Archive | December, 2009

Programme national de développement local : 14 milliards versés aux collectivités

collectivitéProgramme durable initié par le gouvernement du Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement local, le Programme national de développement local (Pndl) vise, à travers la réduction de la pauvreté, la promotion et la mise en œuvre d’une stratégie soutenue de développement vers les collectivités locales. Sur la base d’une prévision de ressources durant l’année 2009, d’un montant de 16 milliards de francs Cfa, il a couvert ses besoins de trésorerie à hauteur de 88 %. Soit une disponibilité de 14,24 milliards de francs Cfa.

La mise en œuvre du Programme de travail et du budget annuel 2009 a occasionné une exécution appréciable des activités du Programme national de développement local (Pndl), durant l’année. Le taux de décaissement a, entre décembre 2008 et novembre 2009, progressé de 36,8 % à 47, 66 %. Sur un total de 1 777 micro-projets retenus dans les conventions de financement, 855 ont été réceptionnés provisoirement. Alors que 254 le sont définitivement. Les activités budgétisées pour l’année 2010, requièrent un financement de l’ordre de 17 milliards de francs Cfa pour leur bonne exécution. Tels sont les principaux enseignements à tirer de la réunion du Comité de pilotage du Pndl qui s’est tenue hier sous la présidence du ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales. Réunion au cours de laquelle le secrétaire exécutif du Pndl a révélé que le Programme, sur la base d’une prévision de ressources durant l’année 2009, d’un montant de 16 milliards de francs Cfa a couvert ses besoins de trésorerie à hauteur de 88 %. Soit une disponibilité de 14,24 milliards de francs Cfa. La mobilisation de la contrepartie de l’Etat pour un total de 7,89 milliards de francs Cfa nets sur l’année 2009 a été fortement appréciée par le secrétariat exécutif du Pndl qui n’en estime pas moins qu’elle est intervenue en fin de gestion. Ce qui correspond à 55 % des ressources mobilisées. Cette situation, selon Samba Guèye, s’explique essentiellement par le versement au cours de l’année 2009 de l’intégralité du Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) 2009 pour 4,2 milliards de francs Cfa, de 1,7 milliards de francs Cfa pour le Fecl 2008 et des contreparties 2007 et 2009 du Projet pistes communautaires pour 1,09 milliard de francs Cfa.

Aliou Sow en a ainsi conclu que les résultats obtenus renseignent sur le bond qualitatif réalisé par le Pndl en peu de temps. Ce qui l’amène à inviter le secrétariat exécutif à maintenir cet élan. Mais aussi à mieux communiquer par rapport à ses acquis. Des acquis que le secrétaire exécutif du Pndl a eu à énumérer au cours de cette journée. Pour Samba Guèye, la mise en œuvre du Programme national de développement local a été marquée en 2009 par des faits majeurs avec la restructuration achevée des Agences régionales de développement ; le démarrage de toutes les réformes inscrites par les agences d’exécution. Mais également la poursuite des ateliers de formation sur plusieurs échelles locale et nationale ; l’approfondissement et la consolidation de la position de leadership dans la mise en œuvre de la stratégie de développement local et le développement d’un partenariat avec plusieurs structures d’appui au développement local. Tout comme la production d’outils et d’instruments de pilotage stratégique du programme. Autant d’actions qui, à ses yeux, ont permis d’opérer une nouvelle tendance orientée vers l’atteinte des résultats.

De manière opérationnelle, la mise en œuvre du Pndl a permis d’obtenir des résultats encourageants. Avec notamment l’amélioration des fondamentaux qui permettent la mise à jour du cadre légal, réglementaire et institutionnel de la décentralisation.

Programme durable initié par le Gouvernement du Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement local, le Programme national de développement local (Pndl) vise, à travers la réduction de la pauvreté, la promotion et la mise en œuvre d’une stratégie soutenue de développement vers les collectivités locales. Plusieurs autres thématiques sont en cours de finalisation et dont l’issue heureuse permettra de modifier le visage institutionnel de la décentralisation.

Source: Walf

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La finance doit se réconcilier avec le reste de l’économie

dollar-euroIl y a trois ans, New York craignait de voir Londres lui ravir le titre de capitale mondiale de la finance, un titre qui a depuis beaucoup perdu de son lustre.

A l’époque, grandes villes et petits Etats se disputaient les emplois et le prestige que pouvait conférer ce secteur en forte croissance. Facilités réglementaires et fiscales, compétences linguistiques et professionnelles, offres d’infrastructures étaient autant d’arguments invoqués pour l’emporter. New York et Londres, rivales de toujours, luttaient pour la plus haute marche du podium, tandis que d’autres places financières, comme Francfort, Dubaï, Singapour ou Zug (Suisse), se battaient pour décrocher un accessit.

Pourtant, les premiers doutes s’étaient installés avant même que la crise financière n’éclate. On a commencé à comprendre que la finance créait de nombreux emplois très bien rémunérés, mais en partie aux frais du reste de la population. Au Royaume-Uni, si les institutions financières contribuaient au quart de l’impôt sur les sociétés et versaient l’essentiel des recettes sur les droits d’enregistrement, grandes banques d’affaires et fonds spéculatifs trouvaient le moyen de minimiser cette facture fiscale.

Maintenant que les excès du secteur ont précipité l’économie mondiale dans la récession, la City et ses consoeurs suscitent une sorte de passion rancunière, ou plutôt une rancune passionnelle. La finance reste source de prestige, de bons salaires et de revenu d’exportation conséquent, mais elle est perçue comme une source de risques sérieux dont on n’avait pas pris conscience auparavant.

Le Royaume-Uni a mis tous ses oeufs dans un panier peu solide. Si l’on ne sait pas encore précisément combien aura coûté le sauvetage des banques, il est certain que la crise a fait basculer le pays dans la récession la plus longue depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Et les prévisions, optimistes, du Trésor britannique n’annoncent un retour au niveau du produit intérieur brut (PIB) de 2008 qu’à l’horizon 2012.

Un blason à redorer

Les dirigeants politiques ont une influence déterminante sur la localisation et les orientations de l’activité financière. Les électeurs leur demandent de ne pas tenir compte de l’intérêt des banques. Lorsque celles-ci ont assuré que la nouvelle taxe britannique sur les primes les pousserait à quitter Londres, on a entendu… des applaudissements enthousiastes.

La finance peut redorer son blason. Après tout, c’est un secteur d’activité qui a une véritable utilité : il collecte et alloue les ressources, garantit la liquidité des marchés et répartit les risques. Et il faut des gens compétents pour assurer ces fonctions. Les financiers doivent simplement démontrer qu’ils sont capables de créer des emplois et de contribuer aux recettes publiques… sans mettre l’économie en danger.

Source: le Monde

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Inflation, protectionnisme, inégalités : les trois écueils menaçant la Chine

chine-japonEn 2009, la République populaire de Chine a fêté ses 60 ans. Elle a aussi réussi à éviter une catastrophe économique en investissant 4 000 milliards de yuans (586 milliards d’euros) dans un plan de relance sans précédent. Tout est maintenant en place pour que 2010 soit riche en succès. Enfin, si tout se passe bien, car Pékin devra faire face à trois dangers : l’inflation, le protectionnisme et les inégalités sociales.

Une première forme d’inflation a déjà fait son apparition. L’injection dans l’économie de 1 500 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros) sous forme de prêts, que les banques ont accordés sur commande de l’Etat, et de capitaux étrangers motivés par la spéculation a fait exploser la valeur des actions et des propriétés immobilières.

En 2009, le prix du foncier a battu des records à Pékin, à Hongkong, ceux des appartements ont crevé les plafonds. Les premières sociétés qui ont accédé au marché tout neuf des firmes à forte croissance de Shenzhen ont vu leur cours doubler dès le premier jour.

Le prix des actifs s’envole et, pourtant, les prix à la consommation ont à peine frémi. De nombreux pays sont confrontés à cette situation, mais aucun gouvernement ni banque centrale n’a trouvé de parade : le relèvement des taux compromettrait la croissance en pénalisant consommateurs et producteurs. Une option qui, pour Pékin, serait suicidaire.

La Chine pourrait aussi être confrontée en 2010 à un regain de protectionnisme. L’année qui s’achève a déjà vu quelques passes d’armes avec les Etats-Unis sur les pneus ou l’acier. Ce sont là des cas isolés, mais la faiblesse entretenue du yuan peut, elle, être considérée comme une subvention déloyale, qui fausse le jeu et pousse les Américains à consommer plus qu’ils ne le devraient.

Certains économistes clament déjà que si la Chine ne change pas d’attitude sur la question des taux de change, il faudra ériger de nouvelles barrières douanières. Aux Etats-Unis, certaines personnalités politiques pourraient se joindre au mouvement, surtout si le chômage américain, qui atteint déjà 10 %, continue de grimper.

Risques de troubles

Le troisième facteur de risque est l’inégalité sociale. Moins visible, c’est le plus crucial : la concomitance de la flambée du prix des actifs et de la quasi-stagnation des salaires creuse le fossé entre détenteurs de patrimoine et prolétaires ne possédant pratiquement rien. Le taux de chômage officiel (4 %) passe sous silence les 150 millions de travailleurs migrants. La Chine est aussi un pays où un peu plus de 30 % des jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi.

La plus grande crainte des dirigeants est que l’oisiveté forcée et les inégalités créent des troubles. Une enquête récente menée par l’Académie des sciences sociales du Zhejiang, dont le South China Morning Post s’est fait l’écho, indique que 96 % des personnes interrogées “en veulent aux riches”.

Pékin pourrait gérer ces écueils séparément. Mais si les trois se matérialisent en même temps, l’année du Tigre portera bien son nom, vu le nombre de féroces combats qu’il faudra livrer.

Source: le Monde

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Etats-Unis : GMAC passe aux mains de l’Etat

general_motorsLe département du Trésor américain a annoncé mercredi qu’il volait une troisième fois au secours du groupe de services financiers GMAC, ex-filiale de General Motors, en lui apportant 3,8 milliards de dollars de capitaux frais supplémentaires et en prenant son contrôle.
Cette aide, qui porte à 16,3 milliards de dollars les fonds publics injectés dans cette ancienne division de services financiers du constructeur automobile américain General Motors, s’accompagne d’une restructuration du capital du groupe, qui sera désormais détenu majoritairement par l’Etat fédéral américain.
Sa part passera de 35% à 56%, a précisé le Trésor dans un communiqué.
Les fonds alloués par le Trésor à GMAC sont puisés dans l’enveloppe de 700 milliards de dollars débloquée par le Congrès à l’automne 2008 pour permettre au ministère de stabiliser le système financier américain.
GMAC s’était vu accorder le statut de banque en décembre 2008, ce qui lui a permis de bénéficier de l’aide de l’Etat une première fois à ce moment-là, avant une autre en mai.
Créée pour assurer le financement des achats de voitures chez General Motors, GMAC s’est diversifiée progressivement dans des activités de banque traditionnelle, de crédit hypothécaire et d’assurance. Depuis avril, elle prête aussi aux acheteurs de modèles Chrysler.
Le Trésor rappelle une nouvelle fois qu’il n’a pas l’intention de contrôler GMAC indéfiniment et estime que la nouvelle aide accordée au groupe est pour celui-ci la “meilleure chance” de revenir dans le giron du privé au cours de l’année 2010.

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L’Asie inaugure la plus grande zone de libre-échange du monde

libre échangeA compter du 1 er  janvier 2010, la Chine et les pays de l’Asean vont supprimer les droits de douane sur 7.000 groupes de marchandises et services, couvrant 90 % de leurs échanges. En Asie du Sud-Est, des industriels redoutent de disparaître sous l’afflux de produits bon marché chinois.

La vie de millions d’entreprises d’Asie va se retrouver bouleversée ce soir, à minuit, lors de l’entrée en vigueur officielle dans la région de la plus vaste zone de libre-échange du monde, habitée par près de 1,9 milliard d’habitants. Après avoir négocié un accord commercial pendant plus de huit ans et progressivement testé des baisses de droits de douane sur plusieurs de leurs marchandises, la Chine et six pays de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) - la Thaïlande, l’Indonésie, Brunei, les Philippines, Singapour et la Malaisie -se sont engagés à supprimer, à compter du 1er janvier 2010, la quasi-totalité des droits de douane appliqués sur quelque 7.000 groupes de produits et de services, totalisant près de 90 % de leurs échanges. Egalement signataires de l’accord avec la Chine, le Cambodge, le Laos, la Birmanie et le Vietnam, intégrés plus tard à l’Asean, bénéficient, eux, jusqu’en 2015 d’une clause transitoire destinée à leur permettre de ramener à zéro les droits de douane qu’ils prélèvent actuellement sur les produits chinois. « Malgré la crise financière, le commerce bilatéral va pouvoir après 2010 connaître une croissance rapide », triomphait hier dans les médias chinois Zhang Kening, l’un des cadres du ministère du Commerce ayant travaillé sur l’accord.

Pékin, qui a activement milité pour la mise en place de cette nouvelle zone, estime que l’ensemble des échanges dans la région devrait atteindre 200 milliards de dollars l’an prochain, ce qui représenterait presque un doublement par rapport aux 113 milliards de dollars recensés en 2005. La Chine compte notamment profiter de la suppression des droits de douane pour augmenter ses importations de matières premières (minerais, gaz naturel, caoutchouc…) dont elle a tant besoin pour alimenter sa croissance et pourrait également accroître régionalement ses exportations de biens manufacturés, actuellement taxés à hauteur de 5 % en Asie, pour compenser la baisse de la demande de produits « made in China » constatée, depuis fin 2007, en Occident.

Donner du temps

Si la baisse généralisée des tarifs douaniers représente une opportunité pour de nombreux entrepreneurs d’Asie du Sud-Est, comme notamment les agriculteurs thaïlandais produisant le riz au jasmin et les fruits exotiques très prisés par 1,3 milliard de consommateurs chinois, elle ne fait pas l’unanimité dans toute la région. Ces dernières semaines, les industriels de plusieurs pays ont mis en garde leurs gouvernements contre l’arrivée massive sur leurs marchés nationaux de marchandises chinoises bon marché, pro-fitant d’un yuan faible et de beaucoup de subventions gouvernementales déguisées.

En Indonésie, les opposants à l’accord ont récemment accéléré leur campagne publique contre l’accord de libre-échange, et 14 associations d’industriels, en partenariat avec le Parlement, ont officiellement demandé au gouvernement de suspendre provisoirement son application afin de laisser aux entreprises locales le temps de s’adapter. « Si le gouvernement met en place l’accord maintenant, beaucoup d’industries vont mourir », résumait mardi Airlangga Hartarto, un député. Sous la pression, Jakarta aurait accepté de renégocier un calendrier d’application de la baisse des droits de douane sur 228 catégories de produits, et notamment sur les textiles, les chaussures et l’acier en provenance de Chine. Hier, Pékin affirmait que le secrétariat de l’Asean n’avait été saisi d’aucun recours de dernière minute et que l’accord devrait s’appliquer comme prévu.

Source: les Echos

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ÉNERGIE PHOTOVOLTAÏQUE : Pour une réduction de la facture pétrolière

pétroleLe ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle qui a présidé hier la journée portes ouvertes de la société des énergies renouvelables et de la communication, a plaidé pour la capitalisation sur les technologies.

Les experts allemands ont prêché le développement de l’énergie photovoltaïque solaire au Sénégal. C’est ce qui ressort de la journée portes ouvertes de la Société des énergies renouvelables et de communication (Sercom) organisée hier. La diversification des sources d’énergies réduira notre dépendance du pétrole et la facture pétrolière. « Le Sénégal a la possibilité d’atteindre une autonomie énergétique avec le développement de l’énergie photovoltaïque solaire », a défendu Thomas Menz de l’Agence Internationale de l’Information technologique, ( I.c.t). M. Menz a levé le voile sur les progrès réalisés pour la modernisation du système de production de l’énergie avec les batteries de stockage de grandes puissances, la synchronisation avec l’éolienne. Toutefois, il reconnaît que l’essor de cette énergie verte est freiné par la contre-campagne menée par certains pays qui veulent maintenir le reste du monde sous la dépendance du pétrole. Pour donner l’exemple, la Société des énergies renouvelables et de communication (Sercom) a pris l’option d’éclairer le village de Darou avec l’énergie photovoltaïque. Elle y installera une centrale qui produira 1619 Kw/h pour toute l’année pour 260 familles de Darou.

Prenant la parole, le ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnelle, Moussa Sakho, a réitéré l’option du gouvernement du Sénégal de développer les énergies renouvelables. « Pour régler les problèmes de l’énergie à base de pétrole, notre pays doit résolument s’engager dans le développement de l’énergie solaire », soutient le ministre. Toutefois, le développement de ces sources d’énergies doit être soutenu par une politique de maintenance, indique le ministre Moussa Sakho. Compte tenu de la fréquence des pannes des batteries ou des panneaux, qui est l’une des principales contraintes de cette technologie.

Source: le Soleil

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RARÉFACTION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES : La stratégie de croissance accélérée mise sur l’aquaculture

poissonsA l’issue d’une visite de trois jours dans la zone nord du Sénégal, le secrétaire permanent de la Stratégie de Croissance Accéléré, M. Ibrahima Wade, n’a pas caché sa satisfaction concernant le rôle que l’aquaculture peut jouer dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, l’amélioration des revenus des populations et la mise à leur disposition de protéines animales.

Accompagné de sénateurs, députés et conseillers économiques et sociaux, ainsi que des responsables de l’Agence Nationale pour l’Aquaculture (Ana), des professionnels du secteur de la pêche artisanale et des opérateurs privés, Ibrahima Wade a visité des fermes aquacoles privées et communautaires, ainsi qu’une ferme d’alevinage et une fabrique d’aliments de poissons, couplée à un centre de recherches sur le secteur. L’aquaculture qui est une activité lucrative et stratégique dans le processus alimentaire et économique des populations de la région nord du Sénégal, a été introduite vers la fin des années 80. Seulement, à cause de nombreuses contraintes, l’activité a connu un relâchement qui s’est matérialisé par l’abandon progressif des bassins piscicoles encadrés naguère par la Société d’aménagement des terres du delta et de la Falémé (SAED). Face à la rareté des ressources halieutiques et aux difficultés de plus en plus croissantes rencontrées par les pêcheurs artisanaux, le secteur est remis au goût du jour, à tel point que des bassins commencent à sortir de terre, gérés par des opérateurs ayant capitalisé une expertise certaine, doublée d’un effet induit significatif sur les populations. Au cours de la tournée de trois jours, les parlementaires ont unanimement exprimé la nécessité d’appuyer l’émergence de l’aquaculture qui stagnait dans la région nord et à travers le pays, en formulant certaines recommandations pour son installation définitive dans le processus de développement du pays.

Un rôle central pour la Saed

Pendant deux jours, ils ont visité des fermes communautaires à Aram Soubalo et Diomandou (département de Podor), deux structures privées à Ross-Béthio et le centre de production d’alevins et de recherches de l’Ana à Richard-Toll. Pour le président de la Commission développement et aménagement du territoire, Yaya Dia, les efforts entrepris par les promoteurs privés et les populations doivent être accompagnés pour l’aménagement de nombreux sites qui existent au Sénégal. « Une institution comme la Saed devrait être mise à contribution et intégrer dans ses activités, l’aménagement de sites pour les promoteurs. L’aquaculture est une excellente activité d’appoint dans la lutte contre la pauvreté, dans la mesure où elle procure des revenus et des protéines animales aux exploitants », a dit M. Dia, soulignant que cette société qui a engrangé une grande expérience, peut bien atteindre cet objectif. Le sénateur qui apprécie l’initiative de la Stratégie de croissance accélérée de leur faire visiter les expériences aquacoles de l’Ana, plaide pour une amélioration des cages utilisées dans les fermes pilotes. Il a aussi émis le souhait que l’approvisionnement des fermes en aliments de poisson se fasse plus régulièrement pour éviter les ruptures.

Pour le député Issakha Ly qui salue l’avènement de l’aquaculture dans le département de Podor, il est nécessaire de multiplier les fermes communautaires dans la mesure où celle de Diomandou polarise 37 villages. Il a, en outre, mis l’accent sur l’étagement de l’alevinage qui permettrait de rapprocher les périodes de récolte de poissons. Promettant de rendre compte à la commission de développement et au président de l’Assemblée nationale, il affirme que la vallée est un domaine approprié pour l’essor de l’aquaculture de par ses ressources hydriques et humaines. Convaincu à partir des expériences visitées que le Sénégal est engagé dans la voie du développement de l’aquaculture, le président de la commission développement rural du Conseil économique et social, le professeur Demba Sow, a estimé que la multiplication des étangs est aussi une nécessité. Son homologue, Mbaye Fall Lèye, souhaite que l’Etat fasse preuve d’une plus grande volonté politique pour développer le secteur. « Les fermes pilotes constituent une réussite indéniable et les populations sont intéressées, il ne reste qu’à mettre les moyens pour étendre l’expérience », déclare le syndicaliste. La baisse du budget alloué à l’Ana, qui est passé de 1 milliard 300 millions à 300 millions, constitue pour lui un motif d’inquiétude pour ce secteur porteur.

Ibrahima Wade, Secrétaire permanent: Pour une antenne décentralisée à Saint-Louis

Le secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée (SCA), Ibrahima Wade, a affirmé qu’il a l’ambition d’ouvrir une antenne décentralisée à Saint-Louis. Selon lui, cette région stratégique regroupe l’essentiel des grappes retenues pour impulser une croissance accélérée.

A Saint-Louis pour se rendre compte des expériences engrangées dans le domaine de l’une des grappes pêche et aquaculture retenue par la SCA, Ibrahima Wade s’est dit favorable à l’ouverture d’une antenne dans la région « pour couvrir l’axe nord ». Rappelons que les cinq autres grappes sont l’agriculture et l’agro-industrie, le textile/habillement, les technologies de l’information et de la communication ainsi que le tourisme, les industries culturelles et l’artisanat d’art. M. Wade a indiqué que « les autorités étatiques ont justement pensé à développer l’aquaculture pour lutter contre la pauvreté, compte tenu de la baisse des produits halieutiques, en assurant des revenus aux populations de même que l’amélioration de leurs conditions alimentaires. » Tout en reconnaissant que le potentiel pour le développement de l’aquaculture existe M. Wade a estimé que cela suppose la mise en place de moyens additionnels, suite à la création à la création de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana). »

Ibrahima Wade a expliqué que « le choix d’amener des parlementaires sur le terrain s’explique par le souci de la SCA de voir concrètement les problèmes afin d’aider à leur trouver des solutions auprès des autorités supérieure. » Il a par ailleurs assuré que l’Etat mettra ses ressources propres pour impulser le secteur. Sur ce registre, l’Etat mène actuellement des discussions assez avancées avec la Banque africaine de développement qui s’est dit prête à dégager 1,1 milliard de francs pour la promotion de l’aquaculture. « Il est impérieux de garder l’élan impulsé par la visite de terrain des parlementaires qui prouve que l’aquaculture a de beaux jours devant elle. Nous allons constituer un comité de suivi et de dialogue permanent avec tous les acteurs du secteur pour que notre pays tire le maximum de profit des fermes et bassins aquacoles », a-t-il ajouté.

L’implication de Serigne Abo Mbacké magnifiée

Serigne Abo est convaincu que l’aquaculture constitue un secteur où le risque est minime. Il a ainsi demandé aux autorités d’étendre la science à tout le pays pour aider les populations à régler le problème de la pauvreté et de leur alimentation. Ce fils de Serigne Mbacké Sokhana Lo s’est investi depuis environ deux ans dans une expérience d’exploitation de ce créneau. Un effort qui a nécessité un lourd investissement pour aménager un vaste terrain légué par son père. Aujourd’hui, Serigne Abo Mbacké se positionne comme la locomotive de l’aquaculture dans la zone de Ross-Béthio où son père disposait de 100 ha de terre. Il l’a aménagé et s’est investi de la mission de trouver de nouvelles expériences pour le développement économique du pays. Le secrétaire permanent de la Stratégie de croissance (SCA), Ibrahima Wade, s’est félicité de l’implication de ce chef religieux dans ce domaine. M. Wade pour qui le développement du pays passera par le secteur privé, s’est dit persuadé qu’il servira d’exemples aux autres dans un environnement marqué par la rareté des ressources halieutiques.

Amath WADE, DIRECTEUR DE L’AGENCE NATIONALE DE L’AQUACULTURE : « Six milliards pour gagner le pari »

Le directeur de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Amath Wade, a estimé à six milliards la somme nécessaire pour installer irréversiblement notre pays dans l’ère de l’aquaculture.

Pour le directeur de l’Ana, il s’agit de créer douze fermes aquacoles et cages immergées dans toutes les régions du Sénégal. D’ailleurs, les deux premières unités verront le jour à Saint-Louis (Bopou Thior et Guet Ndar) et Ziguinchor (Goumel et Ziguinchor) en 2010. Le directeur de l’ANA a mis à profit cette visite pour annoncer que « l’aquaculture est déjà une activité bien maîtrisée par les populations, qui ne demandent qu’à être mieux encadrées et renforcées. » Il a appelé les institutions financières, opérateurs privés et organisations de pêcheurs à s’intéresser davantage à l’aquaculture qui présente une plus grande sécurité que la pêche maritime. Des pourparlers sont en cours avec la Banque africaine pour le développement (BAD), la Banque islamique pour le développement (BID) et la Banque ouest africaine pour le développement (BOAD) pour lancer définitivement l’aquaculture, grâce à la réalisation d’un projet chiffré à 5, 6 milliards de francs. Amath Wade cite ainsi l’importance de l’aquaculture dans la lutte contre la pauvreté ainsi que pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et son apport en calories.

Le budget de l’agence qui a chuté de 1 milliards 300 millions à 300 millions, devrait aussi être revu à la hausse pour le développement de l’aquaculture qui est en voie d’appropriation par les populations encadrées par les techniciens de l’Ana. L’exemple des femmes de Ziguinchor qui ont récemment remporté le premier prix international d’un concours sur l’ostréiculture, organisé en Espagne, illustre les prédispositions de notre pays qui compte sept régions côtières.

Abdoul Aziz Badiane, directeur technique : Un centre de reproduction de « thiof » à Mbour

Le directeur technique de l’ANA a annoncé à l’issue de la visite, le démarrage imminent d’un centre de reproduction de « thiof » (poisson noble et à forte valeur financière) à Mbour en 2010. Ce centre sera un vivier pour le repeuplement de nos eaux en « thiof » et en crevettes. L’unité sera réalisée grâce à la coopération coréenne (KOICA). La structure, importante à plus d’un titre, viendra renforcer l’objectif de production de 23 000 tonnes de poissons de rivage en 2010 et 150.000 tonnes à l’horizon 2015. « Le potentiel existe, car en plus des fermes, notre pays compte des milliers d’exutoires naturels, qui peuvent jouer un rôle dans le domaine de l’aquaculture », a dit M. Badiane.

Source: le Soleil

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La DPEE explique la spéculation pratiquée sur les produits alimentaires

micLa Division des études et politiques économiques (DPEE) a mis le doigt sur les pratiques spéculatives des commerçants sur les produits alimentaires, en montrant à travers une étude présentée mercredi à Dakar que ’’les variations annuelles des marges des commerçants sont en grande partie responsables des changements constatés dans l’évolution du prix à la consommation des produits alimentaires’’.
Au total, la spéculation a obligé les ménages à augmenter de 28% leurs dépenses consacrées aux produits alimentaires, a affirmé l’un des auteurs de l’étude, Alsim Fall lors de la présentation des résultats devant la presse dans les locaux de la DPEE.

L’étude, selon les auteurs, a utilisé un modèle théorique relativement récent adapté à l’analyse de ce type de phénomène pour apprécier l’existence ou non de spéculation sur les prix des denrées alimentaires. A l’issue de cette application, les résultats ont confirmé la présence de spéculation sur le riz entier, le riz brisé, le lait en poudre ainsi que l’arachide, a noté M. Fall.

Le document qui s’est cantonné à l’analyse des produits dits ‘’impérissables’’ comme les produits céréaliers, laitiers et arachidiers, montre ainsi, une ‘’évolution des marges bénéficiaires, notamment sur le prix du riz, qui n’est cohérente ni avec les prix en gros ni avec sa valeur maximale légalement autorisée’’, a souligné M. Fall.

Mieux, a-t–il relevé, entre 2006 et 2007, le prix du riz en gros à l’import a diminué de 0,4% alors que le prix à la consommation affiche une hausse de 7,1%, soit une hausse substantielle des marges de 33%.

En 2008, poursuit l’économiste de la DPEE, la flambée du prix international du riz au Sénégal a été importante et de ce fait la baisse de la demande conjuguée à un contrôle plus rigoureux des prix et des stocks de la part des services de l’Etat, a fléchi la marge des vendeurs qui est passée de 70 francs Cfa à 37 francs le kilo.

Nonobstant cette baisse, a affirmé Alsim Fall, la marge des vendeurs par kilogramme est restée largement au-delà de sa valeur maximale de 22 francs par kilogramme telle qu’elle a été fixée par l’Etat en avril 2008.

Sur les autres produits ciblés par l’étude, l’autre auteur Youssoupha Diagne a indiqué que pour le maïs, entre 2007 et 2008, la marge a augmenté de 45% correspondant à une contribution de 68% à la hausse du prix à la consommation.

S’agissant du lait en poudre, l’analyse apparaît plus difficile du fait que les frais intérieurs sont inclus dans la marge faute de pouvoir les mesurer avec précision, selon M. Diagne.

En définitive, a-t–il expliqué, la tension sur les prix internationaux des biens alimentaires intervenus en 2007 et 2008 s’est accompagnée d’un niveau de marge particulièrement élevé. Ainsi, souligne-t-il, l’augmentation du prix à la consommation ne reflète pas systématiquement la montée des prix internationaux.

Interrogé sur l’opportunité de cette étude, le directeur de la Dpee, Sogué Diarisso a précisé qu’elle a été déroulée suite au constat des prix élevés en 2007 et 2008, avec une moyenne de 6% d’inflation essentiellement due au coût des produits énergétiques et alimentaires.

‘’On avait constaté que les marges des grossistes avaient augmenté de façon exponentielle, ce qui a amené la Dpee à s’interroger sur le fait que la spéculation explique la dynamique des prix au Sénégal’’, a-t–il indiqué.

Il a ajouté que l’augmentation des prix s’est aussi traduite par une augmentation des marges bénéficiaires des commerçants et ceci occasionne des dépenses supplémentaires des ménages.

Soulignant n’avoir pas les compétences requises pour des mesures de saisine à l’encontre des commerçants spéculateurs, il a juste souligné que les résultats sont mis à la disposition du ministère du Commerce qui s’emploie déjà avec les magasins de référence à lutter contre la hausse des prix.

Source: Aps

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Des kiosques de légumes et fruits pour la commercialisation des produits du plan REVA

fruits et legumesLe Directeur de l’Office pour l’emploi des jeunes de la Banlieue (OFEJBAN), Boubacar Bâ a annoncé à l’APS l’implantation dans la région de Dakar de kiosques de légumes et fruits frais pour la commercialisation de la production des pôles agricoles installées par l’Agence nationale du plan Retour vers l’Agriculture.
En partenariat avec l’Agence national du plan Retour vers l’Agriculture (ANREVA), ‘’l’OFEJB AN a concocté un programme qui va permettre non seulement d’insérer les jeunes sur l’ensemble des projets agricoles déroulés à travers le pays, mais aussi de démarrer un programme de commercialisation des productions avec l’implantation de kiosques à légumes et fruits installés dans la région de Dakar et dans la banlieue’’.

Le directeur de l’Office, interrogé mardi en marge du lancement des activités du Pôle d’excellence agricole de Ngomène (Thiès) d’une superficie de 70 hectares, a précisé que ce partenariat avec l’agence du plan Reva va permettre aux jeunes d’avoir des emplois décents.

M. Bâ a souligné que depuis qu’il a été porté à la tête de l’Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue, il a préféré travailler avec ’’organisation et méthode et lancer un vaste travail de recensement qui a permis à l’office d’avoir une base de données qui sert à puiser pour insérer les jeunes selon les offres d’emploi obtenues ou selon les projets mis en œuvre’’.

Déjà avec l’exploitation de Ngomène, cinq jeunes issus de la banlieue et ’’sélectionnés de manière objective’’ à partir de la base de données ont bénéficié de 5 ha mis à leur disposition, a indiqué Boubacar Bâ précisant que ces jeunes avaient fait leur choix sur l’agriculture lors du recensement effectué par l’office.

Ainsi, ils ont pu bénéficier de l’encadrement de l’Agence nationale du plan Reva et l’OFEJBAN se chargera de les accompagner d’abord pour la formalisation des procédures au niveau de l’APIX, ensuite dans la mise en valeur de ces terres durant les trois premiers mois de l’exploitation. ‘’En plus, a-t-il relevé, ce qui est intéressant, c’est que la production des terres déjà aménagées, a déjà trouvé acquéreur’’.

En effet, une première campagne agricole de production de melons destinée à l’export vers le marché espagnol, va démarrer déjà avec le système d’irrigation goutte à goutte, a assuré le Directeur de l’ANREVA, El Hadj Malick Sarr.

’’Nous sommes en train d’initier un partenariat très fort et très fécond avec l’OFEJBAN à travers la signature d’une convention pour identifier les créneaux de coopération et déjà au niveau des jeunes agriculteurs installés dans les fermes, il y a des jeunes de la banlieue’’, a-t–il assuré.

Sur le segment de la commercialisation, M. Bâ a indiqué que les kiosques vont contribuer à réglementer le marché des légumes et fruits qui n’est pas organisé du fait d’une marge bénéficiaire élevée appliquée sur ces produits, comme pour les melons, achetés au niveau des exploitations à 250 francs le kilogramme et revendus à Dakar à 1000 francs.

Ainsi, des jeunes sélectionnés à partir de la base de données de l’OFEJBAN seront installés dans les grandes artères de la capitale avec des kiosques déjà fabriqués et des contrats signés entre l’Agence et les jeunes pour l’écoulement des fruits et légumes produits au Sénégal, selon toujours M. Sarr.

En outre, dés le début de l’année, un partenariat avec des producteurs espagnols va démarrer pour une phase test sur 50 ha, en plus de l’insertion de jeunes de la banlieue pour l’exploitation du domaine agricole de Tieppe dans le département de Kébémer où l’office compte envoyer le maximum de jeunes qui ont envie de cultiver la terre avec juste un accompagnement, un minimum de financement.

L’Office compte ainsi investir tous les secteurs de la vie active pour insérer les jeunes que ce soit au niveau du secteur de la boulangerie, des boutiques de référence, de la menuiserie de la mécanique générale où un lot de matériels et d’outils d’une valeur de 300 millions a été acquis pour moderniser les garages.

Source: Aps

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Blog de Yoro Dia

yoro dia2009 à l’image de Wade

2009 résume ce que l’histoire retiendra de Wade : une grande perplexité pour ne pas dire le meilleur et le pire.  Le pire aura été incontestablement l’affaire Segura  qui est une tâche indélébile à l’honneur de la république. Jamais dans l’histoire de notre République, le prestige et l’honneur consubstantiels à la charge de Président de la République n’ont été aussi écornés. On a préfère sacrifier l’honneur de la République pour compromettre Segura qui en fait voir des vertes et des pas mures aux autorités. La charge de chef d’Etat ne vous transforme pas automatiquement en homme d’Etat. On ne devient pas homme d’Etat aussi longtemps que l’homme sommeille en nous qui  est nous avec ses instincts (vengeance au point de vouloir le compromettre en oubliant l’honneur de la république que vous incarnez) se s’éteint pas au profit des intérêts de l’Etat. Comme le disait si bien Abdou Diouf « Quand on m’attaque personnellement je peux laisser passer mais quiconque s’en prend à l’Etat me trouvera sur son chemin ». Pour arriver à cette sorte d’Himalaya au service de l’Etat, il faut prendre de la hauteur. Quelle torture que de demander à Abdoulaye Wade de ne pas répondre ? C’est un supplice. C’est pourquoi le Président de la république descend tout le temps de son pédestrial pour répondre aux imams, aux confréries, à un curé, aux journalistes, à l’opposition, aux diplomates et aux artistes, aux statistiques des institutions internationales. Chaque polémique présidentielle « déconstruit » comme dit Derrida  le prestige de la fonction et la question essentielle qu’on doit de poser  est que le cœur de l’Etat c’est-à-dire son prestige survivra au cannibalisme des polémiques présidentielles ? « Etre grand c’est participer à une grande querelle » disait Napoléon. Les querelles Présidentielles de 2009 sont loin d’être de grandes querelles. Les grandes querelles pour le Sénégal ont pour nom la Casamance et le taux de croissance. Wade a mené deux grandes querelles dans carrière et les a gagnées : déraciner à mains nues comme Soundiata le baobab PS et le combat pour les infrastructures. D’ailleurs quoiqu’il fasse c’est que l’histoire retiendra de lui. Qui se souvient des petites querelles de Napoléon  ou de Senghor ? Personne. Donc en 2010, le Président doit se trouver une très grande querelle ou renforcer celles déjà conquises. S’il a envie d’une très grande querelle : la Casamance l’attend depuis neuf ans. Par contre s’il veut rester dans les petites querelles, je me ferais le plaisir d’offrir à son Ministre de l’information, Moustapha Guirassi le fameux livre de Paul Ricœur, Conflit des interprétations parce qu’il va en avoir besoin pour interpréter Wade qui comme Talleyrand a choisi d’être indéchiffrable

Révolution silencieuse

L’assaut lancé par l’homme d’affaires Serigne Mboup pour la conquête de la chambre de commerce de Kaolack est symptomatique  de l’évolution  de notre démocratie. Avant lui le banquier Aly Ngouille Ndiaye s’était lancé dans la conquête de la Mairie de Linguère sans oublier l’actuel Ministre de l’enseignement supérieur le Pr Tidiane ba  à la Mairie de Sedhiou. C’est une excellente chose pour notre pays que les sénégalais de telle valeur qui se sont cantonnés pendant très longtemps de la jouissance de la « sphère privée » veulent s’impliquer dans la gestion des affaires  de leur cite parce que la République n’est pas une affaire de médiocres. C’est une affaire de mérite. Et ce n’est pas un hasard si le concours est l’une des principales portes d’entrée au service de l’Etat. L’autre porte est l’élection ou la nomination et ceux qui sont nommés le sont presque toujours par les élus. Le renoncement ou le refus des élites intellectuelles et économiques de ne pas s’intéresser à la gestion des affaires publiques est une grave erreur parce qu’en démocratie l’élection est la seule voie qui permet d’accéder aux postes de décision publique. En y renonçant on laisse un espace vide occupé par des médiocres car la nature a horreur du vide. Cette entrée par effraction des élites intellectuelles et économiques est une tendance lourde car elle marque la fin de l’ère de l’expression des frustrations  dans salons feutrés à l’engagement pour changer le cours des choses. Cet engagement des élites est une attitude fort sage parce qu’en démocratie quelque soit votre fortune ou votre savoir si vous n’avez pas un mandat électif, votre avis  quelque soit sa pertinence ne peut être que privé. C’est peut être pourquoi  Dans toutes les grandes démocraties ce sont meilleurs qui se lancent soit en politique soit pour diriger les grandes institutions consulaires. La  jouissance de la sphère privée  est fondamentalement liée à   l’Etat qui définit le cadre économique et est le garant  de tous les contrats. Donc un Etat médiocre est un frein à la jouissance de la sphère privée. L’implication des banquiers des hommes d’affaires, des universitaires vise à palier ce manquement réglé par toutes les grandes démocraties parce que au fond la révolution française est du en grande partie à frustration des bourgeois et des paysans obligés d’entretenir par l’impôt un royauté médiocre et fainéante. La révolution américaine a aussi le même fondement parce que la bourgeoise américaine dont  incarnée Washington et Jefferson ne voulaient plus payer des impôts pour entretenir la cour du très médiocre Georges III. Les français ont coupé la tête de Louis XVIe et les américains ont pris les armes contre la couronne d’Angleterre, le Sénégal fait une révolution silencieuse vers 2012

2010, année d’incertitude pour Obama

De sa prestation de serment en janvier à son discours lors de la réception du prix Nobel de paix  décembre, l’année 2009 aura été incontestablement l’année Obama. Les sondages qui confirment la baisse de sa popularité montrent que 2010 ne sera pas de tout repos pour le Président américain. 2010 va être une année décisives pour les guerres d’Afghanistan et d’Irak mais plus  le premier que pour le second. L’anarchie recule en Irak, la question en 2010 est de savoir quel tyran pour remplacer Saddam à Bagdad après le départ des américains. Pour l’Afghanistan, Obama  veut que les afghans aient de plus en plus de responsabilités dans la gestion de leur propre sécurité et cela rappelle la stratégie de la « vietnamisation » lors de la guerre du Viet nam. Elle avait consisté à réorganiser et à mieux équiper l’armée du Sud Viet Nam pour faire face au Viet Min après le retrait américain. L’armée du  Sud Viet Nam s’est effondrée bien avant le départ des américains. Le régime de karzai connaitra le même sort car les talibans ont l’avantage absolu du temps. Le temps joue en leur faveur. Obama ayant annoncé le retrait des américains avec « l’afghanisation » du conflit, il ne leur reste plus qu’à attendre dans leur grotte pour revenir à Kaboul après le départ des américains.

Yoro Dia

Président KYS-GROUP

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DISPOSITIFS DE SURVEILLANCE DES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE DE L’UEMOA:Un grand chantier de formation démarrera dans les huit pays en 2010

logouemoaUn grand chantier de formation démarrera en 2010 dans les huit pays de l’UEMOA dans le but de renforcer les dispositifs de surveillance des institutions de microfinance. Elle se fera sur la base des quatre études destinées à renforcer la professionnalisation du secteur de la microfinance et qui ont été validées au terme d’un atelier région que la coopération luxembourgeoise a tenu les 14 et 15 décembre derniers à Dakar.

A travers le projet le Projet AFR/017 “Promotion de Secteurs Financiers Inclusifs dans la zone UEMOA”, la Coopération Luxembourgeoise s’emploie à aider les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) dans la bonne application de mesures mises en place pour la réglementation du secteur de la microfinance dans la sous-région. C’est dans ce sens que l’atelier région régionale tenue à Dakar les 14 et 15 décembre passé a permis la validation de nouveaux outils dont le guide méthodologique de contrôle interne et d’audit externe ; le guide de transformation institutionnelle des Sfd dans la zone Uemoa ; une étude sur la pérennisation des Associations Professionnelles de Microfinance. Il faut souligner que ces études sont destinées à renforcer la professionnalisation du secteur de la microfinance.

Pour rappel, cette action s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la finance décentralisée (Prafide) de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao) appuyé par le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg à travers le projet AFR/017. Ces à l’issue de ces assises de Dakar que les participants ont décidé que ces quatre études récemment validées à Dakar serviront de base pour un grand chantier de formation qui démarrera en 2010 dans les huit pays de l’Uemoa.

Selon l’Agence Luxembourgeoise pour la coopération au développement près de 140 participants en provenance des huit pays de l’Afrique de l’Ouest ont pris part aux travaux de ces dernières assises de Dakar et parmi lesquels, les représentants des Structures Ministérielles de Supervision, des Structures Ministérielles de Promotion, des Associations Professionnelles des Institutions de Microfinance, des Systèmes Financiers Décentralisés (Sfd), des cabinets d’expertise comptables et divers experts de la Microfinance.

Ces initiatives se prennent dans un contexte où la Microfinance a connu ces dernières années un développement fulgurant au bénéfice des populations les plus fragiles. A cela, l’Agence Luxembourgeoise pour la coopération au développement ajoute que la crise financière internationale de 2008 a confirmé la démonstration qu’une réglementation est nécessaire pour protéger les épargnants. Elle inscrit sa démarche dans une volonté d’aider le législateur à renforcer les dispositifs de surveillance des institutions de microfinance.

Source: Sud

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Abdou Aziz Bâ (Président de la Cnlcc) : ‘Nous ne considérons pas que le Sénégal a reculé en matière de corruption’

cnlccLa corruption, loin d’être un sujet nouveau, s’invite régulièrement dans les débats politiques et économiques depuis l’éclatement de l’affaire Alex Ségura. Le recul du Sénégal en matière de corruption selon Transparency International, soulève des inquiétudes. Dans cet entretien, le président de la Commission nationale de lutte contre la non transparence, la concussion et le corruption (Cnlcc), Abdou Aziz Bâ, liste les pouvoirs que la commission voudrait détenir afin de mieux faire son travail. Aussi s’est-il prononcé sur le classement du Sénégal dans l’Indice de perception de la corruption. Les résultats des travaux de la Cnlcc sont, par ailleurs, très attendus.

Wal Fadjri : Quelles sont les propositions faites par la société civile et la Cnlcc, lors de la célébration de la Journée internationale de la lutte contre la corruption ?

Abdou A. Bâ : Je reviens sur la proposition de la Commission qui a décidé de s’orienter vers la prévention institutionnelle de la corruption et des délits connexes. Nous avons pris comme exemple le Code des marchés publics, qui est le meilleur instrument de lutte contre la corruption. Ce code est fait de telle sorte, avec une procédure est si transparente, que la corruption devient presque impossible. Impossible parce qu’il n’y a pas une seule personne ou un seul organe qui prend la décision d’attribution du marché. Le candidat écarté dispose de plusieurs voies de recours juridictionnelles ou administratives. Il est, également, institué le principe d’attribution de marchés sur la base d’appel d’offres ouvert, les autres procédures étant exceptionnelles.

Nous estimons qu’il ne sert à rien de prévoir des sanctions pénales très fortes pour punir les délits de corruption, parce qu’on ne peut pas les détecter. Le meilleur moyen, c’est la prévention institutionnelle. C’est notre proposition essentielle. En ce qui concerne les autres propositions, il y a le pouvoir d’auto-saisine que nous réclamons. Mais ce pouvoir n’a de valeur que si la commission peut se saisir d’un délit de corruption. Et pour pouvoir se saisir, il faut qu’elle ait connaissance d’un tel délit. Mais par définition, la détection d’un délit de corruption est difficile. Le pouvoir d’auto-saisine, nous l’avons demandé parce que la plupart des commissions africaines disposent de ce pouvoir. Nous voulons aussi avoir le pouvoir de saisir la justice. Mais là aussi, il faut que le délit soit découvert. Et enfin, nous avons demandé le renforcement des moyens financiers pour lutter contre le fléau.

Wal Fadjri : D’après une étude de Transparency International, le Sénégal a encore reculé en matière de corruption. Est-ce la perception de la commission ?

Abdou A. Bâ : Nous ne considérons pas que le Sénégal a reculé. Et les conclusions de Transparency ou de tout autre organisme ne s’imposent pas à nous comme des dogmes. Lorsqu’on dresse un classement, nous voulons, en tant qu’organisme compétent sur le plan national, être associé ou au moins consulté. Nous ne sommes ni associé ni consulté et ceux qui dressent ces indices, ont leur façon de voir les problèmes. Ce qu’ils disent, ne peut pas constituer un dogme pour nous. Parce que nous n’avons pas fait l’étude ensemble. Cela ne veut pas dire que nous contestons ce qu’ils font, mais cela ne s’impose pas à nous. Nous avons le pouvoir de penser et d’étudier comme eux. S’ils font ça, ils doivent nous consulter ou, au moins, se concerter avec nous. Mais on ne critique personne.

Wal Fadjri : On parle de zéro cas de corruption décelé par la commission. Est-ce le cas ?

Abdou A. Bâ : Nous ne pouvons pas dire qu’il a zéro cas de corruption. Nous nous basons sur les réclamations des citoyens. Nous devons être saisis par les citoyens eux-mêmes, lorsqu’ils sont au courant de fait de corruption. Sinon, nous ne pouvons pas nous auto-saisir, même si nous sommes au courant de quelque chose.

Wal Fadjri : Y a-t-il eu beaucoup de réclamations ?

Abdou A. Bâ : Oui. La corruption est un délit qui ne doit pas être combattu uniquement par le président de la République. Tous les citoyens peuvent intervenir ; ils ont le droit de demander que ces faits fassent l’objet d’une étude et de sanction. Et la commission, à son tour, saisit la présidence de la République d’un rapport annuel ou bien demande des poursuites judiciaires. Ce sont les citoyens qui sont invités à se dresser contre la corruption, d’où le mot réclamation. Mais la plupart des demandes que nous avons reçues dénoncent des faits qui n’ont rien à voir avec la corruption, qui a une définition pénale. Les gens nous saisissent à l’occasion de conflit individuel ou lorsqu’ils ont un dossier en justice, ou encore quand ils se plaignent de l’exécution de n’importe quel contrat. Cela n’est pas de la corruption et ne relève pas de notre compétence. Nous avons eu des cas de corruption avérés et il y a eu des rapports.

Wal Fadjri : Pour que la Cnlcc soit plus efficace, le Forum civil demande sa mutation en office de lutte contre la corruption, la levée du secret bancaire, l’obligation de communiquer, etc. Qu’en pensez-vous ?

Abdou A. Bâ : Nous sommes entièrement d’accord sur le secret bancaire qu’il faut lever. Parce que, quand on veut de la transparence, on doit éviter certains secrets. C’est antinomique. Nous sommes également d’accord sur l’obligation de communiquer et le renforcement des moyens de la commission. Nous le demandons depuis toujours. Cependant, notre commission est une institution d’Etat, elle fait partie de l’administration consultative. Nous n’avons pas les mêmes rôles ni les mêmes compétences que le Forum civil. Il peut aller dans le même sens que nous, mais son intervention est souvent teintée d’autres considérations, parfois politiques. Nous, nous n’avons rien à voir avec la politique, on ne fait pas de la politique. La Cnlcc est formée de techniciens. Il y a des experts, des ingénieurs, des professionnels de la communication, des professeurs de droit, des inspecteurs d’Etat, qui sont des hommes d’expérience, sans appartenance politique. C’est en cela que notre travail est distinct de celui du Forum civil, qui est aussi beaucoup plus libre que nous.

Wal Fadjri : Le Centre de renseignement financier national en charge de la lutte contre le blanchiment d’argent, dispose d’outils performants contre ce fléau connexe à la corruption. Envisagez une collaboration avec cette structure ?

Abdou A. Bâ : Nous avons cherché cette collaboration depuis le départ. Nous avons envoyé des correspondances à la Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif), malheureusement nous n’avions pas eu de réponses favorables. Nous avions demandé des informations sur certaines questions. La cellule s’est retranchée derrière le secret, elle n’a pas voulu nous donner des informations. Mais tout dernièrement, j’ai appris qu’elle voulait travailler avec notre commission. J’ai accueilli cela avec beaucoup de plaisir. Nous allons nous réunir très prochainement et nous allons jeter les bases d’une collaboration. Il faut, cependant, noter que nous n’avons pas les mêmes spécialités. Nos fonctions sont différentes.

Wal Fadjri : Le rapport 2009 est-il bouclé ?

Abdou A. Bâ : Nous avons plutôt déposé le rapport 2008 comme la loi l’a demandé et nous avons demandé d’être reçu pour présenter le document. Nous attendons la réponse du chef de l’Etat.

Wal Fadjri : Peut-on avoir une idée du nombre de cas de corruption contenus dans le rapport ?

Abdou A. Bâ : Nous ne pouvons pas le dire. Les Sénégalais ne lisent pas souvent les textes. Il n’y a pas que la corruption que la commission doit étudier. Elle a un rôle multiple et établit des rapports sur les cas de non transparence, de corruption et de concussion. Dans la dénomination complète de la Commission, la non transparence vient en premier. Elle concerne toutes les actions blâmables dans l’administration. Car il faut que les citoyens puissent se servir de l’administration d’Etat de façon équitable. Un citoyen qui demande une audience à un ministre doit être reçu, parce que ce qu’il va dire peut être important pour l’Etat et pour l’administration considérée.

Wal Fadjri : Pourquoi n’a-t-on pas entendu la commission sur l’affaire Ségura ?

Abdou A. Bâ : Lorsqu’on a parlé de cette affaire, la commission s’est sentie concernée. Nous avons fait un communiqué pour expliquer aux citoyens, qui ne connaissent pas la loi, que nous n’avons pas été saisis sur cette affaire, donc on ne peut pas intervenir. Et par la suite, nous avons entendu des explications des pouvoirs publics, nous les avons adoptées jusqu’à preuve du contraire.

Wal Fadjri : Le chef de la Délégation de l’Union européenne avait exprimé, lors de la revue de la coopération 2008 avec le Sénégal, son étonnement de ne jamais avoir vu ou entendu parler d’un rapport fait par la Cnlcc…

Abdou A. Bâ : Je répète que les gens ne lisent pas les textes. La loi dit que la Commission présente, chaque année, un rapport annuel au président de la République. Ce rapport est ensuite publié. Donc notre obligation, c’est de dresser un rapport et de le présenter au président de la République, qui est seul habilité à le publier. Il faut retenir cela une bonne fois pour toute. Le rapport est destiné au président de la République, il en fait ce qu’il veut. Il a les pleins pouvoirs pour le faire.

Wal Fadjri : Le président a-t-il déjà publié des rapports que vous lui avez adressés ?

Abdou A. Bâ : Nous ne sommes pas au courant. Et jusqu’à présent, il n’a reçu qu’un seul rapport. Le deuxième, nous l’avons déposé, mais nous entendons d’être reçus pour le présenter.

Wal Fadjri : Quel est le bilan de la Commission, de sa création à nos jours ?

Abdou A. Bâ : La loi créant la commission a été votée en 2003 et les membres ont été nommés en mars 2004. Mais la commission ne disposait d’aucun moyen, pas de siège, ni matériel ni traitement. Nous sommes restés ainsi de mars 2004 à novembre 2005. C’est à partir de cette date que nous avons obtenu un siège, avec un très maigre budget qui ne permettait pas de faire un rapport (il s’abstient d’avancer le montant, Ndlr). C’est en 2006 que nous avons commencé à avoir des moyens. Au mois de novembre 2008, nous avons dressé le rapport de 2007. Celui de 2008 est déposé sur la table du chef de l’Etat. Dans tous ces rapports, il y a non seulement des études de réclamations, nos conclusions sur ces questions, des recommandations sur l’amélioration de l’administration, pour ce qui concerne la transparence dans l’administration. Toutes les réclamations qui ne concernent pas la corruption, ont été classées et mentionnées dans le rapport. Nous avons fait des réclamations lorsqu’on a constaté que des gens ont été condamnés de façon inexplicable. La commission a invité le président de la République à se pencher sur ces cas. Lorsque le jugement est rendu de manière définitive, il n’y a plus de voies de recours. C’est pourquoi nous demandons au président de se saisir de ces dossiers.

Wal Fadjri : C’est la présidence qui vous allouait des ressources. N’est-ce pas la raison de votre manque d’autonomie dans le travail ?

Abdou A. Bâ : Nous sommes un organisme relevant de l’administration comme les autres services. Mais pour renforcer nos pouvoirs, la loi dit que nous sommes une autorité administrative indépendante. Cela signifie, juridiquement, qu’on n’est soumis à aucune hiérarchie. C’est cela le sens de notre indépendance. Personne ne peut nous donner des instructions ou des ordres, on ne dépend de personne. C’est ce qui nous permet de faire notre travail de manière impartiale.

Wal Fadjri : Mais à la fin, c’est toujours le président qui décide ce qui sera fait de votre travail.

Abdou A. Bâ : Absolument. C’est cela le sens de l’administration consultative. Cela existe dans tous les pays.

Source: Walf

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GESTION DE POLITIQUES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES : Le Cepod à la recherche d’une masse critique africaine

cepodsiegeLa journée de dissémination de ses résultats obtenus depuis 2003 a permis au Centre d’études de politiques pour le développement (Cepod) d’échanger sur les défis du développement.

« Compétitivité, croissance économique et formulation de politiques, gouvernance » et « réformes budgétaires et financières », les deux thèmes choisis par le Cepod ont été une occasion pour Oumar Sylla, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, en ouvrant les travaux, de s’arrêter quelques temps sur ce qu’a fait le Cepod depuis sa création. Parlant du premier thème, il dira qu’il fait partie des missions que le Cepod remplit à la demande du ministre de l’Economie et des Finances, comme à la demande des autres partenaires. D’après Mr Sylla, la finalité de cette formulation de politique n’est rien d’autre que la croissance et le développement, à travers la réduction de la pauvreté et l’émergence économique.

S’agissant du deuxième thème, son inscription à l’ordre du jour permettra de partager les points de vue des uns et des autres sur la stratégie de réforme appropriée pour l’atteinte de nos objectifs de croissance. C’est pourquoi, il dira que les conclusions qui sortiront des discussions seront prises en compte pour le Cepod lui-même, pour leur intégration dans les politiques publiques. Enfin, souligne le secrétaire général du Mef, le Cepod va entreprendre, à partir de cette journée d’étude, le développement de mécanismes formels de discussion autour des résultats de recherche et sur des questions de politiques économiques et sociales entre représentants des secteurs public, privé et de la société civile.

Dans son intervention, Aly Sow, président du Conseil d’orientation du Cepod dira qu’en plus du renforcement des capacités, le Cepod a contribué à la mise en œuvre d’activités de recherche et formation, notamment dans le cadre du programme de bonne gouvernance, de la stratégie de développement du secteur privé et de la stratégie de réduction de la pauvreté. Auparavant, Aliou Faye, directeur du Cepod, avait dit que la structure a pour but de fournir un cadre d’étude, d’analyses, de recherche et de formation visant à renforcer davantage les capacités de formulation et de gestion de politiques économiques et sociales de l’Afrique en général et du Sénégal en particulier. Une telle mission, souligne-t-il, trouve sa source et sa légitimité dans la mise en place d’une masse critique africaine, résistante et autoentretenue, apte à promouvoir, dans le contexte actuel de la mondialisation, le développement rapide mais viable de la dimension humaine du continent.

Source: le Soleil

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Tokyo présente sa stratégie économique mais ne convainc pas

japonLe gouvernement japonais a annoncé qu’il se fixait pour objectif une croissance de plus de 2% au cours des dix prochaines années mais sa stratégie économique à long terme, dévoilée mercredi, n’a pas convaincu les investisseurs.

La deuxième économie mondiale est sortie de la récession au deuxième trimestre mais le recul persistant des prix et des salaires ainsi que le gonflement de la dette publique suscitent des inquiétudes quant à la poursuite de la reprise.

Dans un document de 30 pages, l’exécutif s’engage à coopérer avec la banque centrale pour lutter contre la déflation mais les analystes restent dubitatifs en raison du manque de précisions sur la stratégie que le gouvernement compte employer pour atteindre cet objectif.

“Ce que nous avons pour le moment c’est une ébauche, une feuille de route. Cela a l’air bien sur le papier mais il faut attendre les précisions et savoir comment le gouvernement va le mettre en oeuvre”, explique Mitul Kotecha, directeur de la stratégie changes à Calyon.

Il juge notamment inquiétante l’absence d’annonces concrètes sur la stratégie de lutte contre la déflation. “Si les marchés ne voient pas de mesures concrètes en ce sens, ils vont rester dubitatifs sur les décisions”.

Pour Minoru Morita, un chroniqueur politique, ce plan économique est une “distraction”. “Je pense que cela va atténuer certaines critiques à l’encontre du gouvernement mais cela va en même temps provoquer un certain malaise”.

“Les gens pourraient penser qu’ils promettent des choses qu’ils n’ont pas l’intention d’appliquer”, ajoute-t-il.

OBJECTIF AMBITIEUX

Le projet du gouvernement ne mentionne aucune mesure pour réduire la dette publique qui devrait atteindre plus de 200% du produit intérieur brut l’an prochain.

Les principales agences de notation mondiales ont lancé des mises en garde sur la notation souveraine du Japon.

Un analyste de Standard & Poor’s a déclaré à Reuters que la note AA du Japon pourrait être menacée si les mesures tardaient à se concrétiser pour stabiliser puis réduire le fardeau de la dette.

Un analyste de Moody’s a confirmé cette analyse en soulignant que la notation du Japon dépendrait essentiellement de la capacité du gouvernement à stabiliser ses dépenses publiques.

Le mois dernier, Fitch avait également prévenu que la hausse sensible des nouveaux emprunts pourrait conduire à une dégradation de la note du Japon.

Dans son projet pour les dix années à venir, le gouvernement se fixe un objectif de croissance nominale de plus de 3%, ce qui impliquerait une inflation d’environ 1%.

Il s’agit d’un objectif ambitieux pour un pays qui a vécu avec des prix en baisse pendant la majeure partie de ces dix dernières années.

Le gouvernement a identifié plusieurs secteurs comme les technologies vertes, la santé et le tourisme comme des sources potentielles de croissance susceptibles de créer des millions d’emplois.

Il se fixe pour objectif de créer 2,8 millions d’emplois dans le secteur de la santé et 1,4 million dans les domaines de l’environnement et de l’énergie.

Les détails de la mise en oeuvre de ces projets – sources de financement, mesures incitatives fiscales, calendriers – ne seront toutefois annoncés qu’en juin 2010.

Alors qu’il s’était montré relativement pessimiste sur les perspectives de l’économie japonaise, le ministre de l’Economie Hirohisa Fujii, est apparu davantage optimiste mercredi à l’occasion de la présentation du plan.

Il s’est dit convaincu que l’activité économique progresserait l’an prochain et qu’il n’y avait pas de risque d’un retour en récession.

Source: Reuters

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France: La taxe carbone censurée par le Conseil constitutionnel

taxe carboneCoup de théâtre mardi soir : le Conseil constitutionnel a annulé la taxe carbone contre le réchauffement climatique qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, obligeant le gouvernement à présenter d’urgence un dispositif de remplacement.

Certes les juges présidés par Jean-Louis Debré, saisis le 22 décembre par les parlementaires socialistes sur la loi de finances pour 2010, en ont validé une autre disposition essentielle: la réforme de la taxe professionnelle, ce dont s’est félicité François Fillon. Ils ont aussi approuvé la fiscalisation des indemnités de sécu versées aux accidentés du travail.

Mais ils ont infligé un camouflet au gouvernement et à Nicolas Sarkozy en repoussant, deux jours avant son application et 11 jours après le demi-échec du sommet climat de Copenhague, l’impôt nouveau visant à encourager ménages et industriels à économiser l’énergie. Le PS, à l’origine de la saisine, a parlé de “lourde défaite pour le président de la République qui s’était personnellement engagé“.

Le Conseil a considéré que la loi créait trop d’exemptions: “moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone“. Ainsi, étaient totalement exonérés les “centrales thermiques produisant de l’électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants” (raffineries, cimenteries, cokeries…), les transports aérien et routier de voyageurs.

Selon le Conseil, “93 % des émissions d’origine industrielle, hors carburant” n’auraient pas été taxées. L’objectif de “mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre” ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions “créaient une rupture caractérisée de l’égalité” devant l’impôt. Les articles 7, 9 et 10 du budget 2010 passent donc à la trappe.

Un revers pour Nicolas Sarkozy

Le chef du gouvernement a aussitôt annoncé qu’il présenterait le 20 janvier en conseil des ministres un nouveau dispositif tenant “pleinement compte des observations du Conseil constitutionnel“. Pas question d’enterrer “une priorité du président de la République et du gouvernement”, nécessaire “pour orienter les comportements des entreprises et des ménages en matière de consommation d’énergie“, juge M. Fillon.

Nicolas Sarkozy n’avait pas hésité à comparer la création de la taxe carbone, largement rejetée par les Français selon les sondages, à des réformes historiques comme l’abolition de la peine de mort. Rebaptisée “contribution carbone” par le Sénat, la taxe était fixée à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2).

Elle avait soulevé d’importantes contestations à gauche, à commencer par la socialiste Ségolène Royal qui avait lancé l’offensive dès août à La Rochelle. Mardi, l’ex-candidate à l’Elysée a salué “une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français et contre la pression fiscale intolérable exercée par le gouvernement“. Martine Aubry, première secrétaire du PS, a parlé de “revers majeur pour Nicolas Sarkozy“.

Les Verts qui approuvaient le principe de la taxe, mais jugeaient son taux très insuffisant, ont jugé qu’il fallait remettre “l’ouvrage sur le métier” et bâtir “une contribution climat-énergie juste socialement, efficace écologiquement“. Point de vue partagé par le MoDem, qui veut “remettre le dossier sur la table en faisant payer les vrais pollueurs“.

Source: lexpansion.com

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L’émission de nouvelles actions, le bon filon des banques d’affaires

bnp_paribasIl est une branche d’activité des banques d’affaires pour laquelle la crise a été profitable : l’émission de nouvelles actions. En 2009, les augmentations de capital et les introductions en Bourse ont atteint 889 milliards de dollars (615 milliards d’euros) dans le monde. Une somme proche des 1 030 milliards de dollars qui ont fait de 2007 une année record et qui ont permis aux dix établissements les plus actifs d’empocher quelque 12,6 milliards de commissions pour avoir joué les intermédiaires. Et l’année 2010 s’annonce tout aussi radieuse.

Le durcissement des réglementations bancaires va obliger les banques et les compagnies d’assurances à renforcer leur capital. En Europe, l’établissement italien Unicredit, le néerlandais ING et l’autrichien Erste Bank planchent sur des projets d’émission de titres. D’autres leur emboîteront le pas. Les sociétés financières voudront, aussi, “prendre la température” des marchés boursiers. Les unes pour saisir de belles opportunités et imiter le groupe Santander, qui a réussi, en 2009, à vendre une partie de sa branche brésilienne à un très bon prix ; les autres parce qu’elles ne pourront pas faire l’économie d’une restructuration : un certain nombre de sociétés d’assurances, de gestion d’actifs ou de courtage seront mises en vente, d’autant que les régulateurs imposeront une cure d’amaigrissement aux établissements ayant touché des aides publiques.

Les Etats seront aussi au nombre des bons clients. Ils devraient vendre les participations acquises en pleine crise et, dans le cas de l’Europe et de l’Asie, accélérer leur programme de privatisations pour se procurer des recettes. L’ampleur de leurs besoins créerait l’événement sur les marchés.

Les perspectives sont moins nettes pour les introductions en Bourse. En 2009, elles ont littéralement explosé sur les marchés émergents, au point de représenter les trois quarts du volume d’activité mondial. Si de nouvelles opérations d’envergure sont attendues dans ces pays – dont Swire Properties, le spécialiste de la location immobilière à Hongkong -, la conjoncture est moins favorable aux Etats-Unis et en Europe.

Il est vrai qu’un mouvement de correction des marchés peut toujours venir compromettre le bel avenir des placements de titres, qu’il s’agisse de cessions ou d’émissions fraîches. Si les banques centrales entament le drainage des masses de liquidités, le risque est même sérieux. Mais tant que les Bourses feront preuve de dynamisme, ce segment continuera de prospérer.

Source: le Monde

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