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Les projets pétroliers redémarrent à travers le monde

Les projets pétroliers redémarrent à travers le monde

baril pétroleLes cours du baril sont repassés au-dessus de 80 dollars hier à New York.  Schlumberger estime que le pire de la crise est passé. De son côté, Technip prévoit une montée en puissance des appels d’offres au Moyen-Orient sur 2010-2012. Au niveau mondial, le nombre de forages a déjà regrimpé de 11 % au cours des quatre derniers mois.

Les majors du pétrole ont beau publier des profits moins plantureux qu’il y a un an, la remontée continue du baril depuis le printemps les incite à relancer les projets d’exploration et de production suspendus pendant la récession. Soutenus par le retour de la croissance aux Etats-Unis, premier pays consommateur d’or noir au monde, les cours du WTI, le pétrole américain de référence, ont atteint 80,46  dollars en séance hier à New York, contre un point bas de 34 dollars en décembre 2008. De quoi rendre de nombreux chantiers à nouveau rentables.

A travers le monde, le nombre de forages a déjà regrimpé de 11 % ces quatre derniers mois. « Sur 35 projets ajournés fin 2008 dans les pays de l’Opep, en raison du manque de liquidités et de l’effondrement des cours du brut, 7 projets d’une capacité de 1,2 million de barils par jour ont été relancés »,a expliqué récemment le secrétaire général de l’organisation, Abdallah el-Badri.

Un réveil qui offre des perspectives de contrats substantiels aux grands équipementiers du secteur. « Si l’économie continue de donner des signes de reprise, alors le pire est derrière nous »,s’est réjoui la semaine dernière le patron de Schlumberger, Andrew Gould. Le PDG du premier groupe de services pétroliers a tenu à délivrer un message d’espoir aux investisseurs. Pour ce dernier, les renégociations de prix avec les producteurs de pétrole sont désormais achevées. Schlumberger estime que la solidité des cours du pétrole devrait inciter les majors à « maintenir leurs dépenses ».

Les activités en eaux profondes vont rester soutenues et certains marchés à terre s’inscriront en hausse. En revanche, la faiblesse des prix du gaz et les surcapacités de production dans la liquéfaction de gaz naturel vont continuer de limiter les projets de forage ou de construction dans le gaz.

Le Moyen-Orient à la fête

Pour l’instant, Schlumberger continue néanmoins d’absorber les conséquences des reports de projets et de la violente baisse des prix imposée par les majors en début d’année. Le résultat net du groupe a chuté de 48 % au troisième trimestre, à 787 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires de 5,4 milliards de dollars, en recul de 25 %. Mais le groupe prévoit des investissements en hausse « assez substantielle » en 2010, ainsi qu’une augmentation d’au moins 10 % des activités de forage en Russie.

Même optimisme du côté de la société de services britannique Petrofac. La semaine dernière, celle-ci a annoncé qu’elle tablait sur une hausse d’au moins 20 % de ses résultats annuels du fait d’une activité soutenue dans la construction et l’exploration-production offshore. La capitalisation boursière de Petrofac a triplé depuis le début de l’année. En moyenne, les sociétés parapétrolières ont vu leur valeur bondir de 85 % depuis le creux touché en décembre.

Le Moyen-Orient devrait être une région particulièrement active dans les mois à venir. A eux seuls, les Emirats arabes unis devraient accorder 21 milliards de dollars de contrats dans l’énergie d’ici à la mi-2010, a indiqué la semaine dernière Arturo Grimaldi, vice-président chargé de la région chez Technip. Sur la période 2010-2011, environ 65 milliards de dollars de projets seront lancés par le pays, calcule Petrofac. En 2012, ce sera au tour du Qatar, du Koweït et de l’Arabie Saoudite de prendre la relève et d’investir environ 40 milliards de dollars dans des projets énergétiques, selon Technip.

Source: les Echos

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