Archive | October, 2009

Le Nepad transformé en agence en janvier

nepadLe Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) deviendra à partir de janvier prochain l’Agence de planification et de coordination du Nepad (APCN), a appris l’APS auprès des responsables de cette structure à Midrand.
Cette Agence de planification et de coordination va traduire la vision du Nepad sur le terrain en s’appuyant sur les organisations sous-régionales (SADEC, COEMESA, CEDEAO, UMA, CEMAC), ont expliqué ces responsables à des journalistes africains qui effectuaient une visite au siège du Nepad dans le cadre de la session du Parlement panafricain.

L’APCN sera supervisée par la Commission de l’UA. Elle disposera de la flexibilité nécessaire pour mettre en œuvre les projets du Nepad et mobiliser des ressources financières auprès des États africains et des bailleurs de fonds.

Le Nepad, adopté en 2001, est une vision et un cadre stratégique pour la renaissance de l’Afrique. Cette stratégie résulte d’un mandat donné aux cinq Chefs d’Etat initiateurs (Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Nigeria, Sénégal) de l’UA afin de promouvoir un cadre socio-économique intégré de développement pour l’Afrique.

Cet instrument continental a pour buts d’éradiquer la pauvreté, placer les pays africains, sur la voie d’une croissance et d’un développement durables, mettre un terme à la marginalisation de l’Afrique dans le contexte de la mondialisation.

Il cherche également à promouvoir son intégration complète et profitable à l’économie mondiale, accélérer le renforcement des capacités des femmes afin de promouvoir leur rôle dans le développement socio-économique.

Il comprend 8 secteurs prioritaires : bonne gouvernance, infrastructure, éducation, technologies de l’information et de la communication, agriculture, environnement, énergie, accès aux marchés des pays développés.

Le secrétaire exécutif du Nepad est Ibrahim Assane Mayaki, ancien Premier ministre du Niger.

Source: Aps

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Aminata Niane : ‘’ Nous allons combler les mauvaises performances par l’emploi des jeunes’’

aminata niane apixLe gouvernement du Sénégal va s’orienter vers la promotion de l’emploi des jeunes pour rattraper son recul au classement 2009 du Doing Business, a annoncé vendredi à Dakar le ministre Aminata Niane.

‘’Le Sénégal s’est essoufflé et a marqué le pas, au point de se faire dépasser par le Mali, le Bénin, etc.’’, a affirmé Mme Niane, conseillère du président de la République et directrice générale de l’Agence chargée de la promotion des grands travaux de l’Etat (APIX).

Elle faisait ainsi allusion à l’édition 2009 du Doing Business, un instrument de mesure des performances des pays dans les affaires, édité par la Banque mondiale. De 2008 à 2009, le Sénégal a reculé de cinq places.

‘’Il faut que l’emploi des jeunes se développe’’ au Sénégal, pour que le pays arrive à combler cette performance et améliorer son environnement des affaires, a dit Mme Niane, au sortir d’un conseil interministériel portant sur le suivi des recommandations du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI).

Pour ce même objectif, le Sénégal doit se doter d’une ‘’économie qui soit capable de générer plus d’emplois pour les jeunes, qui constituent la moitié de la population’’ sénégalaise, a-t-elle encore dit.

Le gouvernement ‘’a décidé’’, à l’occasion de la réunion interministérielle, de ‘’renforcer ses efforts pour l’emploi des jeunes’’, a-t-elle fait savoir, ajoutant que le Premier ministre va présider des réunions pour l’atteinte de cet objectif.

‘’Il y a encore des réformes nécessaires à faire sur le Code du travail et la fiscalité pour doter notre pays d’une économie constituée d’entreprises compétitives’’, a relevé le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye.

Source: Aps

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La polémique sur la sécurité des vols enfle entre Air France et ses pilotes

air_franceAir France s’en défend : “Ce n’est pas un rappel à l’ordre.” Pourtant, l’envoi d’un courrier de six pages à ses pilotes intitulé “Assez de polémiques et de faux débats sur la sécurité des vols !”, a déclenché, toutes organisations syndicales confondues, une véritable colère chez les pilotes de la compagnie. Une provocation de plus, selon eux, dans le conflit qui les oppose à la direction sur la sécurité des vols depuis l’accident du vol Paris-Rio AF447, qui a fait 228 morts le 1er juin. Cette lettre, dont La Tribune a révélé des extraits, samedi 24 octobre, ne fait pas, il est vrai, dans le détail.

Datée du 20 octobre et rédigée par Pierre-Marie Gautron, directeur des opérations aériennes, et Etienne Lichtenberger, directeur de la sécurité, la note s’attaque d’abord aux “spécialistes autoproclamés “ès sécurités des vols”, qui ne cessent de se répandre dans les médias pour donner leur explication de l’accident alors que les éléments sur lesquels ils s’appuient sont partiels, insuffisants voire totalement erronés”. La note vise deux syndicats de pilotes minoritaires (SPAF et Alter) qui, dans un courrier adressé le 15 octobre à Pierre-Henri Gourgeon, directeur général de la compagnie, menaçaient d’appeler les pilotes à faire grève si la direction “persistait à ne pas prendre en compte leurs propositions sur la sécurité des vols”.

La lettre va au-delà de cette mise au point : s’appuyant sur des incidents récents, elle précise que le non-respect des procédures qui s’ensuivit aurait pu avoir des conséquences graves. Un non-respect qui aurait pour origine la “surconfiance”, l’“impression de bien connaître son avion au point de s’accorder des déviations grossières en pensant maîtriser les risques”.

Pour Louis Jobard, président du bureau du Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) Air France Alpa, syndicat majoritaire, ce courrier est “inacceptable”, car il fait un “amalgame entre des incidents d’exploitation qui, sans les minimiser, existent dans toutes les compagnies aériennes, la responsabilité des pilotes et l’accident de l’AF447 alors que rien ne permet à ce stade de mettre d’une quelconque manière la responsabilité des pilotes en cause”.

“En montrant du doigt les seuls pilotes, le management démontre ainsi son incapacité et son absence de volonté à accepter la moindre remise en cause”, ajoute M. Jobard. Au lendemain du crash AF447, le SNPL préconisait un audit externe sur la sécurité des vols de la compagnie. Air France en a accepté le principe en septembre. M. Jobard insiste maintenant pour qu’il débute le plus rapidement possible : “Qu’il fasse son travail, qu’il en sorte des recommandations et qu’elles soient rapidement mises en oeuvre.”

Source: Aps

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Les projets pétroliers redémarrent à travers le monde

baril pétroleLes cours du baril sont repassés au-dessus de 80 dollars hier à New York.  Schlumberger estime que le pire de la crise est passé. De son côté, Technip prévoit une montée en puissance des appels d’offres au Moyen-Orient sur 2010-2012. Au niveau mondial, le nombre de forages a déjà regrimpé de 11 % au cours des quatre derniers mois.

Les majors du pétrole ont beau publier des profits moins plantureux qu’il y a un an, la remontée continue du baril depuis le printemps les incite à relancer les projets d’exploration et de production suspendus pendant la récession. Soutenus par le retour de la croissance aux Etats-Unis, premier pays consommateur d’or noir au monde, les cours du WTI, le pétrole américain de référence, ont atteint 80,46  dollars en séance hier à New York, contre un point bas de 34 dollars en décembre 2008. De quoi rendre de nombreux chantiers à nouveau rentables.

A travers le monde, le nombre de forages a déjà regrimpé de 11 % ces quatre derniers mois. « Sur 35 projets ajournés fin 2008 dans les pays de l’Opep, en raison du manque de liquidités et de l’effondrement des cours du brut, 7 projets d’une capacité de 1,2 million de barils par jour ont été relancés »,a expliqué récemment le secrétaire général de l’organisation, Abdallah el-Badri.

Un réveil qui offre des perspectives de contrats substantiels aux grands équipementiers du secteur. « Si l’économie continue de donner des signes de reprise, alors le pire est derrière nous »,s’est réjoui la semaine dernière le patron de Schlumberger, Andrew Gould. Le PDG du premier groupe de services pétroliers a tenu à délivrer un message d’espoir aux investisseurs. Pour ce dernier, les renégociations de prix avec les producteurs de pétrole sont désormais achevées. Schlumberger estime que la solidité des cours du pétrole devrait inciter les majors à « maintenir leurs dépenses ».

Les activités en eaux profondes vont rester soutenues et certains marchés à terre s’inscriront en hausse. En revanche, la faiblesse des prix du gaz et les surcapacités de production dans la liquéfaction de gaz naturel vont continuer de limiter les projets de forage ou de construction dans le gaz.

Le Moyen-Orient à la fête

Pour l’instant, Schlumberger continue néanmoins d’absorber les conséquences des reports de projets et de la violente baisse des prix imposée par les majors en début d’année. Le résultat net du groupe a chuté de 48 % au troisième trimestre, à 787 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires de 5,4 milliards de dollars, en recul de 25 %. Mais le groupe prévoit des investissements en hausse « assez substantielle » en 2010, ainsi qu’une augmentation d’au moins 10 % des activités de forage en Russie.

Même optimisme du côté de la société de services britannique Petrofac. La semaine dernière, celle-ci a annoncé qu’elle tablait sur une hausse d’au moins 20 % de ses résultats annuels du fait d’une activité soutenue dans la construction et l’exploration-production offshore. La capitalisation boursière de Petrofac a triplé depuis le début de l’année. En moyenne, les sociétés parapétrolières ont vu leur valeur bondir de 85 % depuis le creux touché en décembre.

Le Moyen-Orient devrait être une région particulièrement active dans les mois à venir. A eux seuls, les Emirats arabes unis devraient accorder 21 milliards de dollars de contrats dans l’énergie d’ici à la mi-2010, a indiqué la semaine dernière Arturo Grimaldi, vice-président chargé de la région chez Technip. Sur la période 2010-2011, environ 65 milliards de dollars de projets seront lancés par le pays, calcule Petrofac. En 2012, ce sera au tour du Qatar, du Koweït et de l’Arabie Saoudite de prendre la relève et d’investir environ 40 milliards de dollars dans des projets énergétiques, selon Technip.

Source: les Echos

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SECURITE ALIMENTAIRE : Les besoins supplémentaires estimés à 6300 milliards

micPour donner des chances à l’atteinte de l’OMD visant à réduire de moitié la pauvreté et la faim d’ici 2015, une initiative gagne du terrain depuis le G20 et les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI. Pour renverser les tendances nées de la crise, l’Ifpri a estimé à 14 milliards de dollars les besoins supplémentaires, alors qu’un plan d’action 2010-2012 est mis en œuvre.

« Ces tendances exercent davantage de pression sur les prix des denrées alimentaires, sur l’intensification de la déforestation afin d’étendre les surfaces cultivables et accentuent les effets liés au changement climatique, » affirme le nouveau Plan d’action pour l’agriculture 2010-2012 du Groupe de la Banque mondiale. « D’importants investissements pour soutenir la croissance de la productivité agricole sont requis dès aujourd’hui. » Le Plan d’action vise à venir en aide aux pays en développement pour accroître la productivité agricole, relier les producteurs au marché, faciliter la génération de revenus non agricoles dans les zones rurales et intensifier les services environnementaux et le développement durable. Selon les estimations de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), 14 milliards de dollars supplémentaires d’investissements publics seront nécessaires chaque année dans le secteur agricole des pays en développement afin de réaliser l’objectif de développement pour le Millénaire visant à réduire de moitié la pauvreté et la faim d’ici 2015. Avant la survenue de la crise alimentaire de 2007, la pauvreté et la faim avaient enregistré un déclin constant à l’échelle mondiale. Cependant, l’effet conjugué d’un sous-investissement de longue date dans l’agriculture, de l’envolée des prix alimentaires et énergétiques, ainsi que de la crise économique aurait acculé 100 millions de personnes supplémentaires à la pauvreté. Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le nombre de personnes souffrant de la faim et de la pauvreté dépasse aujourd’hui le milliard.

Selon le rapport des Nations Unies intitulé Perspectives de la population mondiale 2009 (World Population Prospects 2009), le monde devrait compter, d’ici 2050, 2,3 milliards de personnes supplémentaires à nourrir (soit un tiers de plus qu’aujourd’hui). Par ailleurs, de nouvelles demandes de produits alimentaires sont apparues avec l’utilisation accrue des récoltes pour la production de biocarburants. Alors que la demande en produits céréaliers est en hausse, le taux de croissance des productions des principales céréales enregistre un recul, passant d’environ 3 % en 1980 à 1 % aujourd’hui.

Sources : Actualités Banque mondiale

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500 000 VACHES INSÉMINÉES D’ICI 2012 : L’autosuffisance en lait et en viande comme viatique

prod laitA l’horizon 2012, le Sénégal ambitionne d’inséminer 500 000 vaches. A travers le Programme spécial d’insémination artificielle (Psia), le pays veut atteindre l’autosuffisance en lait et en viande.

Le ministère de l’Elevage veut jouer sa partition dans la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana). Hier, face à la presse, le directeur de l’Elevage est revenu sur les ambitions de son département. « L’objectif global de la Goana-Elevage est d’inséminer 500 000 vaches à l’horizon 2012 et d’acquérir 30 000 vaches exotiques de race pure en vue d’obtenir une production additionnelle de 400 millions de litres de lait, 43 000 tonnes de viandes et 120 000 pièces de cuirs », a précisé le docteur Mamadou Ousseynou Sakho. Il a invité les éleveurs de se rapprocher des services décentralisés de l’Elevage où l’insémination est « totalement gratuite ». Le gouvernement, rappelle-t-il, a pris l’option d’accroître la production laitière nationale par l’amélioration génétique et par l’intensification des systèmes de production. Le volet élevage de la Goana met l’accent sur le développement des potentialités locales à travers le Programme national de développement de la filière laitière (Prodelait) dont l’une des composantes principales est le Programme spécial d’insémination artificielle (Psia). Cette politique a donné des résultats satisfaisants, puisqu’on a noté une nette augmentation de la production locale. Celle-ci est passée de 120 millions de litres en 2006 à 137 millions de litres en 2007 et à 145,9 millions de litres en 2008. Pendant la même période, les importations ont enregistré une importante baisse. Elles étaient, en millions de litres, de 331 en 2006, puis de 222 en 2007, et 202 millions de litres en 2008. Jusqu’en 2006, la production laitière locale était estimée à quelques 116 millions de litres, provenant essentiellement de l’élevage traditionnel, « tributaire des conditions climatiques ». Aussi, le directeur de l’Elevage a plaidé pour une meilleure organisation des éleveurs pour accompagner les efforts étatiques. Il a annoncé la commande de 200 motofaucheuses en vue de collecter le maximum de fourrage.

Source: le Soleil

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Sénégal Airlines, nouvelle compagnie, démarre ses activités début 2010

air-senegal5La nouvelle compagnie sénégalaise dénommée Sénégal Airlines, contrôlée par le secteur privé, aura son siège à Dakar et démarrera ses activités début 2010, annonce un communiqué du ministère des Transports aériens reçu jeudi à l’APS.
‘’Le gouvernement du Sénégal a décidé de lancer une nouvelle compagnie aérienne qui va remplacer Air Sénégal International liquidée. Cette compagnie s’appellera Senegal Airlines. Elle aura son siège à Dakar’’, indique notamment le texte

Selon le ministère, ‘’le début des vols devrait s’effectuer au début de l’année 2010 et la compagnie va opérer avec une flotte qui desservira l’Afrique et l’Europe’’. Sénégal Airlines qui aura des opérations subsidiaires au plan national, sera une division de la holding Groupe Air Sénégal (GAS).

Annonçant la création de la nouvelle compagnie, le ministre des Transport aériens, Karim Wade, cité dans le texte, a affirmé l’ambition du gouvernement sénégalais de faire de la nouvelle compagnie un succès.

‘’Senegal Airlines est une compagnie d’une importance nationale et sera un des instruments-clés pour le développement de notre pays et de l’économie, du tourisme, du commerce et de l’industrie’’, a dit M. Wade, estimant que cela renforcera la place de leader du Sénégal en Afrique de l’Ouest et dans le continent.

Le mnistre d’Etat a souligné que même si le gouvernement est impliqué dans la création de la compagnie, il n’aura aucune implication dans les activités quotidiennes de la compagnie, dont l’objectif est d’attirer et de gagner des parts de marché à travers des méthodes commerciales.

‘’Nous aidons à la mise en place de la compagnie, et l’Etat aura quelques actions, mais Sénégal Airlines est une compagnie du secteur privé qui sera guidée par la loi du marché qu’elle sert’’, a expliqué Karim Wade.

Le ministre d’Etat a assuré qu’elle sera l’une des compagnies leaders du continent africain, offrant le meilleur service à bord vers toutes les destinations qu’elle sera appelée à desservir, dans le but de soutenir la concurrence et d’être une compagnie rentable.

Les responsables de Senegal Airlines seront présents au Salon de Dubai prévu du 15 au 19 novembre prochain, indique le communiqué ajoutant que d’autres informations seront annoncées, concernant notamment la composition de la flotte.

Source: Aps

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MOHAMMED EL HADJI DARAMY, COMMISSAIRE EN CHARGE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE, DES MINES ET DE LA LIBRE CIRCULATION DE LA CEDEAO:« Nous avons conscience que nous sommes hautement en retard par rapport à l’industrialisation »

Mohammed DaramyLa sous région est a pied d’œuvre dans l’élaboration de sa Politique industrielle commune en Afrique de l’Ouest (Picao). Un travail qui se poursuit dans un contexte où le chronogramme de négociations adopté le 17 Juin 2009 à Bruxelles par les négociateurs en Chef de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union européenne, avait prévu la signature, au plus tard le 30 octobre 2009 pour un Ape partiel portant sur les marchandises et le volet développement. Au terme de la réunion des experts nationaux sur la Picao, le Commissaire en charge du commerce, de l’industrie, des mines et de la Libre circulation de la Cedeao, Mohammed El Hadji Daramy, est revenu sur les enjeux de l’accord de partenariat économique par rapport à la volonté de développer le tissu industriel de l’Afrique de l’Ouest.

Concrètement, quelles sont aujourd’hui les priorités de politique de coopération industrielle pour encourager l’Agro-industrie, le Machinisme agricole, les industries sidérurgiques, entre autres ?

Aujourd’hui, la priorité est accordée aux infrastructures, l’eau, assainissement qui sont les problèmes essentiels de la sous-région. Il faut avoir des politiques pour ces écueils de développement. Il nous faut être très dynamique pour promouvoir des politiques favorables aux Petites et moyennes entreprises en particulier les Pme tournées vers le marché international.

Dans quelle mesure la PICAO va-t-elle prendre en compte le risque de désindustrialisation de la sous région qui pourrait découler de la faiblesse du secteur industriel de la Cedeao comparé à celui à technologie avancée de l’Union Européenne ?

Nous avons conscience que nous sommes hautement en retard par rapport à l’industrialisation. Après l’indépendance, tous les pays d’Afrique de l’Ouest hormis le Libéria ont développé une politique d’importation. Vous avez parlé de l’agro industrie. En effet, quand vous voulez envoyer les matières premières en Europe, il faut pouvoir les transformer dans la région afin d’ajouter de la valeur à ces produits de sorte que les entreprises engrangent beaucoup plus de ressources financières pour combattre la pauvreté.

Pour s’acheminer vers l’industrialisation, il est nécessaire de se doter d’une stratégie harmonisée qui prend en compte les capacités industrielles nationales, à tous les niveaux de transformation. Or, le secteur industriel de la Cedeao est encore embryonnaire et donc pas assez diversifié pour produire une grande variété de produits intermédiaires et finis ?

C’est la raison pour laquelle j’ai demandé aux participants à cette réunion d’Abidjan de se référer aux idées de chaque pays, en terme de secteur secondaire, le secteur agricole de contribution au Pib. La politique de la PICAO c’est de rétablir un cadre d’adhésion. Chaque pays membre peut tirer de ce document des choses positives pour développer sa politique industrielle nationale. Nous les harmonisons également afin de soutenir le développement agricole sur l’ensemble du continent africain. C’est l’objectif final que nous voudrions atteindre. Comme je l’ai dit, la Côte d’Ivoire a produit plus d’un demi million de tonnes de cacao par an. Le Ghana est pratiquement dans la même proportion. Pour les autres productions, seuls 2% sont transformées dans les deux pays dans la région. Les 90% qui restent sont exportés dans d’autres pays. Il faut donc faire de la consommation pour ajouter de la valeur et de sorte que le cacao puisse apporter de la valeur ajoutée au Pib. Et c’est l’objectif que nous tentons d’atteindre.

Comment signer un Ape devant faciliter l’intégration régionale tant que les Etats membres de la région ne se sont pas mis d’accord sur un ensemble de politiques communes (comme la politique agricole, Ecowap, mais aussi une politique industrielle, environnementale…) traduisant une vision commune de l’avenir de la région ?

Les négociations sur les politiques communes font toujours partie de nos discussions avec nos partenaires européens. Ils nous disent à chaque fois qu’il faut avoir une politique agricole commune qui doit être conclue au niveau de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Nous essayons de voir comment les choses vont évoluer et voir comment ça va affecter notre région. Nous en avons hautement conscience parce que c’est un secteur où nous pouvons parvenir à la compétitivité dans un temps très bref. Nous attendons de voir les choses évoluer positivement.

Une analyse approfondie révèle que pour que l’industrialisation de la filière coton, par exemple, soit attractive et confirme la compétitivité de la disponibilité de la matière première, il faudrait que le prix de l’électricité fournie au secteur manufacturier soit de 30 F Cfa/kWh (0,06$/kWh) au maximum. Une harmonisation à ce niveau est-elle réaliste ?

Cela est en cours dans la zone Cedeao. Nous avons le projet de gazoduc Ouest africain impliquant quatre régions dans quatre pays dont le Ghana, le Nigeria, le Bénin et le Togo. C’est le domaine où nous essayons d’harmoniser nos politiques. Il s’agira d’avoir suffisamment d’électricité pour plus de production. Plus il y aura des productions, plus les cours vont baisser et nous pourrons parvenir à l’efficacité dans la fourniture d’électricité. Ce sont les plus grands éléments contributeurs essentiels en Afrique, notamment l’électricité et nous y travaillons.

Dans le même ordre d’idée, les différents constats dressés ont esquissé une vision ambitieuse de l’industrie textile à l’horizon 2005-2010, uniquement en s’adossant à l’Uemoa, de sorte que nulle part n’apparaît de manière visible, l’implication de la Cedeao dans le processus de définition stratégique de la transformation de la fibre ouest africaine. N’est-il pas à craindre que cette « mise à l’écart » de la Cedeao soit un obstacle dans la réalisation de cette vision stratégique globale en Afrique de l’Ouest ?

Non je ne pense pas. Je pense qu’il y a une grande récupération au sein de la Cedeao. Il y a des domaines où l’Uemoa est en avance est nous essayons de partir sur ces bases par le biais de consultation. Donc, cela est en cours. Nous avons nos ambassadeurs à l’Omc qui sont hautement impliqués dans le processus du coton et celui des autres secteurs qui sont essentiels au développement de l’Afrique de l’Ouest. Donc on a des gens qui sont à l’Omc pour suivre ce dossier.

N’est-ce pas quelque peu aberrant que ce soit l’Union Européenne qui ait financé une étude sur le Code Commun des Investissements de la Cedeao et sur le cadre politique des investissements pour aider la région à accélérer la mise en œuvre de son marché commun d’investissement ?

Notre objectif avant d’arriver au marché commun, c’est qu’il nous faut une zone de libre échange que nous avons déjà depuis 2000. Il faut un tarif extérieur commun. Dans la Cedeao, à l’heure actuelle, nous avons une compétition, une politique sur la concurrence. Nous avons une politique sur l’investissement régional. Nous avons un cordon douanier commun à harmoniser et nous sommes également d’accord sur les déterminations des valeurs en douane. Mon collègue du secteur privé a élaboré des modalités pour le marché commun pour favoriser un environnement favorable, les changements aux lois commerciales, l’environnement juridique, les mécanismes de régulation. Nous travaillons à tout cela de façon conjointe et concertée.

Source: Sud

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Les Etats-Unis sont sortis de récession

barackAvec un bond de 3,5%, supérieur aux attentes, le pays enregistre sa plus forte hausse trimestrielle de PIB depuis l’été 2007. L’activité a été tirée par la consommation des ménages et l’industrie automobile.

Les Etats-Unis sont sortis de la récession pendant l’été, selon la première estimation officielle du PIB américain du troisième trimestre publiée jeudi par le département du Commerce à Washington. Le chiffre, supérieur aux attentes, a immédiatement soulagé les marchés boursiers, à la peine jeudi matin.

L’annonce est également d’importance dans le contexte politique américain actuel. Un an après son élection, l’état de grâce d’Obama semble achevé. Et, sur le plan, économique, les doutes sur le gigantesque plan de relance sont désormais bien partagés. Les uns pensent que le pays n’échappera pas à un nouveau plan de relance. Les autres contestent l’efficacité des 787 milliards de dollars engagés, et estiment au contraire que la première économie de la planète devrait désormais “vivre selon ses moyens”, selon le mot du propre secrétaire au Trésor, Tim Geithner.

Après quatre trimestres consécutifs de recul, le produit intérieur brut de la première économie mondiale a donc progressé au troisième trimestre de 3,5% en rythme annuel par rapport au trimestre précédent. C’est la plus forte hausse du PIB constatée depuis le troisième trimestre de 2007, marqué par l’explosion de la bulle de crédits immobiliers à risques américains, qui allait précipiter le monde dans la crise.

Reprise tirée par la consommation des ménages et par l’automobile

Les Etats-Unis ont ainsi fait mieux que ne le pensaient les analystes, qui estimaient la croissance à 3,2%. Les chiffres du ministère sont néanmoins susceptibles d’être fortement modifiés fin novembre lors de la publication de la deuxième estimation de la croissance, sur la base de données économiques plus complètes.

La reprise a été tirée par la consommation des ménages, qui a progressé de 3,4% par rapport au printemps, apportant ainsi 2,36 points de croissance au pays. Un rebond auquel n’est pas étrangère la “prime à la casse” automobile. Le ministère précise d’ailleurs que la seule production d’automobiles a contribué à la croissance à hauteur de 1,66 point au troisième trimestre (contre 0,19% au deuxième).

Mettant fin à sept trimestres consécutifs de baisse, l’investissement a crû de 11,5%, sa plus forte progression depuis 2005. L’investissement des ménages dans le logement, notamment, a bondi de 23,4%, après trois ans et demi de recul consécutif. Pour les entreprises, la hausse n’a été que de 2,3%. La baisse des déstockages des entreprises (comptabilisée comme un investissement) a apporté 0,94 point de croissance. Les dépenses de l’Etat et des collectivités locales, qui ont ralenti leur hausse à 0,48% (contre 1,33% le trimestre précédent), ont apporté 0,48 point de croissance.

Le seul grand poste du PIB ayant freiné la croissance est le commerce extérieur, qui a eu un effet négatif de 0,53 point, les importations ayant progressé plus fortement que les exportations. L’autre grand risque pour l’économie américaine est bien sûr le gonflement du chômage. Le taux a atteint 9,8% en septembre, au plus haut depuis 1983, contre 4,7% en septembre 2007, et la Maison-Blanche a reconnu la semaine dernière que le chômage ne devrait pas baisser sensiblement en 2010.

Source: le Monde

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RÉHABILITATION DU RÉSEAU ROUTIER : L’Aatr lance les chantiers de Thiès et Diourbel

routeD’importants travaux de réhabilitation ou de reprise de routes revêtues sont en cours actuellement dans la région de Thiès. Constat fait lors d’une visite de terrain en compagnie des responsables de l’Agence autonome des travaux routiers, antenne de Thiès et de Diourbel, alors que le chef de l’antenne, Mamadou Faye, annonce le démarrage des travaux de la route Mboro-Diogo-Fass Boye.

Les travaux du tronçon de route Mboro-Diogo-Fass Boye vont bientôt démarrer, a révélé Mamadou Faye, le chef de l’Antenne autonome des travaux routiers (AATR) des régions de Thiès et Diourbel. Il a saisi une visite sur le terrain des travaux de réhabilitation du réseau routier en cours dans la région de Thiès, avant-hier mardi 27 octobre 2009, pour donner l’information. Et cela fait suite à une manifestation la semaine dernière des populations de cette zone qui réclament la reprise de cette route longue de 31km entre Mboro et Fass Boye et passant par Diogo. Pour le chef de l’AATR de Thiès et Diourbel : « la reprise de cette route était déjà programmée dans le cadre du programme d’entretien périodique des routes revêtues. Mais, que le démarrage des travaux a connu un retard du fait des procédures du code des marchés publics ». Maintenant que toutes ces phases sont derrière nous, Mamadou Faye renseigne que l’entreprise Eiffage a été sélectionnée pour entreprendre les travaux qui vont nécessiter un investissement de 620 550 200 FCFA et devraient même pouvoir démarrer dans le courant du mois de novembre 2009.

En outre, le chef de l’AATR estime à un peu plus de 30 % d’avancement des travaux exécutées par les entreprises Sotracom et Sogec qui se sont déjà installées sur les axes Mekhé-Thilmakha (44km), Bayakh-Kayar (10 km), Bayakh-Notto-Mboro (40km), Tivaouane-MBoro (22km), les plus importants. Mais, s’agissant de la route Mekhé-Thilmakha, l’ingénieur Ibra Fall du cabinet de contrôle Afrique Consult, a précisé : « que ce tronçon très ancien et étroit sera entièrement repris compte tenu de son état de dégradation très avancé. Ainsi, avons-nous décidé d’élargir cette route sur 7m et de renforcer la chaussée pour qu’elle puisse répondre aux normes CEDEAO, ceci pour un montant de plus de 450 millions de FCFA ». Toutefois, pour des raisons budgétaires, l’AATR a décidé de passer par une première étape de 7km entre Pékesse et Thilmakha pour cette année et de poursuivre en 2010. Pour l’heure, l’entreprise SOGEC est chargée de la réalisation des travaux pour lesquels un délai de 5 mois a été fixé.

Source: le Soleil

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Séguin dénonce les “dérives” de la présidence française de l’UE

ueLe premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, a déploré des “dérives” et des “erreurs” dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l’Union européenne au second semestre 2008.

Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d’erreurs“, a déclaré Philippe Ségui, jeudi sur Europe 1. “Ca n’a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques“, a ajouté le premier président de la Cour des comptes.

M. Séguin a souligné “deux critiques principales: les opérations ont été mal programmées. Et il n’y a pas eu de véritable stratégie, les décisions ont été souvent tardives. Ca a été le cas pour le sommet de la Méditerranée“. “Il n’y a pas eu d’appel d’offres, de véritable cahier des charges. On a improvisé et les fournisseurs s’en sont par exemple donné à coeur joie“, a-t-il critiqué. Selon lui, “on aurait pu avoir des prestations pour un tiers moins cher“.

Un rapport récent de la Cour des Comptes, chargée de contrôler les dépenses de l’Etat, sur la présidence française de l’UE, pointe notamment du doigt les travaux menés au Grand Palais à Paris à l’occasion du Sommet de l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008. Ce seul sommet a coûté 16 des 171 millions d’euros de la présidence française de l’UE.

Il critique aussi le coût d’un dîner du 13 juillet qui, restauration et aménagement compris, a représenté “un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité“, selon le député apparenté socialiste René Dosière qui a lancé la polémique mardi sur les dépenses de la présidence française de l’UE.

M. Séguin a évoqué aussi des aménagements au sein du Grand Palais où a eu lieu le sommet de l’UPM, contredisant toutefois M. Dosière qui a affirmé que quelque 245.000 euros avait été dépensés pour “l’installation -pour 4 heures !- d’une douche à l’usage du président“. “Les 245.000 euros ne s’appliquent pas aux douches et encore moins à la douche qui aurait été spécialement prévue pour le président de la République“. Ils sont relatifs à un espace de rencontre dont “les douches ne sont qu’un élément“, a-t-il souligné, estimant toutefois que “c’était absurde d’avoir des douches“.

Au total, l’aménagement du Grand Palais a coûté sept millions d’euros, a-t-il souligné. Selon M. Séguin, “l‘essentiel c’est que la France a payé le fait qu’elle n’a plus de centre permanent de rencontres internationales” depuis la vente de l’immeuble Kléber. “C’est bien de faire des économies, de liquider les bijoux de famille, de vendre à tout va – on se prépare à vendre place de la Concorde l’immeuble de la Marine – mais encore faut-il le faire à bon escient“, a-t-il déploré.

C’est-à-dire que la situation qu’on crée ne soit pas être génératrice de dépenses, or c’est exactement le cas. On a liquidé (…) dans le cadre d’une opération qui a été catastrophique l’immeuble Kléber où aurait pu avoir lieu sans dépense excessive“, selon lui, le sommet de l’Union pour la Méditerranée.

Source: lexpansion.com

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Mise sur pied du syndicat national des agriculteurs : La difficulté de trouver un consensus

paysan_senegal_2Les bonnes intentions du ministre délégué chargé des Organisations paysannes et de la syndicalisation des agriculteurs n’ont pas empêché les cultivateurs de Louga de montrer en plein jour leurs divergences. Il a fallu un discours dissuasif du ministre pour calmer les ardeurs guerrières des uns et des autres.

LOUGA – L’Etat veut en finir avec le désordre qui règne dans les rangs des cultivateurs, surtout parmi ceux qui s’activent dans la filière arachidière. Et pour cela, seule la mise sur pied d’un syndicat, riche de sa diversité et de sa représentativité pourrait amener le gouvernement à poser les jalons d’une agriculture moderne. C’est le vœu exprimé par le ministre délégué chargé des Organisations paysannes et de la Syndicalisation des agriculteurs, Khadim Guèye, venu à Louga, mardi pour un Cdd spécial. M. Guèye, entouré des autorités préfectorales de Louga, a beaucoup insisté sur la nécessité pour les cultivateurs d’aller dans le sens d’une meilleure organisation syndicale fortement représentée par toutes les filières. Car, selon lui, c’est seulement à ce titre qu’il sera possible pour l’Etat d’appuyer le crédit agricole pour le renforcement de son capital financier ou, tout au moins, mettre en place une véritable banque pour les agriculteurs. Un appel entendu, d’après le ministre, par les producteurs de coton et même ceux de tomate qui, grâce à leur bonne organisation, commencent à attirer les partenaires au développement. Ce qui n’est pas encore le cas pour les ‘arachidiers’ qui ne peuvent pas encore obtenir leurs subventions de plusieurs milliards (10 milliards de l’Union européenne), faute d’une fédération forte et unie. C’est pourquoi, rappelle M. Guèye, il leur (les agriculteurs) est demandé de se ‘dépêcher’ dans l’implantation des structures locales et départementales avant le 15 décembre prochain pour arriver à la mise sur pied d’une grande fédération nationale des producteurs d’arachides, qui devra désormais être l’interlocutrice de l’Etat.

Mais, devant la difficulté de trouver un consensus sur la représentativité des uns et des autres, un comité de 30 membres a été proposé au ministre. A charge pour ce comité de trouver les voies et moyens d’arriver à la mise sur pied d’une fédération départementale. Ce qui ne sera pas facile, vu les antagonismes qui se sont posés dans la grande salle du Conseil régional où avait lieu la rencontre. En effet, les agriculteurs ont montré devant le ministre leurs différends fortement marqués par des querelles de leadership. Aucun paysan n’a voulu céder une parcelle de pouvoir à son collègue. Ce qui a fini par créer un grand désordre dans la salle. Il a fallu que le ministre leur explique que le comité de 30 membres proposé n’aura aucun pouvoir d’influence sur la mise sur pied de la fédération pour que les esprits se calment. Ce qui a permis au ministre de leur rappeler qu’ils doivent se dépêcher ‘pour suivre la voie ouverte par leurs collègues évoluant dans le secteur du coton tout comme ceux de la fédération des producteurs de tomate de Dagana qui vont signer un contrat avec le syndicat et la société d’assurance agréée par l’Etat et garante devant la banque’. Et s’ils ne parviennent pas à s’entendre, ils courent le risque ‘de perdre l’enveloppe de 10 milliards de l’Union européenne du fait de leur inorganisation et de la difficulté de se doter d’une fédération puissante susceptible de défendre leurs intérêts, de gérer les questions d’équipements, de semences, d’engrais, d’unités industrielles, de magasins de stockage, etc.’, dira M. Guèye.

A rappeler qu’à l’issue du montage des fédérations, un bureau national sera mis en place et qui se chargera de défendre les intérêts des paysans.

Source: Walf

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Etats Unis:Faut-il craindre le retour des “subprimes” ?

for saleAlors qu’ils avaient quasiment disparu l’an dernier, les crédits immobiliers accordés aux ménages peu solvables, dits “subprimes”, représentent comme avant la crise 20 % des nouveaux crédits hypothécaires aux Etats-Unis, révèle une étude de la Réserve fédérale américaine du 26 octobre.

Faut-il y voir le ferment d’une réédition de la crise financière de 2007, quand la chute du marché immobilier avaient entraîné celle des subprimes titrisés (c’est-à-dire des subprimes convertis en titres financiers échangeables sur les marchés), et d’énormes pertes pour les banques ? Un article de Libération évoque ce risque.

Evariste Lefeuvre, directeur adjoint des études économiques chez Natixis, n’y croit pas. Même si la part des subprimes est remontée ces derniers mois, ils représentent des volumes bien inférieurs à ceux d’avant la crise, puisque le volume global des crédits s’est effondré, avec une crise de l’offre et de la demande”, relève-t-il.

“RIEN DE COMPARABLE”

D’autre part, “il faut bien comprendre que les subprimes d’hier n’ont rien de comparable à ceux d’avant la crise”, précise l’économiste. Comme le souligne l’étude, ce sont désormais trois organismes parapublics – Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae – qui “détiennent ou garantissent près de 95 % des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels”. Alors que début 2006, 40 % des parts de marché étaient détenues par des entités autre que ces organismes ou les banques.

“Des brockers et des constructeurs immobiliers s’étaient mis à émettre des prêts ensuite titrisés sous forme de produits complexes et peu lisibles”, explique l’économiste de Natixis. Avec davantage de risques, puisque “les titrisations réalisées en dehors des organismes parapublics avaient beaucoup plus de probabilité de comprendre des prêts à taux variable (…) et de s’accompagner de renseignements incomplets sur les revenus et actifs de l’emprunteur”, souligne l’étude.

Les récents subprimes sont d’une tout autre nature : l’étude explique que c’est la hausse des prêts par l’administration fédérale du logement qui a relancé les crédits aux populations les plus risquées. Pour Evariste Lefeuvre, ce “retour” des subprimes est une des manifestations de la politique de Barack Obama visant notamment à racheter les crédits des propriétaires devenus insolvables avec la crise. Et selon lui, ces subprimes ne font peser aucune menace particulière sur l’économie mondiale.

Source: le Monde

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Affaire Madoff : 21,2 milliards de dollars de pertes, selon le liquidateur

madoffQuatre mois après la condamnation de Bernard Madoff à 150 ans de prison, le liquidateur Irving Picard a dressé un premier bilan de la procédure de recouvrement des créances.

L’ampleur réelle de la « fraude Madoff » se révélera-t-elle moins importante que prévu ? Selon le premier bilan présenté hier, à New York, par le liquidateur américain Irving Picard, le montant provisoire des pertes nettes constatées par la moitié des 4.900 clients actifs répertoriés s’élèverait jusqu’ici à 21,2 milliards de dollars, contre une estimation initiale de la fraude de 64,5 milliards de dollars, largement basée sur la foi des relevés de comptes fictifs établis par le courtier indélicat. A ce jour, l’organisme de compensation SIPC (Securities Investor Protection Corporation), chargé d’indemniser les investisseurs en cas de défaillance d’une société de courtage, a avancé un total de 534 millions de dollars, sur un montant global de créances déclarées recevables de 4,43 milliards de dollars, concernant 2.860 clients directs. Un record dans l’histoire de la SIPC.

« Il y aura sûrement d’autres recours judiciaires, spécialement dans les neuf prochains mois », n’a pas caché le liquidateur Irving Picard, au cours d’une « conference call » organisée à New York. A ce stade, le liquidateur a effectivement recouvré 1,4 milliard de dollars d’actifs pour indemniser les victimes de Bernard Madoff, ce montant devant atteindre 1,5 milliard à la fin de l’année. Mais il espère aussi obtenir la restitution de 15 milliards de dollars de profits injustifiés auprès de grands clients de Madoff. En particulier, il n’a pas caché son intention de poursuivre le recouvrement de 7,2 milliards de dollars auprès des héritiers du milliardaire américain Jeffry Picower, retrouvé mort dans sa piscine, en Floride, dimanche, à la suite d’un arrêt cardiaque. Selon le liquidateur, le fondateur de la Picower Foundation aurait frauduleusement retiré plus de 7 milliards de dollars de ses divers comptes ouverts auprès des sociétés de Bernard Madoff, au détriment de l’ensemble des investisseurs. Au total, le liquidateur estime à 21,2 milliards de dollars le total des pertes enregistrées par les détenteurs de 2.335 comptes qui ont été « épluchés » par ses équipes.

Toujours selon le bilan du liquidateur, sur un total de quelque 4.903 comptes actifs répertoriés au 11 décembre 2008, jour de l’arrestation de Bernard Madoff, plus de la moitié des investisseurs auraient reçu davantage d’argent qu’ils n’auraient déposé. Parmi les recours intentés par le liquidateur figure notamment une action en recouvrement de 198 millions de dollars engagée, début octobre, auprès des membres de la famille de Bernard Madoff, notamment son frère, ses deux fils et sa nièce, qui se seraient versé notamment 80 millions de dollars de salaires au cours des sept dernières ­années.

Trois millions de victimes

Selon certaines données recoupées par une trentaine de cabinets d’avocats dans 25 pays, la fraude pyramidale perpétrée par l’ancien président du Nasdaq aurait néanmoins touché jusqu’à 3 millions de victimes directes et indirectes. Une liste provisoire de 13.000 clients avait été publiée par les enquêteurs début février. Mais elle comportait apparemment certains comptes qui n’étaient plus « actifs » depuis plusieurs années.

Source: les Echos

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Me Wade réceptionne le premier des bus chinois destinés à Dakar Dem Dikk

BusLe président sénégalais Abdoulaye Wade a procédé à la réception, mercredi à Dakar, d’un modèle des 230 bus chinois destinés à renforcer le parc roulant de la société de transport urbain Dakar Dem Dikk (DDD), rapporte la télévision publique RTS1.
‘’C’est un bus agréable, on est à l’aise et c’est bien aéré’’, a déclaré Me Wade qui venait d’effectuer, en compagnie des responsables de la société publique, un petit tour, en guise de ‘’voyage inaugural’’, entre le Palais de la République et la Place de l’Indépendance.

Le chef de l’Etat a estimé que ces bus chinois, attendus dans le transport urbain dakarois, devaient également être ‘’bons pour les longs voyages’’. Il a même envisagé de ‘’ventiler certains bus’’ à l’intérieur du pays, afin de moderniser le transport interurbains.

‘’Je suis très content de recevoir ce bus qui est un fruit de la coopération sino-sénégalaise’’, a dit le président Wade qui en a remercié son homologue chinois, Hu Jintao.

La mise en circulation des bus de marque chinoise est annoncée en début d’année. Aujourd’hui, la société Dakar Dem Dikk a du mal à assurer des dessertes fréquentes sur l’ensemble de son réseau, en raison de pannes diverses dans son parc. Sur un patrimoine de 410 bus pour 17 lignes, 200 sont à l’arrêt.

Diversement appréciée, l’entreprise publique a démarré en janvier 2001 avec le gouvernement libéral, avec des bus suédois, d’autres de marque indienne et le restant du parc de la défunte SOTRAC, société publique dissoute en 1998 par le régime socialiste.

Depuis juillet 2008, l’Etat du Sénégal a une participation majoritaire avec 76,66 % du capital se chiffrant à 1,5 milliard de francs CFA. Le reste du capital est détenu par des privés du secteur des transports et des Assurances.

Source: Aps

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PRATIQUES ANTICONCURRENTIELLES : Haro sur l’entente sur les prix, selon le Cres

easySelon une étude du Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), 26 % des pratiques anticoncurrentielles les plus fréquentes sont basées sur l’entente sur les prix, alors que seules 22 % de celles-ci ont trait à la fixation du prix de revente.

Les pratiques anticoncurrentielles ont encore largement cours au Sénégal, dont 26 % par entente sur les prix et 22 % par fixation du prix de revente. La révélation a été faite lundi dernier par le Dr. Mbissane Ngom, lors d’un atelier de présentation et de partage des résultats de l’étude du Cres, sous la direction du Pr. Abdoulaye Sakho de l’Ucad, avec l’appui de Consumer Unity and Trust Society (Cuts International) et de Center for Competition, investment and economic regulation (Ccier). Mis en place depuis des années, le dispositif juridique pour protéger la concurrence et lutter contre les pratiques anticoncurrentielles, ne s’est pas révélé efficace. Cela est dû surtout au fait que l’architecture institutionnelle de protection de la concurrence est déficitaire en raison de la faible reconnaissance accordée à la Commission nationale de la concurrence. A cela s’ajoute l’absence d’une loi générale sur la protection du consommateur. En ce qui concerne les autres pratiques anticoncurrentielles les plus courantes, elles sont liées respectivement à la discrimination des prix (12 %), au partage des marchés (11 %), au refus de vente (10 %), aux contrats d’exclusivité (7 %), au trucage des offres (5 %), aux barrières à l’entrée (4 %) et aux ventes liées (3 %).

Faiblesses de la Commission nationale de la concurrence

De l’avis du Pr. Sakho, cette étude intitulée « Vers des régimes efficients de la concurrence par le renforcement des capacités dans des pays sélectionnés d’Afrique de l’Ouest » vise, d’une part, à combler le déficit d’informations concernant les régimes actuels de concurrence dans les pays d’Afrique de l’Ouest et, d’autre part, à soutenir un programme de promotion d’une culture de la concurrence dans les pays ciblés. Une telle initiative se justifie, selon lui, par le fait que la concurrence occupe dans le contexte de mondialisation, une place considérable dans les économies. Le but visé est de mettre en place « un dispositif juridique cohérent et pertinent au service d’une politique de concurrence claire », pour encadrer le marché afin de maintenir sa dimension concurrentielle et de protéger les consommateurs. Pour le cas du Sénégal, une législation dans ce secteur existe déjà depuis longtemps mais, en raison de sa double origine à la fois nationale et communautaire, certains secteurs échappent totalement à cette logique de concurrence, a noté le Pr. Sakho. Il a, par ailleurs, soutenu que l’architecture institutionnelle de protection de la concurrence est déficitaire en raison de la faible reconnaissance accordée à la Commission nationale de la concurrence et de l’absence d’une loi générale sur la protection du consommateur. « Notre ambition, a-t-il assuré, est de promouvoir une meilleure connaissance des questions de politique de concurrence et de bien-être du consommateur et d’instaurer un dialogue entre le gouvernement, la société civile et le milieu des affaires sur les aspects économiques et réglementaires de la concurrence ».

Source: le Soleil

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