Archive | September, 2009

MARCHANDS – Recasement et accès aux financements : Les priorités des ambulants

marchands ambulentInterrogés dans le cadre d’une enquête menée par l’Observatoire économique de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), les marchands ambulants font de leur recasement et de l’amélioration des conditions d’accès aux crédits une priorité.
Après l’absence de sites appropriés, l’accès au financement est la deuxième préoccupation des marchands ambulants établis sur les artères de la capitale notamment, sur Ponty, Clarisse, Plateau, Petersen et Colobane. Interrogés par des enquêteurs de l’Observatoire économique de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), ces marchands expliquent que l’accès au financement constitue un obstacle de taille pour eux. Ils éprouvent d’énormes difficultés à trouver des financements auprès des institutions financières. Seuls 14% des acteurs enquêtés ont accès au crédit bancaire. Cette situation résulte principalement d’une culture bancaire relativement faible chez les marchands ambulants. En effet, seuls 20% des acteurs déposent leurs recettes auprès des banques et des Systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ces difficultés de financement de leurs activités se traduisent souvent par un niveau d’investissement assez faible.
Leur capital leur provient soit de l’épargne personnelle, souvent faible, soit de la solidarité familiale, notamment, de l’aide des parents ou d’un ami à l’installation. Au finish, il n’est pas exagéré d’affirmer que le financement du commerce ambulant s’appuie essentiellement sur le circuit informel, mentionne le dossier économique de l’Observatoire de la Cciad.
Une situation qui d’après les enquêteurs, pourrait être résolue par la mise en place des lignes de crédit et des fonds de garantie dédiés à ce secteur. En guise d’exemple, ils proposent de définir des mécanismes financiers destinés particulièrement à appuyer les marchands ambulants «auto-entrepreneurs» les plus performants et qui présentent en outre, des potentialités de croissance.

Occupation du trottoir
Sur l’ampleur du problème de l’occupation irrégulière de la voirie, la recommandation faite dans le dossier de l’Observation consiste à aménager des espaces appropriés pour les marchands ambulants. En effet, les tentatives de déguerpissement ont souvent entraîné de violents affrontements entre eux et les forces de l’ordre, occasionnant d’importants dégâts collatéraux, comme en attestent les événements de novembre 2007.
De passage devant le Conseil économique et social (Ces) le mercredi 16 septembre 2009, le ministre du Commerce, Amadou Niang a annoncé que le gouvernement a réussi à mobiliser un financement d’environ 3 milliards de francs Cfa destinés à recaser les 8 700 marchands ambulants recensés à travers les différentes artères de la capitale.

Protection sociale
Comme autres obstacles liés à leur commerce, les ambulants soulignent l’absence de statut et l’absence de protection sociale. A propos du statut, les marchands ne disposent d’aucune réglementation justifiant leurs activités. Une situation constituant un obstacle à la formalisation du secteur et une entrave pour bénéficier d’une protection sociale.
Pour les enquêteurs, la reconnaissance de statut peut se révéler avantageuse dans la mesure où elle permet aux pouvoirs publics, non seulement de mieux contrôler l’activité de commerce ambulant, mais aussi d’améliorer la collecte de recettes fiscales. Elle permet également, dans le cadre d’une politique de planification, de faciliter la mise sur pied d’un programme d’appui et d’encadrement en faveur des marchands ambulants. La mise en place d’un dispositif d’identification des acteurs et d’un cadre de concertation est un préalable à la définition d’un statut et la réglementation du secteur. En dépit de leur contribution à l’activité économique nationale, qui n’a pas été quantifiée dans l’étude, les marchands ambulants sont souvent exclus du système de la couverture sociale du pays. Rares sont les marchands ambulants qui disposent de régime d’assurance ou de sécurité sociale.
Pour résoudre ce problème, les auteurs de l’enquête posent deux options. La première consiste à mettre en place un nouveau dispositif de protection spécifique aux acteurs de l’économie informelle, qui tienne compte de leur diversité. Un dispositif qui selon eux, pourrait garantir un paquet minimal de prestations sociales. Le mode de financement de ce mécanisme pourrait être hybride pour garantir la pérennité du système. Comme deuxième option, les enquêteurs proposent de réformer et d’élargir le dispositif actuel de protection sociale de façon à intégrer les acteurs de l’économie informelle en tenant compte de leur spécificité. Les membres de l’Observatoire économique de la Cciad considèrent ainsi, que l’application de ces recommandations contribuerait à faire des marchands ambulants de véritables acteurs du développement économique du Sénégal.

dialigue@lequotidien.sn
Source : le Quotidien

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CONVENTION BICIS-AFD : Une garantie de 2 milliards au profit des PME

bicis La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal(BICIS) et l’Agence française de développement(AFD) ont signé hier, un accord-cadre de 2 milliards de francs CFA destinés à garantir des prêts à des PME clientes de la banque. Cette convention, « la première du genre », pour reprendre l’expression de l’Administrateur -Directeur Général de la Bicis, Daniel Delanis, stipule que l’Afd va garantir à 50 % tous les prêts à moyen, long terme, compris entre 5 millions et 90 millions de francs Cfa accordés par la Bicis. Cette garantie de portefeuille fait partie du dispositif Ariz – Assurance pour le risque des investissements-, un des outils de l’Afd pour soutenir le secteur privé. Diverses activités sont ciblées. Il s’agit de l’hôtellerie, de l’industrie, du transport, de la santé, de l’éducation, de l’aviculture, de la pêche, de l’agro-alimentaire, etc. Ces garanties consenties par l’AFD permettront à la Bicis d’accorder plus de financements à des PME sénégalaises en ce qu’elles leur permettront de prendre un peu plus de risques au bénéfice de la croissance économique du Sénégal.

D’une manière générale, précise Denis Castaing, le Directeur de l’AFD au Sénégal, ces garanties s’inscrivent dans la conviction au niveau de l’agence, depuis son implantation en 1946 au Sénégal, que le développement passe pour une part essentielle par les entreprises privées. Les Pme représentent 90% du tissu économique et fournissent 30 % du chiffre d’affaire global. Au titre de l’année 2008, l’Agence a accordé un prêt d’aide budgétaire de 125 millions d’euros (environ 82 milliards de francs CFA) à l’Etat du Sénégal. De même, elle a contribué au financement de l’autoroute à péage et de l’assainissement de la baie de Hann.

Mamadou L. DIATTA

Source : le Soleil

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REFORME DES FINANCES PUBLIQUES DANS L’UEMOA : Le cadre harmonisé à la recherche de moyens

uemoaDes experts, partenaires techniques et financiers de l’Uemoa planchent depuis hier à Dakar en vue de la mobilisation des moyens pour l’application des réformes portant nouveau cadre harmonisé de gestion des finances publiques.

Après l’adoption par le conseil des ministres de l’Union des différentes directives consacrant le nouveau cadre harmonisé des finances publiques dans l’espace communautaire Uemoa, et d’un ensemble de textes qui permettent aux Etats membres de disposer d’outils de gestion modernes, il s’agit maintenant d’aller vers la définition des modalités de gestion administrative du nouveau dispositif. Parce que même l’unité d’action est nécessaire pour relever le défi de la mise en œuvre effective de ces directives qui doivent être transposées dans les législations nationales au plus tard le 31 décembre 2011. C’est le souci qui a guidé le programme d’actions tenant compte à la fois des ambitions et des contraintes actuelles. Sur la portée du programme d’appui à ces réformes, Mme Néné Ndiaye Mboup Dieng, directrice de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, rappelle les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des directives du cadre harmonisé antérieur, notamment en 1997 et 1998, du fait de l’absence d’un accompagnement adéquat. Aussi, Mme Dieng a exhorté les experts des Etats, les représentants de la commission et les partenaires au développement à procéder à un examen minutieux des propositions contenues dans le projet de plan d’actions afin de proposer des actions concrètes. Le directeur de cabinet du commissaire chargé du département des politiques économiques et de la fiscalité intérieure, Serigne Mbacké Sougou, ajoute pour sa part que la réussite de ce premier acte aura un impact positif certain sur la mise en œuvre des directives, mais surtout, sur le renforcement du processus d’intégration. Les mêmes acteurs prévoient d’ailleurs de se retrouver les 1er et 2 octobre, en vue d’une mobilisation efficace des moyens techniques et financiers nécessaires à la mise en œuvre du plan d’actions.

Des innovations majeures

Ces directives vont introduire des innovations majeures. Il s’agit notamment de l’organisation des experts et comptables des Etats Uemoa et de la déconcentration de la fonction d’ordonnateur. Puisqu’avec le nouveau dispositif, le ministre des Finances n’est plus l’ordonnateur unique du budget, les ministres sectoriels étant responsabilisés pour leurs budgets. Il y a aussi l’extension du rôle de la cour des comptes qui a, jusqu’ici, la prérogative de juger les comptes de l’Etat, mais pas de se prononcer sur la façon dont le budget sera exécuté. Désormais, il s’agit d’aller au budget programme, donc à une gestion axée sur les résultats. La cour des comptes sera ainsi amenée à émettre un avis sur la façon dont les programmes ont été menés. Le principe des droits constatés introduit en matière de tableau des opérations financières de l’Etat, va permettre aussi de régler la question de la dette. Serigne Mbacké Sougou est d’avis que : « si la dette est reconnue dès que l’ordonnateur atteste que le service demandé a été exécuté, il est très clair que c’est à la phase de liquidation de la dépense que la dette est reconnue ». La responsabilité a été également élargie au niveau du règlement général sur la comptabilité, et les directives cherchent à mettre en cohérence le solde budgétaire pour garantir la convergence macroéconomique au plan régional.

Source: le Soleil

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L’UEMOA invite à une ’’vigilance accrue’’ sur l’évolution de l’inflation

inflationL’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se félicite de la poursuite de l’atténuation des tensions inflationnistes dans l’espace communautaire et appelle les Etats membres et les autorités monétaires à ’’une vigilance accrue’’ sur les évolutions futures.
’’Le Conseil des ministres de l’UEMOA, réuni vendredi à Lomé au Togo, en session ordinaire, s’est félicité de la poursuite de l’atténuation des tensions inflationnistes dans l’union’’, rapporte le communiqué final de cette réunion reçu lundi à l’APS.

‘’Les ministres ont cependant appelé les Etats membres et les autorités monétaires à une vigilance accrue sur les évolutions futures en raison des perturbations climatiques susceptibles d’affecter les résultats de la campagne agricole 2009/2010’’, indique le texte.

‘’La croissance au sein de l’UEMOA continue de se ressentir de l’impact de la crise économique internationale sur les Etats membres’’, ont par ailleurs noté les participants.

Ils ont ainsi recommandé aux Etats membres et aux instances de l’Union, ‘’d’accélérer la mise en œuvre des mesures déjà arrêtées dans le cadre des crises alimentaires et énergétiques ainsi que pour l’apurement des arriérés de paiement sur la dette publique intérieure’’.

Le Conseil a également demandé aux Etats membres de mettre en œuvre des mesures ciblées de soutien aux secteurs les plus affectés par la crise, en complément aux actions engagées au niveau communautaire, mentionne le document.

Source: Aps

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Harmonisation annoncée des caractéristiques de construction des routes communautaires de l’UEMOA

routesL’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a annoncé la mise en œuvre prochaine d’un texte d’harmonisation des caractéristiques de construction des routes communautaires, en vue d’augmenter la durabilités des investissements dans le secteur au sein de l’union.
‘’Le réseau routier communautaire, composé de 27 itinéraires d’une longueur de 20.933 km, ne garantit pas à ses usagers un niveau de service élevé, homogène et continu, du fait principalement de l’absence d’une classification unique et du manque d’harmonisation des normes de construction’’, a estimé le Conseil de ministres de l’organisation réuni vendredi à Lomé (Togo) en session ordinaire.

‘’Le Conseil a adopté, pour y remédier, un projet de règlement visant à définir les modalités de classification des routes communautaires, harmoniser leurs caractéristiques de construction, et clarifier les domaines d’intervention de l’organisation et des Etats-membres dans le financement du réseau routier communautaire’’, lit-on notamment dans le communiqué final de la réunion reçu à l’APS.

‘’La mise en œuvre de ce texte contribuera à l’augmentation de la durée de vie des structures des chaussées des routes communautaires et par voie de conséquence à la durabilité des investissements routiers’’, rapporte la même source.

‘’Un processus efficace d’entretien du réseau routier pourrait entre autres faciliter la mobilisation des appuis extérieurs dans le cadre du développement des infrastructures’’, ont estimé les membres du Conseil.

‘’C’est ainsi qu’ils ont adopté un projet de directives portant harmonisation des stratégies d’entretien routier des Etats membres de l’UEMOA’’, mentionne le document.

Source: Aps

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DETTE DES PAYS PAUVRES : L’Arabie Saoudite annule près de 2700 milliards Cfa de dettes

arabieA l’heure de la commémoration, le 23 septembre 2009, du 79e anniversaire de sa fête nationale, le Royaume d’Arabie Saoudite a renoncé à près de six milliards de dollars (soit 2700 milliards Cfa) à titre de dettes que lui doivent certains pays très pauvres.

L’information est donnée par le prince héritier dans un document portant sur la commémoration du 79è anniversaire de l’unification des différentes parties du pays. La note rappelle que le montant de l’aide octroyée par le Royaume avait atteint, en 2005, environ 24 milliards de dollars américains, versés à 70 pays, dont 38 en Afrique, 22 en Asie et 10 au profit d’autres pays en voie de développement. L’ensemble des contributions saoudiennes aux banques et aux fonds de financement internationaux a atteint plus de 19,8 milliards de dollars américains, selon le document qui ajoute que le Royaume d’Arabie Saoudite se montre aussi généreux à l’égard des pays pauvres, particulièrement en cas de crises ou de catastrophes naturelles. L’Arabie Saoudite tient à raffermir ses liens économiques avec les autres pays. Le Sénégal figure aux premières loges des Etats partenaires du royaume. « A travers le Fonds saoudien de développement, beaucoup de projets de développement ont été financés au Sénégal, dans différents domaines, par le Gouvernement saoudien », précise le texte. Cette même note indique que « les deux Etats entretiennent d’excellentes relations d’amitié, de fraternité et de coopération ».

Ces relations sont à l’image des liens très étroits qui existent entre les dirigeants des deux pays, le Serviteur des deux saintes Mosquées, le Roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud et le Président Abdoulaye Wade.

Source: le Soleil

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CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE:Istanbul pour évaluer Washington

xalissL’assemblée générale des Institutions de Bretton Woods a choisi cette année, les abords : au Nord de la mer Noire, à l’Ouest de la mer Egée et au Sud de la Méditerranée, pour se tenir. Istanbul en Turquie, pour avoir une première évaluation des mesures édictées à Washington le 26 avril dernier en ce qui concerne la décision d’un transfert de ressources réelles aux pays en développement comme les nôtres durement affectés par une crise exceptionnelle par son ampleur, la plus grave depuis la grande crise de 1929. Une crise de la finance globalisée qui a frappé d’abord les pays du centre du capitalisme mondial, mais qui s’est propagée sur tous les continents de la planète. Une crise multidimensionnelle : financière, économique, sociale, écologique, énergétique, géopolitique, nous apprend le Pr. Dominique PLIHO (Université Paris – Nord).

A cheval sur deux continents, au carrefour des axes Russie – Méditerranée et Balkans – Moyen-Orient, sur l’antique route de la soie, aujourd’hui sur le tracé d’oléoducs d’importance stratégique, la Turquie a toujours été un carrefour d’échanges économiques, culturels, religieux. Est-ce la raison pour laquelle, les institutions de Bretton Woods l’ont choisie cette année pour discuter de l’économie de la planète terre, évaluer leurs programmes et projets, mesurer les impacts de leurs décisions et orientations stratégiques, corriger les écarts, esquisser de nouvelles perspectives « globalisées » dans un monde globalisé affecté par la plus grave financière de son histoire depuis celle de 1929 ? Certainement. Istanbul devrait leur offrir occasion aussi de jauger les décisions de transfert réel de ressources à nos pays prises au printemps dernier à Washington ainsi que les impacts sur les frêles économies des pays pauvres et de ceux en voie d’émerger.

Certes, bien que la majorité des pays africains ne soient pas encore sur la voie pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’Afrique a réalisé d’importants progrès au cours de la décennie précédente, construisant les fondements pour une forte croissance et la réduction de la pauvreté. Cette perspective plus optimiste est maintenant contrecarrée par des facteurs échappant au contrôle du continent. Alors que les effets initiaux de la crise financière ont tardé à se faire sentir en Afrique, l’impact apparaît désormais de façon claire. Il emporte avec lui entreprises, mines, emplois, revenus et moyens d’existence ; il s’agit en résumé d’une explosion totale de la crise. Pour la première fois depuis une décennie, la croissance par tête sera nulle. Cette note démontre les effets de la crise, et suggère les actions qui doivent être entreprises.

Le 26 avril dernier à Washington dans ce cadre, le Comité ministériel conjoint des Conseils des gouverneurs de la Banque mondiale (Bm) et du Fonds monétaire international (Fmi) réuni sur le transfert des ressources réelles aux pays en développement en arrive au constat ci-après : « L’économie mondiale s’est considérablement détériorée depuis notre dernière réunion. Cette évolution a des conséquences particulièrement graves dans les pays en développement où la crise financière et économique se transforme en catastrophe humaine et en désastre au plan du développement. Les progrès réalisés au prix de durs efforts en direction des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) sont maintenant compromis. La crise a déjà fait basculer dans une extrême pauvreté plus de 50 millions de personnes, surtout des femmes et des enfants. Nous devons atténuer son impact sur les pays en développement et faciliter la contribution de ces derniers à une reprise mondiale ».

Selon un communiqué rendu public aussitôt après la rencontre : le Groupe de la Banque mondiale et le Fmi « ont fait preuve d’esprit de décision et mené une action complémentaire pour aider les pays en développement à faire face à la crise, favoriser l’adoption de mesures anticycliques, et contribuer à combler un déficit de financement considérable, notamment en déployant des efforts pour relancer les flux de capitaux privés ». Selon le comité qui s’est félicité des engagements pris par les pays membres d’accroître les ressources du Fmi, « les institutions multilatérales ont besoin de ressources et de capacités pour pouvoir prévenir les crises ou y riposter de manière efficace ».

Il faudra faire cependant plus pendant que la crise suit son cours, note-t-il. Et les argentiers d’exiger « une suite concrète aux engagements que nous avons pris, notamment ceux formulés par les participants au récent Sommet de Londres, en prenant des mesures concertées et en dégageant des ressources supplémentaires. Nous demandons instamment à tous les bailleurs de fonds de concrétiser plus rapidement la promesse qu’ils ont faite d’accroître leur aide ; nous devons quant à nous, examiner la possibilité d’aller au-delà de nos engagements actuels ».

Dans ce cadre, ils disent accueillir avec satisfaction les efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale « pour assurer une riposte rapide à la crise tout en maintenant son attention sur les problèmes de développement à long terme, notamment ceux posés par le changement climatique, et la nécessité d’accélérer le rythme des progrès en direction des ODM ». Et prennent note du triplement escompté des financements de la BIRD pour l’exercice et du programme de décaissement rapide des fonds engagés au titre d’IDA-15. Nous donnons notre appui aux initiatives lancées par le Groupe de la Banque mondiale et encourageons une mise en œuvre rapide :

• Pour protéger les plus démunis, la Banque a mis en place le Mécanisme de financement en faveur des pays vulnérables, qui regroupe le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire et le nouveau Programme d’intervention rapide dans le secteur social. L’IFC a également créé le Mécanisme de renforcement de la micro-finance pour aider les emprunteurs pauvres.

• Pour relancer le financement du commerce, l’IFC a porté le montant de son Programme de financement du commerce mondial de 1 à 3 milliards de dollars, et elle a lancé le Programme de liquidités pour le commerce mondial, qui devrait fournir un appui au commerce à hauteur de 50 milliards de dollars au cours des trois prochaines années.

• Pour assurer la poursuite du développement de l’infrastructure et créer des emplois, la Banque a mis en place le Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles. La Banque prêtera jusqu’à 15 milliards de dollars par an au titre de projets d’infrastructure, et l’IFC a mis en place le Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise.

• Pour fournir un soutien au secteur financier, l’IFC a mis en place un Fonds de recapitalisation qui permettra de fournir des capitaux supplémentaires aux banques des pays en développement. La MIGA a consenti des garanties au titre de prêts destinés à l’Europe de l’Est dont la couverture se chiffre à 500 millions de dollars.

Si pour le Comité ministériel conjoint des Conseils des gouverneurs de la Bm et du Fmi, un « grand nombre de ces initiatives sont conçues de manière à mobiliser des ressources supplémentaires auprès de sources publiques et privées ». Il n’en demande pas moins « instamment aux autorités nationales d’envisager d’accroître encore leur appui. Et à la Bm d’adapter en temps que de besoin ses politiques, ses instruments et ses stratégies sur la base des leçons tirées de cette crise ».

Le Comité réitère son appui aux efforts visant à exploiter de manière optimale le bilan de la BIRD en accordant des financements à hauteur de 100 millions de dollars sur trois ans. Étant donné que la reprise pourrait être lente, nous avons envisagé la possibilité d’avoir à déployer des ressources supplémentaires. Comme il a adjuré la Banque mondiale « d’examiner la capacité financière, et notamment l’adéquation du capital, de la BIRD et de l’IFC, ainsi que l’adéquation des ressources concessionnelles les destinées aux pays IDA ». Istanbul se fera certainement un devoir d’examiner cette question plus en détail lors des Assemblées annuelles 2009.

Pour le Comité en outre, la crise et la nécessité d’une vigoureuse riposte multilatérale témoignent encore plus clairement de la pertinence des efforts déployés pour accroître la voix et la participation des pays en développement et en transition dans la structure de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale. C’est pourquoi, compte tenu de la décision prise, lors de notre dernière réunion, il apparaît nécessaire de demander au « Conseil de formuler des principes, des critères et des propositions pour la répartition du capital de la Banque », pour lequel, « nous sommes convenus d’intensifier les travaux relatifs à la deuxième phase de la réforme dans le but de parvenir à un accord d’ici les Réunions de printemps 2010. Il importe que tous les actionnaires participent à ces travaux dans le cadre d’un processus transparent, consultatif et solidaire ». De tout cela, évaluation devra être faite le 5 octobre à Istanbul ou le comité se réunit à nouveau.

Source: Sud

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TVA TOURISTIQUE DE 10% EN JANVIER 2010: C’est bien mais, ce n’est pas le problème

thierno loRéduction de la TVA touristique de 18% à 10% à partir de janvier 2010, selon le nouveau ministre de tutelle, Thierno Lô. Une annonce que les professionnels du secteur attendront sans doute de voir, depuis le temps qu’ils en entendent parler. Cependant, entre l’instabilité institutionnelle, l’insuffisance de la promotion, les contraintes de financement, entre autres, il faudra bien plus qu’une réduction de Tva pour régler le problème du secteur.

C’est connu, la pression fiscale dans l’industrie touristique se reflète sur le prix du produit touristique. Et dans un environnement concurrentiel, le facteur compétitivité est essentiel. Aussi, une pression fiscale moins forte notamment à travers la TVA, est toujours bien accueillie par les professionnels du secteur pour lesquels, une fiscalité trop forte représente une ponction considérable sur la liquidité des établissements hôteliers et par voie de conséquence sur la possibilité d’investissement dans la rénovation.

Surtout dans un contexte sénégalais où le Crédit immobilier et hôtelier (C.I.H.) est absent. La seule réduction de l’Impôt sur les sociétés (Is) concédée il y a quelques années par le gouvernement aux entreprises en général, ne suffit donc pas pour redorer le blason d’un secteur touristique sénégalais en sérieuse perte de vitesse. Ceci dit, une réduction de la TVA de 18% à 10%, pour peu qu’elle soit effective en janvier 2010, comme l’a annoncé le ministre du Tourisme, et pour peu qu’elle touche toute la chaîne notamment les agences de voyage et de location de véhicules de transport touristique, est un frémissement dans la dynamique de booster la destination. Mais juste un frémissement car les vrais problèmes du secteur sont ailleurs.

Dépoussiérez les tiroirs

Thierno Lô est le sixième ministre sénégalais du Tourisme depuis l’alternance intervenue en 2000. On peut légitimement se demander pour combien de temps si l’on considère que le ministère du Tourisme a été remanié 16 fois entre 1960 et 2002. C’est bien-là le premier problème du tourisme sénégalais. Cette instabilité institutionnelle est la première caractéristique du secteur car affaiblissant au fur et à mesure les politiques institutionnelles d’appui et dont la conséquence directe débouche sur un manque de coordination et de continuité dans la politique mise en oeuvre. Au point qu’un audit, financé par la coopération française avait été entamé pour une réforme de l’organisation de cette administration dans un contexte où les textes en vigueur régissant le secteur sont également inadaptés aux conditions actuelles.

Car il n’est plus question de diagnostic du secteur, les tiroirs de l’administration en sont remplis. Ajoutez-y les nombreuses recommandations jamais appliquées et issues des assises nationales initiées en 2001 par un autre ministre, Ousmane Masseck Ndiaye et qui avaient enregistré la participation de tous les acteurs du secteur, la coupe est pleine. Ces assises avaient insisté, entre autres, sur l’élaboration d’un plan global pour déterminer la vocation de chaque site touristique.

Du coup, les mêmes causes produisent les mêmes effets : Une promotion touristique insuffisante principalement basée sur une image du pays est trop orientée ” Soleil d’hiver “, la mettant en concurrence directe avec des pays plus compétitifs en termes de prix (Tunisie, Maroc) ; la saisonnalité du produit, des contraintes de financement, la faible insertion des nationaux, une insuffisance des ressources humaines avec un manque d’harmonisation des programmes.

C’est dans un contexte pareil contexte que le gouvernement a adopté une cible de 1,5 millions de touristes en 2010. Aussi, à chaque saison, on avance des chiffres mirobolants relatifs à la fréquentation (874 600 touristes en 2007, près de 900 000 en 2008) en l’absence même de statistiques fiables et normées. Par ailleurs, en 2003, il a même été question d’intégrer le compte satellite du tourisme, un instrument élaboré par les Nations Unies pour mesurer l’impact du tourisme dans l’économie et l’envergure des secteurs économiques qui ne sont pas définis comme des branches d’activité dans les comptes nationaux. C’est resté lettre morte.

M. le Ministre, s’il faut vous le rappeler, une nouvelle politique prenant en compte les compétences du facteur humain touristique, le volume et l’efficacité des fonds de promotion, puis une diversification des produits et marchés, entre autres, s’avère très nécessaire. Les objectifs assignés au secteur supposent le déploiement d’un ambitieux programme d’investissements à caractère public et privé. Les investissements publics concerneraient particulièrement les investissements structurants et porteraient sur la réalisation d’infrastructures routières, ferroviaires, portuaires aéroportuaires et de télécommunications. Les investissements privés, quant à eux, concerneraient notamment les infrastructures productives selon le type de besoin identifié.

Aussi, si le temps de votre fonction vous le permet, en appliquant la réduction de la Tva, profitez-en pour non pas seulement dépoussiérer les tiroirs de votre département, mais passer concrètement à l’action.

Source: Sud

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La Chine s’apprêterait à lancer un second marché de type Nasdaq

yuanLa Chine devrait lancer fin octobre son “Chinext”, un second marché pour les entreprises prometteuses, sur le mode du Nasdaq américain, en gestation depuis plusieurs années, a affirmé lundi le journal officiel Securities Times.
Vingt-neuf entreprises désireuses de s’introduire sur ce nouveau marché, à Shenzhen (sud), avaient reçu l’autorisation de la Commission de régulation boursière lundi, selon le site de Chinext.
Selon la presse, dix-neuf d’entre elles ont déjà publié leurs documents boursiers et projets de levées de fonds qui pourraient totaliser quelque 8,63 milliards de yuans (863 millions d’euros).
Dans l’esprit de la création du Nasdaq de New York, l’instauration de cette Bourse pour les entreprises chinoises ayant un bon potentiel de croissance vise à accompagner leur développement, alors qu’elles n’ont pas toujours accès au financement bancaire.
L’annonce que son lancement était imminent a toutefois tiré légèrement à la baisse la Bourse de Shanghai lundi matin, les investisseurs craignant que le nouveau marché ne draîne la liquidité.
Afin de limiter les risques liés à une spéculation excessive, le jour de l’ouverture de Chinext, vente et achat des actions seront bloqués si la valeur chute ou augmente de plus de 80 % par rapport au prix initial.
Selon le règlement annoncé il y a quelques mois, pour être cotées sur ce second marché, les sociétés doivent notamment avoir réalisé un bénéfice net d’au moins 10 millions de yuans (1 million d’euros) sur les deux années ayant précédé leur introduction, et avoir des actifs d’au moins 20 millions de yuans.
Ces exigences sont moins sévères que pour les principales Bourses chinoises, qui requièrent un bénéfice net de plus de 30 millions de yuans sur une période de trois ans.

Source: Afp

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Le sommet de Pittsburgh consacre le G20 et recadre la finance mondiale

SOMMETLes chefs d’Etat ont donné leur accord pour une réforme des droits de vote au FMI qui bénéficie aux grands pays émergents, Chine en tête. Ils s’engagent à maintenir leur effort de relance, compte tenu de la fragilité de la reprise, et comptent sur les régulateurs nationaux pour changer les pratiques bancaires.

Le résultat était loin d’être acquis, tant les positions entre Européens, Américains et représentants des grands pays émergents étaient éloignées. Les discussions ont été âpres et ont duré jusqu’à fort tard dans la nuit de jeudi et vendredi. Même si « les tensions ont été bien moindres qu’à Londres lors du précédent sommet du G20, le 2 avril », selon un officiel français, la journée de vendredi n’en fut pas moins acharnée. Au final, un peu plus tôt que prévu sur l’horaire, les chefs d’Etat et de gouvernement du G20, réunis à Pittsburgh sont parvenus à un consensus ménageant les intérêts de chacun. « Tout le monde est gagnant. Les pays émergents, puisqu’ils intègrent un G8 désormais élargi à 20 pays. Ils ont désormais plus de droits mais aussi plus de devoirs. Les Européens, puisqu’ils ont réussi à imposer leurs vues sur la régulation financière. Les Etats-Unis, puisque la chute d’un nouveau Lehman Brothers n’arrivera plus », a soulignéNicolas Sarkozy.

Le sacre de la Chine

Néanmoins, il s’avère que ce sommet de Pittsburgh aura consacré un pays en particulier : la Chine. Le président Hu Jintao peut s’enorgueillir de ses résultats. D’une part, Pékin fait son entrée officielle dans la cour des grands, aux côtés du Brésil et de l’Inde notamment, puisque le G20 va devenir d’ici à deux ans le forum principal dédié aux affaires économiques et financières mondiales. D’autre part, la réforme des quotes-parts du Fonds monétaire international (FMI) sera essentiellement à l’avantage de l’empire du Milieu. En coulisse, certains ne manquent pas d’ironiser, en fondant cette préférence pour la Chine sur le fait que Pékin finance le déficit des Etats-Unis. De ce fait, les Européens ont dû consentir à des sacrifices, puisque la majeure partie des pays de l’Union, à l’instar de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne ou de la France, verront une diminution de leurs pouvoirs. Les Etats-Unis, pour leur part, ne seront pas affectés.

En contrepartie, les pays européens s’estiment satisfaits sur le plan de la régulation financière. Ils ont arraché à la dernière minute le fait que les bonus des opérateurs de marché pourront être limités dans certains cas précis. Surtout, les Européens ont obtenus un sévère encadrement des pratiques salariales des banques pour éviter tout excès. Aucun bonus garanti à plus d’un an ne sera permis, et le paiement des primes, dont une bonne partie en actions, devra s’étaler sur plusieurs années avec la possibilité de remboursement de tout ou partie de celui-ci en cas de revers de fortune. Il reviendra aux superviseurs nationaux, en l’occurrence aux banques centrales, de surveiller les pratiques en la matière. Les Européens ont même réussi à imposer à tous les membres du G20, donc aux Etats-Unis aussi, l’adoption d’ici à 2011 des règles de Bâle II par leurs établissements bancaires. Mais ce qui restera dans les mémoires, après ce sommet de Pittsburgh, est la mort annoncée du G8 au profit du G20. Comme l’ont souligné les leaders dans leur texte final, la mobilisation des vingt plus grands pays de la planète (85 % du PIB mondial) pour conjurer la crise « a marché » (« It worked »).

Deux autres G20 programmés

Le G20 va donc être pérennisé. Dès l’an prochain, deux sommets sont d’ores et déjà programmés, au Canada et en Corée. En 2011, la France devrait assurer seule cette présidence du G20 et organiser un sommet unique. On reviendrait dès lors en rythme de croisière, si la crise n’était plus à ce moment qu’un mauvais souvenir.

Le cadre est posé mais il reste incomplet. Nicolas Sarkozy l’a redit à l’issue des travaux. « Les chantiers ne manquent pas. De l’instauration d’une organisation mondiale de l’environnement à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies en passant par la reconnaissance par le G20 des normes de l’Organisation mondiale du travail “. Le mouvement est néanmoins en marche. Surtout, il faudra mettre en oeuvre les engagements. Deux dossiers brûlants sont sur la table d’ici à la fin de l’année : le climat et le commerce.

Source: les Echos

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THIERNO LO, MINISTRE DU TOURISME : « Mieux impliquer le privé local »

tourismeLe département du Tourisme mis en veilleuse au lendemain de l’alternance, peine encore à trouver ses marques. C’est pourtant la tâche confiée à Thierno Lô, Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et des Relations avec le Secteur privé et le Secteur informel. A l’heure de la commémoration de la Journée mondiale qui suit le salon TopResa de Deauville, il revient dans cette interview sur les grands axes de la politique touristique du Sénégal.

Monsieur le ministre, quelle est la portée de cette Journée du tourisme du 28 septembre ?

La Journée mondiale du tourisme est la trentième de cette année. Elle se teint au Ghana sur le thème : « Consécration de la diversité ». La diversité, c’est très important. Car, dans ce contexte de la mondialisation, le tourisme est un élément dynamique dans la matérialisation de la diversité parce que permettant le brassage des peuples, la rencontre de différentes nations qui permettent de vivre dans l’échange, la connaissance, la découverte, à travers ce qu’ils renferment comme traditions, aires marines protégés, zones d’expression de culture. C’est cette même diversité qui permet aujourd’hui aux nations de se mettre ensemble pour lutter contre le réchauffement climatique. Au Sénégal, nous envisageons de partager avec l’ensemble des acteurs pour parler du tourisme et de cette diversité. Pour voir comment nous la vivons au Sénégal et comment le secteur se porte, comment il permet de réduire la pauvreté, en quoi il est un facteur d’échange culturel, comment permet-il aux nations de se découvrir, de partager des espoirs, des ressources pour qu’il y ait plus d’humanité, plus de possibilité de vivre en paix.

Vous parliez tantôt de tourisme profitable aux populations, concrètement, qu’est ce qui est fait pour y arriver ?

Vous reprenez exactement la vision du chef de l’Etat qui dit que le tourisme sénégalais doit être profitable aux Sénégalais, parce qu’il considère qu’on ne peut pas prendre nos terres, prendre notre argent et le mettre à la disposition des étrangers. Il s’agit pour lui de favoriser une préférence nationale, bien qu’il soit un libéral et qu’il croit à l’ouverture des frontières, au brassage des peuples. Il veut que les nationaux, les privés sénégalais soient associés au tourisme pour être des acteurs de développement. Deuxième volet de la vision du président Wade : il croit à un tourisme sain. Cela veut dire qu’à la place du tourisme considéré comme source de pédophilie, de proxénétisme, de prostitution, de toutes les tares et déviances, il veut un tourisme sain, un tourisme haut de gamme, un tourisme qui permet de découvrir ce que le Sénégal a comme potentialités, ce que le Sénégal a comme patrimoine historique, culturel et religieux, les merveilles que le Sénégal peut vendre comme les pyramides d’Egypte, les reliques de la Grèce antique, etc. A l’image des sites culturels comme Touba, Tivaouane, des zones comme les chutes de Déndifélo, les mégalithes du Sine Saloum, des sites historiques comme Dékheulé, la case des tout petits, etc. Il en est autant des aires marines protégées et des réserves, cette nature extraordinaire que nous pouvons vendre grâce à de bons supports de communication touristique. Nous y travaillons au niveau du ministère pour essayer, avec l’ensemble des acteurs, de démontrer toutes les facettes capables de susciter la curiosité, autres que le balnéaire que nous devons quand même préserver. Nous savons que, parlant d’hôtels et de belles plages, nous ne sommes pas les premiers de la classe. Mais nous avons autre chose à montrer : c’est la beauté de notre terroir, la richesse du patrimoine historique, de notre tradition, notre « Teranga » qui est à la porte de l’Afrique, l’effervescence intellectuelle, culturelle, le legs d’hommes de valeur comme Cheikh Anta Diop, Léopold Sédar Senghor, Blaise Diagne, Lamine Guèye, Me Abdoulaye Wade…

Le potentiel touristique du Sénégal reste donc encore largement inexploré. Qu’est ce qui est concrètement fait au niveau du département pour vendre la destination ?

Concrètement, nous essayons de mettre en pratique l’idée que président de la République a du tourisme. Si vous vous souvenez, il a récemment parlé de la nécessité de prendre des architectes pour conserver la case traditionnelle sénégalaise, la case en paille. C’est un patrimoine culturel, comme ces maisons en argile, ces formes de vie que les gens ne retrouvent pas ailleurs. Lorsque nous parlons de patrimoine culturel, historique, nous visons ces choses-là qui font notre tradition et qui ont résisté aux nouvelles technologies, aux différentes agressions de cette implacable machine d’urbanisation. C’est vers ces choses-là que nous devons orienter les nouveaux investisseurs, en les incitant à utiliser les matériaux locaux pour nous créer des projets futuristes et écologiques. Je pense que c’est ce qui nous permettra de conserver notre diversité, ce qu’il y a de plus exotique et de plus naturel par rapport au autres. C’est ça notre rôle, notre intention. Je vous ai aussi parlé des supports de communication. Nous allons, ensemble, en créant un lien entre le ministère de la Culture et celui du Tourisme, travailler sur ces supports qui sont du reste très dynamique, qui vont permettre au Sénégal d’être mieux vendu.

La diversification de l’offre est aussi un de vos chantiers. Qu’en est-il ?

Nous avons, à travers la Sapco, procédé à l’aménagement de zones comme dans le delta du Saloum. Dans la région de Saint Louis où la Sapco a d’importants projets, les études sont en cours. Il s’agit aussi de permettre à ces villes qui ont à la fois une vocation de balnéaire et de tourisme durable, de développer un cachet culturel. C’est le but des aménagements de la Sapco au niveau de ces zones telles que Fatick, Tambacounda, Kédougou, Koungheul, Joal Finio, Pointe Sarène et autres. Ce qui va permettre de développer d’autres destinations que le balnéaire. Nous envisageons aussi de créer une caravane à travers le pays, avec des privés et des journalistes, pour aller montrer les différentes facettes du Sénégal, les merveilles du pays profond ; pour permettre aux Sénégalais de connaître d’abord leur pays et développer ce que nous appelons le tourisme intérieur. Nous avons d’autres leviers comme le tourisme rural que nous allons essayer de développer. Et, il y a une chance inouïe, parce que nos collectivités sont actuellement dirigées par des cadres qui s’intéressent au développement local et qui sont conscients qu’au lieu d’aller vers des zones d’amodiation, il vaut mieux créer des sites touristiques. Le ministère va les motiver pour voir dans chaque contrée, quelles sont les potentialités culturelles, historiques et animalières afin de les encadrer pour en faire des sites à visiter et qui seront gérés par les collectivités locales. C’est çà que nous appelons le tourisme durable et que nous allons développer, en y associant l’ensemble des acteurs.

En matière de promotion de la destination Sénégal, comment évolue la politique de vente à l’étranger, surtout dans un contexte de crise financière et économique ?

Cela me donne l’occasion de parler du TopResa (le 29è salon professionnels du tourisme de Deauville – du 22 au 27 septembre derniers -ndlr), où la destination Sénégal était présente à travers aussi bien les tours operators, les agences de voyages, les syndicats d’initiatives que les privés sénégalais. Nous nous sommes retrouvés et toutes les concertations ont tourné autour du problème de la communication, à travers l’événementiel. Il s’agit d’essayer de mettre ensemble nos maigres moyens pour arriver à des budgets consistants afin d’asseoir la promotion des supports dont j’ai parlé, en plus de l’affichage grandeur nature, des insertions dans la presse spécialisée et des représentations à l’extérieur, autres que les bureaux qui sont très difficiles à gérer avec le peu de ressources dont nous disposons. Il y a des Sénégalais dont l’expérience des milieux professionnels est connue. Nous allons essayer d’en faire des ambassadeurs pour utiliser leurs carnets d’adresses et nous aider à développer le tourisme (…) Il y a un autre évènement qui est la pêche sportive collée au ministère des Sports, mais qui est une activité touristique que nous devons pouvoir développer au Sénégal. Il faut aussi créer des évènementiels au niveau national comme par exemple un festival à l’image de celui de Rio. Nous y travaillons. On est en train de faire en sorte que les standings de nos hôtels soient maintenus en essayant d’étudier les modalités de mise en place d’un fonds de crédit hôtelier, qui permettrait la réhabilitation des hôtels, mais aussi au privé sénégalais d’investir dans le tourisme. Je pense qu’il y a de l’espoir pour la destination Sénégal. Par rapport même à la crise internationale, notre tourisme a pu se maintenir comparativement à des pays comme le Maroc. Nous avons reculé de 2,5 points pour le premier semestre. Néanmoins, tous les professionnels ont reconnu que malgré cette bourrasque, la destination Sénégal a pu résister et qu’il y a de l’espoir pour encore booster le secteur du tourisme qui est le deuxième poumon de notre économie et qui devrait être le secteur d’avenir.

Les acteurs réclament toujours la baisse de la Tva. Où en est-on après les dispositions prises au niveau de l’Uemoa ?

Ça a toujours été une doléance des acteurs. J’ai annoncé récemment aux privés que mon homologue, le ministre d’Etat Abdoulaye Diop m’a dit qua la Tva connaîtra une baisse à partir de la date de mise en application de janvier 2010. Donc, ça va passer avec le projet des finances rectificatives à l’Assemblée nationale et je pense que cette doléance des privés va connaitre une solution à partir de janvier 2010. La nouvelle Tva devrait être de l’ordre de 9 à 10%. Ce qui devrait alléger un peu la cherté de la destination Sénégal. Nous allons avoir un léger mieux dans le secteur. En plus des infrastructures nouvelles, notamment les routes, les hôtels, les investissements qui vont se faire aussi bien à Saly qu’à Ziguinchor, je pense que le Sénégal va être une destination avec un standing « High class » pour happer les nouveaux flux touristiques attendus de la reprise vers 2010.

Source: le Soleil

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Fillon : “Nous ne pourrons faire mieux que de stabiliser les déficits en 2010″

fillonDans un entretien à paraître, dimanche 27 septembre dans le Journal du Dimanche, le premier ministre François Fillon annonce que le déficit public de la France atteindra 140 milliards d’euros, soit 8,2 % du PIB, en 2009, mais qu’il devrait se réduire à 115 milliards d’euros en 2010. M. Fillon fait la différence entre le budget 2009 – “budget de la relance au prix d’un déficit très lourd de l’Etat” – et celui de 2010, qui sera “le budget de la reprise”. Le ministre du budget, Eric Woerth, avait tablé, au cours de la semaine, sur un déficit de l’Etat “de l’ordre de 130 milliards” en 2009.

“Nous ne pourrons, donc, l’an prochain faire mieux que de stabiliser les déficits globaux. Mais en 2010, nous ferons voter une loi pluriannuelle qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années”, a promis le premier ministre, assurant que le budget de l’Etat “n’augmentera pas en volume en 2010″. M. Fillon prévient néanmoins qu’en l’absence “d’une reprise insuffisante de la croissance, les déficits sociaux vont continuer à augmenter”. Il table sur a un rythme de croissance de 2 % “courant 2010″.

PRIME À LA CASSE MAINTENUE, “RETRAITES-CHAPEAUX” DAVANTAGE TAXÉES

Dans cet entretien, François Fillon fait plusieurs annonces, concernant notamment des mesures comme la prime à la casse et le forfait hospitalier. Le premier ministre a confirmé que ce dernier augmentera de 16 à 18 euros en 2010. Quant à la prime à la casse, elle sera maintenue en 2010, mais réduite progressivement de 1 000 à 700 puis 500 euros d’ici le 1er juillet.

Quant à la fiscalisation des indemnités journalières en cas d’accident du travail, un projet controversé proposé par Jean-François Copé, il ne figurera pas dans le budget 2010. M. Fillon a également annoncé que les plus-values mobilières seront soumises aux cotisations sociales dès le premier euro et que les “retraites-chapeaux” pour les hauts dirigeants des entreprises seraient “taxées plus fortement”. “Aucun revenu du travail, du capital ou de remplacement ne doit échapper à l’impôt, ni aux contributions sociales”, a justifié M. Fillon.

Source: le Monde

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La prime à la casse automobile réduite à partir du 1er janvier

autoLa prime à la casse automobile sera ramenée de 1.000 à 700 euros le 1er janvier 2010 puis encore réduite à 500 euros le 1er juillet, annonce le Premier ministre François Fillon dans une interview à paraître dans Le Journal du Dimanche.

Le gouvernement, soucieux d’éviter une chute du marché automobile après l’arrêt du dispositif, avait indiqué depuis plusieurs semaines que son retrait serait progressif mais il n’en avait pas encore officialisé les modalités.

“Nous poursuivrons la prime à la casse pour les automobiles (en 2010) même si nous en réduisons progressivement le montant : elle passera de 1.000 euros à 700 au 1er janvier puis 500 au 1er juillet”, déclare François Fillon au JDD.

Parallèlement, le bonus-malus, qui vise à favoriser l’achat de véhicules non polluants, sera “rééquilibré”, ajoute-t-il. “Nous abaissons légèrement le niveau de bonus (de 700 à 500 et de 200 à 100), tout en gardant un système très incitatif”, dit-il.

Mise en place en décembre 2008 dans le cadre du plan de relance, la prime à la casse permet de bénéficier d’un rabais de 1.000 euros pour l’achat d’une voiture neuve émettant moins de 160 grammes de CO2 en échange de la mise au rebut d’un véhicule de plus de dix ans. Selon les derniers pointages de Bercy, 320.000 primes ont été accordées, soit 100.000 de plus que prévu, ce qui représente environ 20% des nouvelles immatriculations.

Le dispositif devait prendre fin au 31 décembre mais la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, était favorable à un retrait “en douceur”, étalé sur 2010-2011, pour éviter une chute du marché tout en soulageant les finances publiques.

En juillet, elle avait estimé que la mesure représenterait un coût de 390 millions d’euros pour l’Etat cette année, au lieu des 220 millions prévus initialement.

En 1997, l’arrêt de la prime à la casse baptisée “Juppette”, du nom du Premier ministre d’alors Alain Juppé, avait entraîné une dégringolade de 20% du marché.

Source: Yahoo finance

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Uba innove pour les particuliers : Les frais de tenue de compte ramenés à zéro franc

uba_dgIls avaient promis de révolutionner la banque au Sénégal, et les dirigeants du géant nigérian Uba annoncent la couleur. Et promettent d’autres merveilles pour bientôt.

Une arrivée plutôt discrète

Nous avons ouvert au public en début mai, exactement le 8 mai. Et pendant 4 mois, nous avons dû régler les problèmes opérationnels. L’institution bancaire nécessite des déploiements opérationnels importants, en termes de systèmes informatique et de communication, de mise en place de système de règlement, etc. C’était important d’asseoir la banque, et croyez-moi, en général cela prend beaucoup de temps. Les autres banques mettent beaucoup de temps à régler ces problèmes. Aujourd’hui, nous sommes prêts à nous déployer et à respecter les annonces que nous avions faites.

Accroissement du taux de bancarisation Cela va se faire en 3 étapes. La première étape concerne ceux qui sont déjà bancarisés et ceux qui veulent être bancarisés et qui ne le sont pas parce que les frais de tenue de comptes sont très élevés, etc. Nous voulons faire venir ces gens-là. Uba Sénégal est la première banque à partir d’aujourd’hui, (entretien réalisé le samedi 19 septembre, Ndlr), à faire zéro franc de frais de tenue de compte. Cela ne s’est jamais fait. Une arrivée plutôt discrèteUba sera la première banque où, pour tous ceux qui ouvrent des comptes courants, domicilient leur salaire ou disposent d’un compte d’épargne qu’ils approvisionnent régulièrement, les frais de tenue de compte coûteront zéro franc. La deuxième étape concerne les Pme-Pmi, les gens qui sont dans l’informel de manière générale. Nous allons nous attaquer à ce secteur d’ici la fin de l’année. La troisième étape, c’est la masse des gens qui sont à l’intérieur du pays, et gèrent des activités productrices de revenus. Nous avons des choses pour eux aussi. Aujourd’hui, Uba peut faire un prêt en 24 heures. Vous venez solliciter un prêt le matin, l’argent est positionné sur votre compte. Cela concerne tous les fonctionnaires du Sénégal. Toute personne qui est payée par le Trésor public à droit à ce prêt. Toute personne travaillant dans le parapublic (agence de l’Etat, hôpitaux, universités, etc.) peut avoir droit à ce prêt avec des montants importants et des taux intéressants.

Peur de la concurrence Bien au contraire. Je pense qu’après 4 mois d’existence réelle sur le marché, nous sommes plus que convaincus que Uba pourrait être parmi les banques de tête, dans les années à venir. Ce que nous avons réalisé en quatre mois, je peux vous dire que cela a vraiment dépassé nos espérances. Déjà, en termes de comptes ouverts, permettez-moi de ne pas donner de chiffres, mais, sachant que les produits n’étaient même pas encore déployés et que nous n’avions pas encore communiqué sur les produits, ce que nous avons réalisé, c’est quelque chose qui nous surprend. La deuxième chose, en quatre mois, nous avons beaucoup de dépôts particuliers et beaucoup de dépôts entreprises. C’est de l’ordre de deux tiers, un tiers. Nos portefeuilles particuliers et entreprises sont en train de croître très vite. Et ce ne sont pas de petites entreprises. Ce sont de très grandes entreprises qui étaient bancarisées pendant longtemps par d’autres institutions. Et nous sommes tellement focalisés sur la qualité des dépôts que nous avons eu à en refuser, parce que je veux que tout soit fait dans les règles de l’art. La transparence, c’est important pour nous. Il y a certains clients sur qui nous avions des doutes, et dont nous n’avons pas pris les dépôts. On est très consciencieux de la qualité de notre portefeuille. Côté?investissement, quand une banque ouvre, elle reste un an voire même 1 an et demi, sans faire de financements.? Nous, en 4 mois, nous avons commencé à faire des financements à des entreprises et à des particuliers. Cela va même plus vite que nous ne le pensions. Mais nous voulons des bases solides. Nos projets d’expansion à Dakar et dans les régions sont là et dans les mois à venir, vous allez voir.

Particularité de Uba Une banque peut gagner de l’argent sur des particuliers, sur les Pme, sur les grandes entreprises, sur les activités de transferts, mo­nétiques, sur beaucoup de choses. Le problème, c’est quand on veut tout concentrer sur les mêmes, c’est-à-dire les particuliers. Nous avons une démarche différente. Il est plus facile de gagner de l’argent sur les particuliers en mettant des frais élevés mais à Uba, nous voulons équilibrer les revenus sur tous les segments et diminuer la pression sur les individus. Au fond, ce sont eux qui font une banque. Aujourd’hui, une grande entreprise sera traitée de la même manière que le particulier qui ouvre un compte. Tout Directeur général que je suis, je descends très souvent dans les agences pour voir les clients, m’assurer que tout va bien et régler des problèmes concrets.

Taux d’intérêts Par rapport aux autres banques, de la même manière que nous a­vons annulé nos frais de tenue de compte, nous avons des taux d’intérêts beaucoup moins importants. Nous avons commencé à donner des crédits il n’y a même pas 10 jours. Les gens commencent à venir. Nous allons aussi, commencer à faire des rachats de crédits. Nos taux sont plus que compétitifs.

Financement des Pme Uba n’a pas l’ambition de tout révolutionner. Mais nous sommes en train de réfléchir à une stratégie spécifique pour les Pme et nous allons, d’ici fin décembre, faire des annonces. Avec les Pme, il faut faire attention. Il y a plusieurs facteurs bloquants par rapport à leurs financements. Pour faire un prêt, il faut avoir l’état financier de l’entité. On parle beaucoup de crise bancaire aujourd’hui, mais cette crise est née parce qu’il y avait de mauvais crédits. D’un point de vue intuitif, on a envie de donner du financement aux Pme, mais un banquier reste un banquier. Il faut qu’il fasse attention. Nous avons des financements longs, du capital, la volonté de faire, mais il faudrait qu’on puisse packager cela d’une certaine manière. Il faut que nous trouvions la formule pour que la Pme qui vienne à la banque donne la certitude que nous pouvons la financer sans avoir de problème, en retour. On y travaille.

Pénétration à l’intérieur du pays Cela se fera certainement en tout début d’année prochaine. Nous pensons très sérieusement à quelques endroits bien précis, de la même manière que nous avons ouvert Uba à Dakar avec trois agences et une quatrième qui va bientôt démarrer, aux Parcelles Assainies. Nous n’allons pas ouvrir dans une région de manière frileuse, juste pour voir ce qui s’y passe. Nous allons ouvrir pas mal d’agences d’un seul coup, en début d’année prochaine.

Modernisation trop rapide Quand le téléphone portable est apparu, il n’y a pas eu besoin de faire de la sensibilisation. La demande était là, forte. Nous allons faire quelque chose sur ce modèle. Ce n’est pas compliqué. Le taux de pénétration du téléphone portable au Sénégal est de 5 millions et demi, à peu près alors qu’ils ne sont pas 5 millions et demi de sénégalais à savoir lire et écrire. La réponse est là. Quand le besoin existe, la?personne qui veut appeler son fils basé aux Etats-Unis sait composer le numéro. Quand on dit à quelqu’un qu’il peut retirer de l’argent qu’on lui a envoyé à partir de son téléphone – puisque c’est vers cela que nous allons – il saura faire le bon code pour recevoir l’argent. Il y a des choses pour lesquelles il n’y a pas lieu de faire de la communication de masse. Dans le monde entier, il y a 1 milliard 600 mille comptes bancaires et 4 milliards 500 millions de portables. Il y a de la place. Quand on parle de bancariser le reste, cela peut paraître utopique. Ce ne sera pas forcément Uba qui va amener cette révolution. Il y a des produits que nous serons les premiers à faire, mais que ce soit Uba ou les autres, vous verrez que la banque va être totalement différente. L’évolution technologique va faire que les gens vont faire des transactions à partir de leur téléphone.

Principe de l’agence unique Vous ouvrez un compte dans une agence Uba donnée, c’est comme si vous l’avez ouvert dans n’importe quelle autre. Vous avez un compte aux Almadies, vous allez retirer de l’argent au Plateau, on ne vous prend aucun frais. C’est quelque chose de tout à fait normal. Si vous voulez ouvrir un compte, vous pouvez ne pas vous déplacer. On vous envoie un commercial, qui vient chez vous avec les formulaires.

D’autres innovations Nous avons certains prêts, dont le plus connu est appelé au Ni­ge­ria, No Waxala qui signifie, « pas de problème », qui permettra à tous les fonctionnaires clients de Uba de disposer de prêt. Il y a certains produits qui vont venir dans les jours qui viennent et qui permettent de payer, directement avec la carte bancaire Uba, des factures à partir des gabs, des guichets Uba ou d’Internet.

Uba et la crise bancaire au Nigeria En juillet de cette année, il y a eu un nouveau gouverneur de la Banque centrale qui est arrivé. Il a dû effectuer un assainissement encore plus important, en commanditant un audit pour voir le portefeuille des banques, voir s’il y a de mauvaises créances. Il s’est rendu compte que pour 5 ban­ques, il y a eu des créances douteuses extrêmement importantes, qui s’élevaient à des montants faramineux. Certains parlent de 2 à 3 milliards de dollars. Pour mettre de l’ordre, il a mis de côté les Pdg et les Conseils d’administration de ces banques. Tout cela dans un but d’assainissement. Uba faisait partie des banques auditées et elle s’en est bien sortie. Nous étions d’ailleurs l’une des banques qui ont été félicitées pour la qualité de la gestion de leur portefeuille. Mieux, il a été demandé à Uba d’envoyer certains de son staff pour aider les 5 banques à se restructurer. C’est comme cela que Uba a déployé 6 personnes de très haut niveau dans chacune de ces banques. Vous voyez la marque de confiance des autorités vis-à-vis de Uba? ? Elles avaient même demandé plus du staff, de notre institution.

Source: Réussir

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«La crise, une petite ride sur la surface de l’histoire»

michel serresINTERVIEW – Michel Serres, philosophe, membre de l’Académie française et professeur à l’Université de Stanford, analyse, entre autres, la crise et les problématiques environnementales actuelles. Avec un recul qui l’amène à relativiser la place qu’il convient d’accorder à certains événements récents. Et à prôner des changements radicaux.

Entre deux séjours aux États-Unis, Michel Serres nous a reçus dans sa maison de Vincennes, avant la parution de son prochain livre «Temps des crises»(*).

Quel est, selon vous, le plus grand bouleversement de ces dernières décennies ?
Michel SERRES. – Il y a eu une série d’événements tellement marquants qu’on ne les a pas vus. Quand la part des paysans est tombée de 70 % à 2 %, cela a marqué une rupture avec une situation qui durait depuis le néolithique. Quand les antibiotiques sont arrivés, subitement on ne mourait plus d’une méningite ou de la tuberculose. Résultat, l’espérance de vie a bondi. Ces bouleversements ont eu pour effet de changer non seulement notre rapport à l’environnement, mais également au corps. Pourquoi aujourd’hui ose-t-on se déshabiller sur les plages ? Car on n’a plus de boutons. De même que les collerettes au Moyen Âge avaient pour but de cacher les cicatrices de la syphilis ou de la variole. Avec les antalgiques, les analgésiques et la péridurale, nous n’avions plus le même rapport à la douleur. Tout cela contribue à forger un homme nouveau. C’est ce que j’ai appelé dans un de mes livres l’«hominescent», c’est-à-dire celui qui commence à devenir un homme. La révolution industrielle, à côté de cela, ce n’est rien du tout. J’ai l’impression qu’on n’a pas conscience de tout cela.

Quel regard portez-vous sur la crise à laquelle le monde est en proie depuis quelque temps ?
Ce qui est frappant, c’est qu’aucune institution n’a changé malgré ces bouleversements : nous avons les mêmes hôpitaux, les mêmes écoles, les mêmes structures politiques… C’est cela, la vraie crise. La crise économique, à côté, c’est un épiphénomène, un petit symptôme, une toute petite ride sur la surface de l’histoire. Cette crise économique et financière est importante, mais ce n’est qu’un point particulier comparé à l’énorme crise que nous traversons, parce que les nouveautés que j’évoque, elles, sont d’ordre millionnaire.Le blog de la mère de famille belge Mme Huard sur les bagarres entre Flamands et Wallons reçoit plus de visites qu’un ancien premier ministre pressenti en Belgique n’a eu de voix au cours de toute sa vie politique. Un petit jeune homme de la banlieue de Montpellier, un certain Rémi Gaillard que personne ne connaît, reçoit sur son blog de vidéos comiques 400 millions de visites. C’est bien plus que Michael Jackson n’a vendu de disques de toute sa vie ! Par conséquent, les vrais phénomènes existent, mais personne ne les voit.

Que faudrait-il changer, selon vous ?
Si vous prenez du recul, il faudrait tout changer dans nos institutions. Par exemple, la politique, pour moi, c’est Mme Huard. Et mon héros, c’est Rémi Gaillard. Car le cirque politico-médiatique est, lui, hors du réel. Il existe un décalage extraordinaire. Idem pour l’université : elle enseigne comme au XIXe siècle. Or, l’accès au savoir pose un autre problème énorme aujourd’hui. Jadis on enseignait dans le supérieur 80 % de ce qu’on avait appris soi-même ; aujourd’hui seulement 15 %, compte tenu de la vitesse des découvertes. Je n’accuse pas les médias : ils sont victimes et continuent sur la voie du spectacle. Il y a des choses qui commencent un peu à changer, comme la carte Vitale. Les changements se feront, mais les institutions sont des dinosaures.

La France n’est-elle pas particulièrement rétive au changement ?
Non, la France est de loin le pays où les gens changent le plus facilement. Je vis aux États-Unis depuis quarante ans, où j’enseigne, c’est une société infiniment plus conservatrice. L’arrivée d’Obama a été un phénomène important, mais la France avait donné l’exemple avec Léopold Sédar Senghor, et personne n’en avait parlé à l’époque.

Vous n’aimez pas trop le terme de relance, vous préférez vous projeter dans l’avenir…
La relance équivaut à un retour à l’état antérieur et si c’est ce qu’on fait, on retrouvera la crise. C’est comme après la Révolution française, on a eu deux Restaurations qui ont abouti à une nouvelle révolution. Si vous reprenez à zéro, vous retrouvez exactement l’état antérieur. C’est le sens de crise, médicalement parlant : un organisme arrive à un apex tel qu’il est obligé de passer à un état nouveau, sous peine de mort. Il en sort nécessairement autre.

Pensez-vous que la morale et l’éthique puissent apporter des réponses à la crise économique ?
Vous pensez que la simple morale va empêcher les traders de s’en mettre plein les poches ? Bien sûr que non ! Ce n’est pas le bonus des traders qui est en question. L’important, c’est d’avoir le courage de penser autrement, de dépasser les habitudes. Dans les périodes de crise, il n’y a qu’une seule chose qui nous perdra, c’est de penser comme tout le monde.

Doit-on déduire de votre livre «La Guerre mondiale» que la guerre traditionnelle a disparu ?
Personne n’oserait déclarer la guerre à la plus grande puissance mondiale.C’est donc la fin de la guerre symétrique. Mais ce constat pose un autre problème. Comment se fait-il que l’hyperpuissance n’ait jamais gagné face à des pays parmi les plus faibles de la planète, comme l’Irak ou le Vietnam ? Ce n’est pas étrange ? Et pourtant, les États-Unis ont dépensé plus de mille milliards de dollars en Irak. L’hyperpuissance ne sert même plus à gagner la guerre. N’est-ce pas étrange ? Ce n’est pas la fin de la guerre, mais l’hyperpuissance ne sert plus à rien. Aujourd’hui, il y a un mur, avec la fin de l’hyperpuissance.

Dans quelle mesure la chute du mur de Berlin a joué un rôle dans ces mutations de l’ordre mondial ?
Ce n’est pas une cause, le mur de Berlin, c’est un effet. Moi, je dirais plus volontiers que le mur qui sépare les États-Unis et le Mexique a été édifié depuis et qu’on n’en parle pas, ainsi que le mur entre Israël et la Palestine. Il y a des murs qui tombent et des murs qui se bâtissent. Ce n’est pas très bon signe. Ce n’est pas la chute du mur que je fêterais, c’est l’élévation des autres murs que je déplorerais.

Dans votre livre «La Guerre mondiale», vous parlez surtout de ce qui est à vos yeux la vraie guerre, celle qui nous oppose au monde que nous massacrons…
J’ai écrit il y a vingt ans «Le Contrat naturel». Aujourd’hui, on parle de «pacte écologique» : le monde n’est pas un sujet de droit, mais un objet passif de nos exploitations. C’est un peu une idée comparable à un traité de paix, qui supposait qu’avant c’était la guerre.

Grippe A, changement climatique… : comment les peurs agitées sur ces sujets trouvent un tel écho et quels en sont les ressorts dans notre société actuelle ?
Le spectacle, le cirque politico-médiatique, est très important. Aristote avait dit autrefois que pour intéresser les gens, il n’y avait que deux passions à agiter : la terreur et la pitié. Tous les journaux, télévisions et radios ne manipulent que ces deux passions. Et on fait du spectacle avec la terreur et la pitié. Vendez de l’angoisse, l’angoisse est vendeuse. Le spectacle est marchand d’angoisse par définition. Rappelez-vous : Creutzfeld-Jacob ou le Sras, c’est vendeur, même s’ils n’ont fait que quelques morts. C’est vieux comme le monde, mais c’est l’essence du spectacle.

Comment expliquez-vous par ailleurs la force du mouvement positiviste sur le changement climatique, qui dépasse largement le champ des sceptiques ?
7 % des hommes sont responsables de 55 % de la pollution. Or, ce sont les plus riches. Ce sont donc eux qui naturellement alimentent ce courant-là. Et les plus fortunés des pays émergents y ont également intérêt.

Le consensus scientifique est régulièrement contesté. Les scientifiques ont-ils si peu d’autorité aujourd’hui ?
C’est une question très importante. La science a presque disparu. Mon ami Jean Dausset, Prix Nobel de Médecine, est mort cet été et personne n’en a parlé. En 1910, Marie Curie était une vedette, aujourd’hui personne ne connaît les Prix Nobel. En France, la science a eu un rôle prééminent et le savant était un homme respecté. Or, aujourd’hui, les scientifiques sont oubliés car ils ne relèvent pas de la logique du spectacle. Il n’y a qu’à voir la désaffection de la science dans les facultés. Il y a là un paradoxe : nous devons aux scientifiques notre confort et notre santé, et nous nous conduisons à leur égard comme des ingrats.

Considérez-vous que les intellectuels ont suffisamment investi la sphère de l’environnement ?
Les intellectuels ont été contre «Le Contrat naturel» quand j’ai sorti mon livre. J’ai été traité de nazi. Les politiques ne s’en préoccupent pas beaucoup non plus ; ils en parlent, mais c’est tout. Un de mes amis, qui travaille pour un groupe pétrolier américain, m’a dit que son groupe dépensait un million de dollars pour l’environnement et 20 millions de dollars pour la publicité sur ce que fait ce groupe sur l’environnement. C’est ça la société du spectacle. Le grave problème d’aujourd’hui, c’est le spectaculaire. L’environnement, c’est une valeur marchande. Mais là où les publicitaires se trompent, c’est que l’opinion publique est désormais avertie et, si les politiques ne font rien, ça se verra et ils perdront le pouvoir. Quant aux intellectuels, c’est très simple : pour parler d’environnement, il faut connaître la science. Or, rares sont ceux qui maîtrisent ces sujets et touchent uniquement aux sciences humaines.

Le débat sur la taxe carbone révèle la difficulté à concilier l’échelle de temps du politique avec celle de la science. Comment réconcilier ces deux impératifs contradictoires ?
Cela pose un problème philosophique très important : l’environnement est encore aujourd’hui un lieu de non-droit.Comment faire porter des règles de droit sur des lieux de non-droit ? Or, des lieux de non-droit, il y en a eu beaucoup dans l’histoire : Notre-Dame, historiquement, la Sorbonne, jusqu’en 1968, et autrefois la forêt, où on trouvait tous les voyous du monde, jusqu’à Robin des bois (étymologiquement : magistrat portant la robe du droit des bois). Ce que je veux dire, c’est que le droit des lieux de droit est inefficace dans les lieux de non-droit. Il faut donc attendre qu’émane de l’intérieur un droit spécifique à l’environnement. C’est ce que j’appelle la Bio-G. Le problème est le même pour le téléchargement illégal et la Toile. On ne peut pas interdire de l’extérieur de télécharger ; il faut inventer un droit spécifique à ce lieu.

Vous pensez que le sommet de Copenhague sur le climat peut constituer un tournant, un révélateur ?
Le problème, c’est que les politiques ne savent rien. Le changement climatique est une chose trop importante pour leur confier. C’est comme si vous appeliez un député lorsque vous avez un problème d’accouchement. Il faut d’urgence lancer une institution mondiale dédiée à l’environnement composée de savants – et non de politiques – qui s’intéresse à l’eau, l’air, le feu, la terre et les vivants… Je l’appelle «Wafel», avec les initiales de ces cinq mots en anglais.Il faut faire entrer le monde dans la politique ; car, aujourd’hui, le monde est hors de la politique. On est perpétuellement dans un jeu entre deux êtres humains ; or, il faudrait faire entrer un troisième intervenant dans toutes les relations : le monde réel. C’est le monde qui nous battra tous. Cela demande une révolution politique sans précédent.

(*) «Temps des crises», Michel Serres, à paraître le 3 novembre aux Éditions Le Pommier.

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G20 : un bilan en demi-teinte

g20leadersLe G20 de Pittsburgh, qui réunissait pour la troisième fois en moins d’un an les dirigeants des principales économies du monde, a consacré leur souhait commun de renforcer leur coopération et d’institutionnaliser le fonctionnement de ce forum.

“Un ordre nouveau apparaît, a déclaré le président français Nicolas Sarkozy. Il y a eu moins de tensions qu’à Londres, (…) beaucoup de travail en coulisses plutôt qu’en séance”, a-t-il encore affirmé. La sortie de crise en vue, “l’enjeu était de savoir si les leaders allaient continuer de travailler ensemble ou retourner à leurs affaires”, a déclaré Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Sans beaucoup avancer dans les modalités d’application, la montagne a accouché d’une imposante série de directives.

Le retour à la croissance. Rien n’est acquis. “Nous nous réunissons en un moment crucial de transition entre la crise et la reprise”, écrivent les 20 dans leur communiqué final. Après avoir validé les mesures de sauvetage de l’économie mondiale décidées depuis un an – “Cela a marché”, se réjouissent-ils –, il n’est pas question de desserrer l’étau tant que le chômage augmente.

“Nous devons rester fermes dans notre engagement de stimuler la croissance économique”, a déclaré le président chinois, Hu Jintao, reflétant l’avis quasi général. “Le G20 n’a pas déclaré la fin de la crise”, expliquait un participant. Il entend “éviter tout retrait prématuré des plans de relance”. La “responsabilité budgétaire” attendra. La thèse allemande de retour rapide à l’orthodoxie budgétaire n’est pas à l’ordre du jour.
La pérennisation du G20 Ses membres l’ont décrété “forum prioritaire de notre coopération économique internationale”. La crise a implicitement généré une réforme institutionnelle d’envergure. Les pays riches ne sont plus les seuls maîtres de l’économie mondialisée. L’émergence d’un “axe” Etats-Unis-Chine (un “G2″, entend-on par dérision) a beaucoup fait pour qu’une plus large place soit laissée aux pays émergents dans la résolution des questions économiques.

La régulation du système financier. “Nous n’autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures”, assurent les membres du G20. Ils entendent mettre fin aux pratiques qui poussent à la “prise de risque excessive”, et “améliorer le marché de gré à gré des produits dérivés” (sans que soit précisé en quoi cela consisterait). Autre élément: le renforcement de la supervision des banques pour qu’elles préservent un niveau adéquat de capitalisation.

La réforme de la Banque mondiale et du FMI. Le G20 a décidé d’augmenter “d’au moins 3%” les droits de vote à la Banque mondiale attribués aux pays en développement et en transition, qu’il a jugés “sous-représentés”. Ces pays se verront aussi dotés au FMI de 5% supplémentaires. Le nombre de 24sièges au conseil d’administration étant maintenu, les Européens devront faire place aux autres. Chine, Turquie et Corée du Sud sont souvent citées. Le FMI officiera comme conseiller du G20.

Pour les plus optimistes, ce mouvement marque un début de gouvernement économique mondial. La chancelière Angela Merkel est plus dubitative: elle a comparé la gouvernance du G20 à la “stratégie de Lisbonne”, qui entendait renforcer la compétitivité des pays européens mais qui fut un échec, car elle n’était pas contraignante.

La limitation des bonus. Un encadrement des rémunérations “fluctuantes” (hors salaires) est acquis: les membres du G20 souhaitent que les entreprises “mettent en œuvre immédiatement des pratiques de rémunération saines” et que les Etats se dotent des moyens de supervision adéquats.

Le commerce international. En séance, les débats ont été clivés: Barack Obama et Gordon Brown veulent que les pays en excédent commercial (Chine, Japon, Allemagne) stimulent leur consommation intérieure et exportent moins. La chancelière allemande estime que son pays ne peut pas à lui seul stimuler la croissance mondiale. Selon Mme Merkel, les pays en déficit ont des problèmes de change, de compétitivité et de politique intérieure à régler.

Le président chinois, M.Hu, a appelé à “intensifier la coopération scientifique et technologique internationale” pour combler l’écart entre pays riches et pauvres, condition, selon lui, d’une réduction des déséquilibres.

De façon rituelle, le G20 a appelé à conclure le cycle commercial de Doha en 2010. Chinois, Indiens, Brésiliens et Allemands ont appelé à rejeter tout protectionnisme. Selon M.Strauss-Kahn, l’année 2008 a démontré que “le protectionnisme a été plus dans les mots que dans les faits”.

Le changement climatique et environnemental. M.Obama a semble-t-il affirmé que le sommet de Copenhague, en décembre, ne permettrait pas de signer le traité final. En conférence de presse, M.Sarkozy a annoncé une initiative conjointe avec Angela Merkel, Gordon Brown et le président brésilien Luiz Inacio Lulada Silva pour financer la lutte contre le réchauffement climatique et débloquer la situation. Qu’il s’agisse du commerce ou du climat, de nombreuses délégations s’inquiètent du blocage politique intérieur américain, qui empêche le président Obama d’aller de l’avant.

Les premières critiques. Elles sont de deux ordres. La première estime que le communiqué final reflète plus un état d’esprit qu’une politique effective: le G20 ne se dote quasiment d’aucun moyen de faire appliquer ses décisions. La seconde juge que cette réunion tourne le dos aux pauvres. Ce G20 “ne constitue pas un bon départ” pour une réelle coopération économique internationale, déclarent les responsables de la campagne dite du “Millenium”, menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Ce sommet, regrettent-ils, a accordé bien plus d’importance aux rémunérations des dirigeants d’entreprises “qu’aux besoins du 1,4milliard d’êtres vivant avec moins de 1,25 dollar par jour”. Selon eux, 33 milliards de dollars de l’aide promise aux pays pauvres jusqu’à la fin 2010 n’ont pas encore été versés.

Source: le Monde

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