Touba Toul : Alors que la reconstitution du capital semencier arachidier constitue partout une préoccupation, dans la communauté rurale de Touba Toul où une délégation du ministère de l’Agriculture était en visite, les producteurs d’arachides montrent l’exemple en constituant leurs propres réserves.
Pour Daouda Tine, le président du conseil rural de cette communauté rurale forte de 96 villages, la campagne 2009 donne des raisons d’espérer, notamment pour ce qui est de l’arachide et du mil, où, dit-il, des productions record sont attendues. Et le Pcr d’ajouter « cette année, les semences ont été distribuées au moment opportun. C’est cela qui nous a permis de semer à temps et d’avoir un bon développement végétatif aussi bien pour l’arachide que pour le mil », a dit Daouda Tine qui a loué les efforts consentis, notamment l’augmen-tation des quantités de semences d’arachide. Lesquelles sont passées de 31,100 tonnes l’année dernière à plus de 36 tonnes pour la présente saison. La particularité de cette communauté, c’est que les hommes de la terre ont mis très tôt en place un central d’achat qui leur a permis d’avoir leurs propres graines de multiplication. « Nous avons l’habitude, chaque année, dès que nous récoltons l’arachide, de mette de côté un stock de semences pour la saison à venir en les protégeant avec des feuilles de Nim en lieu et place des comprimés qu’on avait l’habitude d’utiliser. Cette méthode peut durer un ou deux ans sans que les graines ne subissent des attaques” nous explique le Pcr Daouda Tine. Une belle expérience que la délégation ministérielle a appréciée positivement, eu égard au fait que, selon Mariétou Diawara de la protection des végétaux (Dpv), chef de délégation : « le département de l’agriculture est dans cette dynamique d’encourager les producteurs à constituer eux-mêmes leurs propres réserves personnelles de semences, ce qui fait qu’ils pourront semer dès les toutes premières pluies d’hivernage ».
De son côté, Mme Fatoumata Sylla, directrice d’école à Touba Toul, n’a pas manqué de faire un plaidoyer en faveur de ses soeurs pour que celles-ci aient plus d’accès à la terre et aux semences en qualité et en quantité suffisante. Elle affirme que les femmes de la communauté rurale sont plus que jamais déterminées à s’impliquer dans la Goana III.
Source: le Soleil






