Archive | November, 2009

La flambée du yen est une calamité pour le Japon

yenMais pourquoi le yen grimpe-t-il donc encore ? Le dollar a été envoyé au fond des abysses par des taux d’intérêt quasi nuls, la Banque d’Angleterre imprime de la livre sterling en quantité industrielle, l’euro est surévalué et le yuan chinois reste inaccessible. Résultat : le yen semble seul capable d’offrir un refuge sûr.

Les Japonais n’ont pourtant rien à envier aux Américains quant à la faiblesse de leurs taux d’intérêt et à l’ampleur de leur déficit budgétaire, qui atteint 8 % du produit intérieur brut (PIB). Leur dette publique équivaut pratiquement au double tant du PIB national que de la dette américaine.

Le plus inquiétant, c’est que Tokyo lutte depuis plusieurs années contre la déflation. Mais les autorités nipponnes n’arrivent pas à en venir à bout. En septembre, les prix à la consommation ont été inférieurs de 2,2 % à leur niveau de septembre 2008. Or la déflation est ce qui peut arriver de pire à un pays lourdement endetté : si les prix et les salaires s’effondrent, la dette pèse davantage.

Il n’est donc guère aisé d’expliquer de façon rationnelle pourquoi le yen prend de la valeur vis-à-vis de toutes les autres devises, et en particulier vis-à-vis d’un dollar très affaibli. Cela fait quatorze ans qu’il n’a pas été aussi fort face au billet vert. Disons que le dollar semble avoir pris la relève du yen dans le rôle de terrain de jeu préféré des spéculateurs.

Le yen a encore grimpé après la mise au jour, le 26 novembre, des déboires de l’émirat de Dubaï, les investisseurs opérant alors un repli massif vers les “devises sûres”. Le dollar lui-même a repris du terrain, sauf contre le yen et le franc suisse, que la banque centrale nationale a probablement contribué à faire baisser.

Au Japon, les exportateurs et les commerçants se lamentent à grands cris. Les pouvoirs publics leur ont répondu par des discours. Hiroshisa Fujii, le ministre des finances, a déclaré qu’il envisageait des “mesures appropriées” pour réagir à des variations “extrêmes” du taux de change.

Les discours pourraient se transformer en actes : la Banque du Japon, avec le concours éventuel d’autres banques centrales, achèterait des dollars américains et vendrait du yen. Vendredi, le billet vert est passé sous la barre des 85 yens. S’il se maintenait sous ce palier, le gouvernement résisterait difficilement à l’envie de déclencher ce type d’intervention.

Et de fait, il serait judicieux d’intervenir. La flambée du yen est due aux comportements pervers que l’on peut observer sur les marchés d’aujourd’hui. Le Japon ne peut pas se permettre de ne pas la combattre.

Source: le Monde

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Les Etats-Unis gardent accès aux données bancaires des citoyens européens

guichetLes ministres de l’intérieur des pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord, lundi 30 novembre, à Bruxelles, pour maintenir l’accès des Etats-Unis aux données bancaires des citoyens européens. Les autorités américaines pourront encore bénéficier des données de Swift, une société privée basée près de Bruxelles et qui gère les transmissions de quelque huit mille établissements bancaires dans le monde.

Washington avait besoin d’un accord des Vingt-Sept pour continuer à bénéficier des informations sur les flux bancaires, au nom de la lutte contre le terrorisme. Berlin et Vienne ont, jusqu’au bout, exprimé de vives réticences, que les deux capitales ont finalement levées lundi. Le nombre de données accessibles aux autorités américaines a été réduit et la durée du nouvel accord limitée à neuf mois. Le tout en l’attente de la négociation d’un texte définitif qui respecterait des critères stricts sur la protection des données à caractère personnel.

Swift a été au cœur d’une polémique en 2006, lorsque la presse a révélé que les services américains avaient accès à ses données depuis la fin de 2001. La société démentait les avoir livrées volontairement mais s’être soumise à la législation des Etats et à des injonctions judiciaires. Les diverses questions posées par ce dossier n’ont jamais été vraiment élucidées mais, au début de 2009, Washington et Bruxelles ont décidé de les enterrer.

Les Européens ont considéré, sur la base d’un rapport établi par l’ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, que le Trésor américain n’aurait extrait que les informations nécessaires, détruit les données inutiles et respecté les délais de conservation de ces informations.

Washington n’aurait, en outre, pas profité de l’occasion pour se livrer à de l’espionnage économique, estimait par ailleurs M. Bruguière. La Commission européenne parlait, depuis lors, d’un partenariat “au niveau satisfaisant”. Les eurodéputés continuent à se montrer beaucoup plus critiques.

Swift, de son côté, a réformé son fonctionnement en transférant l’ensemble de ses banques de données européennes aux Pays-Bas. Son serveur américain ne comprendra plus que les données concernant les Etats-Unis.

Source: le Monde

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Difficultés financières de Dubai : Quelles conséquences pour le Sénégal ?

porte-conteneurL’un des partenaires les plus courtisés par le Sénégal ces dernières années, se débat dans d’énormes difficultés financières. Ce qui suscite des inquiétudes sur l’avenir de nombreux projets d’investissement dans notre pays.

Dubaï World, le conglomérat de Dubaï, qui est quasiment propriétaire de la totalité de l’Emirat, est quasiment en situation de faillite. Cette information qui est tombée le vendredi dernier, avec l’annonce que Dubaï World avait demandé un rééchelonnement de sa créance de 59 milliards de dollars, arrivée à échéance. Les dépêches d’agence ont ajouté que l’une des filiales de Dw, Nakheel, qui a notamment supervisé la construction de la fameuse presqu’île artificielle, en forme de palmier dont s’enorgueillit l’Emirat, est incapable de rembourser, d’ici au 14 décembre, une obligation islamique d’un montant de 3,5 milliards de dollars. Une autre filiale immobilière de Dw, Limitless, a une échéance de 1,2 milliard de dollars, qui arrive à échéance au début de l’année prochaine.
Toutes les grandes places financières du monde ont, à l’annonce de cette nouvelle, ont compulsé leurs livres. Au moment où l’on parle de reprise, après la grande crise qui a failli emporter, l’année dernière, tout le système économique et financier du monde, cette information n’est pas de nature à rassurer les capitalistes. D’autant plus que, pour beaucoup, la crise qui menace d’emporter l’Emirat de Dubaï tire sa source des dégâts provoqués par le cataclysme qui a frappé le monde développé les deux dernières années.
«L’immobilier résidentiel ne s’est jamais remis de la débâcle de septembre 2008. Faute de liquidités, d’ambitieux projets urbanistiques pilotés par Nakheel, en particulier la tour la plus haute au monde, ont été arrêtés. Les entreprises de Btp n’ont pas été payées depuis des mois», affirme la presse internationale. Faute de pétrole, l’Emirat s’est surtout développé grâce à son secteur immobilier, et diversifié ses avoirs dans le monde, dans les services, à travers des participations et des investissements faits par Dw et ses filiales.
Et c’est sur ce point que cette crise devient intéressante, pour les observateurs sénégalais. On se rappelle qu’au début de l’année (voir Le Quotidien n°1807 du lundi 19 janvier 2009), les autorités ont tout fait pour nous convaincre que le plus ambitieux projet de Dubaï au Sénégal, celui de la Zone spéciale intégrée de Diass (ou Disez en abrégé anglais) suivait son cours sans aucun problème, et qu’il serait même prêt à accueillir bientôt les premières unités industrielles délocalisées.
Depuis, les choses ne donnent pas l’impression d’avoir beaucoup bougé sur le terrain, malgré les nombreuses concertations avec les populations locales, pour leur faire accepter le projet. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que des doutes se dessinent également sur le partenariat stratégique entre Emirates, la compagnie aérienne de Dubaï, également contrôlée par Dw, et la future compagnie aérienne du Sénégal, Sénégal Airlines. Non pas qu’Emi-rates pourrait ressentir une gêne quelconque à encadrer la compagnie sénégalaise. Mais il est notoirement connu de par le monde, qu’en cas de difficultés financières, on n’a pas intérêt à faire d’investissements nouveaux. D’autant plus que, si l’on sait ce que la partie sénégalaise gagne dans ce partenariat, les informations n’ont pas circulé sur ce qu’il pourrait rapporter aux Emiratis. Or, sur ce point, l’opinion peut penser qu’avec les Marocains de la Ram, nous avons suffisamment payé en termes de confiance aveugle et de naïveté.
Bref, le seul domaine qui ne semble pas devoir soulever des inquiétudes dans ce partenariat, est le port de Dakar, où Dubaï Port World (Dpw) semble s’être bien implanté, à la satisfaction du Directeur général Bara Sady. On saura néanmoins, dans les jours qui viennent, si le projet de Port du futur, que devait réaliser Dpw à Dakar, ne connaîtra pas de retard non plus.

Face à la révolte des hoteliers de Ziguinchor : Les avions étrangers autorisés à couvrir l’intérieur du pays

Dès aujourd’hui, les compagnies aériennes nationales et internationales qui le voudraient, pourraient desservir les lignes intérieures du pays, jusqu’à la fin du mois de février prochain.
Cette décision du ministère des Infrastructures, de l’Aménagement du territoire et des Transports aériens, vise, selon le communiqué qui l’annonce, à «désenclaver les capitales régionales, faciliter la desserte des sites touristiques, et favoriser une meilleure circulation des personnes et des biens».
Le communiqué laisse entendre que la prochaine compagnie, Sénégal Airlines, devrait être prête, sans doute en mars, à prendre la relève desdites compagnies, puisque leur autorisation, accordée, on le souligne dans le communiqué, à titre exceptionnel et temporaire, ne va pas au-delà de février.
Il faudrait aussi lier cette décision de M. Karim Wade, à la sortie des opérateurs du tourisme de Ziguinchor, il n’y a pas longtemps. Il s’étaient élevés contre le risque de ne voir aucun touriste débarquer cette saison dans leur région, faute d’avion.

Source: le Quotidien

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NéGOCIATIONS : Les enjeux de la conférence de l’Omc

omc logoC’est par un début mouvementé que s’est ouverte la 7e conférence ministérielle de l’Omc. Des manifestations ont paralysé la ville de Genève durant pratiquement la journée du samedi, manifestations pacifiques interrompues par la Police du fait de dérives incontrôlées.  A deux jours de cette conférence, un consensus a été trouvé pour ne pas produire de communiqué ni de déclaration finale. Et, cela, au moment où la fondation allemande Friedrich Ebert produit un document qui indique les différents scénarios auxquels le monde pourrait être confronté en 2020.

La 7e conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce qui s’ouvre ce lundi a ceci de particulier il n’y aura pas de déclaration ni de communiqué final qui sanctionnera la fin de la rencontre. Et cela a  été décidé d’un commun accord par les différentes parties qui y participent. Un «gentleman agreement » comme le souligne M. Keith Rockwell,  le directeur de l’information et des relations extérieures. Il était face à des journalistes et des syndicalistes invités par la fondation allemande Friedrich Ebert.  Selon M. Rockwell, «il n’y aura ni déclaration ni communiqué final. C’est le président qui va présenter un résumé factuel». Et certains se demandent  ce que contiendra  ce rapport factuel, et s’il prendra compte des différentes préoccupations des pays présents à cette conférence, d’autant plus que cette rencontre ne sera pas un autre round de négociations.  M. Rockwell explique qu’il a été décidé de cela parce que «ce n’est pas possible de faire un rapport différent  et tout le monde était d’accord. Cela peut être frustrant, mais  il est parfois difficile d’avoir un consensus. Mais personne n’a voulu d’une conférence qui sera un échec».
Au titre de l’ordre du jour, auquel sera sans doute consacré la plus grande partie de la séance plénière, les ministres du Commerce auront l’occasion d’examiner le fonctionnement du système commercial multilatéral. La documentation dont disposeront les délégations pour l’examen des activités de l’Omc comprendra les rapports du conseil général  et d’autres organes de l’Omc sur les activités menées dans le cadre de leurs mandats respectifs. Il y aura deux séances de travail. Le but des séances est de donner aux ministres la possibilité de mener des discussions interactives sur deux grands sous-thèmes,  à savoir l’examen des activités de l’Omc, y compris le programme de travail de Doha, pour le premier jour et les contributions de l’Omc à la reprise, à la croissance et au développement pour le deuxième jour.  La conférence ministérielle est l’organe suprême de l’organisation et les réunions auxquelles elle donne lieu ont toujours suscité beaucoup d’agitation, attirant les foules de délégués, de journalistes et d’organisations non gouvernementales. «A chacune de ces conférences, l’accent était mis sur les négociations, lesquelles étaient destinées soit à lancer un nouveau cycle commercial soit à faire avancer un cycle commercial existant. Certaines de ces conférences ont pour le moins, été plus réussies que d’autres» selon le Directeur général de cette institution, M. Pascal Lamy. «Il ne fait aucun doute que les négociations sont un élément vital de notre travail. La meilleure chose que les 153 gouvernements membres de l’Omc pourraient faire pour renforcer le système  commercial multilatéral et con-tribuer à mettre fin à la crise économique qui nous a tous affectés, serait de mener à bien le programme de Doha  pour le développement», a rappelé M. Lamy.

Manifestations :Genève secouée par les Altermondialistes

Les manifestants anti-Omc ont tenu, à deux jours de l’ouverture de la 7e conférence ministérielle à exprimer leur désaccord sur la tenue de cette rencontre. La Police genèvoise a estimé leur nombre entre 3 000 et 5 000. Pendant toute la journée du samedi, la ville de Genève n’avait rien à envier aux villes en état de siège.
Les manifestants étaient pour la plupart habillés en noir et munis de petits marteaux qui ont servi à certains pour casser la  devanture de succursales de banques, dont le Crédit Suisse, des horlogeries et de cafés. Voitures incendiées et vitrines brisées ont jalonné leur parcours. La plupart des pancartes qu’ils brandissaient, disaient «Stop au capitalisme, non à l’Omc», ou «L’Omc est l’ennemi du climat». Ou encore : «Nous ne vendrons pas notre âme aux multinationales». Les forces de l’ordre avaient bloqué les accès au siège de l’Omc .
La Police a interrompu la marche et procédé à une vingtaine d’arrestations.  Tout au  début de la manifestation, des groupes se sont livrés à des déprédations et retournaient se dissimuler parmi les manifestants à l’arrivée des policiers. C c’est ainsi que la Police a interrompu la marche  afin de séparer les manifestants pacifistes des casseurs, en utilisant du lacrymogène.

Source: le Quotidien

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Menaces chinoises sur la reprise

yuanPour rééquilibrer durablement l’économie mondiale, il faut réorienter l’économie chinoise vers son marché intérieur. Ce qui profiterait aux Chinois eux-mêmes, qui ont le droit de s’attendre à ce que la croissance soit utilisée pour financer un système de santé et des mécanismes de protection sociale.

Barack Obama était en Chine cette semaine pour sa première visite dans ce qui est devenu le partenaire privilégié, tant politique qu’économique, de la superpuissance américaine à l’échelle mondiale. Iran, Afghanistan, Corée du Nord, Copenhague… les dossiers épineux étaient nombreux sur la table, mais aucun n’a progressé de façon significative. C’est le cas en particulier du dossier de la réévaluation de la monnaie chinoise.

Ces dernières années, les surplus commerciaux croissants de l’économie chinoise ont été le pendant des déficits, eux aussi croissants, des Etats-Unis. Ils sont donc une des causes profondes de la crise dont nous sommes peut-être en train de sortir lentement : les Américains se sont endettés de façon de plus en plus excessive pour consommer davantage que ce qu’ils produisent avec l’argent chinois ? l’argent que les Chinois leur prêtent parce que, eux, consomment moins que ce qu’ils produisent, et cela également dans des proportions croissantes.

Pour l’instant, la Chine, un pays de 1,4 milliard d’habitants, a toujours une structure économique de « petit pays », plus proche de celle des Pays-Bas que des Etats-Unis ou de l’Europe : aux Etats-Unis ou en Europe, le commerce extérieur à la zone pèse en effet de l’ordre de 20 % du produit intérieur brut (PIB), tandis qu’en Chine il dépasse les 80 %… Pour espérer rééquilibrer l’économie mondiale, et donc limiter le risque d’une prochaine crise, il serait indispensable de réorienter l’économie chinoise en priorité vers son marché intérieur.

Ce n’est cependant pas du tout la voie que sont en train de prendre les autorités chinoises. Le plan de relance fantastique lancé début 2008, et qui a rencontré un certain succès à court terme, reste essentiellement un plan de relance des exportations chinoises. Il a été associé en particulier à une politique de réancrage du yuan, la monnaie chinoise, sur le dollar, alors qu’au cours des années précédentes, les autorités chinoises l’avaient laissé se réévaluer quelque peu. Et cela alors que le dollar baisse par rapport aux autres monnaies, et notamment à l’euro. Manifestement, le lobby des industries exportatrices est infiniment plus puissant à Pékin que celui des paysans chinois de l’intérieur, qui aimeraient bien profiter un peu eux aussi de la croissance et avoir enfin un système de santé qui fonctionne, des mécanismes de protection sociale… Il faut dire que la Chine présente cette situation extraordinaire d’être à la fois la dernière grande dictature communiste au monde et un paradis ultralibéral où, notamment, les syndicats libres sont interdits…

A l’occasion de la visite en Chine de Barack Obama, de nombreuses voix se sont élevées pour souligner l’ampleur de la menace que cette stratégie fait peser sur l’économie mondiale et exhorter le président américain à la fermeté sur ce dossier. C’est notamment le cas du prix “Nobel” d’économie américain Paul Krugman dans une de ses chroniques du New York Times. Dominique Strauss Kahn, le patron du Fonds monétaire international (FMI), a lui aussi rappelé son souhait d’une réévaluation du yuan.

Comme d’habitude, on ne peut que déplorer l’absence totale des autorités européennes dans ce débat essentiel pour l’après-crise : les Européens, qui courtisent chacun pour leur compte les autorités chinoises en vue de décrocher des contrats pour leurs champions nationaux, sont totalement incapables de définir une position commune sur ce dossier, comme sur beaucoup d’autres. Et cela alors même que le déséquilibre commercial de l’Union vis-à-vis de la Chine est en train de devenir plus important encore que celui des Américains, sous la pression de la hausse de l’euro à l’égard du dollar, et donc du yuan…

Source: alternatives

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La banque centrale des Emirats vole au secours des banques

dubai worldLa Banque centrale des Emirats arabes unis a annoncé, dimanche 29 novembre, la mise à disposition en urgence de liquidités supplémentaires afin de soutenir les banques, intervenant pour la première fois depuis l’annonce des difficultés financières de Dubaï.

L’émirat a fait souffler un vent de panique sur les marchés financiers en annonçant mercredi qu’il allait demander aux créanciers de Dubaï World, le conglomérat qui a piloté son expansion, d’accepter un moratoire sur plusieurs milliards de dollars de dette.

Les banques pourraient faire face à de lourdes pertes et risquent de voir des clients paniqués se précipiter pour retirer leur argent, ce qui constituerait une menace pour les prêts interbancaires. Les marchés boursiers de la région risquent, eux, de connaître une journée noire, lundi, pour leur réouverture après la fête de l’Aïd.

Certains analystes doutent toutefois de l’efficacité de l’intervention de la banque centrale. “Cela pourrait soutenir un peu le marché mais je ne pense pas que cela sera suffisant”, commente Shawkut Raslan, de Prime Emirates Brokerage. “Je pense que certains étrangers vont retirer leur argent du pays”, ajoute-t-il.

La banque centrale a précisé qu’elle avait ouvert “une facilité spécifique pour des liquidités supplémentaires” à un taux supérieur de 50 points de base au taux interbancaire à trois mois des Emirats. Elle a néanmoins souligné que le système bancaire était en meilleure santé qu’il y a un an, lorsque la crise économique mondiale a porté un coup d’arrêt à la spectaculaire expansion des pays du Golfe alimentée par les secteurs du pétrole et de l’immobilier.

Source:le Monde

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PETITE IRRIGATION LOCALE : Une mission de la Bad apprécie positivement le Papil

sesameArrivée à maturité dans les régions de Fatick, Tambacounda, Kolda et Kédougou, le Projet d’appui à la petite irrigation locale (Papil) peut, d’ores et déjà, avoir à une envergure nationale. C’est en tout cas l’avis des autorités face à la mission de suivi la Bad qui en a visité les réalisations.

De l’avis du coordonnateur national du Projet d’appui à la petite irrigation locale (Papil), Amadou Baba Sy, les sites aménagés par le Papil depuis 2006 sont devenus aujourd’hui de véritables pôles de développement. Dans les zones couvertes par le projet, a-t-il soutenu, les populations bien organisées s’investissent pleinement dans la culture de riz pendant l’hivernage, le riz de contre-saison, le maraîchage, la sylviculture et la pisciculture. Autant d’activités qui leur permettent d’améliorer leurs conditions de vie. Aussi, a-t-il saisi l’occasion d’une mission de suivi et de contrôle de la Banque africaine de développement (Bad), venue de Tunis, pour lancer un appel aux hautes autorités sénégalaises pour qu’elles s’approprient ce programme financé par la Bad à hauteur de 12 milliards Fcfa.

Il devrait, selon lui, s’étendre en programme national parce qu’ayant déjà fait l’objet d’une appropriation par les populations de Fatick, Tambacounda, Kolda et Kédougou.

Le conseiller technique N°1 du ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, colonel Pape Waly Dièye, a exprimé un sentiment de satisfaction par rapport aux actions menées sur le terrain et aussi de reconnaissance à l’endroit de la Bad.

Pour lui, le Papil rentre dans la stratégie de politique du secteur de l’Environnement actuel du Sénégal, notamment ce qu’on appelle la gestion axée sur les résultats.

Magnifiant cet exemple de coopération entre le gouvernement du Sénégal et la Bad, qui s’inscrit dans les normes, il a estimé que compte tenu des résultats satisfaisants obtenus par le programme-test et puisque c’est un prêt, l’Etat est dans la disponibilité de l’étendre pour avoir un programme national. D’autant que, selon lui, c’est une bonne réponse aux préoccupations des populations.

Source: le Soleil

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LES NTIC POUR BOOSTER LES AFFAIRES : Pub en ligne et services gratuits ont la cote

ordinateur_keyboardLes entrepreneurs et développeurs sénégalais ont suivi une formation de deux jours devant leur permettre de tirer un meilleur profit des possibilités du Net et développer leurs affaires. L’atelier organisé par Google pose comme condition une présence durable sur le Net.

Comment faire fructifier ses affaires grâce à Internet et aux Tic ? C’est à cet exercice d’explication que s’attelle Google, le géant mondial de la recherche sur le Net, à travers un atelier de formation organisé à l’endroit des entrepreneurs et développeurs de contenus sénégalais.

Cet atelier constitue un « échange dans les deux sens » entre la communauté des développeurs et entrepreneurs et des experts de Google venus de France, de la Suisse, des Etats-Unis, d’Argentine, etc.

« Nous essayons de développer Internet sur le continent et de travailler avec les développeurs pour qu’il y ait plus de contenus africains dans le Net », explique Tidjane Dème, chargé du bureau de Google à Dakar et chargé de développer les activités de la firme dans l’Afrique francophone. C’est donc, un travail de renforcement de capacités techniques pour montrer aux développeurs comment mettre du contenu en ligne et, ensuite, déclencher un « business model » derrière ce contenu. Pour cela, il faut réunir les trois acteurs-clé que sont : les possesseurs de contenus (dont les journalistes), les entrepreneurs et les développeurs, explique Tidjane Dème.

C’est toute l’ambition de Google Africa. Selon M. Dème, l’Afrique n’est pas encore un terrain propice au web business, mais il faut préparer l’environnement pour que les Africains soient présents en ligne, condition préalable pour en tirer profit. Mais d’après l’expérience même de cette firme qui, jusqu’en 2004, ne gagnait pratiquement pas d’argent, à en croire M. Dème, la recette consiste à être présent sur le Net, être utile à un maximum de personnes pour récolter les fruits après. Des conditions qui, pour le moment, ne sont pas réunies en Afrique. Au Sénégal, par exemple, même si la bande passante est assez développée et que le Net coûte moins cher par rapport à d’autres pays du continent, le nombre d’usagers reste faible et il y a très peu de contenus qui répondent spécifiquement à leurs besoins de tous les jours.

Etre d’abord présent sur le Net

De l’avis de Christian Miccio, « product manager » venu de Suisse, pour les entrepreneurs africains, il s’agira, donc, d’atteindre les gens dans des domaines qui les intéressent directement, où ils sont prêts à payer pour utiliser un certain nombre de services. En fait, il y a plusieurs manières de gagner de l’argent à travers le web, explique M. Muccio.

Le moyen le plus courant, c’est la pub en ligne. Un autre moyen très à la mode dans les pays développés, consiste à créer, en ligne, des services en partie gratuits, en partie payants. Il y a également la vente en ligne combinée avec un système de livraison. « Dans ce cas, explique M. Muccio, le site web qui donne toutes les informations sur le produit ne fait pas lui-même de l’argent, mais il permettra de réaliser plus de vente ».

Pour le moment, c’est uniquement avec les bannières publicitaires insérées dans les sites, comme l’explique Mamadou Mbengue, un participant à l’atelier, que les développeurs locaux gagnent de l’argent « au clic ».

Il faudrait aller plus loin, semble dire Ousmane Blé Mbaye, un autre participant. Pouvoir commander de la nourriture, obtenir une adresse ou un papier administratif sur Internet, par exemple. Mais pour cela, il faut d’abord et avant tout être présent sur le Net, comme l’a si bien expliqué Tidjane Dème.

Depuis un an, Google dispose d’un bureau à Dakar, le septième sur le continent. Entre autres activités, ce bureau a lancé un portail d’informations dédié à l’actualité sénégalaise.

Source: le Soleil

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Sen Iran auto va s’étoffer et exporter ses voitures

sarirASI24 – (Dakar) L’usine de montage de voitures Seniran auto à Thiès va s’étoffer et exporter dans les prochains mois ses véhicules, a révélé à la télévision publique RTS1, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, lors de sa visite jeudi à Dakar.

Ahmadinejad a également annoncé la livraison prochaine de 1000 tracteurs, l’installation d’usine de stockage de pétrole, la création et outils dont le Sénégal a besoin pour l’émergence des Petites et moyennes entreprises.Le président Wade a indiqué s’être entretenu avec son homologue de la situation de la Palestine, de la prolifération des armes atomiques.

Selon Me Wade, le Sénégal et l’Iran partagent le même point de vue sur cette question. Parlant de « préoccupations communes », Me Wade a affirmé que l’Iran développe l’uranium à « des fins pacifiques ». L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient d’épingler l’Iran, soulignant que ce pays a construit en secret une centrale nucléaire. L’administration Obama a manifesté son « irritation » également. Arrivé à Dakar, jeudi matin vers 10 heures, selon la RTS1, le président de la République islamique d’Iran a quitté le même jour Dakar pour poursuivre sa tournée africaine.

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Dubaï : banques et leaders politiques temporisent

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Les banques françaises, italiennes et chinoises ont dit être faiblement exposées à la crise qui frappe Dubaï. Les Bourses européennes ont clôturé dans le vert.par Rania Oteify et Sujata Rao
DUBAÏ/LONDRES/PARIS (Reuters) – Les banques implantées en dehors du Golfe ont tenté vendredi de rassurer les marchés sur leur exposition à la dette de Dubaï et les dirigeants européens ont assuré que l’économie mondiale était désormais suffisamment solide pour faire face à ce type de secousse.
De Tokyo à Londres, les Bourses ont été prises de panique à l’idée que les banques pourraient être exposées aux entreprises publiques de l’émirat, dont la transformation spectaculaire en carrefour financier de la première région mondiale productrice de pétrole a attiré les capitaux du monde entier.
La crise a commencé mercredi lorsque Dubaï, qui fait partie de la fédération des Emirats arabes unis, a annoncé qu’il allait demander aux créanciers de Dubai World , le conglomérat qui a piloté son expansion effrénée ces dernières années, de donner leur accord à un moratoire sur plusieurs milliards de dollars de dette.
“S’il s’agit d’un revers, je pense que nous allons voir que ce n’est pas à l’échelle des problèmes auxquels nous avons fait face précédemment”, a déclaré le Premier ministre britannique Gordon Brown. (Plus de détails )
“Le système financier mondial est plus fort aujourd’hui et peut faire face aux problèmes qui se posent”, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre français François Fillon a estimé de son côté que les problèmes de Dubaï n’annonçaient pas une nouvelle crise mais en étaient plutôt la conséquence.
LES BANQUES DE LA RÉGION EXPOSÉES
La dette de Dubai World s’élevait à 59 milliards de dollars (39 milliards d’euros) en août dernier, ce qui représente la majeure partie des 80 milliards de dette de l’émirat. L’exposition des banques internationales à Dubai World s’élèverait à 12 milliards de dollars au titre de prêts syndiqués et bilatéraux, ont dit des sources bancaires à Thomson Reuters LPC.
Mais ces chiffres sont à comparer avec les 2.800 milliards de dollars de dépréciations que les banques européennes et américaines vont devoir passer entre 2007 et 2010 au titre de la crise financière, selon les calculs du Fonds monétaire international.
“Les événements à Dubai ces derniers jours sont l’un de ces soubresauts, l’un de ces problèmes, qui confirme que nous avions raison d’insister sur les incertitudes qui nous attendent et sur le fait que la route risque d’être cahoteuse”, a déclaré Athanasios Orphanides, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.
Les banques françaises, italiennes et chinoises ont dit vendredi être faiblement exposées à la crise qui frappe Dubaï.
Ces déclarations ont permis aux Bourses européennes de clôturer dans le vert. Wall Street a ouvert en forte baisse au lendemain de la célébration de Thanksgiving, férié aux Etats-Unis, avant de réduire ses pertes.
“Nous avons observé une réaction classique d’aversion au risque au cours des dernières 24 heures. Ceux qui pensaient que les marchés pourraient sortir en douceur de la crise financière et de la récession en sont pour leurs frais”, estime la Société générale dans une note de recherche.
A la différence des établissements européens et asiatiques, les banques de la région du Golfe sont nombreuses à s’être impliquées dans le développement de Dubai World.
Abu Dhabi Commercial Bank est ainsi exposée à hauteur d’au moins huit à neuf milliards de dirhams (entre 1,45 et 1,64 milliard d’euros) à Dubai World ou à ses branches, ce qui obligera la banque à passer de nouvelles provisions, a déclaré vendredi un de ses responsables.
First Gulf Bank est exposée à hauteur d’au moins cinq milliards de dirhams.
CRÉDIBILITÉ
Sur le marché des dérivés de crédit, le coût de la garantie de la dette du Golfe a encore bondi vendredi. Les credit default swaps (CDS) de Dubaï ont progressé de plus de 100 points de base, tout en restant très en deça des records touchés au coeur de la crise fin 2008-début 2009.
Les analystes estiment que l’émirat a de bonnes chances de recevoir une aide d’Abou Dhabi, son voisin qui bénéficie de la manne pétrolière, mais il sera peut-être contraint de revoir son modèle de développement basé sur l’exploitation de vastes étendues de désert grâce à l’argent étranger.
Des analystes soulignent que le calendrier de l’annonce, à la veille de la fête musulmane de l’Aïd, l’absence de communication avec les détenteurs d’obligations ainsi que le manque de précisions sur le rééchelonnement de la dette ont fait du tort à la crédibilité de Dubaï.
Les médias des émirats ont très peu parlé vendredi de cet événement ou alors en choisissant un angle positif. Le journal financier Alrroya Aleqtissadiya titrait en “une”: “les marchés européens surréagissent à l’annonce de Dubaï sur la dette.”
Version française Nicolas Delame et Gwénaelle Barzic, édité par Dominique Rodriguez

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ENVIRONNEMENT DE L’ENTREPRISE SÉNÉGALAISE : Les écueils de l’énergie, du financement et du foncier

senegalComment relever les défis liés à l’énergie, au financement et à l’accès au foncier ? C’est l’une des questions que se posent tous les potentiels investisseurs au Sénégal, en dépit d’un environnement des affaires qui s’est considérablement amélioré depuis l’Alternance et grâce aux diligences de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX).

« L’environnement des affaires est globalement attractif au Sénégal », disait le Prince Albert de Monaco. Mais, malgré le travail remarquable de l’Apix, les goulots d’étranglement persistent. Le plus prégnant étant la fréquente indisponibilité de l’énergie dans un pays où l’Etat a pourtant consenti des investissements massifs dans le secteur. A ce sujet, la remarque du Président du Conseil national du patronat (CNP), lors d’une édition des Assises de l’entreprise, résonne encore. « Une entreprise sans électricité, c’est une voiture sans moteur », avait lancé Baïdy Agne. Pour dire l’importance que les investisseurs sénégalais accordent à ce facteur de production. D’autres écueils sont liés à l’accès à la terre et au financement bancaire. Du fait d’une part, des procédures très complexes et, d’autre part, des lourdeurs comme les garanties exigées par les établissements financiers. Tous ces obstacles combinés ont fait naître une situation de détresse au sein des 5241 entreprises sénégalaises répertoriées dans les toutes dernières statistiques de Trade point Sénégal. Celles qui évoluent dans les bâtiments travaux publics (BTP) sont les plus touchées par cette crise. Et pourtant ce sont les plus gros pourvoyeurs d’emplois aux côtés de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) ou de la Sonatel (2000 salariés). Alors que le Consortium d’entreprises (CDE) fondé en 1967, revendique près de 4000 salariés et la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE) 1500 agents. On comprend maintenant pourquoi la récente question de la dette intérieure due à ces mastodontes du BTP était considérée comme une priorité nationale. Une lueur d’espoir pointe à l’horizon de l’entreprise sénégalaise. Il s’agit du renforcement constaté du partenariat public-privé (PPP) à l’image de ce qui s’est fait dans le montage de la compagnie aérienne Sénégal Airlines et de la Compagnie nationale d’assurances agricoles du Sénégal (Cnaas). La structure du capital de ces nouvelles entités montre une part non négligeable du secteur privé national qui a toujours réclamé sa part dans le partage des bons placements financiers.

Ces plages de convergences trouvées, il s’agit maintenant de relancer l’entreprise sénégalaise à travers des mesures hardies comme l’installation il y a quelques jours, du premier incubateur d’entreprises en Afrique de l’ouest à l’Ecole Polytechnique de Dakar. D’un coût de 1,2 milliards de francs cfa, la nouvelle structure va favoriser l’émergence et la concrétisation de projets de création d’entreprises innovantes et le renforcement de la professionnalisation.

Source: le Soleil

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PRET DE 22 MILLIARDS DE LA BAD:Pour financer la centrale à charbon de Sendou

charbonAprès avoir approuvé, en Juin 2005, un prêt de 8 millions d’euros (5,2 milliards de FCfa) pour la centrale thermique de Kounoune, la Banque Africaine de Développement(Bad) remet ça à travers un prêt de 22 milliards de FCfa (55 millions de dollars) que son conseil d’administration vient d’approuver pour le financement du projet de centrale à charbon de 125 mW, à Sendou (Bargny).

Il s’agit de la deuxième opération du secteur privé de la Banque Africaine de développement(Bad) dans le secteur énergétique au Sénégal. Et c’est une opération de plus grande envergure qui porte sur un financement d’un montant de 22 milliards de F Cfa soit 55 millions de dollars approuvé par le conseil d’administration de la Bad, pour la réalisation, sur 24 mois, d’une centrale électrique alimentée au charbon, d’une capacité de 125 MW, sur un site de 29 hectares situé à 35 km de Dakar à Sendou (Bargny). Pour ce faire, la Bad a pour mandat d’organiser une dette de premier rang totalisant 117 millions d’Euros et la dette aura des échéances allant de quatorze ans dont une période de grâce de deux ans, selon un communiqué de ladite Bad qui nous est parvenu à la Rédaction.

La centrale en question produira chaque année 925 GWh d’électricité, soit environ 40 % de la consommation du Sénégal en 2008. Une aubaine si l’on considère le contexte de l’énergie électrique au Sénégal où, ainsi que le rappelle le texte du communiqué, la demande d’électricité est actuellement supérieure à l’offre et continue de croître à un taux annuel de 7 à 8 %, représentant environ 50 MW de nouvelles capacités requises dans la première année qui vient.

Aussi, le taux de la demande de croissance devrait-il se poursuivre jusqu’en 2025 alors que la demande annuelle est estimé d’atteindre 8169 GWh. Le Sénégal s’appuie fortement sur les produits pétroliers pour l’alimentation des installations de production d’électricité. La majeure partie des recettes d’exportation du pays sont consacrées à l’achat de produits pétroliers importés, une situation qui semble devoir perdurer ou s’aggraver dans le contexte actuel des prix pétroliers. Le réseau électrique nationale est constitué d’un grand nombre de petites centrales peu fiables et ne dispose pas d’une grande centrale de base pouvant en assurer la stabilité. Par conséquent, on observe des sautes de tension et des interruptions fréquentes de l’alimentation électrique. En d’autres termes les délestages.

Stabiliser l’approvisionnement

C’est aux fins de stabiliser l’approvisionnement énergétique au Sénégal, que le Gouvernement a opté pour la diversification des sources d’énergie afin de rompre avec la dépendance vis-à-vis des produits pétroliers importés, par le développement de technologies basées sur le charbon et les énergies nouvelles et renouvelables, i.e. charbon, gaz, hydro, éolien, biomasse et solaire. Le texte du communiqué de noter que le Sénégal n’est pas doté de ressources hydroélectriques propres et est ainsi obligé d’utiliser les ressources régionales.

En apportant une capacité supplémentaire nette de 125 MW et étant la plus grande centrale au Sénégal, Sendou stabilisera le réseau électrique sénégalais et sécurisera la charge de base. Cette stabilisation du réseau contribuera à l’économie locale et à soutenir le développement du secteur privé, et en particulier pour les grandes industries consommatrices d’électricité de haute tension. Ainsi, le projet d’énergie Sendou renforcera la compétitivité du Sénégal et permettra le développement des industries impliquant des lignes de production qui ont besoin d’une puissance continue. Le projet facilitera aussi la réduction des coûts de 20% en moyenne pour l’électricité produite au Sénégal, selon la Bad. Ces réductions de coûts aideront à stabiliser la performance financière de la SENELEC et contribuera à une politique durable des tarifs de l’électricité au Sénégal.

La Banque fait cependant valoir qu’elle a joué un rôle central dans la conception et la préparation du Projet. Elle a profondément amélioré la viabilité commerciale du Projet et a rendu le projet attractif pour les investisseurs. La banque a ainsi mobilisé 85% du montant de la dette et 60% des fonds propres. En jouant pleinement son triple rôle de financier, conseil et partenaire formalisé par son mandat d’arrangeur principal, la Banque a garanti la solidité du Projet et le respect des meilleures pratiques.

Ce financement de la Bad, comme le rappelle le texte du communiqué, est la deuxième opération du secteur privé de la Banque dans le secteur énergétique au Sénégal. En Juin 2005, la Banque a approuvé un prêt de 8 millions d’euros (5,2 milliards de FCfa) pour la centrale thermique de Kounoune pour augmenter le niveau de l’approvisionnement d’électricité à un coût compétitif afin de satisfaire la demande croissante d’électricité au Sénégal à l’époque. Tout de même, quand on connaît les failles techniques de la centrale de Kounoune, il faut espérer que la production de cette nouvelle centrale de Sendou sera techniquement mieux sécurisée.

Source: Sud

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Uranium : le Sénégal brade sa richesse

uraniumAlors que l’Uranium se raréfie dans le monde, le Sénégal qui a des réserves potentielles de ce produit dans la zone de Kédouggou, a signé un contrat d’exploration avec la société Uramin Inc. Mais au moment où l’on s’enorgueillit jusqu’en Conseil des ministres de cette possible source de richesses, l’on ne  s’attend pas à plus de 10 % de revenus sur ce produit.
A combien s’évaluent les réserves d’uranium que le Sénégal dispose dans sa partie septentrionale ? A l’état actuel une réponse n’est pas possible même si un début d’exploration a lieu sur une superficie de 3000 hectares dans la zone de Kédougou, le Sénégal ayant signé un contrat dans ce sens avec la société Uramin Inc.
La seule certitude qu’il y a aujourd’hui est que le Sénégal même en cas de découverte et d’exploitation ne gagnera presque rien de ce minerai si précieux, que la France est derrière ce projet d’exploration et que le produit connaîtra de plus en plus une inflation sur son prix de vente.
Un article paru dans la revue Science et Vie renseigne sur la vraie question de l’Uranium dans le monde : raréfaction des réserves et hausse des coûts.
Le prix du livre de l’uranium qui oscille entre 150 et 74 dollars la livre (120 millions de f cfa la tonne), connaîtra une hausse puisque selon des études menée par la Revue Science et Vie, les 435 réacteurs nucléaires actuellement en service dans le monde, ne continuent à tourner que grâce aux réserves militaires et stratégiques, les mines ne produisant pas autant que la consommation des centrales.

Le Sénégal brade sa richesse

Que gagnera le Sénégal en cas de découverte d’uranium dans la zone de Saraya par la société UraMin Inc ? Rien ou presque. Selon l’accord signé entre le gouvernement et cette société canadienne, le Sénégal pourra récolter 10 % des intérêts.
Cela veut dire que la société fera déduire du magot du Sénégal, les frais d’exploitation avant de verser le pourcentage au Sénégal. Autre préalable, la société ne commencera à partager les intérêts qu’après avoir recouvert la totalité des coûts d’exploration actuellement estimé à 3 milliards et bénéficiera d’une exonération.
En termes clairs le Sénégal partagera avec son partenaire tous les risques liés à l’exploration, assistera la société sur le plan fiscal et lui fera bénéficier de facilités douanières avant de ne récolter que 10 %, soit environ 15 dollars pour 0, 4536 Kg d’uranium extrait (si le livre est vendu à 150 dollars comme le prévoient les estimations les plus faibles)

La France derrière ce contrat léonin

L’affaire semble nébuleux lorsqu’on découvre qu’en fait au lieu de Uramin, société enregistrée au Canada, c’est le français Areva en difficulté au Niger et dont les rendements sont à la baisse qui est derrière les recherches de Kédougou.
La société française a en effet racheté avec 2,5 milliards de dollars Uramin Inc pour allonger son impact de recherche d’’uranium et pouvoir ainsi continuer sans surcoûts à alimenter sa clientèle dont Electricité de France (EDF).
Ce redéploiement d’Areva géant français dans le nucléaire s’explique non seulement par la raréfaction du produit, mais parle récent camouflet enregistré par le géant du nucléaire au Niger.
Dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais « la révolution de l’Uranium », Areva spécialisé dans la construction de centrales et leur approvisionnement a été débouté par le Gouvernement de Niamey qui a décidé d’une hausse de 40% se sa cote part mais également prévu de vendre sa part de l’uranium directement sur le marché.
C’est dire donc qu’Areva a logiquement décidé de diversifier ses sources d’Uranium en Afrique et dans le monde à rachetant purement et simplement un autre géant Uramin Inc présent déjà en Afrique notamment en Namibie.

Quelques données stratégiques sur l’Uranium

« Le pic des années 70 s’élevait à 120 dollars par livre en termes réels. Etant donné la faiblesse du dollar, la forte demande et l’offre limitée, nous pouvons considérer que le pic pourrait être de plus de 150 dollars », estime Paul Carter, directeur général de la firme de courtage Argonaut Securities à Perth.
« La demande tire les prix mais la faiblesse du dollar signifie qu’on est prêt à payer un peu plus que dans d’autres devises », précise-t-il.

Energie nucléaire dans le monde

Actuellement 435 réacteurs nucléaires sont en fonctionnement dans le monde, dont 58 en France répartis sur 19 sites pour une capacité totale installée de 63.363 mégawatts. En comparaison toutes les centrales de la Sénélec ne produisent pas plus de 450 mégawatts.
Au niveau mondial, 28 réacteurs sont en construction, 64 planifiés, et quelque 158 projets sont en cours.
L’Inde et la Chine arrivent en tête des nouveaux projets de construction avec respectivement sept et cinq nouvelles centrales.
En France, les travaux de construction du réacteur de troisième génération EPR (European Pressurized Reactor) à Flamanville (Manche) débuteront fin 2007.

Combustible : Un achat avant l’heure

Les constructeurs des réacteurs qui entreront en service d’ici cinq à sept ans cherchent à dès maintenant à s’assurer dès maintenant des prix pour leurs premiers chargements d’uranium.
“Ces premiers chargements devront intervenir alors que d’autres réacteurs tournent presque à plein régime – plutôt à près de 90% de leur capacité qu’à 70% – ce qui signifiera une augmentation de la consommation de combustible”, prévient Paul Carter.

Un nouveau réacteur a besoin d’environ 600 tonnes d’uranium pour le premier chargement. Il consomme ensuite 200 tonnes par an.
En 2006, la production d’uranium est estimée à 103 millions de livres (46.720 tonnes) tandis que la consommation a atteint 177 millions de livres (80 000 tonnes).

“Cette année, la prévision pour la demande est d’environ 183 millions et celle de la production de 117 millions”, note Alice Wong, vice-Présidente de Cameco Corp.
“Depuis 1985, la consommation d’uranium a dépassé la production et la première progresse plus rapidement que la seconde”, ajoute-t-elle.

Source: Sununews

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Crise : L’Afrique prend les commandes

kaberukaJusqu’à présent, les Africains ont vu les crises mondiales se succéder sans réagir. Ils étaient sans pouvoir et sans voix. Le poids économique de leur continent était négligeable, leurs partenaires se limitaient à l’Union européenne et aux institutions multilatérales (Fmi, Banque mondiale). Bref, ils n’avaient d’autre choix que de tendre la main, et d’obtempérer… Avec la dernière crise, qui a éclaté en septembre 2008, les choses semblent – enfin – changer pour de bon.

Ce changement, dont on avait senti les prémices avec la participation africaine aux sommets du G20, est apparu au grand jour lors du premier forum africain sur les effets de la crise mondiale, à Addis-Abeba. Du 11 au 13 novembre, la capitale éthiopienne a réuni l’élite du continent et de la diaspora – près de 400 experts de toutes disciplines – pour évaluer l’impact de la crise et réfléchir aux moyens de promouvoir le développement durable et l’intégration sur le continent. Sous l’impulsion de la Banque africaine de développement (Bad), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea) et de l’Union africaine (Ua), ce forum a galvanisé les esprits et provoqué des discussions d’une franchise jamais atteinte. Plus personne n’est désormais indifférent au sort de ce continent qui comptera 2 milliards d’habitants en 2050, deux fois plus qu’aujourd’hui, et dont la superficie est trois fois supérieure à celle des Etats-Unis ou de la Chine. Jean Ping, le président de la Commission de l’Ua, l’a judicieusement rappelé?: ‘La crise est salutaire pour tout le monde. On sait désormais que le marché capitaliste ne va pas tout résoudre et que rien n’est irréversible. Personne ne pourra plus nous dicter ce que nous devons faire. Mais, notre seule voie de salut est dans le regroupement de nos forces et de nos potentialités naturelles.’ Dans un discours flamboyant, il a réaffirmé que ‘l’Afrique doit d’abord compter sur elle-même’ et – allusion aux accords de coopération avec la Chine, l’Inde ou l’Amérique latine – qu’elle a non seulement ‘raison de diversifier ses partenaires’, mais que ‘c’est son droit le plus absolu’.

Pour Donald Kaberuka, le président de la Bad, l’Afrique devrait commencer à sortir de la crise dès 2010, avec un taux de croissance de 4 %, contre 1,7 % cette année. ‘Pour créer des emplois et réduire la pauvreté, nous avons besoin de 7 % de croissance, a-t-il tempéré. Ce n’est pas une tâche impossible, le continent est un gisement de matières premières. C’est aussi un marché de plus de 1 milliard de consommateurs.’

Le danger, a souligné Abdoulie Janneh, secrétaire exécutif de la Cea, réside dans la ‘mono-économie de l’extraction des matières premières et dans la croissance sans emploi’. ‘Imaginons l’Afrique de demain, a conclu le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi, très en verve. Une Afrique capable de trouver une réponse globale à la crise et aux changements climatiques, une Afrique capable d’attirer les investissements, une Afrique qui ne se contenterait plus de gérer une pauvreté chronique… Pour y arriver, il faudra plus d’un forum de ce genre?!’

Source: Jeune Afrique

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EMPLOI DES JEUNES DANS LA BANLIEUE : 1000 postes attendus d’ici décembre

jeunes & emploiEn sept mois de travail, l’Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue (OFEJBAN) a créé 613 emplois. C’est ce qu’a déclaré son directeur, Boubacar Ba en conférence de presse, hier, avec les membres de son staff au complexe « Khéweul » de Pikine. Le directeur général de l’OFEJBAN avec des preuves à l’appui a promis de porter le chiffre à 1000, à l’occasion de la commémoration de l’an 1 de la structure.

C’est une salle comble de jeunes et de femmes du complexe « Khéweul » de Pikine qui a abrité, hier, à 17 h 30 la conférence de presse du directeur général de l’Office. Une occasion qu’il a saisie pour faire un bilan des actions menées au sein de la structure qui travaille, rappelle-t-il, en complémentarité avec le FNPJ et l’ANEJ. Face à la presse, Boubacar Ba a expliqué le vaste programme de recensement de jeunes de la banlieue demandeurs d’emplois, porteurs de projets ou à la recherche d’une formation, qu’il a lancé. Un programme dénommé « Course vers l’emploi » qui s’est déroulé du 03 au 17 août 2009 sur 20 sites de la banlieue dakaroise et qui a permis l’inscription de dizaines de milliers de jeunes. L’exploitation de ces inscriptions a permis selon ce dernier de disposer au sein de l’office, une base de données fiable et d’identifier les besoins des jeunes en matière d’emploi et de formation. Boubacar Ba n’a pas manqué lors de son propos liminaire de préciser que les inscriptions se poursuivent à ce jour à travers le site de l’office : www. ofejban.sn, le numéro vert étant, le 800 00 82 82 ou au centre incubateur situé aux Parcelles Assainies, unité 9 à côté de la Caserne des Sapeurs Pompiers.

La base de données, selon le directeur général de l’office pour l’emploi des jeunes de la banlieue, a permis d’orienter certains vers des structures de travail et de formation. Il s’agit entre autres structures citées, du PCCI où 250 jeunes sont déjà en entretien, de l’Agétip où 291 jeunes sont formés pour le programme de pavage des rues de la banlieue. On note aussi 60 jeunes en formation au CCBM pour les magasins de référence, 10 jeunes en recyclage pour le permis de conduire de tricycles destinés à la distribution de divers produits, 25 jeunes sélectionnés pour la formation en pisciculture, horticulture et micro jardinage pour la phase test, et 10 jeunes sélectionnés pour la formation et l’insertion avec l’Agence nationale REVA dans les fermes agricoles. Ce qui représente un cumul de 613 emplois pour atteindre le cap de 1000 emplois attendus le 12 décembre prochain. Autres actions citées par Boubacar Ba, les liens de partenariats utiles avec certaines agences et institutions de l’Etat du Sénégal. Il s’agit de l’Agence nationale d’Aquaculture pour la mise en valeur des bassins de rétention avec la mise en place de projets intégrés de pisciculture, d’aquaculture, de micro jardinage ; de l’An REVA, de l’APROSEN, du CCBM, de l’ITA et de l’Agétip. Ces accords de partenariats signale-t-il, n’ont pas été nationaux. L’office a signé aussi des conventions avec des formes et consortiums italiens, espagnols, suisses et suédois, entre autres.

Source: le Soleil

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Chine : l’industrie en surrégime risque de déséquilibrer les marchés mondiaux

CHINE-ECONOMIELa Chine pourrait être confrontée l’an prochain à des plaintes pour dumping car son industrie tourne en surrégime et déverse ses excédents de production sur les marchés mondiaux, met en garde la Chambre européenne de Commerce en Chine.
Jörg Wuttke, le dirigeant de l’organisme professionnel, explique qu’il faut environ 12 mois pour préparer un dossier de plainte pour dumping qui vise les pratiques consistant à vendre des biens à un prix inférieur à leur prix de revient.
“Ce délai de préparation me fait dire qu’au cours du deuxième semestre 2010, il y aura bien plus de plaintes anti-dumping contre la Chine, malheureusement”, a-t-il dit.
Jörg Wuttke s’exprimait à l’occasion du lancement d’une étude sur la surcapacité de l’industrie en Chine, un phénomène déjà ancien qui s’est aggravé, selon la Chambre de commerce, en raison de la crise financière et de la réaction énergique des autorités chinoises.
“La crise a étouffé la demande pour les exportations chinoises au moment où davantage d’investissements encore, sous la forme du plan de relance massif du gouvernement chinois, étaient injectés dans la construction de nouvelles usines et l’ajout de capacités inutiles”, constate le rapport de la Chambre de Commerce.
“De ce fait, le problème s’aggrave en réalité dans de nombreuses industries”, ajoute le document.
Dans une étude réalisée par des membres de la Chambre de commerce, 56% des personnes interrogées ont cité les politiques publiques locales destinées à attirer les investissements comme le principal facteur de la surcapacité. L’accès aisé au crédit arrive en second.
OBSTRUCTION DES AUTORITÉS LOCALES
Jörg Wuttke a salué les efforts menés par le gouvernement pour réduire l’ajout de nouvelles capacités mais il souligne qu’il se retrouve souvent impuissant face aux autorités locales qui veulent à tout prix faire construire de nouvelles usines pour les recettes fiscales et les emplois qu’elles génèrent et qui font tout pour maintenir les sites existants.
“Le protectionnisme local est en marche. Donc même lorsque Pékin constate un problème et veut s’y attaquer, il en est souvent empêché par les politiques locaux”, dit-il.
Outre les tensions avec les partenaires commerciaux, la surcapacité structurelle de l’industrie chinoise risque également de provoquer un frein aux investissements étrangers en Chine. “Pourquoi investir si l’offre sur un marché est déjà surabondante”, demande Jörg Wuttke.
Tout en approuvant les initiatives du gouvernement, la Chambre de commerce recommande une action plus fondamentale visant à faire évoluer la Chine d’une économie portée par les investissements et les exportations à une croissance davantage tournée vers la consommation intérieure et les services.
Le rapport fait une série de recommandations qui reviennent à modifier en profondeur les fondamentaux de l’économie chinoise.
Il propose notamment de redistribuer le revenu national des entreprises aux ménages, de réduire les investissements des entreprises, de supprimer les subventions sur les prix de l’énergie et d’augmenter les taux d’intérêt pour mieux refléter le coût du capital et faire remonter le yuan.

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