Mais pourquoi le yen grimpe-t-il donc encore ? Le dollar a été envoyé au fond des abysses par des taux d’intérêt quasi nuls, la Banque d’Angleterre imprime de la livre sterling en quantité industrielle, l’euro est surévalué et le yuan chinois reste inaccessible. Résultat : le yen semble seul capable d’offrir un refuge sûr.
Les Japonais n’ont pourtant rien à envier aux Américains quant à la faiblesse de leurs taux d’intérêt et à l’ampleur de leur déficit budgétaire, qui atteint 8 % du produit intérieur brut (PIB). Leur dette publique équivaut pratiquement au double tant du PIB national que de la dette américaine.
Le plus inquiétant, c’est que Tokyo lutte depuis plusieurs années contre la déflation. Mais les autorités nipponnes n’arrivent pas à en venir à bout. En septembre, les prix à la consommation ont été inférieurs de 2,2 % à leur niveau de septembre 2008. Or la déflation est ce qui peut arriver de pire à un pays lourdement endetté : si les prix et les salaires s’effondrent, la dette pèse davantage.
Il n’est donc guère aisé d’expliquer de façon rationnelle pourquoi le yen prend de la valeur vis-à-vis de toutes les autres devises, et en particulier vis-à-vis d’un dollar très affaibli. Cela fait quatorze ans qu’il n’a pas été aussi fort face au billet vert. Disons que le dollar semble avoir pris la relève du yen dans le rôle de terrain de jeu préféré des spéculateurs.
Le yen a encore grimpé après la mise au jour, le 26 novembre, des déboires de l’émirat de Dubaï, les investisseurs opérant alors un repli massif vers les “devises sûres”. Le dollar lui-même a repris du terrain, sauf contre le yen et le franc suisse, que la banque centrale nationale a probablement contribué à faire baisser.
Au Japon, les exportateurs et les commerçants se lamentent à grands cris. Les pouvoirs publics leur ont répondu par des discours. Hiroshisa Fujii, le ministre des finances, a déclaré qu’il envisageait des “mesures appropriées” pour réagir à des variations “extrêmes” du taux de change.
Les discours pourraient se transformer en actes : la Banque du Japon, avec le concours éventuel d’autres banques centrales, achèterait des dollars américains et vendrait du yen. Vendredi, le billet vert est passé sous la barre des 85 yens. S’il se maintenait sous ce palier, le gouvernement résisterait difficilement à l’envie de déclencher ce type d’intervention.
Et de fait, il serait judicieux d’intervenir. La flambée du yen est due aux comportements pervers que l’on peut observer sur les marchés d’aujourd’hui. Le Japon ne peut pas se permettre de ne pas la combattre.
Source: le Monde



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L’un des partenaires les plus courtisés par le Sénégal ces dernières années, se débat dans d’énormes difficultés financières. Ce qui suscite des inquiétudes sur l’avenir de nombreux projets d’investissement dans notre pays.
C’est par un début mouvementé que s’est ouverte la 7e conférence ministérielle de l’Omc. Des manifestations ont paralysé la ville de Genève durant pratiquement la journée du samedi, manifestations pacifiques interrompues par la Police du fait de dérives incontrôlées. A deux jours de cette conférence, un consensus a été trouvé pour ne pas produire de communiqué ni de déclaration finale. Et, cela, au moment où la fondation allemande Friedrich Ebert produit un document qui indique les différents scénarios auxquels le monde pourrait être confronté en 2020.
Pour rééquilibrer durablement l’économie mondiale, il faut réorienter l’économie chinoise vers son marché intérieur. Ce qui profiterait aux Chinois eux-mêmes, qui ont le droit de s’attendre à ce que la croissance soit utilisée pour financer un système de santé et des mécanismes de protection sociale.
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Arrivée à maturité dans les régions de Fatick, Tambacounda, Kolda et Kédougou, le Projet d’appui à la petite irrigation locale (Papil) peut, d’ores et déjà, avoir à une envergure nationale. C’est en tout cas l’avis des autorités face à la mission de suivi la Bad qui en a visité les réalisations.
Les entrepreneurs et développeurs sénégalais ont suivi une formation de deux jours devant leur permettre de tirer un meilleur profit des possibilités du Net et développer leurs affaires. L’atelier organisé par Google pose comme condition une présence durable sur le Net.
ASI24 – (Dakar) L’usine de montage de voitures Seniran auto à Thiès va s’étoffer et exporter dans les prochains mois ses véhicules, a révélé à la télévision publique RTS1, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, lors de sa visite jeudi à Dakar.
Comment relever les défis liés à l’énergie, au financement et à l’accès au foncier ? C’est l’une des questions que se posent tous les potentiels investisseurs au Sénégal, en dépit d’un environnement des affaires qui s’est considérablement amélioré depuis l’Alternance et grâce aux diligences de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX).
Après avoir approuvé, en Juin 2005, un prêt de 8 millions d’euros (5,2 milliards de FCfa) pour la centrale thermique de Kounoune, la Banque Africaine de Développement(Bad) remet ça à travers un prêt de 22 milliards de FCfa (55 millions de dollars) que son conseil d’administration vient d’approuver pour le financement du projet de centrale à charbon de 125 mW, à Sendou (Bargny).
Alors que l’Uranium se raréfie dans le monde, le Sénégal qui a des réserves potentielles de ce produit dans la zone de Kédouggou, a signé un contrat d’exploration avec la société Uramin Inc. Mais au moment où l’on s’enorgueillit jusqu’en Conseil des ministres de cette possible source de richesses, l’on ne s’attend pas à plus de 10 % de revenus sur ce produit.
Jusqu’à présent, les Africains ont vu les crises mondiales se succéder sans réagir. Ils étaient sans pouvoir et sans voix. Le poids économique de leur continent était négligeable, leurs partenaires se limitaient à l’Union européenne et aux institutions multilatérales (Fmi, Banque mondiale). Bref, ils n’avaient d’autre choix que de tendre la main, et d’obtempérer… Avec la dernière crise, qui a éclaté en septembre 2008, les choses semblent – enfin – changer pour de bon.
En sept mois de travail, l’Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue (OFEJBAN) a créé 613 emplois. C’est ce qu’a déclaré son directeur, Boubacar Ba en conférence de presse, hier, avec les membres de son staff au complexe « Khéweul » de Pikine. Le directeur général de l’OFEJBAN avec des preuves à l’appui a promis de porter le chiffre à 1000, à l’occasion de la commémoration de l’an 1 de la structure.
La Chine pourrait être confrontée l’an prochain à des plaintes pour dumping car son industrie tourne en surrégime et déverse ses excédents de production sur les marchés mondiaux, met en garde la Chambre européenne de Commerce en Chine.



