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ÉCONOMIE SÉNÉGALAISE : Les recettes budgétaires progressent de 7,1 % en octobre 2009

ÉCONOMIE SÉNÉGALAISE : Les recettes budgétaires progressent de 7,1 % en octobre 2009

abdoulaye diopLes recettes budgétaires ont enregistré, à fin octobre 2009, une progression de 7,1 % pour atteindre 912,1 milliards F Cfa, tandis que les dépenses totales et prêts nets ont augmenté de 10,9 % pour se situer à 1192,2 milliards F Cfa, selon la dernière note de conjoncture d’octobre 2009 qui vient d’être publiée par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Economie et des finances du Sénégal.

Les recettes budgétaires ont enregistré, à fin octobre 2009, une progression de 7,1 % pour atteindre 912,1 milliards F Cfa, tandis que les dépenses totales et prêts nets ont augmenté de 10,9 % pour se situer à 1192,2 milliards F Cfa.

Ainsi, le solde global (base ordonnancement) dons compris, correspondant à la différence entre les ressources de l’Etat (recettes et dons) et ses dépenses totales, est estimé en déficit de 189,1 milliards, à fin octobre 2009, contre un déficit de 165 milliards F Cfa, en fin octobre 2008, soit une détérioration de 24,1 milliards F Cfa. Quant au solde budgétaire de base (hors Ppte et Iadm), il s’établit en déficit de 69 milliards.

S’agissant de la situation estimée des institutions monétaires, à fin octobre 2009, elle est marquée par une augmentation de 4,8 milliards F Cfa des avoirs extérieurs nets et une progression de 0,6 % du crédit intérieur. En contrepartie, l’évolution de la masse monétaire s’améliorerait de 0,7 %, un peu dans le sillage du Pib nominal. L’encours du crédit intérieur, constitué des créances nettes à l’Etat et au secteur privé, se situerait, quant à lui, à 1572,7 milliards à fin octobre 2009 contre 1562,6 milliards F Cfa un mois plus tôt, soit une hausse de 10,1 milliards F Cfa ou 0,6 %, en liaison avec les créances nettes du système bancaire à l’Etat et les crédits accordés au secteur privé. Les créances nettes du système bancaire à l’Etat passeraient de 127 milliards à 127,8 milliards F Cfa entre fin septembre et fin octobre 2009, soit une augmentation de 0,8 milliard F Cfa. Concernant les crédits accordés au secteur privé, ils se chiffreraient à 1444,9 milliards à fin octobre 2009, progressant de 9,3 milliards par rapport au mois précédent. Cette évolution traduirait essentiellement la hausse de 9,2 milliards des crédits ordinaires qui se situeraient à 1430,8 milliards en fin octobre 2009. Les crédits de campagne se positionneraient à 14,1 milliards.

A la fin octobre 2009, les crédits octroyés par le système bancaire au secteur privé, seraient constitués de 939,2 milliards de crédits à court terme (64%), 433,5 milliards de crédits à moyen terme (31%) et 72,2 milliards de crédits à long terme. La part des crédits à long terme dans le financement bancaire du secteur privé, se situerait à 5%, dénotant la faiblesse des crédits destinés à l’investissement.

Faiblesse des crédits destinés à l’investissement

L’activité économique interne, mesurée par l’Indice général d’activité (Iga), proxy du Pib hors agriculture et administration, a enregistré au mois d’octobre 2009, une hausse de 10,2 %, en variation mensuelle, après celle de 1,4 % relevée au mois précédent. Cette croissance est consécutive à la bonne évolution dans l’ensemble des secteurs d’activité. Ainsi, indique la Dpee, grâce à la bonne tenue des activités au niveau de la construction (44,1 %), des corps gras alimentaires (27,8%), des industries extractives (17,1 %) et des autres industries (16,4 %), le secteur secondaire a enregistré une croissance de 18,8 % par rapport au mois précédent. Ces évolutions, souligne-t-on, ont permis de compenser les baisses relevées au niveau des activités de raffinage (-8,4 %) et de conserveries de viandes et de poissons (-3,5 %). Au niveau du secteur primaire (hors agriculture), l’activité a évolué de 7 % en variation mensuelle et de 9 % en glissement annuel. En effet, dans le sous secteur de l’élevage, l’activité a progressé de 11,2 % entre les mois de septembre et octobre 2009.

Cette performance a été favorisée par la production de viande au niveau de l’abattage contrôlé qui est passée de 1 668 tonnes à 1 858 tonnes entre les deux périodes. Les productions de viande bovine et ovine, qui constituent 95 % de l’abattage contrôlé, ont respectivement augmenté de10,4 % et de 12,4 %, sur une base mensuelle. Cependant, la production moyenne des dix premiers mois de 2009, fait état d’une baisse de 5 %, imputable au repli de la production de bovins et de caprins. En glissement annuel, l’activité s’est intensifiée de 7,1 %.

Concernant le secteur de la pêche, l’activité a enregistré une baisse de 7,2 % par rapport au mois précédent, consécutive au repli de 54,7 % des prises de la pêche industrielle, qui sont passées de 4 294 à 1947 tonnes entre septembre et octobre 2009. Cependant, sur une base annuelle, les débarquements de la pêche ont augmenté de 17,4 % au mois d’octobre et de 3,1 % en moyenne sur les dix premiers mois de 2009.

Le commerce intracommunautaire excédentaire de 6,5 milliards

Quant au secteur tertiaire, il a enregistré une croissance de 7,0 %, malgré la légère baisse de 1,7 % des activités commerciales relevées dans les activités commerciales. Ce regain d’activité a été soutenu par le dynamisme des services de transports et de télécommunications, des services financiers et sanitaires qui ont augmenté de 15,3 %, 39,4 et 36,0 % respectivement. Les prix à la consommation ont augmenté de 1,1 %, après un ralentissement de 0,5 % en septembre.

Cette légère augmentation reflète l’accroissement des prix des produits alimentaires de 2,5 % et ceux de l’enseignement de 2,3 %. Les prix des produits locaux sont marqués par une hausse de 1,9 %, tandis que ceux des produits importés ont baissé de 1,2 %.

Malgré le ralentissement progressif globalement observé depuis plusieurs mois, avec un taux d’inflation moyen estimé à 1,4 %, sur les dix premiers mois de 2009, la variation des prix est en dessous de la moyenne de la zone Uemoa avec (-0,9 %) et (-0,4 %) respectivement au Sénégal et en Guinée-Bissau où les prix se sont inscrits dans un mouvement déflationniste. En outre, les pertes de compétitivité se sont poursuivies au mois d’octobre 2009, consécutivement au mois précédent. En effet, la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise a connu une détérioration de 1%, en rythme mensuel, du fait principalement du différentiel d’inflation défavorable, évalué à 0,86 %.

L’évolution des échanges commerciaux avec l’extérieur, entre septembre et octobre 2009, est caractérisée par des replis de 17,8 % et 21,0 % respectivement pour les exportations et les importations. Le cumul sur les dix premiers mois de 2009, comparé à celui de la même période de 2008, accuse des baisses respectives de 8,4 % et 22,1 % pour les exportations et les importations. Ainsi, le déficit de la balance commerciale de biens est estimé, en fin octobre 2009, à 807,3 milliards contre une prévision annuelle révisée de 1093 milliards. Concernant le commerce intra-communautaire, le Sénégal a enregistré un excédent de 6,5 milliards en octobre 2009 contre 10,7 milliards au mois précédent. Globalement, sur les dix premiers mois de 2009, l’excédent commercial est de 135,5 milliards contre 162 milliards à la même période en 2008.

Source: le Soleil

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