’union pour une amélioration de sa croissance économique autour de 4 % contre 3 % en 2009. Toutefois, malgré cette lueur, les autorités de l’union sont conscientes surtout des défis à relever pour que cette relance économique soit effective et contribue efficacement à lutter contre la pauvreté.

Institution d’une politique commune du tourisme

Des efforts hardis sont à faire, dans la synergie, sur la relance de la politique agricole de l’union, la résorption du déficit énergétique et l’assainissement des finances publiques. Aussi, l’amélioration du financement des Pme et Pmi, ainsi que la mise en œuvre des mesures proposées pour atténuer l’impact de la crise internationale au sein de l’union et surtout rendre effective les réformes et les chantiers engagés dans le processus de l’intégration économique régionale sont très attendus. Les organes et les institutions communautaires ont été particulièrement exhortés à élaborer et mettre en œuvre des mesures susceptibles de booster la croissance économique au sein de l’union.

Face aux entraves notées dans le fonctionnement du marché commun, les Etat membres de l’Uemoa ont été invités à prendre, en relation avec les organes compétents, les dispositions nécessaires pour consolider ce marché. Un intérêt particulier a été accordé à la réforme relative au traitement égalitaire des étudiants ressortissants de l’union, dans les universités et établissements d’enseignement publics de l’espace Uemoa. Les Etats ont été ainsi exhortés à appliquer la directive y afférente et, de manière générale, à réaliser les réformes communautaires.

La conférence, qui a par ailleurs encouragé l’augmentation du capital de la Bceao pour renforcer la capacité de financement de l’union et l’amélioration des conditions de vie des populations, a déploré les entraves notées dans l’amélioration de l’environnement des affaires au sein de cet espace communautaire.

Des mesures appropriées devront donc être prises pour lever ses contraintes afin d’améliorer l’environnement des affaires et ainsi être plus attractif pour les investisseurs.

Les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa ont également adopté à Bamako, un projet d’acte additionnel portant institution d’une politique commune du tourisme au sein de l’union. Celle-ci vise à faire de l’espace communautaire, un marché régional intégré, attractif, accessible, offrant des produits touristiques diversifiés et compétitifs sur les marchés émetteurs. L’ambition est particulièrement de faire de l’union, un pôle de développement touristique en Afrique. Et dans le même sillage, les Etats membres ont été invités à appliquer la reconnaissance mutuelle de leurs visas respectifs afin de conforter l’avènement d’un visa unique de l’Uemoa attendu en 2011.

Le président en exercice de l’union, Amadou Toumani Touré, qui, à l’ouverture des travaux, s’est réjoui des efforts et initiatives de la Commission, particulièrement pour la relance agricole, a toutefois exhorté ses pairs à se concentrer sur les défis à relever qui devront permettre à l’union de poursuivre son objectif d’intégration. Celle-ci est en construction permanente, et c’est pourquoi, après l’achèvement des diligences devant conduire à une profonde rénovation de l’édifice monétaire, le président malien a appelé ses pairs de l’union à définir les politiques qui permettront d’assurer l’unification et la liberté du marché sous-régional et à forger les axes d’un approfondissement de la stratégie d’intégration pour la réalisation de la vision commune de bâtir un espace politique fondé sur la démocratie, la paix et la stabilité.

La dernière note du sommet a été la pose de la première pierre pour la construction du siège du Comité interparlementaire de l’Uemoa. Situé dans la commune 3 à Bamako (Koulouba), l’infrastructure sera réalisée à hauteur de 15 milliards de FCFA sur un site offert par le gouvernement malien.

Source: le Soleil

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Un mois de prolongations pour le drame grec

zone euroLa pièce avait débuté la semaine dernière de manière solennelle, avec la déclaration commune des dirigeants européens affirmant qu’ils viendront en aide à la Grèce, si le besoin s’en fait un jour sentir. Lundi, les ministres des finances ont fixé un délai d’un mois au gouvernement grec pour démontrer le sérieux de son plan de redressement budgétaire. Le spectacle s’installe donc pour la durée. Les membres de la zone euro vont tenter de convaincre les marchés que la Grèce n’est pas en faillite, tout en essayant d’expliquer à leurs électeurs qu’ils ne s’apprêtent pas à financer à fonds perdus ces Grecs férus du farniente et qui fraudent le fisc.

Les acteurs connaissent leur rôle, et se conforment à leurs personnages. Les Allemands jouent les durs, les Français veulent réguler, les Espagnols et les Portugais s’inquiètent, les Italiens font semblant de penser que tout cela ne les regarde pas. A l’extérieur de la zone, les Britanniques se penchent avec commisération sur le sort de l’euro, tout en espérant secrètement que les marchés ne leur réserveront pas un jour le traitement qu’ils infligent à la Grèce. Les marchés nerveux font comme à leur habitude : ils tentent de deviner l’avenir.

Mais ce début de représentation a un air de déjà-vu. La déclaration des ministres des finances n’a fait que réitérer le principe d’un examen du plan grec à la mi-mars. Plan auquel la Commission européenne avait donné son blanc-seing en janvier, en l’assortissant d’exigences de mesures supplémentaires, sur tel ou tel détail, comme la rémunération des fonctionnaires.

Changement de registre…

Sur le plan macroéconomique, le plan de Georges Papandréou, qui se propose de ramener le déficit budgétaire de 13 % à 3 % du PIB d’ici 2012, a toute l’apparence du sérieux. Mais les autres Européens veulent s’assurer qu’il y a de la substance derrière ces chiffres globaux. Ils veulent comprendre comment le gouvernement grec va s’y prendre pour améliorer la collecte de l’impôt dans un contexte de fraude fiscale généralisée. Le cas échéant, ils auront des idées sur les mesures qu’Athènes devrait prendre pour améliorer le programme – telle dépense à couper, tel impôt à augmenter.

Mais les dirigeants européens connaissent aussi les enjeux politiques de ce sauvetage à hauts risques. Leurs électeurs frappés par la crise ont une patience limitée. Ils exigent que la Grèce paie le prix de ses fautes. Il faut bien qu’en retour on leur promette l’intransigeance.

Le spectacle peut continuer tant que la Grèce n’est pas confrontée à des besoins de financement immédiat. Le mois qui vient a l’air à peu près sûr, mais d’importantes échéances approchent en avril et mai. Si l’urgence survient, les dirigeants européens devront changer de registre, et passer du théâtre à la finance.

Source: le Monde

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Comment rendre les banquiers plus raisonnables?

BNPPARIBASMa chère fille,

A la Sainte-Eugénie, tu m’as posé l’une des drôles de question dont tu as le secret : « Comment va-t-on faire pour que les banques fassent moins de bêtises ? » Je découvre en cette Sainte-Bernadette que c’est finalement moins compliqué que je ne le croyais. A condition bien sûr de s’en tenir aux grandes lignes et de savoir éliminer les fausses bonnes idées qui fleurissent comme jonquilles au printemps.

D’abord, les financiers sont comme des enfants : il faut les surveiller, sinon ils font parfois n’importe quoi. Aux Etats-Unis, de grandes banques comme Goldman Sachs ou Merrill Lynch échappaient largement au regard des surveillants, car elles ne reçoivent pas de dépôts des particuliers. C’est fini, car elles ont eu besoin de beaucoup d’argent et elles ont dû changer de statut pour avoir le droit de venir en demander au guichet de la banque centrale. Pour d’autres acteurs comme les « hedge funds », c’est moins facile. De façon générale, beaucoup de pays songent à développer la surveillance, à faire coopérer les surveillants les uns avec les autres, à trouver des fonds pour recruter d’excellents inspecteurs. C’est une bonne idée. Les Européens sont aussi en train de créer un superpion qui vérifiera que les risques pris par certains acteurs ne risquent pas de faire s’écrouler tout le système (contrôle macroprudentiel). Evidemment, les banquiers vont tenter d’aller faire des bêtises ailleurs, là où c’est moins surveillé. C’est pour ça qu’il faut se battre contre les paradis fiscaux et réglementaires comme les Bahamas.

Ensuite, certains voudraient forcer ces pauvres banquiers à s’assurer contre leurs délires. Sur le papier, c’est une excellente idée. Mais ça ne tient pas debout. Une panique bancaire coûte bien trop cher. Si jamais on parvenait à accumuler assez d’argent, il faudrait protéger ce trésor de la voracité des Etats. Et il serait impossible de placer tout cet argent à un endroit d’où on pourrait le sortir d’un coup en cas de crise. Evidemment, ce constat n’empêche pas d’augmenter certaines primes de garantie payées par les banques, voire d’en créer de nouvelles. Et il est légitime de faire payer au secteur bancaire la facture du sauvetage, comme veut le faire Barack Obama, car les banquiers qui ont survécu profitent de la faillite des autres. Mais rien de tout cela ne sera à la hauteur de la prochaine crise. Je t’épargne les idées baroques, comme l’exigence que chaque banquier rédige son testament chaque soir avant de se coucher pour savoir comment on le découperait si d’aventure il trépassait dans la nuit.

Après, il y a la tarte à la crème du moment : tailler les banques. Si tu savais comme ils s’excitent là-dessus ! Il y a deux écoles. Primo, l’école King, patron de la Banque d’Angleterre : il faudrait ratibloiser les banques dès qu’elles dépassent une certaine hauteur, comme la haie de thuyas au fond du jardin. Sinon, elles deviennent trop grandes, « too big to fail ». Quand elles menacent de tomber, il faut venir à leur secours pour éviter qu’elles ne cassent tout dans leur chute. Le problème, ici, c’est que ça ne réglerait rien du tout. Le week-end du 13-14 septembre 2008, le gouvernement américain avait trois arbres à sauver. Il a pu en préserver deux – Merrill Lynch et AIG. Il n’a pas eu assez de temps pour s’occuper du troisième, Lehman Brothers, qui s’est effondré en emportant toute la forêt avec lui. Pourtant, Lehman n’était pas grand – pas assez pour être jugé « too big too fail ». Et si le gouvernement avait eu dix ou vingt arbres à sauver en même temps au lieu de trois, ça aurait été encore pire, car ses sauveteurs n’auraient jamais pu être partout à la fois.

Secundo, l’école Volcker, un ancien président de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Lui veut tailler les banques dans l’autre sens, faire le tri entre les activités bancaires classiques et la spéculation, ce que les gens sérieux appellent la « gestion pour compte propre » et les cyniques « la gestion pour compte malpropre ». Ici, les banques jouent avec leur argent pour en gagner davantage. Le problème, c’est que c’est très difficile de faire le tri, comme entre les lentilles et les cailloux. Quand un banquier vend une couverture à un client, pour se protéger par exemple du risque de change, c’est une activité classique. Mais quand la même banque se protège à son tour contre ce risque, ça devient la gestion pour compte propre…

Enfin, il y a la vraie solution. Rassure-toi, les gens y travaillent. Ca consiste à mettre un peu de plomb dans la cervelle des banquiers ou plutôt dans leur bilan. A les obliger à constituer plus de réserves en capital (relèvement des exigences de fonds propres). A les empêcher de prêter sans limites (ratio plafonné entre leurs prêts et leurs dépôts). En pratique, ce n’est pas simple. Figure-toi que, au coeur du capitalisme, on ne sait pas très bien définir… le capital ! Et puis il va falloir fixer ces contraintes activité par activité, car un prêt immobilier est en principe moins risqué qu’un aller-retour sur un produit dérivé. Tout ne pourra pas être décidé par des machines. Il faudra des « régulateurs », qui ne renoncent pas à leur fonction par paresse ou confiance aveugle au marché. Et puis ces nouvelles contraintes vont fatalement freiner le crédit et la croissance. Mais ce problème est aussi une solution. C’est ainsi que les banquiers feront moins de bêtises. Dans la vie, ma fille, il faut savoir ce que l’on veut.

Jean Marc Vittori
Editorialiste aux “Echos”

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TAMBACOUNDA, MATAM ET KEDOUGOU : 2,7 milliards de FCfa de l’Uemoa pour la réalisation de 300 forages

-EAU_POTABLEL’Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa) vient de lancer un programme de construction de 300 forages équipés de pompe manuelle dans les régions de Tambacounda, Matam et Kédougou. Le coût global est de 2,7 milliards de FCfa.

Depuis 1986, la solution pour approvisionner en eau potable les populations installées dans la zone de Socle, qui ne peut pas être dotée de forages à grand débit, reste la pompe manuelle appelée « forage marteau fond de trou ». Quelque 500 forages manuels ont été jusque-là installés. Cependant, l’absence d’artisan réparateur a été le maillon faible de cette politique.

« La politique hardie de transfert de la maintenance aux populations, la mise en place de privés locaux et de comités de gestion, restent l’option fondamentale », a dit le chef de la division régionale de l’Hydraulique de Tambacounda, Fodé Kane, qui s’est félicité de l’action de la Banque africaine de développement (Bad) qui se propose de construire 15 grands forages qui polariseront 60 localités.

Il a annoncé qu’un autre programme lancé par la Banque mondiale ciblera le département de Bakel. Ledit programme, outre la construction de forages, permettra d’alimenter la zone à travers l’eau du fleuve Sénégal et la Falémé.

Pour Mass Niang de la direction nationale de l’Exploitation et de la Maintenance, l’avènement des pompes manuelles reste un palliatif efficace pour les populations de cette zone.

Ces pompes sont fréquemment en panne à cause du manque de pièces de rechange qu’il faut aller chercher parfois jusqu’au Mali. C’est pourquoi, avec l’implication des privés encadrés par les différentes brigades hydrauliques, la division a pris une option sérieuse pour la mise en place d’une filière maintenance locale à des coûts moindres. Les problèmes à surmonter restent, selon M. Niang, la mobilisation des fonds pour la mise en place des comités de gestion.

Pour le chef de projet de l’Agetip, Lamine Sy, le programme de formation des 300 artisans réparateurs permet de mettre en place le même nombre de comités de gestion.

Source: le Soleil

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CHRISTIAN N. D. AGOSSA : « Il y a l’urgence pour l’Uemoa de mettre en place des instruments de financement du logement »

logouemoaLe directeur, chargé de missions auprès du président de la Boad, Christian N. D. Agossa, était la semaine dernière à Dakar, dans le cadre d’une mission de promotion dans les pays de l’Uemoa, pour présenter le projet de création de la caisse régionale de refinancement hypothécaire aux responsables des banques et établissements financiers implantés au Sénégal. Dans cet entretien, il revient sur l’urgence et la nécessité de mettre en place cet instrument de financement du logement dans l’espace Uemoa qui a un potentiel des actifs éligibles à la titrisation évalué à 17 283 milliards FCFA en 2007, dont 363 milliards FCFA de créances hypothécaires.

Quelle est, selon vous, l’opportunité de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire-Uemoa ?

La Caisse régionale de refinancement hypothécaire Uemoa est un instrument dont l’opportunité tient de la demande même exprimée par les banques de l’Union qui font des crédits aux particuliers pour l’achat de logements. Parce que pour ces banques, il y a un gros besoin de refinancement à long terme. C’est-à-dire que quand elles font de crédits à dix ans, quinze ans ou à vingt ans aux particuliers, elles ont besoin elles-mêmes de pouvoir emprunter l’argent quelque part à dix ans, quinze ans, vingt ans. Et souvent, elles ont des difficultés pour trouver cet argent-là à emprunter.

L’idée de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa (Crrh-Uemoa), c’est donc de créer un établissement pour toutes les banques qui ont ce besoin d’emprunter de l’argent à long terme pour financer les prêts de logement. Cette caisse leur permet de se mettre ensemble pour faire leurs opérations d’emprunt à moindre coût et donc développer le crédit à l’habitat dans les pays de l’Uemoa. Nous avons travaillé sur ce projet avec la Bceao et avec le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) et maintenant, nous sommes en train de présenter le projet dans chaque pays de l’Uemoa, afin que les banques elles-mêmes participent pleinement au projet et souscrivent aux actions de la Crrh-Uemoa.

Cette caisse doit donc permettre aux futurs membres d’accéder à des ressources sur le marché financier à moindre coût et la Boad va l’y aider. C’est pourquoi nous avons nous-mêmes financé des études qui ont permis de confirmer que la faisabilité de cette caisse que les banques demandaient, est réelle et nous allons lui apporter un certain nombre d’éléments de soutien pour l’accompagner pour l’aider à réussir ses premiers pas sur le marché financier régional, afin qu’elle puisse emprunter à des conditions pas trop éloignées de celles de la Boad.

La contribution de la Boad au projet de caisse de refinancement est arrêtée à 15 milliards Fcfa pour la première et la deuxième année, 20 milliards pour la troisième et la quatrième année. Pour la cinquième année, elle débloquera 30 milliards F Cfa.

Le marché hypothécaire est-il le mieux adapté pour financer le logement dans l’espace Uemoa ?

Vous savez que nous n’avons pas encore de marché hypothécaire dans les pays de l’Uemoa. Nous avions présenté en juillet 2009, une étude sur l’évaluation du potentiel du marché hypothécaire et la titrisation dans l’Uemoa et nous sommes rendus compte que le potentiel des actifs éligibles à la titrisation est évalué à 17.283 milliards FCFA en 2007, dont 363 milliards FCFA de créances hypothécaires.

C’est pour cela que la Bceao, la Boad et le Conseil régional des marchés publics et financiers (Crmpf) travaillent ensemble pour créer ce marché hypothécaire, pour que ce soit facile pour les banques de l’Uemoa d’emprunter sur le marché dans n’importe quel pays de la sous-région, pour financer leurs opérations et tous les pays de l’Uemoa, ce sont des pays en voie de développement, comme vous le savez. Donc, nous avons toujours besoin d’argent et beaucoup d’argent pour financer les besoins d’infrastructures en même temps que les besoins sociaux de développement.

Il se trouve que chez nous, l’épargne est toujours un problème parce que nous n’avons pas beaucoup d’argent pour financer à long terme les investissements qui ont besoin du temps. Et c’est particulièrement le cas pour le logement qui est le principal investissement de ménage. Donc, c’est pour cela que nous avons besoin de mettre en place des instruments qui permettent de trouver de l’argent pour financer les investissements à long terme, particulièrement l’investissement de ménage qui est le logement. Donc, les pays de l’Uemoa en ont vraiment besoin.

Et la Crrh, c’est justement pour permettre à toutes les banques qui font le crédit à l’habitat et qui n’ont pas les moyens d’aller directement sur le marché financier, de se retrouver dans cette caisse-là qui va emprunter pour leur compte et leur redonner directement l’argent. Sa marge est une marge infime. C’est pour cela qu’on a proposé ce projet avec ses trois composantes que sont la titrisation, les obligations sécurisées et la caisse régionale de refinancement.

Comme vous le savez, dans les pays de l’Uemoa, il y a un problème d’harmonisation des législations sur le foncier. Dans ce cas, est-il envisageable de mette en place dans des délais assez courts, cet instrument de financement du logement ?

C’est vrai qu’aujourd’hui, au niveau régional, tout le monde n’a pas la même idée du titre foncier. Peut-être qu’il n’y a pas de titre foncier partout. Donc, les types de propriétés sont différents. On a prévu que dans un avenir très proche, il y aura une étude spéciale qui sera intitulée « Etude sur l’harmonisation des législations foncières dans l’Uemoa » et dont l’objectif est de voir dans quelle mesure ces types de propriétés différents, observés dans chaque pays, après comparaison, seront utilisés pour faciliter le travail de la Caisse régional de refinancement hypothécaire. Les objectifs de cette caisse, c’est de trouver l’argent moins cher sur le marché pour les banques. Donc cela veut dire que les banques vont continuer à faire le crédit au logement en plus grande quantité et sur des durées toujours plus longues.

Quelles sont les mesures d’accompagnement pour le développement des marchés hypothécaire ?

Elles sont nombreuses. Il y a beaucoup de choses à faire encore pour que le marché hypothécaire régional puisse bien se développer. On a prévu qu’une étude spéciale va s’occuper de cela aussi.

Par exemple, comment faire pour que les garanties soient les mêmes dans les pays de l’Uemoa. C’est quelque chose qu’on va étudier. Par exemple, comment on pourra proposer de nouveaux produits d’investissement ou améliorer le fonctionnement du marché hypothécaire. On va étudier tout cela. Quelle va être la bonne fiscalité appliquée aux opérations sur le marché hypothécaire ? On va aborder toutes ces questions dans cette étude-là.

Quels sont les types de créances hypothécaires éligibles au refinancement de la Crrh-Uemoa ?

Aujourd’hui, on a dit que cette caisse va accepter comme créances à refinancer, les prêts qui sont faits aux particuliers avec une hypothèque de premier rang. On a dit aussi que pour ces prêts-là, celui qui bénéficie du logement doit apporter quelque chose par lui-même comme 10 % quand même et que le montant du remboursement ne doit pas dépasser les 33 % de son revenu, c’est ce qu’on appelle la quotité cessible. On a dit aussi que pour pouvoir demander 100 de refinancement, la banque doit apporter 120 et que le prêt qui est consenti, le prêt qui est fait aux particuliers, c’est un prêt que le particulier prend en totalité. Il mobilise tout en même temps. Comme ça on sait que vraiment il doit tel montant ; Et il y a beaucoup d’autres conditions aussi pour être sûr que la caisse va travailler dans un environnement sûr. Ça c’est très important.

Comment la Caisse compte sécuriser ses opérations de refinancement ?

On a fait beaucoup de garanties pour sécuriser cette opération-là. Comme je vous disais tout à l’heure, les crédits que la caisse va distribuer ou financer, doivent être des crédits de bonne qualité. Les banques qui auront la possibilité d’apporter ces crédits-là, ce ne sont pas toutes les banques, ce sont des banques qu’on va choisir parce qu’elles sont bien gérées déjà, parce qu’elles suivent toutes les recommandations de la Bceao, parce qu’elles distribuent le crédit hypothécaire dans de bonnes conditions, parce qu’elles ne font pas n’importe quoi.

Ce sont des banques qui seront contrôlées aussi régulièrement par la Caisse elle-même que par la Commission bancaire. Donc, on a mis beaucoup de contrôle autour de cela.

C’est un financement qui apporte beaucoup de garantie, parce que ce sont les professionnels qui se réunissent au capital de la caisse et qui décident de la qualité des créances qui sont remboursées. Donc, la caisse ne prend pas d’argent pour le travail qu’elle fait pour les banques. C’est un service qu’elle rend à toutes les banques. Il n’y a pas de marge du tout dans ces opérations.

La préoccupation de la Boad, c’est d’abord de créer un instrument qui soit consensuel, efficace pour les besoins des banques et des établissements financiers de l’Union et elle a décidé aujourd’hui de prendre une participation maximum de 25 %. Le capital social de cet établissement financier est fixé à 3 milliards de Fcfa. Shelter-Afrique a investi 1 million de dollars, soit 15% du capital. Les 60% restants sont ouverts aux autres investisseurs, notamment les institutions de crédit hypothécaire des pays de l’Uemoa.

Cela veut dire que, si demain les banques prennent plus que 60 ou 80 % du capital, la Boad va leur céder un peu plus encore de participation. Ce que nous essayons de faire, c’est d’aider la Caisse à naître, à s’établir et à fonctionner dans de bonnes conditions. C’est ce que nous essayons d’abord de faire.

Les délais prescrits pour la réalisation de ce projet de caisse régionale de refinancement ne vous semblent- ils pas assez courts ?

Comme je vous disais tout à l’heure, on a proposé trois instruments : la sécurisation, les obligations de sécurité et la caisse.

Comme le Conseil des ministres va approuver en mars prochain les textes qui vont dire comment on peut faire la titrisation et les obligations sécurisées dans l’Uemoa, nous au Boad, nous essayons de faire en sorte que notre Conseil d’Administration puisse se prononcer également sur la Caisse régionale de refinancement hypothécaire et que d’ici la fin de l’année, nous ayons la première opération de la Caisse. Ainsi, en 2010, tous les trois instruments seront prêts.

Êtes-vous convaincus que les banques vont vous accompagner dans ce projet de financement du logement ?

Vous savez, c’est d’abord elles qui vont gagner de l’argent avec cette Caisse. Parce que les crédits qu’elles ont déjà faits, elles vont les apporter à la caisse qui va emprunter sur le marché avec la garantie de ce portefeuille de crédit que les banques ont déjà fait et dont elles vont transférer la propriété.

Comme la caisse va leur redonner de l’argent, les banques vont continuer avec l’argent qu’elles vont récupérer à faire de nouvelles opérations. Donc elles vont gagner plus d’argent encore. Pour l’instant, c’est le logement qui nous intéresse, c’est le logement qui est le plus gros problème des Etats de la sous-région et c’est pour financer le logement que les banques manquent beaucoup d’argent.

Source: le Soleil

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ABDOULAYE DIOP, MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES

img class=”alignleft size-full wp-image-7122″ title=”abdoulaye diop” src=”http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/12/abdoulaye-diop2.jpg” alt=”abdoulaye diop” width=”103″ height=”70″ />Entre les effluves dégagés par le tableau « Jazz » du peintre Iba Ndiaye et ceux exhalés par l’Océan Atlantique, Abdoulaye Diop, le ministre de l’Economie et des Finances, a répondu à nos questions. Tout en se passionnant pour la rencontre de football Lyon-Real Madrid. Une passion pour le ballon rond qui lui vaut d’ailleurs une blessure au pied droit, le contraignant à marcher depuis quelques jours avec une béquille et à travailler à son domicile de Fann-Résidence. En présence de sa conseillère en communication, Khadidiatou Bousso, le ministre d’Etat a abordé l’affaire des dépenses hors budget, la rumeur qui lui prête des actions dans la société Sattar, sa longévité dans le gouvernement, la nomination de Makhtar Cissé à la Douane, etc. Sans détour. Au contraire, après avoir pris le soin de bien visser son bonnet, il vide son sac et en exclusivité pour L’As.

L’As : Monsieur le ministre d’Etat, vous venez de faire publier dans la presse les grandes lignes des conclusions de l’audit sur les dépenses extra budgétaires. Est-ce une exigence des bailleurs de fonds ?

Abdoulaye Diop : Je pense qu’il serait plus opportun de parler d’un engagement du Gouvernement de la République du Sénégal, comme je l’ai dit dans le communiqué de presse auquel vous faites allusion. En 2009, dans le cadre de la mise en œuvre du programme économique et financier, le Sénégal s’est engagé à faire l’évaluation des instances de paiement de l’Etat vis-à-vis du secteur privé, résultant de procédures régulières d’exécution des dépenses publiques. Les résultats de ces évaluations ont mis en exergue l’existence d’arriérés de paiement découlant de dépenses qualifiées d’extrabudgétaires parce qu’initiées, au niveau de certains services de l’Etat, en marge des procédures régulières prescrites par les règles et usages en matière de comptabilité publique, alors que l’article 90 du décret n° 2003-101 sur la comptabilité publique est claire : il dispose que les propositions d’engagement ne doivent concerner que les dépenses dont l’objet est prévu au budget jusqu’à concurrence des crédits ouverts.

Depuis cette affaire des dépenses extra budgétaires, le Gouvernement a pris plusieurs décisions allant dans le sens demandé par les bailleurs ?

Naturellement, suite à ces révélations, un cabinet indépendant a été dûment sélectionné et a effectué, au niveau des départements ministériels, agences et établissements publics, le recensement de toutes les dépenses extrabudgétaires qui auraient donné lieu à des fournitures, prestations et travaux réalisés au profit desdites structures. Le rapport d’audit a mis en évidence à la date du 31 décembre 2008, la situation des dépenses extrabudgétaires des ministères ainsi que celle intitulée « dettes éventuelles des agences et établissements publics ». Toujours en vue de respecter ses engagements, le Gouvernement, a après avoir apuré intégralement les arriérés de paiement nés de l’application de procédures administratives régulières, retenu de résoudre définitivement les impayés résultant de dépenses extrabudgétaires, sous réserve que les créances réclamées par les fournisseurs et entrepreneurs concernés soient enregistrées, certifiées et reconnues « bon à payer ».

Ces mêmes bailleurs de fonds auraient demandé que les gestionnaires épinglés dans ces dépenses soient traduits devant la Cour des comptes. Est-ce le cas ?

Je ne suis pas au courant de cette demande…

Parlant toujours des dépenses extra budgétaires, l’Inspection générale d’Etat (Ige) aurait pourtant mis en cause vos services.

Je rappelle que c’est moi-même qui avais chargé, en juillet 2008, l’Inspection générale des finances, structure sous ma tutelle, de procéder au recensement des arriérés de l’Etat vis-à-vis du secteur privé. C’est dans le cadre de cette mission qu’il a été relevé un ensemble important d’opérations extrabudgétaires. Par la suite, il a été décidé de faire effectuer un audit externe et indépendant par un cabinet de renommée internationale, comme je l’ai dit tantôt, pour vérifier les conditions dans lesquelles ces dépenses extrabudgétaires ont été exécutées. Le rapport définitif de ce cabinet est en cours d’exploitation, conformément à une procédure, objet du communiqué de presse évoqué ci-dessus.

Au courant de l’année 2009, l’Inspection Générale d’Etat a également procédé à l’audit et à la vérification de la dette intérieure au niveau des différents départements ministériels et des structures placées sous leur tutelle.

Tous les rapports définitifs de ces missions de l’Ige ne nous sont pas encore parvenus. Seuls quelques rapports, trois pour être précis, nous ont été communiqués et aucun d’entre eux n’a mis en cause le ministère de l’Economie et des Finances.

L’Etat, dit-on, s’est désengagé de plusieurs sociétés publiques, surtout dans les Assurances. On évoque même la privatisation prochaine de la Lonase, du Cices et de la Sapco. Qu’en est-il ?

Toute la politique de privatisation mise en œuvre par l’Etat s’inscrit dans la double perspective du désengagement de l’Etat des activités de production et de commercialisation, et de promotion du secteur privé qui, au Sénégal comme partout ailleurs dans le monde, est et doit être le véritable moteur de la croissance économique. En particulier, il s’agit pour l’Etat de mobiliser et d’orienter l’épargne privée nationale vers des investissements productifs. Encore une fois, le souci majeur qui anime l’Etat à chaque fois qu’il juge nécessaire et opportun de se retirer du capital d’une entreprise, est qu’un ou des investisseurs sénégalais puissent l’y remplacer. La privatisation de la Lonase et du Cices a été décidée par la loi 2004-08 du 6 février 2004, tandis que celle de la Sapco est prévue par la loi 87-23 du 18 août 1987. Mais comme vous le savez, privatiser ne signifie pas brader. C’est pourquoi une privatisation est un long processus, car il n’est pas toujours facile de trouver un ou des repreneurs remplissant tous les critères de crédibilité, de technicité, de solvabilité et de profitabilité, qui sont posés.

Les Agences constituent un vrai problème, notamment en ce qui concerne leurs dépenses. Certaines d’entre elles vont disparaître : le Pcrpe, par exemple…

Il convient tout d’abord de rappeler que la création des organes décentralisés tels que les agences, offices, autorités, etc. a été motivée par le souci d’apporter une certaine souplesse dans la gestion publique. Ces agences qui sont des structures à autonomie de gestion administrative et financière bénéficient de transfert de ressources communément appelé dans la nomenclature budgétaire de l’Etat « transfert courant » pour le fonctionnement et « transfert en capital », pour l’investissement. Ces crédits transférés aux agences figurent annuellement en annexe de la loi de finances. Le rôle du ministère de l’Economie et des Finances consiste à mettre à disposition ces ressources et il appartient aux organes de gouvernance des agences (puisque chaque agence est dotée d’un Conseil d’Administration ou d’un Conseil de Surveillance) d’exercer le contrôle approprié sur les activités de ces agences. En outre, elles sont soumises au contrôle des différents corps de contrôle de l’Etat, notamment la Cour des Comptes et l’Inspection Générale d’Etat. Dans un tel contexte, le ministère de l’Economie et des Finances ne peut corroborer l’idée d’un problème posé par les agences notamment à travers leurs dépenses. Au demeurant, je vous fais remarquer que certaines agences bénéficient dans le budget de l’Etat de transfert en capital relativement important, du fait qu’elles exécutent des projets d’investissements publics d’envergure. C’est notamment le cas de l’Apix qui met en œuvre le projet d’autoroute à péage pour lequel des crédits d’un montant de 25 milliards de FCFA sont inscrits dans la loi de finances 2010 au titre de la contrepartie financière de l’Etat ; de l’Aatr qui exécute plusieurs projets de construction, d’entretien et de maintenance de routes qui bénéficient dans la loi de finances 2010 de crédits de paiement d’un montant de 81,874 milliards de FCFA. Ces projets financés conjointement par l’Etat et les bailleurs de fonds font l’objet de suivi, d’évaluation et d’audit annuel de la régularité des dépenses. Pour l’Agence du Programme de construction d’immeubles administratifs et réhabilitation du patrimoine bâti de l’Etat, (Pcrpe), le Gouvernement a décidé dans le cadre de l’exécution du programme Instrument de Soutien à la Politique Economique (Ispe) de mettre en œuvre la diligence relative à sa dissolution et ceci dans le but également d’appliquer les recommandations du plan d’actions d’assainissement des finances publiques suite à la loi d’orientation n° 2009-20 du 04 mai 2009 sur les agences d’exécution.

Le Président a pris un décret déclarant inaliénable la vente du Méridien Président. Pourtant vous-même aviez été instruit par le chef de l’Etat pour lancer le processus de vente….

S’agissant du Complexe King Fahd, je dois dire que le président de la République s’était rangé à l’idée que la vente pourrait, pour une large part, contribuer à la satisfaction des importants besoins de financement de l’économie nationale et d’une demande sociale à la fois forte et pressante. Mais il a par la suite estimé que cette infrastructure avait une valeur symbolique et affective qui est largement supérieure à sa valeur marchande. En effet, ce réceptif constitue l’un des plus beaux fleurons de notre patrimoine immobilier. Et comme disait le poète : « objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ». De surcroît, ce complexe symbolise l’amitié étroite qui lie les peuples sénégalais et saoudien. Pour ces deux raisons, il doit être déclaré inaliénable.

On évoque aussi une nouvelle loi d’orientation pour les agences. Quand entrera-t-elle en vigueur ?

La nouvelle loi d’orientation sur les agences d’exécution a été adoptée par le Parlement en mai 2009. Cette loi définit un cadre juridique harmonisé et des principes directeurs communs aux agences. Le décret, en application de la loi d’orientation sur les agences d’exécution n° 2009/20 du 4 mai 2009 et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement, a été approuvé le 4 mai 2009. C’est dire que la loi est entrée en vigueur et les agences ont jusqu’en mai 2010 au plus tard pour se conformer aux dispositions de la loi.

Des rumeurs persistantes disent que vous êtes actionnaire dans la société Sattar. Est-ce vrai ?

C’est faux, archi-faux. Je ne suis pas actionnaire dans Sattar.

Comment vous croire quand ces rumeurs persistent depuis huit ans maintenant ?

Je sais que je ne suis pas actionnaire dans la société Sattar, Dieu également sait que je n’en suis pas actionnaire. Allah Soubahanou wa taala est plus important que tout pour le croyant que je suis. Je jure au nom d’Allah et sur son Sacré livre le Coran (Ndlr : il prend un exemplaire du Coran et jure dessus) que je ne suis pas actionnaire dans cette société de mon ami de cinquante ans.

Parlons à présent de la Douane. Le Président vous aurait-il tordu le bras en nommant Makhtar Cissé en remplacement de Nanga, à la place de votre ami et candidat Khalifa Dièye ?

Monsieur le Président ne m’a jamais tordu le bras et j’ai donné mon accord en ce qui concerne la nomination du Colonel Cissé que je connais très bien depuis très longtemps, et avec qui j’entretiens des relations cordiales. Je pense également que Monsieur le président de la République n’a pas besoin de tordre le bras à qui que ce soit pour la nomination d’un haut fonctionnaire à un poste, car lui seul dispose de l’autorité pour nommer aux fonctions civiles et militaires. Cela dit, je tiens à préciser que je n’ai jamais proposé Monsieur Dièye au poste de Directeur général de la Douane.

On évoque une lettre que vous aviez écrite pour demander que les dirigeants de Nestlé, épinglée pour fraude, soient traités avec diligence…

Je n’ai pas écrit une lettre, j’ai plutôt fait des annotations sur une lettre que m’a envoyée Nestlé. Lettre dans laquelle, la société se plaignait de procédures contraignantes exercées sur elle par la Douane. Nestlé étant un grand investisseur dont les dirigeants n’avaient nullement envie de se dérober à la loi, j’ai demandé qu’ils soient traités avec égard, comme toute autre personne.

Pierre Aïm aussi a bénéficié d’un traitement de faveur. Ce n’est pas trop ?

Monsieur Aïm m’a soumis son cas, avec des arguments fort convaincants. J’ai demandé aux autorités de la Douane de vérifier la pertinence des arguments qu’il a avancés. En attendant que cette vérification aboutisse, j’ai demandé qu’il lui soit accordé un moratoire de trois mois. Toutefois, je dois le rappeler, j’ai tenu à préciser à M.Aïm, en présence des autorités de la Douane, que je ne trancherai pas ce dossier quant au fond, car les douaniers sont des agents assermentés bénéficiant de toute ma confiance dans le cadre de l’exercice de leur fonction.

Que s’est-il passé avec les nouveaux statuts de la police pour que vous receviez les anciens policiers ?

Les policiers pensaient que je bloquais leur dossier. Je leur ai donné la bonne information basée uniquement sur les textes, ils ont présenté leurs excuses en me disant qu’ils ont été abusés.

Nous avons appris que vous avez été promu au grade d’Officier dans l’ordre de la Légion d’honneur par le Président Sarkozy. Que ressentez-vous ?

C’est un grand honneur pour moi. Je remercie très sincèrement le Président Nicolas Sarkozy pour cette marque de reconnaissance que je partage avec les agents du ministère de l’Economie et des Finances qui abattent un travail colossal surtout pour le recouvrement des recettes budgétaires. Par exemple, pour l’année 209, les Impôts ont recouvré 697,7 milliards et la Douane 386,5 milliards. Ce qui constitue une part importante du budget de l’Etat devenu très crédible auprès des institutions financières internationales. Pour l’opération d’émission de bons du Trésor lancée la semaine dernière, nous avons obtenu 100 milliards alors que nous en recherchions 25. Pour des raisons de gestion prudente de la trésorerie et de l’endettement du pays, nous ne retenons que ces 25 milliards. Si nécessaire, nous reviendrons pour une nouvelle émission. L’année dernière, nous avons obtenu 24 milliards du Fmi sans débat. C’est vous dire…

Un Etat si liquide qu’il peut laisser 52 milliards dus par la Sgbs, la Bicis et la Sdv dans l’affaire Korban ? Que s’est-il passé ?

Depuis 1995, ces sociétés avaient transigé pour plus de 300 millions. Cependant la procédure n’avait pas été radiée. Ce qui explique l’arrêt rendu par la Cour d’appel et condamnant ces sociétés à payer 52 milliards. Mais encore une fois, comme ces sociétés avaient transigé, nous avons confirmé par un protocole d’accord cette transaction vieille de quinze ans.

À la veille de chaque réaménagement, on annonce votre départ mais vous êtes toujours là. C’est quoi le secret de votre longévité ?

Mon secret ? Peut-être que Monsieur le président de la République est satisfait de mon travail, et tant que je bénéficierai de sa confiance, je m’efforcerai à la mériter.

Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que vous auriez des dossiers explosifs sur lui d’où la crainte que vous inspireriez ?

C’est une hérésie totale. Le Chef de l’Etat est le garant de l’application des lois et règlements de ce pays. Je n’ai pas connaissance d’une transgression de sa part des lois et règlements de ce pays.

Après le ministère des Finances, que compte faire Abdoulaye Diop ?

J’irai peut-être jouer dans un grand club de football en Angleterre, Italie, France ou en Espagne (Rires).

Source: las

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France:Ces départements au bord de l’asphyxie financière

entreprisesIls sont une vingtaine à ne pas savoir comment boucler leur budget. En 2011, ils seront deux fois plus. Recettes en chute libre, dépenses sociales qui explosent : les départements courent à la catastrophe financière. La semaine dernière, François Fillon a décidé de se saisir du sujet.

La Gironde qui dévoile devant micros et caméras un panneau « Département en danger » ; Saône-et-Loire qui met en ligne « La Chute des départements », une vidéo déjà visionnée par plus de 16.000 internautes ; l’Association des départements de France qui adresse un mémorandum en forme d’appel au secours au Premier ministre… Lequel a annoncé le 1 er février la nomination d’experts chargés de fournir un diagnostic et des solutions.
C’est que la grogne et l’inquiétude se font de plus en plus palpables dans les conseils généraux, dont les élus sont confrontés à une redoutable équation financière. D’un côté, des recettes en chute libre. En 2009, le marasme immobilier aurait provoqué un manque à gagner de 1,7 milliard d’euros au titre des droits de mutation, selon l’Association des départements de France. De l’autre, des dépenses sociales qui s’envolent. Aide à l’autonomie des personnes âgées ou des handicapés, aux chômeurs ou aux travailleurs précaires via le RMI devenu le RSA : en 2008, déjà, les départements se plaignaient d’une facture indue de 3,8 milliards d’euros, représentant les prestations non compensées par un Etat mauvais payeur…
2009, année de récession, n’a sans doute rien arrangé. « Aucun autre niveau de collectivité n’accuse un tel trou budgétaire », observe Michel Klopfer, expert en finances locales. Les conseils généraux n’accusent pas seulement le choc de la crise et de la réforme de la fiscalité. Ils s’estiment aussi victimes des indélicatesses d’un Etat mauvais payeur qui ne leur règle pas toutes les factures liées aux compétences dont ils ont hérité.
Réduction de la voilure

Du coup, les départements doivent se résoudre à tailler dans les dépenses non obligatoires : soutiens aux communes, aux associations sportives, culturelles et… à l’Etat, qui sollicite leur cofinancement, notamment pour les TGV. Certes, la pertinence de certains dispositifs peut se discuter. La distribution d’ordinateurs portables dans les collèges s’impose-t-elle ? La gratuité des transports scolaires, quelles que soient les ressources des parents des bénéficiaires, peut-elle encore avoir cours ? Mais il s’agit de choix politiques sur lesquels les élus départementaux veulent continuer d’arbitrer librement, forts de leur compétence générale.
Pourtant, cette faculté d’agir en tout domaine au nom de l’intérêt général trouve ses limites financières. Les conseils généraux, qui viennent de perdre l’essentiel de leur pouvoir de lever l’impôt – ils ne maîtrisent plus que 10 % de leurs ressources -ont des fins de mois difficiles. Face au risque de déficit budgétaire et de mise sous tutelle, les exécutifs départementaux font primer le principe de précaution et réduisent la voilure. Depuis plusieurs mois, la gauche mène l’offensive médiatique sur le thème de l’atteinte aux services publics dans les territoires et d’une recentralisation rampante préparée par l’Elysée. Une vingtaine de départements sont en quasi-faillite et ce chiffre pourrait doubler en 2011. L’affaire est prise au sérieux par François Fillon, qui vient de mettre en place une mission de diagnostic et de propositions sur le sujet.

Source: les Echos

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DÉVELOPPEMENT DU RIZ LOCAL DANS LE DELTA : 6,5 milliards de FCfa de l’Afd au Sénégal

rizL’Agence française de développement (Afd) a accordé une subvention d’environ 6,5 milliards de FCfa, destinée à la mise en œuvre du Projet de promotion de partenariats rizicoles dans le Delta, initié par le gouvernement du Sénégal.

Le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop et l’ambassadeur de France, S. E. Jean-Christophe Rufin, ont procédé mardi, à Dakar, à la signature de la convention de financement de ce projet. Le coût global du projet est de 16,5 milliards de FCfa, tandis que la subvention, qui était l’objet de la signature, se situe à 40% de son financement.

Les 6,5 milliards de l’Afd sont constitués d’un prêt de 5,25 milliards de FCfa. Le reste est une contrepartie du gouvernement sénégalais.

« Le projet vise à créer les conditions d’amélioration de la production nationale pour la satisfaction des besoins en riz du Sénégal », a souligné le ministre d’Etat, Abdoulaye Diop, avant de rappeler qu’il s’agissait d’une « réponse à la dernière crise alimentaire ».

En 2012, a-t-il signalé, ce projet devrait contribuer « fortement », à l’amélioration de la production agricole locale, ainsi que des conditions de vie des populations du monde rural. Il en est attendu « une meilleure rentabilité de la filière-riz ». « Pour l’Etat, il est attendu une forte atténuation du déséquilibre de (la) balance commerciale du Sénégal fait de l’importation massive du riz, denrée stratégique pour le Sénégal », a ajouté le ministre d’Etat. Il a en outre, souligné l’objectif de l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz du Sénégal, du moins de la sécurité alimentaire pour un pays rudoyé par la crise alimentaire de 2008.

Aussi, a-t-il rappelé la « priorité toute particulière » que le président Abdoulaye Wade a accordée au développement du secteur agricole, en raison de son impact sur la croissance économique et sur la politique de lutte contre la pauvreté.

L’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin a, pour sa part, rappelé l’origine de la subvention qui « répond à un engagement pris par le président de la République française ». « L’Afd est un partenaire historique de la Vallée. Elle a régulièrement financé les programmes d’investissement dans cette région, depuis le barrage de Diama jusqu’aux périmètres irrigués, et a accompagné toutes les évolutions institutionnelles de la Saed », a-t-il relevé.

Source: Aps

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STABILITÉ ÉCONOMIQUE : Gilles Hervio satisfait des réformes du Sénégal

gillesLe chef de délégation de l’Union européenne (Ue) au Sénégal, Gilles Hervio, qui participait hier à la revue annuelle conjointe de coopération entre le Sénégal et l’Ue, a déclaré que le Sénégal a pu rétablir les équilibres macro économiques fondamentaux et mettre en œuvre les réformes attendues. Cette rencontre avait pour objectifs d’assurer une large concertation entre les acteurs sur la mise en œuvre du programme de coopération et de formuler des recommandations en vue d’une plus grande efficacité dans la réalisation des projets.

Le gouvernement du Sénégal, de l’avis du chef de la Délégation de l’Ue, M. Gilles Hervio, a pu rétablir les équilibres macro économiques fondamentaux et mettre en œuvre les réformes attendues. Il s’exprimait à l’ouverture de la revue annuelle de coopération entre le Sénégal et l’Ue qui a eu lieu hier à Dakar. « Cette crise a eu des impacts négatifs sur les budgets y compris ceux des secteurs sociaux », a-t-il constaté. Pour l’atténuer, a-t-il rappelé, la Délégation de l’Ue avait mobilisé 19 milliards de francs Cfa.

Cette revue annuelle vise, selon lui, à « analyser » et à « comparer » les performances et les résultats à mi-parcours du 10e Fonds européen de développement (Fed). Il a, par ailleurs, salué le travail réalisé par la Direction des marchés publics (Dmp) et l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) dans l’amélioration de la transparence et de la lutte contre la corruption. Pour lui, les efforts de ces structures ont « permis une amélioration considérable du contrôle des marchés publics ».

70 % du Programme indicatif déjà engagés

Toutefois, il a estimé que l’annonce faite par le président de la République du Sénégal de donner une capacité d’auto saisine à l’Agence de lutte contre la corruption et la concussion doit être effective. Pour cela, a-t-il dit, « celle-ci doit faire preuve de courage et que la justice se saisisse des affaires qui seront dénoncées ». M. Hervio a aussi noté des avancées dans la gestion du foncier, assurant que son institution reste attentive à la mise en œuvre effective des mesures qui permettront plus de transparence dans les attributions de terrains pour appuyer le gouvernement du Sénégal.

Les deux secteurs clés de coopération entre le Sénégal et l’Ue que sont les infrastructures routières et l’assainissement ont été abordés au cours de cette revue annuelle. Selon M. Hervio, 70 % du programme indicatif ont ainsi été engagés, deux ans après sa signature et six programmes ont fait l’objet d’une décision de financement pour un montant de 44 milliards de francs Cfa.

La mise en œuvre de la coopération a atteint des niveaux records avec soit près de 78 milliards de francs Cfa de contrats signés et des décaissements de 71 milliards de francs Cfa en 2009.

Présidant la cérémonie au nom de son collègue de l’Economie et des Finances, le ministre du Budget, Abdoulaye Diop, s’est réjoui de la coopération entre le Sénégal et l’Ue. « Malgré la crise économique et financière qui secoue le monde entier, l’Ue reste l’un des principaux bailleurs de fonds du Sénégal en totalisant une contribution qui représente encore la moitié de l’Aide publique au développement (Apd) reçue par le pays », a-t-il déclaré. Selon lui, la régularité des interventions de l’Ue est révélatrice de la qualité des relations séculaires entre cette institution et le Sénégal. Ces ressources, selon lui, vont permettre au gouvernement de poursuivre les efforts dans l’amélioration de l’environnement des affaires, la mise à niveau des entreprises, la facilitation des échanges et le renforcement des capacités d’exportation.

Source: le Soleil

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