L’avenir de l’économie et de la finance internationales dépendra de la régulation de la finance, de la mise en œuvre de mesures antiprotectionnistes et du respect de l’environnement, analyse l’économiste français Nicolas Baverez.
‘’Les trois leviers décisifs qui décideront de l’avenir sont la régulation de la finance, la capacité à endiguer le protectionnisme et l’instauration d’un mode de développement respectueux de l’environnement’’, assure l’essayiste dans un ouvrage ‘’Après le déluge : La grande crise de la mondialisation’’ (194 pages), publié récemment aux éditions Perrin (France).Sur un autre registre, Baverez appelle à combattre ‘’la contagion de la peur, l’obsession sécuritaire et le retrait’’ qui caractérisent, selon lui, le monde aujourd’hui.
Pour ce faire, ‘’la construction d’une gouvernance planétaire’’ et la ‘’multipolarité’’ sont nécessaires, note-t-il, relevant que la multipolarité ‘’n’implique pas nécessairement le multilatéralisme’’.
Cette multipolarité suscite d’autant plus d’espoir qu’à son avis, ‘’le leadership absolu des Etats-Unis est révolu’’ même si le Japon et l’Europe, autres grands leaders de l’économie mondiale, ‘’sont sous la double menace de la déflation et de la marginalisation’’.
Mais encore, analyse Baverez : ‘’Les Etats-Unis demeureront la première puissance économique du monde pendant plusieurs décennies, grâce à la vitalité de leur démographie, grâce à la réactivité et à la créativité de leur société, grâce à la crédibilité de leur Etat de droit et à la solidité de leur institutions, grâce au rôle international du dollar…’’.
‘’Après le mythe de l’autorégulation des marchés, une nouvelle grande illusion prospère, fondée sur la croyance selon laquelle un Etat développé ou une banque centrale ne peuvent pas faillite’’, explique-t-il, à propos des causes de la crise financière partie des Etats-Unis en septembre 2008.
Pour sortir cette crise financière devenue économique, ‘’du côté du marché du travail, la priorité doit aller au soutien de l’emploi, à l’accompagnement personnalisé des chômeurs, à l’intégration des immigrés, à la formation initiale et continue, enfin et surtout, à la flexibilité’’, préconise-t-il.
Source: Aps









