Archive | August, 2009

Ibrahima DIAGNE, Vice Président de la Chambre de Commerce, et membre de la Commission Nationale de lutte contre la corruption, la non Transparence et la concussion

Candidat à la Présidence de la Chambre de Commerce d’Industrie et de l’Agriculture:«  Je veux donner un nouvel élan et une nouvelle orientation à la chambre de commerce »

Qu’est ce qui motive votre candidature?

Je suis actuellement vice Président de CCIAD en charge de la section Industrie et services.  La chambre de commerce est divisée en trois sections : la section commerce, la section industrie et la section agricole.  Il ya un décret Numero 2003-827 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement des chambres de commerce d’industrie et d’agriculture. Ce décret prévoit une élection tous les 5 ans. L’actuel président a fait plus de 20ans à la tête de chambre. La chambre a besoin d’un nouveau souffle, d’un nouvel élan pour sortir de l’immobilisme.

Je suis  candidat pour redonner à la chambre à véritable place et son veritable rôle dans l’économie et lui de nouvelles missions. Ces missions seront principalement : représenter et défendre les intérêts des entreprises,accompagner les entreprises dans toutes leurs activités (pas seulement dans la création d’entreprise mais aussi dans des activités aussi importantes telles que  la cession ou la reprise d’entreprise,  être à l’avant-garde des innovations en manière de management pour partager ces best-practices avec les entrepreneurs dans le cadre de la formation continue.

Actuellement la chambre est à la périphérie de l’économie, il faut qu’elle en redevienne le centre. C’est cette vision et cette ambition que je vais proposer aux électeurs que sont les industriels les commerçants, les agriculteurs de la région de Dakar. J’ai participé à la mobilisation pour que les gens s’inscrivent et il faut aussi que les acteurs participent pour montrer l’intérêt de la chambre, discuter avec eux, connaitre leurs attentes par rapport à la chambre. Il faut aussi qu’ils comprennent que la  chambre est  un cadre qui permet la promotion du secteur privé. Aujourd’hui, ils sont nombreux les membres et les inscrits aux élections consulaires qui soutiennent ma candidature parce qu’ils voient en ma modeste personne un porteur d’espoir qui peut faire progresser la chambre pour l’intérêt du secteur privé. C’est après donc plusieurs concertations avec les acteurs du secteur privé que j’ai décidé de présenter ma candidature à la tête de la chambre d’agriculture, d’industrie et de commerce de Dakar.

Le Sénégal aujourd’hui s’est résolument inscrit dans la voie de l’émergence économique. – Pourquoi on ne sent pas la chambre dans les grandes concertations en matière économique et pourtant sa vocation première est dans la défense des entreprises et de l’entreprenariat ?

OUI ! il faut dire aussi  que cette institution regroupe tout le secteur privé de par sa composition, toutes les organisations patronales et elles forment l’assemblée. Si je suis élu je ferai tout pour repositionner  la chambre afin que cette institution qui est un établissement public à caractère professionnel joue pleinement son rôle parce que c’est un trait d’union entre le secteur privé et l’Etat. Donc, c’est une institution faitière des organisations patronales. Il porte donc la voix du secteur privé qu’il doit protéger et défendre.  Il faut instaurer un dialogue permanent avec l’Etat. Il s’agit de servir de relais entre le secteur privé avec l’Etat d’une part, et d’autre part aussi de pouvoir donner les statistiques, les informations économiques de l’attente du secteur privé sur l’orientation macroéconomique ou des politiques économiques destinées au secteur privé aujourd’hui créateur de richesses. Et aujourd’hui le pouvoir libéral reconnait,  pousse, favorise et met en place des instruments pour la promotion du secteur privé, créateur de richesses et prometteur de la croissance économique. Dans cette dynamique, l’Etat a donné des orientations mais elles n’étaient pas totalement remplies par la chambre de commerce et l’Etat a poussé à la création de l’Apix, de l’Asepex, de l ‘ADPME, etc.. Ces institutions sont nées parce que la chambre a laissé un vide immense et la nature a horreur du vide. Et donc  la chambre joue un autre rôle aujourd’hui et s’est fourvoyé en se positionnant comme organisation patronale. Alors que non ! la chambre n’est pas une organisation patronale. La chambre est cadre d’échanges managé par les organisations patronales. Il s’y ajoute aussi que la chambre depuis que je suis là, c’est-à-dire en 6 ans et bien avant moi n’a pas mis en place une infrastructure qui va vers le secteur privé. Nous n’avons que ce bâtiment qui date de l’Aof. Et nous,  secteur privé national si nous n’arrivons pas qu’à même à créer ou à renforcer la création et dans l’amélioration  des conditions de ce que nous faisons et d’être en phase avec le gouvernement pour le meilleur devenir de tous les sénégalais.

Si vous êtes élu quelles sont les réformes, les chantiers que vous comptez réaliser afin que la chambre puisse jouer pleinement son rôle?

Déjà nous devons travailler au repositionnement de la chambre de commerce. Cela se fera d’abord en interne parce que nous avons assez de ressources humaines compétentes mais il faudrait renforcer les capacités de notre institution à travers les ressources humaines. La chambre de commerce travaille avec un budget de moins de 800.000.000 cfa alors que la chambre de commerce du Burkina Faso de Niger, du Mali etc sont à plus de dix milliards alors que c’est notre chambre qui leur servait de référence.  Donc ce positionnement interne, cette amélioration des capacités internes, amélioration des revenus, améliorations des moyens, créer des infrastructures destinées à la promotion du secteur privé pour redorer le blason de la chambre de commerce. Nous allons aussi travailler à avoir des structures de proximité, des personnes disponibles pour fournir les documents, les informations nécessaires au secteur privé. On aura des journées thématiques de promotion Je demanderai à ce qu’on nous associe à l’exploitation et gestion des inscriptions aux registres de commerce parce que c’est nous qui créons. Nous aimerions aussi être associé pour savoir combien d’entreprises nous créons, combien de « morts » «d’entreprises et de perspectives pour pouvoir analyser, orienter et donner ces analyses à l’Etat afin d’appuyer les secteurs que nous aurons identifies.  Dans le domaine de la formation, le plus gros problème de l’entreprise sénégalaise, c’est d’avoir des formations intermédiaires pour son personnel. Aujourd’hui même pour trouver un bon plombier, c’est difficile, ils sont souvent formés sur le tas ; nous devons mettre en place un institut avec plusieurs filières qui permettra de régler le problème de l’emploi. Nous avons besoin de service à haute valeur ajoutée, de service de production. Et l’Etat qui définit la politique économique aura ainsi un interlocuteur valable au lieu de créer des agences, etc. Il faudrait aussi qu’on arrive à sécuriser le système de financement des banques de sorte que toutes les petites et moyennes entreprises accèdent au financement des banques, nous allons ainsi travailler avec l’ordre des experts évaluateurs, comptables de sorte qu’ils soient impliqués au niveau de la chambre de commerce. Ainsi la chambre de commerce sera cette courroie de transmission entre ceux qui certifient les bilans, et ceux qui créent la richesse. On aura ainsi des informations fiables et mettre en place des de procédures, d’organisation correcte et d informations fiables qui pourront aider et apporter la transparence, et la bonne gouvernance de l’entreprise. Ce qui fera que l’entreprise pourra bénéficier des prêts auprès des banques et financer son développement.

Quelle politique de communication comptez-vous mettre en œuvre pour rendre davantage visible la chambre de commerce ?

La communication est un maillon très important de notre politique. La chambre de commerce devait normalement être aux portes de toutes les écoles de formation pour montrer comment on crée une entreprise, de faire même des supports à distribuer. Au lieu de parler d’incubateur, moi je préfère être en face des jeunes entrepreneurs pour les orienter leur donner leurs chances dans la création. Il faut qu’on essaye de voir comment créer une bourse pour le meilleur entrepreneur. Il y a certes un déficit d’informations sur le rôle de la chambre, ses réalisations et  son importance dans le paysage économique du pays. On mettra aussi un cadre de collaboration avec les médias qui sont aussi des entreprises qui ont besoin d’un cadre propice pour pérenniser leurs actions et d’être dans une direction qui est celle de la croissance de l’entreprise en particulier et du Sénégal en général.

La presse a fait état sur la gestion catastrophique de la chambre. Est ce que vous comptez améliorer la gestion parce que aussi le secteur privé qui prône la bonne gouvernance doit donner le bon exemple.

J’ai vu l’article dans un journal et les éléments de réponse dans le même journal du  lendemain. Je suis membre de la commission de lutte contre la corruption, la non transparence et la concussion. Je suis déjà un adepte de la transparence dans les entreprises. Le bureau de la CCIAD est comme un conseil d’administration nous ne sommes pas impliqués dans la gestion quotidienne, on ne nous demande pas pour acheter ceci ou cela. Mais il ya qu’à même des règles de gestion qu’il faut toujours mettre en avant. Si cela s’avère vrai,  c’est inadmissible ! Le secteur privé doit donner l’exemple en matière de gestion transparente des entreprises. Quand je serai élu, je veillerai à ce qu’il y ait beaucoup plus de transparence et promouvoir la bonne gouvernance sera mon credo. Je pense  que même les comptes de la chambre de commerce doivent être à la portée parce que c’est une institution ou il y a l’argent du secteur privé et public d’où la nécessité de rendre compte

Que comptez-vous faire pour restaurer la confiance dans vos relations avec l’Etat ?

Aujourd’hui l’Etat a compris le manque de positionnement de la chambre de commerce, il demande aux organisations patronales d’être présents dans   les conseils stratégiques des agences comme l’APIX ou  l’ASEPEX. Maintenant la chambre de commerce compte se repositionner pour être le relais, le dépositaire de toutes ces réflexions et c’est à partir de là que nous nous pouvons alimenter un cadre de réflexion et de décisions orientées vers le secteur prive

On fera en sorte que l’Etat nous écoute davantage. La chambre de commerce devra être au devant des problèmes qui surviennent dans les entreprises. Qu’il s’agisse des grèves ou autre conflits entre employeurs et employés parce que c’est un regroupent de patrons, d’acteurs du secteurs privé ou parapublic ; donc elle doit être un censeur avant d’en arriver à saisir l’Etat qui doit jouer le rôle d’arbitre mais aujourd’hui l’Etat n’est même pas arbitre, il acteur c’est-à-dire que dès qu’il ya une grève, c’est le Premier Ministre ou le Président de la république qui sont interpelés. On va directement au sommet.  Je pense que la chambre de commerce doit être au devant pour dialoguer avec les concernés.  Ce qui va changer globalement, c’est d’être un partenaire de l’Etat, parce que l’Etat met oriente et régule  l’économie Il faut une relation pérenne car  si l’Etat oriente c’est l’entreprise qui crée la richesse.

Est-ce que vous pensez le fait d’être longtemps à la tête d’une entreprise est un bon indicateur, est ce qu’il ya un lien entre la patrimonialisation et l’usure du pouvoir ?

Moi je ne le ferai pas. Il faut pouvoir être l’homme d’une génération, comprendre les réflexions d’une génération. Vingt ans ça use. Il faut un renouvèlement des générations. Il ya que du bon dans le changement et corriger s’il ya des erreurs et s’appuyer sur les points forts. En tout cas le nouveau décret dit clairement qu’on ne peut plus faire plus de deux mandats. De plus à la chambre de commerce, nous sommes des élus, on apporte l expérience acquise dans nos entreprises quand on est élu à la tête de la chambre mais être Président de la chambre n’est pas un métier.

source Nouvel Horizon

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Chômage :une stabilisation en trompe-l’œil

Contrairement aux annonces, nous sommes loin d’une véritable stabilisation de l’emploi. L’examen détaillé des chiffres publiés par Pôle emploi indique au contraire que le marché du travail continue à se dégrader.

Après avoir baissé de 19 000 personnes en juin dernier, le nombre des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont aucune activité et cherchent activement un emploi) n’a augmenté que de 11 000 en juillet dernier. Alors que, jusque-là, ce nombre progressait par dizaines de milliers chaque mois depuis la fin 2008. Venant après l’annonce de la fin de la récession il y a quelques jours, cette stabilisation du chômage pourrait donner le sentiment que nous sommes en train de « sortir de l’auberge ». L’examen plus détaillé des chiffres publiés par Pôle emploi oblige cependant à relativiser cet optimisme : cette stabilisation est probablement liée surtout au découragement des personnes privées d’emploi qui renoncent de plus en plus à chercher du travail tant la perspective d’en trouver est devenue chimérique…

Dans les statistiques publiées par Pôle emploi, les chômeurs sont en effet répartis en plusieurs catégories. Par facilité, ce sont en général les seuls chiffres de la catégorie A qui sont commentés. Or, ces chômeurs ne représentent que 2 535 000 des 4 180 000 inscrits à Pôle emploi, soit 61 % du total. Si on y ajoute ceux qui, tout en cherchant activement un emploi, ont exercé une activité réduite un mois donné (les catégories B et C), on aboutit déjà au chiffre de 3 668 000 chômeurs. Et la hausse de leur nombre a été, en juillet dernier, de 33 000 personnes, trois fois plus donc que pour la seule catégorie A.

Mais c’est surtout une quatrième catégorie de chômeurs qui a explosé en juillet dernier : la catégorie D. Elle rassemble les personnes sans emploi inscrites à Pôle emploi, qui n’ont cependant pas cherché activement du travail le mois considéré. En juin dernier, ils étaient 225 000, un mois plus tard ils étaient devenus 266 000, soit 41 000 de plus… Si on additionne ces quatre catégories on aboutit à 3 934 000 chômeurs, et surtout on constate une hausse de 74 000 chômeurs sur un mois. A peine moins que la hausse de 88 000 observée en janvier pour les mêmes catégories. Nous sommes donc loin d’une stabilisation…

source alternatives economiques

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RECONSTITUTION DU CAPITAL SEMENCIER : Les producteurs encouragés à constituer leurs propres stocks

Touba Toul : Alors que la reconstitution du capital semencier arachidier constitue partout une préoccupation, dans la communauté rurale de Touba Toul où une délégation du ministère de l’Agriculture était en visite, les producteurs d’arachides montrent l’exemple en constituant leurs propres réserves.

Pour Daouda Tine, le président du conseil rural de cette communauté rurale forte de 96 villages, la campagne 2009 donne des raisons d’espérer, notamment pour ce qui est de l’arachide et du mil, où, dit-il, des productions record sont attendues. Et le Pcr d’ajouter « cette année, les semences ont été distribuées au moment opportun. C’est cela qui nous a permis de semer à temps et d’avoir un bon développement végétatif aussi bien pour l’arachide que pour le mil », a dit Daouda Tine qui a loué les efforts consentis, notamment l’augmen-tation des quantités de semences d’arachide. Lesquelles sont passées de 31,100 tonnes l’année dernière à plus de 36 tonnes pour la présente saison. La particularité de cette communauté, c’est que les hommes de la terre ont mis très tôt en place un central d’achat qui leur a permis d’avoir leurs propres graines de multiplication. « Nous avons l’habitude, chaque année, dès que nous récoltons l’arachide, de mette de côté un stock de semences pour la saison à venir en les protégeant avec des feuilles de Nim en lieu et place des comprimés qu’on avait l’habitude d’utiliser. Cette méthode peut durer un ou deux ans sans que les graines ne subissent des attaques” nous explique le Pcr Daouda Tine. Une belle expérience que la délégation ministérielle a appréciée positivement, eu égard au fait que, selon Mariétou Diawara de la protection des végétaux (Dpv), chef de délégation : « le département de l’agriculture est dans cette dynamique d’encourager les producteurs à constituer eux-mêmes leurs propres réserves personnelles de semences, ce qui fait qu’ils pourront semer dès les toutes premières pluies d’hivernage ».

De son côté, Mme Fatoumata Sylla, directrice d’école à Touba Toul, n’a pas manqué de faire un plaidoyer en faveur de ses soeurs pour que celles-ci aient plus d’accès à la terre et aux semences en qualité et en quantité suffisante. Elle affirme que les femmes de la communauté rurale sont plus que jamais déterminées à s’impliquer dans la Goana III.

Source:  le Soleil

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ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES : Lever les contraintes pour le financement des Pme

Le financement des Pme sera au centre du rapport « Doing Business 2010 » (attendu en septembre 2009). Une question prise à bras le corps par le CPI depuis la concertation nationale présidée par le Chef de l’Etat en 2003 et qui avait débouché sur une batterie de réformes touchant tant les banques que les systèmes financiers décentralisés (Sfd).

L’Apix qui a organisé un second atelier de sensiblisation des journalsites veut partager avec le public l’importance des enjeux et le programme de réformes engagées, ainsi que les difficultés rencontrées. Une batterie de mesures autour des 10 indicateurs du DB et d’autres domaines non pris en compte par le rapport établi chaque année par la banque mondiale et qui avait valu au Sénégal d’être classé comme « le premier réformateur en Afrique et le 5ème au monde », l’année dernière. Car, malgré ce bilan plutôt positif, les chantiers sont encore largement inachevés, comme en attestent les présentations du riche panel des experts qui se sont succédé samedi dans la salle de presse du Térou Bi. En présidant l’ouverture de l’atelier conduit par le Centre de facilitation des procédures administratives (CFPA) de l’Apix, en présence du Directeur général adjoint Saïdou Bâ, représentant Mme Aminata Niane, le secrétaire général du gouvernement Pape Ousmane Guèye a relevé le souci du chef de l’Etat, à travers les différentes sessions du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI) de « lever les entraves au développement de l’investissement », en allant directemnt s’informer « à la source, des préoccupations des entrepreneurs et investisseurs privés ». M. Guèye a loué la culture de concertation qui a pérvalu et a permis de mener à bien d’importantes réformes ayant favorisé : la simplification des procédures de création d’entreprise (délais raménés à 48 heures) ; la simplification des procédures d’import-export ; le fonctionnement à feu continu des opérations d’enlèvement des marchandises ; la réduction des délais en ce qui concerne tant les importations et les exportattions que le transfert de propriété et la délivrance du permis de construire.

Le taux de bancarisation est passé de 3 à plus de 10 %

Autatnt de questions qui ont fait l’objet de présentations. Ce nonobstant, les chantiers restent encore ouverts, justifiant la poursuite des réunions de suivi des recommandations du CPI sur une cadence hedomadaire avec le secrétaire général et trimestrielle avec le Premier ministre.

Premier des paénlistes, Aliou Ndiaye de la Direction de la monaie et du crédit s’est attaqué à « la Problèmatique du financement des PME », en partant des actions entreprises dans les situations prévalant jusqu’en 2003, de 2003 à 2008 puis au-delà. Il s’est d’abord apesanti sur l’importance accordée aux PME du fait que le financement leur permet d’investir et, donc, de ptroduire, ce qui est source de richesses, d’emplois et de revenus, et du coup, déetrmine l’amélioration des connditions de vie des populations. Outre leur poids dans l’économie : « près de 90% des entreprises senegalaises, 30% des emplois, 25% du chiffre d’affaires et 20% de la valeur ajoutee, sans compter leur place dans la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Alors qu’une étude en 2001 montrait que la question du financement figurait au 1er rang de leurs contraintes. C’est ainsi, selon M.Ndiaye qu’en 2003, le Chef de l’Etat s’est saisi de la question et a convoqué ue concertation nationale sur le crédit aux PME. Les conctarintes identifiées, des actions vigoureuses ont été menées pour gérer la question des garanties du crédit, renforcer les mécanismes existants (fonds de garantie et fonds propres), renforcer le dispositif d’encaderment (fonds à frais partagés et Fondef), diversifier l’offre de financement, améliorer les relations entre les opérateurs financiers et les clients (mise en place de l’observatoire de la qualité des services financiers, avec un dispositif de médiation financière tel que recommandé par la Bceao), renforcer le cadre règlementaire et alléger le coût du crédit. Après 2003, la tendance marquée par un faible taux de bancarisation qui était de 3 %, avec 785 milliards de FCFA en crédits au secteur privé, soit 21,1 % du PIB et une surliquidié du système bancaire avec un ratio dépôts/crédits de 13,5 % allait être ineversé. Plusieurs réformes toucheront également la règlementation bancaire et des systèmes financiers décentralisés (SFD). A terme, le taux de bancarisation passait à 1,6 % en 2007 et à 10 en 2008, les crédits à l’économie progressaient de 83,4 % à 1 400 milliards de FCFA, soit 24,2 % du PIB et le ratio dépôts/ crédits à 103 %. Pour conclure sur ce volet où les efforts se poursuivent, avec la charte bancaire et le Code de déontologie dans le pipeline, Aliou Ndiaye a ouvert une fenêtre sur les opportunités offertes par la finance islamique au sujet de laquelle un atelier s’est tenu en mai 2009 qui a déposé ses recommandations au niveau de la Banque centrale chargée d’adapter la régelmentation, alors que les questions fiscales sont à l’étude au niveau de la Direction générale des impôts et domaines. A la suite de cet exposé, les panélistes aborderont les questions liées au Code du travail, au Programme sectoriel justice, aux réformes fiscales et foncières.

SOURCE LE SOLEIL

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Christine Lagarde : “Notre intention n’est pas d’alourdir le fardeau fiscal”

Bonus des traders, taxe carbone, emploi, préparation de la réunion du G20 des 24 et 25 septembre, lancement de l’emprunt national… Christine Lagarde est sur tous les dossiers chauds de la rentrée. Dans un entretien au Monde, la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi dit vouloir “rassurer les ménages” sur la taxe carbone dont la création est annoncée pour 2010 : “L’opération se fera pour eux à prélèvements obligatoires constants.” La ministre indique aussi qu’EDF sera l’un des grands gagnants de la réforme de la taxe professionnelle, mais que le gouvernement a les moyens de limiter les “gains injustifiés”.

Le gouvernement s’apprête à instaurer une taxe carbone alors que Nicolas Sarkozy dit qu’il refuse d’augmenter les prélèvements obligatoires. Où est la logique ?

Notre intention n’est pas d’alourdir le fardeau fiscal – je rappelle que nous l’avons allégé depuis deux ans et j’espère qu’à l’avenir nous pourrons encore le réduire un peu – mais de modifier en profondeur notre système fiscal. Nous voulons alléger les prélèvements sur le travail et sur l’investissement, et transférer la charge sur d’autres assiettes comme la pollution, le tout bien sûr sans hausse des prélèvements obligatoires. La réforme de la taxe professionnelle et la création de la contribution climat-énergie (CCE) prévues dans le projet de loi de finances pour 2010 vont dans ce sens.

Est-il opportun, en pleine crise économique, de créer cette nouvelle taxe ?

D’un point de vue écologique, il y a urgence. Et je crois que les Français savent que nous devons prendre le virage écologique. Ce qu’il faut, c’est démarrer doucement et ne monter en puissance que progressivement, le temps de développer des solutions alternatives du type véhicule électrique et filières de produits alternatifs. Je veux aussi rassurer les ménages : l’opération se fera pour eux à prélèvements obligatoires constants.

Il n’y aura aucun perdant ?

Je n’ai pas dit cela. La CCE, c’est le principe pollueur-payeur. Mais nous apporterons des compensations aux ménages fragiles qui seront les plus touchés par la réforme. Nous réfléchissons aussi à des réductions de charges salariales. Ce serait favorable à l’emploi, donc un bon signal sur le coût du travail. Ma conviction est qu’il faut redistribuer intégralement aux ménages le produit de la contribution climat-énergie qu’ils supporteront.

Concrètement, quel serait le montant de la taxe carbone ?

Le rapport Rocard préconise de fixer la tonne de CO2 à 32 euros. Pour les deux raisons que je viens d’évoquer : la progressivité pour une bonne acceptabilité et le développement des industries de substitution, rester plus près du prix de marché (aux alentours de 15 euros) serait plus raisonnable que de ces 32 euros, probablement justifiés économiquement mais pratiquement irréalistes.

Que rapporte une taxe carbone de l’ordre de 15 euros ?

Environ 4 milliards d’euros. A ce niveau, elle représenterait une majoration de l’ordre de 3 centimes du litre de super.

Son produit servira-t-il à financer la réforme de la taxe professionnelle ?

Ce n’est pas l’objectif. Il ne faut pas aller piocher dans la nouvelle contribution pour payer la taxe professionnelle.

La gauche vous reproche d’alléger l’impôt des entreprises et d’alourdir celui des ménages.

D’abord c’est faux : les entreprises supporteront, comme les ménages, la contribution climat-énergie. Ensuite je rappelle à la gauche qu’il serait utile qu’elle commence à avoir le souci de la compétitivité des entreprises. Les taxer trop fortement, c’est prendre des risques pour l’avenir et l’emploi.

Le déficit public explose. Est-ce raisonnable d’affirmer que vous n’augmenterez pas l’imposition des hauts revenus ?

Nous avons rentré 2,4 % d’impôt sur le revenu en plus depuis que nous appliquons le bouclier fiscal à 50 %. La réponse est dans les chiffres…

Allez-vous réduire les niches fiscales ?

L’an dernier, un beau travail a été mené sur leur plafonnement, en lien étroit avec les parlementaires. S’il y a du travail supplémentaire à faire, il faudra bien sûr que le Parlement s’en saisisse le moment venu, à la lumière d’un premier bilan du plafonnement totalement inédit que nous avons mis en place l’an dernier.

Mais Gilles Carrez semble avoir abandonné cette idée.

Gilles Carrez et les parlementaires des commissions des finances ont, à mon initiative, contribué activement au plafonnement systématique des niches mis en place l’an dernier. Ce plafonnement produit ses premiers effets cette année, et nous pourrons les mesurer en 2 010. Commençons par mesurer !

Après la crise de 1929, les Etats ont beaucoup utilisé la fiscalité pour contenir les inégalités. Pourquoi ne pas avoir choisi de surtaxer les bonus des traders pour limiter les dérives ?

Avec un ordinateur, Internet et de solides serveurs, les opérateurs de marchés peuvent travailler n’importe où. Londres n’est pas loin, Genève non plus. Dans ce domaine, une mesure nationale n’aurait servi à rien. Et son produit aurait été dérisoire au regard des risques de délocalisation. Le choix fait par le président de la République d’étaler le versement des bonus et d’instituer un malus place la France en position pionnière dans la régulation, mais il expose notre pays à un risque : se trouver en situation de désavantage concurrentiel par rapport aux autres. Pour le gouvernement, c’est un vrai défi. J’ai bon espoir que nous puissions le relever en ralliant nos partenaires : nos relations avec l’administration américaine sont bonnes et les opinions publiques, notamment britannique et allemande, sont sur la même longueur d’ondes que nous.

Vous pensez que le G20 de Pittsburg peut déboucher sur des décisions concrètes ?

J’en suis convaincue. Sur la supervision financière, nous avons bien avancé, en Europe comme aux Etats-Unis. Sur l’encadrement des rémunérations, les normes comptables et la gouvernance, il faut aller plus loin, entrer dans le détail en marquant à la culotte l’International Accounting Standard Board (IASB), en serrant de très près le Conseil de stabilité financière. Je viens d’envoyer une lettre au commissaire européen au marché intérieur Charlie Mc Creevy pour lui enjoindre de tenir des positions solides.

Où en est la réforme de la taxe professionnelle ?

C’est une réforme fondamentale pour la compétitivité de nos entreprises, la croissance et l’emploi. Après de multiples consultations, nous sommes sur le point d’aboutir. L’investissement productif disparaîtra de l’assiette de cet impôt. Il sera remplacé par une contribution économique territoriale assise à la fois sur le foncier et la valeur ajoutée. Les collectivités territoriales, dans leur ensemble, conserveront leur financement, dans le respect absolu de leur autonomie financière. Je suis bien sûr ouverte à toutes les propositions sur ce point. Pour l’économie, cette réforme sera une bouffée d’oxygène. Nous cherchons maintenant le moyen de traiter les quelques cas d’entreprises perdantes qui nous ont été signalés.

Qui sont-elles ?

Certaines entreprises de commerce de gros, du secteur financier, ou d’intérim. Mais il y aura surtout plus de 95 % d’entreprises gagnantes, appartenant à tous les secteurs économiques : les établissements industriels notamment, mais pas seulement.

Les superprofits d’EDF font déjà couler beaucoup d’encre

EDF, mais aussi la SNCF, ont en effet beaucoup d’investissements productifs et gagnent beaucoup à cette réforme de la TP. Mais nous avons les moyens de limiter les gains injustifiés. Il existe par exemple une taxe sur les pylônes que nous pourrions augmenter, ou étendre aux transformateurs.

La conjoncture s’améliore. Croyez-vous à la reprise ?

En France, la consommation n’a pas lâché. On peut y voir l’effet de nos stabilisateurs sociaux, de la structure de l’emploi et des diverses mesures de soutien mises en place depuis le sommet social du 18 février au bénéfice des ménages aux revenus les plus modestes. La gauche peut remballer ses critiques : nous avons soutenu l’investissement et la consommation. Sur le fond, je reste prudente. Nous aurons des relais de croissance – la fin du déstockage, les effets de la baisse du troisième tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu, un raffermissement de la demande en provenance des pays émergents comme la Chine -, mais je suis très attentive au risque d’un nouvel emballement sur les marchés de matières premières susceptible de créer de gros désordres comme au début de 2008.

Quel sera le montant de l’emprunt qui sera lancé début 2010 ?

Parler de chiffre est prématuré. Je m’aligne volontiers sur les déclarations de Michel Rocard qui s’est dit, mercredi, attentif à l’état des finances publiques, tout en soulignant qu’on n’avait pas mené de réflexion depuis dix ans sur les priorités d’avenir.

Citer Rocard, c’est chercher une caution à gauche ?

Non, c’est juste souligner qu’il devrait être possible d’avoir dans notre pays des points de rencontre et de bon sens autour de la compétitivité.

source: le Monde

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MOUSSA TOURE : ” « le Sénégal ne pourra pas rassembler en dix ans les sommes qu’il faut pour réaliser le programme du gouvernement”

Ancien ministre des Finances, ancien président de la Commission de l’Union économique, Moussa Touré dissèque différents aspects de la vie économique du Sénégal. Il revient notamment sur les Etats-Unis d’Afrique, les arriérés de paiements, la loi de finances rectificatives et la déclaration de politique générale. Sans détours, il dresse un constat alarmant, s’insurge contre les dérives des tenants actuels du pouvoir et indique la voie à suivre pour remettre le pays sur les rails.

LOI DE FINANCES RECTIFICATIVES

La loi de finances rectificatives qu’ils ont faite, ils n’étaient pas obligés de la faire mais dans les mêmes conditions, s’ils utilisent les mêmes canaux, ils seront obligés d’en faire une autre avant la fin de l’année. S’ils ne la font pas, ils vont faire les blocages de crédits. [xalima.com] Artificiellement, les budgets sont là, mais on empêche les ministères et l’administration de dépenser. [xalima.com] D’ailleurs, c’est ce qui a posé les problèmes que nous rencontrons.

Ces deux derniers mois, il y a eu une évolution très rapide, il y a eu la loi de finances rectificatives qui a été faite parce que la situation budgétaire avait changé. Dans l’exposé des motifs de cette loi, le ministre des finances dit que de janvier à avril, il y a eu une baisse des recettes fiscales de 82 milliards 400 millions, quand on l’étend sur l’année, on arrive autour de 250 milliards. [xalima.com] Dans la loi de finances rectificatives, ils font une projection d’une baisse de 130 milliards de recettes fiscales d’ici la fin de l’année. [xalima.com] Ça aurait un sens s’il s’avérait que d’ici la fin de l’année les choses iraient mieux et qu’il y aurait un rattrapage par rapport aux quatre premiers mois.

Or rien ne permet de penser cela, bien au contraire tout le monde prévoit que les choses vont se détériorer. La preuve, quand le budget de l’année 2009 a été élaboré, le gouvernement tablait sur une croissance de 5,2%, début juin, ils se sont rendus compte que la croissance ne dépasserait pas 3,1%, ce qui explique les baisses de recettes. Mais au moment où ils parlaient de 3,1% de recettes, ils savaient que cela n’était plus vrai. [xalima.com] Car une semaine après, Sogue Diarisso de la Dpee, disait que la croissance du Pib n’atteindrait pas 2%. Et une semaine après, dans la déclaration de politique générale du Premier ministre, ils ne parlent plus que de 1,5%.

Alors, aller de 5,2% à 1,5% est un écart extrêmement important. Donc qui demande un remaniement substantiel du budget. Même en termes de pauvreté et de revenus des Sénégalais, quand vous faites une croissance de 1,5%, avec un taux de croissance de la population qui oscille entre 2,5 et 3%, soit une moyenne de 2,8%, la différence est de 1,3%. [xalima.com] Ça veut dire que le Sénégalais s’appauvrit de 1,3%, et globalement pour le Sénégal, la pauvreté va augmenter.

DETTE INTERIEURE

On distingue la dette intérieure et les dépenses extra budgétaires. Ce n’est pas la faute des ministères ou des administrations. Le président de la République a menacé de sanctionner les ministères, mais qui a été sanctionné ? Personne. Parce que l’erreur est venue du ministère des finances car quand ils ont eu peur en voyant le gonflement des arriérés, ils ont dit qu’ils vont bloquer les crédits des ministères, mais quand on bloque des crédits, il faut aller dans la chaine de dépense qui a plusieurs étapes. Il y a l’engagement, l’ordonnancement, la liquidation et le règlement. [xalima.com] Une dépense qui est engagée à travers le bon d’engagement, quand il sort (bon d’engagement), l’entreprise peut commencer à travailler. C’est ce que les gens ont fait, ils ont commencé à travailler et le ministère des finances et du budget a enlevé ces crédits. Donc l’entreprise travaille, les crédits sont supprimés, l’entreprise fournit et on dit que les administrations et les ministères ont engagé des dépenses extrabudgétaires. (…) Mais on ne peut pas enlever 10 ou 15 % sur des marchés déjà engagés.

Dans la synthèse des commentaires des partenaires techniques financiers sur le Drsp II du 10 juin 2009, il est dit dans le paragraphe II, en réponse à un document du ministère des finances : « il est important de préciser que malgré les efforts du gouvernement, tous les retards de paiements ne sont pas résorbés ».

Et dans la loi des finances rectificatives, ils font un aveu. Le document dit : « pourque soit assuré l’achèvement des travaux de la phase I du projet de construction de l’autoroute à péage, sur le tronçon Malick Sy-Patte d’oie-Pikine, il convient de mettre en place des crédits d’un montant de 55 milliards 100 millions de Fcfa. En fait c’est ça qui est la cause de la loi de finances rectificatives. Il fallait trouver des crédits, les enlever un peu partout pour trouver ces 55 milliards pourque les travaux de l’autoroute puissent continuer. « 55 milliards 100 millions, les quels crédits seront prélevés sur ceux initialement prévus pour la couverture des différents projets déjà inscrits au budget général pour pouvoir prendre en charge le paiement des décomptes des travaux déjà réalisés, 25 milliards ». Donc c’est de l’argent qu’on doit, des arriérés. Voila un aveu.

Pour la dette intérieure, le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale en parle. Des fois on parle d’arriérés de paiement, de dette intérieure. Ça fait une confusion totale parceque chaque expression signifie quelque chose qui est différent de ce que signifie l’autre. La dette intérieure c’est une dette contractuelle, ce sont les bons du trésor que l’Etat lance.

INCAPACITE DE L’ETAT A PAYER

Quand vous regardez les travaux corniche-Vdn, en 1991, ils n’avaient pas coûté un sou au Sénégal, idem pour toute l’Organisation de la conférence islamique (Oci), au contraire on a reçu des dons qui ont permis de construire le Méridien Président, la cité Fayçal, de démarrer la Vdn. Et ce sont les circonstances dans lesquelles l’Oci de 1991 et l’Oci de 2008 se sont passées qui sont différentes. En 1991, sous Abdou Diouf, ce sont les pays membres de l’Oci qui ont décidé d’organiser le sommet en Afrique noire pour la première fois.

Et le pays le plus indiqué était le Sénégal, mais ce sont les pays arabes qui ont donné les moyens (…) Pour l’Oci de 2008, l’Etat du Sénégal a sorti rien que pour le tronçon corniche-Vdn la somme de 39 milliards. Et ajoutés aux 47 milliards de nos partenaires, elle a couté 86 milliards. Et dans le même temps l’autoroute à péage, c’est un manque d’expérience, un amateurisme.

Au départ le gouvernement avait déclaré qu’il allait financer l’autoroute à péage par Built operate and transfert (Bot). Et ils ont pris tout un ensemble de lois à l’Assemblée nationale. [xalima.com] Mais le Bot consiste à demander à un privé de financer une autoroute, un pont, un aéroport et s’engage à récupérer tous les péages pendant 25, 30 ou 40 ans. C’est comme ça que la plupart des routes ont été construites en France. Mais pour qu’un investisseur accepte de se faire rembourser en 25 ou 40 ans, il faut qu’il ait confiance en la stabilité du pays. Le Sénégal était stable, mais quand les investisseurs ont voulu démarrer, la crise a éclaté en Cote d’ivoire.

L’aéroport d’Abidjan a été construit par Bot mais l’éclatement de la crise a faussé les prévisions des investisseurs et a refroidi leurs ardeurs. Comment voulez vous dans ce contexte que les investisseurs financent une autoroute à Péage par Bot au Sénégal alors que la Côte d’ivoire était réputée être le pays le plus stable de la sous région.

RELANCE PAR L’AGRICULTURE DANS LA DPG

Là où il y a le problème, c’est que les bailleurs de fonds disent dans un document (il nous le montre) : « l’importante action engagée dans le secteur agricole souffre d’un manque de cohérence, tant en termes de stratégies que de résultats. La sédimentation des initiatives -le plan Reva, les programmes sociaux, la Goana, la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale- exprime cette absence de continuité dans la stratégie propre au secteur. Cette stratégie nécessite une plus grande coordination des acteurs, préalable à toute revitalisation des politiques agricoles et alimentaires ». Voila le préalable. Donc proclamer qu’on met l’accent sur l’agriculture, c’est un vœu pieux quand on constate qu’il n’ ya rien qui indique qu’un accent particulier a été mis sur l’agriculture.

Dans la déclaration de politique générale, on a dit à chaque ministère, les projets qu’ils ont. Les gens ont sorti des cartons de projets aux quels on a ajouté ce qui restait du Programme triennal d’investissement public (Ptip) ou ce qui restait pour l’année de la loi de finances rectificatives du budget national d’investissement. C’est tout ça qu’on a agrégé pour le mettre à la queue leu-leu. Je suis sûr que les sommes qu’il faut pour réaliser ce programme, le Sénégal ne pourra pas les rassembler en dix ans. Et ce qui est grave c’est que dans les volets énergie et mine, on proclame partout que c’est un partenariat public-privé. Mais les privés, on ne sait pas dans quelles dispositions ils sont et même les privés qui s’étaient engagés commencent à réfléchir parce que même dans le monde occidental, les gens repoussent les projets qu’ils avaient engagés.

Au delà du manque de cohérence, les nouveaux projets de création d’une banque agricole et d’un syndicat d’agriculteurs et de la Goana II posent problème. Nous avons un instrument qui est le Crédit agricole qui existe depuis 1987, pourquoi vouloir créer autre chose. Les syndicats d’agriculteurs, qu’est ce que cela veut dire ? Les agriculteurs sont très bien organisés, c’est le secteur le mieux organisé au Sénégal parcequ’il y a au moins une unité dans ce secteur. [xalima.com] Et puis, ce n’est pas à l’Etat de créer des syndicats, c’est comme si l’Etat se levait pour dire qu’il allait créer un syndicat des journalistes. C’est juste une manière de diviser, de faire diversion.

Et puis concernant la Goana, c’est vrai que la production céréalière a augmenté de 52% et avec une bonne pluviométrie. Mais ce n’est pas la première fois, mais est ce qu’on est allé voir ce qui s’est passé au Mali, au Burkina Faso, ces pays ont eu des récoltes bien meilleures sans avoir de Goana. Et puis ces résultats ne sont pas le fait de la Goana. Ce qu’il faut faire, c’est prier pour qu’il y ait une bonne pluviométrie.

Vous savez, on ne peut pas se lever et dire qu’on va faire trois millions de tonnes de manioc, 2 millions de tonnes de mais sans études, sans rien et sans se demander qui va le consommer. Et puis le manioc du Sénégal comparé à celui de la Cote d’ivoire, il est immangeable. Et avant de dire qu’on va produire tant de tonnes, il faut sélectionner de bonnes graines. Pour le maïs, c’est pareil car l’année dernière on leur a vendu du maïs pour nourrir le bétail. Et ce travail c’est le rôle de l’Isra. Il faut une cohérence, il ne faut pas se lever et décréter des quantités qu’on est sûr de ne pas atteindre.

SYMPOSIUM SUR LE GOUVERNEMENT AFRICAIN

Il faut que les Sénégalais arrêtent de s’amuser. Lorsqu’on veut se mettre ensemble, il faut trouver les plages de convergences ou les symétries. Il faut voir si les pays peuvent aller ensemble, d’abord les chefs d’Etat et ensuite les régimes. On parle de démocratie alors qu’il y a des présidents qui ont fait quarante ans au pouvoir et n’ont pas été élus une seule fois, des régimes installés par des ces coups d’état qui nous entourent, ces dictatures qui emprisonnent des journalistes. Rien de cela ne peut aller ensemble Est-ce qu’il ya une base sur laquelle on peut construire quelque chose de sérieux ?

Les étapes pour aller à des Etats-Unis d’Afrique n’existent même pas encore. Je l’ai dit lors d’une conférence inaugurale des 70 ans de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan). C’est comme cette histoire de monnaie, lorsque que vous avez des pays comme le Nigéria où vous avez une inflation galopante à deux chiffres, comment voulez vous partager une monnaie avec des pays comme ceux là ? Sur quelle base ? Car la monnaie c’est le sérieux, la confiance, la durée. Une monnaie, ce n’est pas un an, deux ans, c’est cinquante ans. Il ne s’agit même pas d’avoir un grand pays. La Suisse est un petit pays, mais il n’y a pas une monnaie plus solide que le franc suisse.

On ne pourra pas avoir une monnaie unique tant qu’on n’aura pas des présidents sérieux. La bonne démarche, c’est d’avoir des constitutions sérieuses, des présidents et des responsables sérieux. Lorsque vous créez une monnaie, elle a une valeur, mais cette valeur pour qu’elle soit maintenue, il faut des comportements vertueux, rigoureux dans beaucoup de domaines. Car si un président se lève un jour pour imprimer des billets qui ne sont adossés sur aucune réalité économique pour régler un problème, la monnaie chute. C’est ce qui est arrivé au Ghana avant Rawlings, au Zaïre du temps de Mobutu, en Guinée Bissau avant son accession dans la zone franc. Dans ces pays, on ne comptait pas les billets, on comptait les liasses.

DEVALUATION DU CFA POUR ATTENUER LES EFFETS DE LA CRISE

La dévaluation aurait un sens s’il y avait un décrochage important par rapport à la zone Europe, à la France. Mais la crise est plus forte dans ces pays que dans les nôtres. Le gain de compétitivité que nous avons eu avec la dévaluation du Cfa en 1994 est demeuré. Et par conséquent nos réserves auprès du quai d’Orsay en France sont très confortables, elles ne sont pas négatives, comme c’était le cas en 1994. Donc aujourd’hui il n’y a aucune raison qui milite pour une dévaluation, aucune, aucune raison. Il y a des gens que ça intéresse et qui spécule mais il n y a aucune raison objective. Et une dévaluation ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut que les signes apparaissent et cela sur cinq ans ou plus.

SIGNATURE DES ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE

La signature n’est pas une bonne chose pour les gouvernements de l’Afrique de l’Ouest tel que ça se passe. Et dans ces accords là, le Sénégal n’est même pas concerné. Aussi j’ai déploré à l’époque tout ce tollé, toutes ces manifestations qu’il y a eu autour des Ape. Le Sénégal n’est pas concerné parce qu’il fait partie des Pays les moins avancés (Pma) et bénéficie de la disposition « tout sauf les armes » de l’Union européenne (Ue). C’est un accord signé avec les Pma qui ne sont pas assujettis aux Ape. Lorsque l’on prend la Cedeao, il n y a que la Cote d’Ivoire, le Nigéria, le Cap vert et le Ghana qui sont concernés sur le 16 pays de la sous région.

Là où c’est mauvais, c’est d’avoir obligé des pays comme la Côte d’Ivoire par exemple à signer des accords intérimaires, car ça détruit la dynamique de l’Uemoa. Parce que dans l’Uemoa, il y a le tarif extérieur commun (tec) qui est commun à tous les pays, or cet Ape avec la Côte d’Ivoire amène les pays à consentir des baisses de droits de douanes à l’Ue et en ce moment, le tarif extérieur commun est rompu. Au départ, les Ape devaient entrer en vigueur en 2020, c’est-à-dire 12 ans après leur signature. Les négociations ont fait reculer ça donc ce n’est pas demain qu’ils vont entrer en vigueur. Et d’ici là, certainement beaucoup de choses se passeront.

SOLUTION DE LA CRISE ECONOMIQUE DANS LE CADRE DE L’UEMOA

L’Uemoa devrait pouvoir faire de grandes choses. Des choses ont été déjà faites, mais les choses seraient beaucoup plus importantes si les pays s’y engageaient résolument. Vous avez vu en Europe, les pays de l’Union européenne se réunissent tous les quatre ou cinq mois, prennent des décisions que les gens respectent. Mais les Africains, sur beaucoup de sujets, les présidents se réunissent dans des sommets, des grands discours sont faits, puis tout le monde repart, sans qu’aucune décision ne soit prise. C’est ça le drame des africains. Et après, chacun suit son chemin.

Par exemple lors de la déclaration de politique générale, le Premier ministre a promis de baisser la Tva et le ministre du Tourisme aussi l’a dit, mais cette Tva ne peut être baissée que par l’Uemoa. Le Sénégal ne peut pas prendre l’initiative de baisser la Tva parce qu’il y a un taux unique. A l’époque je me suis battu contre le taux unique et je n’avais pas compris la position du Sénégal, parce que je voulais qu’on crée des taux différents pour tenir compte du caractère social de tel produit ou de telle ou autre activité. Le Sénégal a opté pour le taux unique entre 15 et 20%. Le Sénégal a choisi un taux de 18% et pour que le Sénégal puisse change ce taux, il faut que l’Uemoa donne son accord (…)

Le Sénégal avec ses problèmes d’importations de riz, pouvait être nourri par l’Office du Niger au Mali, mais il faut que les gens s’y engagent solidairement. Mais si tous les pays produisent la même chose alors certains pays sont plus indiqués pour telle ou telle chose. A quoi sert-il d’ouvrir une cimenterie au Burkina Faso pour la vendre à deux fois son prix au Sénégal. Ce sont là les limites de l’Uemoa ou de la Cedeao.

LEVIERS SUR LES QUELS S’APPUYER POUR ARRIVER A UN NIVEAU DE CROISSANCE CONSEQUENT

La diminution de la pauvreté va de pair avec le règlement des problèmes de santé, d’éducation, car, c’est un tout. Je pense que ce régime avait une chance inouïe qu’il n’a pas su saisir. Parceque, la dévaluation de 1994 a fini de produire ses effets négatifs, un peu avant 2000, au niveau de l’Uemoa, c’est le 1e janvier 2000, qu’on a mis en place le Tec et c’est cela qui a produit l’explosion des recettes douanières. Le régime en place a eu un afflux extraordinaire de ressources qui ont été mal utilisées.

Toute cette population flottante, désœuvrée parce que manquant de moyens pour s’attaquer à des initiatives qui ont fait exploser les institutions de micro finance, il faut les encadrer avec en ciblant des activités en y injectant une partie des sommes utilisées dans la construction des travaux faramineux qui engloutissent des centaines de milliards. On insufflerait ainsi des activités, des revenus et il y aurait une hausse de la croissance et une réduction de la pauvreté.

L’agriculture dont on parle, il ne faut pas le faire en projets vagues, pour donner des terrains à des gens qui n’en font rien. [xalima.com] L’Etat pourrait s’engager de manière beaucoup plus ferme surtout dans le monde rural actuel pour ne pas perturber l’environnement du pays. Ce qui va se passer, c’est qu’on va être envahi encore par les paysans qui seront dépossédés de leurs terres.

Alors qu’il fallait trouver des choses pour les fixer dans leurs terroirs en les responsabilisant, en leur donnant des financements qu’ils sont en mesure de rembourser dans le domaine de la pêche, de l’agriculture…Il ne faut pas penser que ce sont les grands projets qui engloutissent des milliards pour créer quelques centaines d’emplois qui sont la panacée, ce sont souvent des éléphants blancs. C’est après que les infrastructures suivront, car pour aller et venir, il faut gagner de l’argent. L’agriculture, c’est fondamental, au-delà même des exportations, il s’agit d’assurer la sécurité alimentaire.

Mais c’est dans le monde des services que se trouve l’avenir du Sénégal. Par exemple ces centres d’appel, qui se développent et qui emploient beaucoup de main d’œuvre, l’Etat doit les aider. C’est ce que fait l’Inde où se traite presque toute la comptabilité des sociétés américaines, européennes parce que l’Inde a des ressources humaines très compétentes. [xalima.com] Et là on n’a pas besoin de mettre beaucoup d’argent mais seulement de créer des conditions une détaxation, faciliter l’accès au financement.

source: lagazette.sn

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Les paradoxes du dollar et de l’euro

Le marché des changes a persisté cette semaine dans ces paradoxes dont il est coutumier. Des nouvelles encourageantes sur la croissance américaine ont ainsi été accompagnées d’accès de faiblesses du dollar. Au contraire, l’euro s’est approché de 1,44 dollar, son plus haut niveau de l’année, malgré la publication de chiffres montrant une contraction du crédit bancaire dans la zone monétaire européenne en juillet !

Parallèlement, le jeu de billard dollar-euro-pétrole s’est poursuivi : en réaction à la faiblesse du dollar – devise de cotation de l’or noir -, le prix du pétrole a connu de fortes reprises et touché les 75 dollars à New York. Par ailleurs, les marchés obligataires ont résisté cette semaine à la bonne tenue des places boursières et à leur concurrence vis-à-vis des investisseurs.

Dès lundi 24 août, la faiblesse possible du billet vert avait été expliquée par les analystes de Barclay’s Capital, cités par l’AFP : ” Le dollar reste vulnérable face à toute bonne surprise sur le front de l’économie américaine”, prévenaient-ils ! Les signes d’amélioration aux Etats-Unis – et plus généralement de la conjoncture internationale – redonneraient en effet aux opérateurs des marchés de l’appétit pour le risque, et les inciteraient ainsi à sortir de la valeur-refuge représentée par le billet vert…

C’est ce qui a semblé se produire. Vendredi, les économistes du Crédit agricole résumaient finalement : “Tous les indicateurs publiés cette semaine (aux Etats-Unis), à l’exception notable de la consommation, ont favorablement surpris : hausse de la confiance des consommateurs – selon l’enquête du Conference Board -, forte progression des nouvelles commandes de biens durables, bond des ventes de logements neufs et hausse (!) des prix immobiliers – confortant la sortie de récession du marché immobilier résidentiel -, recul du produit intérieur brut inchangé à – 1 % en rythme annualisé au deuxième trimestre en deuxième estimation”, alors que les analystes redoutaient un chiffre plus mauvais (- 1,5 %).

SOUTIENS BUDGÉTAIRES

Quant à la consommation des ménages, si elle était effectivement légèrement inférieure aux attentes des marchés, elle a néanmoins marqué une progression : + 0,2 %. Pour les économistes du Crédit agricole, les Etats-Unis sont ” une économie qui s’extirpe de la récession, grâce aux divers soutiens budgétaires et artifices techniques, mais qui reste vulnérable”.

D’autre part, mardi, le président Barack Obama a, sans surprise, reconduit le patron de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, pour un nouveau mandat. Or le banquier central venait de se montrer rassurant lors du traditionnel séminaire de la Fed de Jackson Hole (Wyoming), vendredi 21 août : “L’activité économique semble être en train de se stabiliser, à la fois aux Etats-Unis et à l’étranger, et les perspectives de retour à la croissance à court terme semblent bonnes.”

Pour les détenteurs de dollars, ces nouvelles marquaient donc le signal pour investir sur des devises jugées plus risquées. L’euro a pu d’abord apparaître comme un bon support. Les enquêtes de conjoncture publiées cette semaine dans la zone ont été très encourageantes : l’indice du climat économique de la Commission européenne s’est notamment amélioré pour le cinquième mois consécutif et le moral des chefs d’entreprise allemands mesuré par l’indice IFO a fortement progressé.

Mais des chiffres publiés jeudi par la Banque centrale européenne (BCE) laissent planer une inquiétude. En juillet, le crédit bancaire au secteur privé a marqué le pas dans la zone euro, progressant de seulement 0,6 % sur un an, après 1,5 % en juin. Sur un mois, “les flux de nouveaux crédits au secteur privé redeviennent négatifs (- 36 milliards d’euros, corrigés de la titrisation) après deux mois dans le vert”, expliquent les économistes du Crédit agricole. Ce coup de frein n’est pas de bon augure.

Les professionnels suivront donc de près la prochaine réunion de politique monétaire de la BCE, jeudi 3 septembre à Francfort.

source: le Monde

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La banane africaine en danger

Le continent noir qui a déjà du mal à atteindre l’autosuffisance alimentaire est en passe de faire encore les frais d’un nouveau virus. Des milliers des milliers d’hectares de cultures de bananes et de plantains sont menacés par un virus empêchant la croissance des plants et le Gabon n’est pas épargné par les effets de ce dernier.
Le virus Bunchy Top des bananiers, également appelée BBTD qui est une affection très grave attaque les cultures de bananes plantains africaines depuis quelques temps risque de compromettre sérieusement la récolte alimentaire de plus de 30 millions d’individus sur le continent noir.

La banane est une culture importante des hautes terres d’Afrique de l’Est et dans les zones tropicales humides d’Afrique occidentale et centrale. L’Ouganda, le principal cultivateur et consommateur de bananes du continent, est affecté par la bactérie depuis 2001 et aurait accusé une perte de 70 millions à 200 millions de dollars

En République démocratique du Congo (R.D.C), la banane plantain constitue une nourriture de base chez la population du Nord-Est et du Centre. Près de 70% de la production bananière s’y consomment directement par les producteurs locaux, ruraux, 30% restant représente la partie commercialisable.

Le Gabon qui est le troisième pays consommateur de banane au monde avec 161 kg par individu ne semble pas être épargné par ce même virus. Lava Kumar chercheur à l’Institut International d’Agriculture Tropicale a déclaré que son équipe et lui avait «découvert que la maladie était bien établie au Gabon, en République Démocratique du Congo, au nord de l’Angola et au Malawi».

Transmise par puceron Pentalonia nigronervosa,le Bunchy top est un membre du groupe des lutéovirus et est l’affection virale la plus grave des bananiers plantains. Le virus se multiplie dans les tissus du phloème.

Une attaque sérieuse du virus Bunchy Top des bananiers, provoque la pousse de toutes les feuilles depuis le sommet de la plante, empêchant ainsi sa croissance. Les bords des feuilles atteintes se recourbent vers le haut et jaunissent, sur leurs nervures centrales et aux pétioles apparaissent des striés verts très foncées, étendues jusqu’au pseudo tronc.

«Les variétés traditionnelles de bananes en Afrique subsaharienne manquent de résistance aux deux maladies, ce qui nécessité encore plus de recherche sur les variétés locales du continent » a indiqué Lava Kumar.

Les mesures à entreprendre pour lutter contre ce nouvel ennemi africain sont très extrêmes. Selon Lava Kumar, «les maladies nécessitent des mesures de contrôle drastiques et chères telles que l’excavation entière des champs de bananes pour les traiter avec des pesticides, ou encore faire brûler les plants de bananes».

Des scientifiques travaillant dans les pays affectés se rassembleront au courant du mois de Septembre à Arusha au nord de la Tanzanie, pour discuter de la façon dont le continent pourrait lutter contre cette maladie, qui menace dangereusement la sécurité alimentaire déjà bien fragile.

source: managers-africains.com

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Evasion fiscale : Bercy possède une liste de 3.000 comptes en Suisse

Ces contribuables français détenteurs de comptes dans trois banques en Suisse pour un montant de 3 milliards d’euros ont jusqu’à la fin 2009 pour régulariser leur situation. Ensuite, “le contrôle fiscal s’appliquera,” annonce le ministre du Budget, Eric Woerth.

“Nous avons récupéré les noms de 3.000 contribuables détenteurs de comptes dans les banques suisses dont une partie correspond très probablement à de l’évasion fiscale. Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de 3 milliards d’euros. C’est la première fois que nous avons ce type d’informations, précises, avec les noms, les numéros de comptes et les montants en dépôt. C’est exceptionnel“, a déclaré M. Woerth.

Les contribuables concernés devront régulariser leur situation avant le 31 décembre, a souligné le ministre du Budget, précisant qu’après cette date le “contrôle fiscal s’appliquera dans toute sa rigueur : enquête détaillée et saisie de la justice au besoin”. Cette annonce intervient seulement deux jours après la signature entre Paris et Berne d’un accord permettant l’échange d’informations dans les cas de fraude fiscale mais les autorités helvétiques nient tout lien de cause à effet (voir encadré).

“La majorité des noms ont été obtenus par le biais du renseignement fiscal, de manière non anonyme et sans contrepartie financière et d’autres, par des déclarations d’établissements bancaires”, a encore précisé le ministre. Ce dernier fera un point prochainement avec Didier Migaud (PS) et Gilles Carrez (UMP), respectivement président et rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur ces informations. “Tout le monde doit bien comprendre que nous avons changé d’époque”, a poursuivi M. Woerth qui a écarté toute possibilité d’amnistie, une “injustice insupportable”. “Nous refusons même d’y réfléchir“, a-t-il assuré.

Régularisations : une centaine de dossiers

Le ministre souhaite réunir prochainement les représentants des banques installées en France pour leur demander l’identité des contribuables ayant transféré leurs avoirs à l’étranger. “Si leur collaboration est insuffisante, le droit fiscal prévoit d’ores et déjà des sanctions dissuasives (pénalité représentant 50% des sommes transférées)“, a-t-il averti. Depuis son ouverture en avril, la cellule de régularisation a “instruit 200 dossiers, bouclé 20 régularisations et 80 autres sont en cours de traitement”, selon le ministre qui a précisé que les 20 premiers dossiers ont représenté “une collecte d’impôt d’un demi-million d’euros”.

La lutte contre l’évasion fiscale avait enregistré un succès spectaculaire en février 2008 lorsque Bercy avait mis la main sur une liste d’environ 200 noms de personnes ayant ouvert des comptes au Liechtenstein. Au total, Bercy a contrôlé 34 “groupes familiaux” dans le cadre de cette enquête.

Interrogé sur le montant de l’évasion fiscale en France, M. Woerth a dit ne pas la mesurer. “Le chiffre de 50 milliards d’euros circule mais il comprend la fraude à la TVA et aux prélèvements sociaux”, selon le ministre qui a demandé à la “Délégation nationale de lutte contre la fraude d’élaborer une méthodologie de chiffrage”.

source les Echos


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Questions pratiques : Comment lire sa facture d’électricité

Après réception de la facture d’électricité, que regarder en premier ?

Votre facture d’électricité vous informe sur votre consommation bimestrielle. Donc la première chose qui intéresse l’usager c’est le montant de la facture. Mais il y a également un élément important à prendre en compte pour éviter les surprises. En haut de la facture, à gauche, juste après le logo et l’adresse du siège social de la Senelec, il est mentionné en rose la Date limite de paiement.

Comment êtes-vous facturé ?

Les consommations sont mesurées par le compteur. L’index du compteur est relevé une fois tous les deux mois. L’énergie consommée (différence entre l’index relevé et celui qui l’a été deux mois plus tôt) est facturée par tranche de consommation ; chaque tranche correspondant à un tarif donné. Il existe trois tranches de consommation dont les limites sont fonction de la puissance souscrite, de la durée d’utilisation de cette puissance (nombre de jours pendant lequel vous avez consommé l’énergie relevée) et de l’usage que vous faites de l’électricité.

Que représentent les tranches de consommation ?

En usage domestique, la première tranche correspond à une utilisation de la puissance souscrite de 20 heures par mois et la deuxième tranche, de 30 heures en usage domestique grande puissance de 24 heures en usage domestique spécial. En usage professionnel, la limite de la première tranche est fixée à 30 heures et celle de la seconde à 70 heures. Au-delà de ces plages horaires, l’énergie est comptée en troisième tranche. Pour chaque tranche d’énergie, il est appliqué le tarif correspondant.

Le paiement de la facture est-elle possible ailleurs que dans l’agence la plus proche du domicile ?

Le paiement est possible dans toute agence de la Senelec. Tous les moyens légaux de paiement (espèces et chèques) peuvent, également, être utilisés.

Attention particulière

Lorsque vous recevez votre facture d’électricité, assurez-vous qu’elle est établie en votre nom propre avec le bon numéro de police ; le numéro de compteur qui y figure correspond à celui qui est en place sur votre tableau de comptage ; le nouvel index est inférieur à l’indication de votre compteur et enfin, les sommes indiquées sur la partie Rappel des factures échues impayées correspondent effectivement à vos impayées.

source walf

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Business des ordures : Mbeubeuss produit 13 millions de recettes par jour

Avec une recette journalière de quatre à cinq mille francs, les récupérateurs se frottent les mains. Rien qu’à Mbeubeuss, le gain quotidien est estimé à 13 millions de francs Cfa.

Les ordures à Dakar rapportent une belle fortune. Plusieurs personnes vivent de la revente d’objets récupérés. Après deux ans de recherche effectuée entre 2006-2007 dans la zone par l’Institut africain pour la gestion urbaine, les fouilles effectuées quotidiennement à Mbeubeuss génèrent une masse financière de près de 13 millions de francs Cfa. Les résultats de cette étude révèlent que Mbeubeuss, située dans un lac desséché, reçoit en moyenne 3 500 personnes par jour, avec une forte présence de femmes et d’enfants venus récupérer des choses sur la décharge. Courant de gauche à droite pour suivre les camions venus déchargés les ordures, le jeune Moussa Sarr ne recherche que les matières plastiques. Des bouteilles, des sachets et autres objets, qu’il revend à des grossistes non loin de la plate-forme. ‘Je peux rentrer le soir avec trois mille ou parfois cinq mille’, révèle-t-il.

Tailleur de son état à keur Massar, Moussa Sarr a abandonné sa machine pour se retrouver à la décharge de Mbeubeuss. Son voisin à l’aide d’une petite barre de fer s’agrippe au camion pour ramasser de la ferraille et des œuvres d’art. Il ne daigne pas répondre à nos questions. Certains fouillent les immondices à la recherche du cuivre, du plomb, des objets aluminium ou du bronze. ‘Parfois, on peut tomber même sur de l’or ’, lance Moussa Sarr. Selon les récupérateurs, une bonne partie des objets ramassés sont revendus à des grossistes au marché Thiaroye ou au centre ville de Dakar. Sur l’étale de Ibrahima Diop, revendeur au dépotoir d’ordures de Sandaga, on peut retrouver des objets de jeux, une machine Oliveti, un fax, machine à calculé des lunettes de soleils et des pommades pour cheveux. Le jeune confie qu’il peut gagner entre quatre à dix mille francs par jour.

Chez les agents du nettoiement de l’unité 17 des Parcelles assainies, cette période n’est pas celle des bonnes affaires. Car, souligne le chef du département Yacouba Diatta, le cuivre est vendu aux Indiens à 300 F Cfa le kilogramme alors que le mois dernier, il était à 600 francs. Le prix de la vente des objets récupérés, indique-t-il, dépend de l’offre et de la demande. Mais parfois, reconnaît Diatta, les grossistes imposent leur prix aux récupérateurs. Les demi-grossistes, établis au terrain de l’église des Parcelles assainies, se frottent eux aussi les mains. Même s’ils hésitent à révéler la somme gagnée au quotidien, ils disent vivre du fruit de leur travail.

source walf


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MARCHE DES DATTES : Une manne de 650 millions FCfa par an

Traditionnellement, la rupture du jeune se fait avec des dattes. Aussi, ce commerce est-il très juteux durant le mois béni de ramadan. L’année dernière, les importations ont atteint une valeur de plus de 650 millions de FCfa. Les Emirats Arabes Unis, la Tunisie et la Chine restent les plus grands fournisseurs du Sénégal en dattes.

Ce jeudi matin, le marché Sandaga est plus animé que d’habitude. Ramadan oblige. Il faut serrer les coudes pour pouvoir se frayer un chemin. Au milieu de se flot humain continu, on n’entend que la voix des vendeurs qui rivalisent d’ardeur pour attirer des clients. Quelques marchands ambulants, différentes sortes d’articles à la main, interpellent des clients indifférents. Ce brouhaha quasi-ininterrompu semble laisser de marbre le vieux Amadou Diouldé Diallo. Sagement assis sous sa tente, il attend les clients. Devant lui, des sachets de dattes, toutes qualités confondues. Avec ses mains adroites, il perce les sachets, y met les dattes avant de couper l’extrémité avec son couteau tout en continuant à discuter. En fonction de la qualité, le kilogramme coûte entre 1.500 et 3.000 FCfa. Le bénéfice est de l’ordre de 200 FCfa par kg et de 1000 FCfa pour le carton, explique Amadou Diallo qui s’adonne exclusivement à la vente de dattes. Toutes saisons confondues. Mais, selon lui, c’est principalement durant le ramadan que le produit est prisé. Après cette période, il ne vise que la clientèle qui s’approvisionne pour des offrandes. C’est tout le contraire de son voisin, Ablaye Bâ. Lui, en plus des dattes, il vend différents fruits. D’ailleurs, c’est uniquement en période de ramadan qu’il vend des dattes. Toutefois, il estime que les dattes rapportent plus que les fruits, plus facilement périssables. Cependant, il note que la marchandise n’est pas aussi abondante cette année, c’est pourquoi elles sont vendues très chères par leurs fournisseurs, de gros importateurs de containers de dattes en provenance des pays du Golfe, mais aussi du Maghreb.

Provenance : le Golfe et le Maghreb

Les importations ont connu une forte hausse ces deux dernières années. D’après les statistiques annuelles du commerce spécial à l’importation, le volume des importations a atteint plus de 1024 tonnes en 2008, soit une valeur de plus 650 millions de FCfa, alors qu’en 2007, elles étaient de l’ordre de 1070 tonnes, soit une valeur de plus de 716 millions de FCfa. Tandis qu’en 2006, le volume de ces importations dépassait seulement les 200 millions de FCfa. Les plus grands pays fournisseurs restent ceux du Golfe arabique (Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite, notamment), mais aussi du Maghreb (principalement la Tunisie et l’Egypte). Ainsi, en 2007, les importations en provenance de la Tunisie ont atteint le pic des 176 millions de FCfa avant de redescendre à 142 millions en 2008, alors qu’elles n’étaient que d’environ 77 millions en 2006. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Arabie Saoudite n’est pas, parmi les pays du Golfe le plus grand fournisseur du Sénégal en dattes. Ce sont plutôt les Emirats Arabes Unis qui arrivent en tête avec notamment plus de 260 millions du volume des importations en 2008 et plus de 300 millions de FCfa en 2007 contre un peu moins de 12 millions et 24 millions respectivement en 2008 et 2007 pour l’Arabie Saoudite. D’autres pays comme le Liban, l’Iran, le Maroc, le Koweït, la France et l’Espagne font partie du lot. Il y a également la Chine. Eh oui ! Le géant asiatique exporte aussi des dattes. Plus surprenant encore, les importations en provenance de la Chine -plus de 142 millions en 2008 et 177 millions de FCfa en 2007- dépassent de loin celles en provenance d’un pays comme l’Arabie Saoudite, pourtant l’un des leaders de la production de dattes au monde.

source le soleil

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DIFFICULTÉS DU COTON AFRICAIN : Producteurs et sociétés d’égrenage joignent leurs forces

Les sociétés cotonnières africaines et les producteurs de coton en Afrique viennent de signer une convention de partenariat stratégique pour relever ensemble les défis qui interpellent la filière. L’un des objectifs est de faciliter les échanges d’informations et développer des projets communs.

L’association cotonnière africaine (Aca), regroupant les sociétés cotonnières africaines et l’Association des producteurs de coton africain (Aproca) ont signé, avant-hier, une convention de partenariat. Leur ambition est de renforcer leur coopération et leurs relations afin de faciliter les échanges d’informations et développer des projets communs. En somme, il s’agit de baliser la voie et de cheminer ensemble pour relever les défis qui interpellent la filière cotonnière africaine. L’objectif, tel que décliné par les responsables des deux associations, notamment le président de l’Aca, Ahmed Bachir Diop, par ailleurs directeur général de la société de développement et des fibres textiles (Sodefitex), et François Traoré, président de l’Aproca, est d’unir leurs efforts pour améliorer la compétitivité des filières cotonnières africaines, de veiller à l’aménagement et au développement durable des zones cotonnières, de défendre le coton africain et satisfaire en priorité la demande des secteurs nationaux créateurs de valeur ajoutée à partir de la fibre ou de la graine de coton. Les deux associations panafricaines sont particulièrement soucieuses aussi de la crise qui interpelle leur filière depuis plusieurs années et sont déterminées à trouver des solutions d’ensemble et à faire face à l’environnement économique mondial déséquilibré par les subventions et les barrières injustifiées de certains pays producteurs. Cette convention partenariale devra aussi permettre aux sociétés d’égrenage et aux producteurs de développer des alliances stratégiques avec d’autres pays producteurs lésés par les pratiques commerciales.

La mise en œuvre de cette convention a été bien appréciée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, chargé des Organisations paysannes et de la Syndicalisation des agriculteurs, Khadim Guèye. « Au moment où nous cherchons à organiser certaines filières vous, vous avez dépassé cette étape », a indiqué le ministre avant de magnifier cette initiative qui, selon lui, cadre parfaitement avec sa mission de veiller au renforcement de l’unité des producteurs et de faire en sorte que toutes les filières agricoles soient fortement organisées.

source le soleil

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Explosions d’iPhones : Apple affirme qu’il y a eu “un choc préalable”

Apple a rejeté vendredi la possibilité d’un défaut sur son iPhone après la dizaine d’explosions d’écran ces dernières semaines en France, affirmant que les téléphones concernés ont subi “un choc préalable”, une version que semblent croire les autorités françaises.
“A ce jour, il n’y a aucun incident avéré lié à une surchauffe de la batterie concernant l’iPhone 3GS et le nombre de cas sur lesquels nous enquêtons s’élève à moins d’une dizaine”, explique le groupe dans un communiqué transmis à l’AFP par le directeur de la communication d’Apple pour l’Europe.
“Les iPhones avec un écran cassé que nous avons analysés pour le moment montrent, dans tous les cas, que les fissures ont été causées par une pression externe exercée sur l’iPhone”, ajoute-t-il.
Une dizaine de cas d’explosions d’écran d’iPhone ont été signalés récemment en France, poussant la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à ouvrir une enquête.
Le secrétaire d’Etat à la Consommation Hervé Novelli, qui a rencontré vendredi le directeur commercial d’Apple France, Michel Coulomb, a confirmé cette version: “les premiers résultats démontrent, selon la direction d’Apple, que les iPhones endommagés ne l’ont pas été par une défectuosité des batteries (entraînant) une explosion, mais les premiers tests montrent qu’il y a eu un choc préalable qui explique la brisure des écrans des iPhones”.
Interrogé sur la responsabilité éventuelle des utilisateurs dans ces dommages, le ministre a répondu: “il est trop tôt pour incriminer quiconque”.
Selon M. Novelli, trois iPhones endommagés en France ont été récupérés par Apple et testés aux Etats-Unis, dans “un laboratoire extérieur” à Apple: “c’est ça qui est important”.
En revanche, le premier cas recensé dans l’Hexagone, un jeune homme de 18 ans atteint à l’oeil par l’éclatement de l’écran de l’iPhone de son amie, n’a pas été étudié: “la personne propriétaire ne souhaite pas rendre l’iPhone à la direction d’Apple pour que celle-ci se livre aux tests”, a dit le ministre.
“Nous avons convenu avec la direction d’Apple qu’ils nous tiennent parfaitement au courant, en temps réel dans les heures et dans les jours qui viennent, des résultats des autres tests” qu’ils mèneront sur les autres iPhones récupérés, a-t-il indiqué.
“Il n’y a pas lieu aujourd’hui de polémiquer mais plutôt de répondre aux interrogations des uns et des autres: c’est ce qu’a commencé à faire la direction d’Apple et je l’en remercie”, a-t-il déclaré.
La Commission européenne avait pour sa part “invité” Apple le 14 août à lui donner des informations après le premier incident concernant un iPhone en France, demandant également des renseignements aux autorités françaises et britanniques.
Selon le groupe, quelque 26 millions d’iPhones ont été vendus jusqu’à présent dans le monde.

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source les Echos

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ORGANISATION DU MILIEU DU COMMERCE:Boutiquiers et détaillants s’engagent à mettre de l’ordre

L’Union des Boutiquiers et Détaillants du Sénégal (Ubds) sera bientôt portée sur les fonts baptismaux. Son objectif est de mettre de l’ordre dans le commerce et de donner aux consommateurs une meilleure visibilité dans leur achat.

Que chacun respecte les règles du jeu dans le commerce. Tel semble être le cheval de batail de l’Union des Boutiquiers et Détaillants du Sénégal (Ubds). En conférence de presse, ce vendredi 28 août, l’Ubds ambitionne de mettre de l’ordre dans le secteur du commerce qui est gangrené par la longueur des circuits de distribution rendant inaccessibles les produits. Généralement épinglés comme étant les spéculateurs et faiseurs de trouble dans le commerce, boutiquiers et détaillants veulent redorer le blason de leur activité.

Selon le président de l’Ubds, M. Lamine Ndéné Ndiaye « nos actions sont axés sur l’organisation du commerce dans le pays, surtout au niveau du dernier rempart à savoir les vendeurs au détail, qui est mal organisé et déstructuré. On veut apporter un correctif à tout ça pour que tout le monde en profite ». A en croire M. Ndiaye, « les boutiquiers et les détaillants sont confrontés à de multiples problèmes dont les principaux sont liés au fait que des grossistes vendent au détail, les personnes qui construisent s’approvisionnement directement à l’usine en contournant les quincailleries… Tout cela constitue un fléau qui est en train de décimer la profession ».

M. Ndiaye informe que le récépissé de l’Ubds est en cours. « L’association existe et je pense que, dans les prochains jours, nous allons être officiellement reconnu ». Il précise que tout membre doit s’engager à respecter un label qualité, éviter de vendre des produits sous manufacturés, des produits périmés, de la contrefaçon… « Tout adhérant doit veiller au respect des instructions et prix appliqués. Il lui sera délivré un macaron qui sera mis en évidence au niveau de son lieu d’activité pour permettre à tout consommateur de faire le distinguo entre une boutique qui exerce dans les règles de l’art et les autres ».

L’association compte sur une adhésion massive des boutiquiers et détaillants pour espérer capitaliser le maximum de cotisations faisant office de début de moyens nécessaires à sa politique. En plus cela, les responsables s’attendent à des dons venant de bonnes volontés, des sponsors…

Conscients de la lourdeur de la tâche qui les attend, les responsables de l’Ubds reconnaissent que les missions assignées à l’association constituent une grosse entreprise, vu le nombre important de boutiquiers détaillants qui se trouvent dans le pays. Lamine Ndéné Ndiaye a précisé que « l’association s’ouvre à toute personne physique ou morale qui s’adonne à cette activité et quelque soit sa localité et sa nationalité. L’essentiel est que tout le monde soit en règle vis-à-vis des autorités et d’un label de qualité ».

Pour Jean Pierre Dieng, Président de l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal (Uncs), « la création de cette union ne peut être qu’apprécié parce qu’à chaque fois que nous sommes confrontés à des problèmes de pénurie ou d’augmentation des prix, l’argument qui nous ait tout le temps servi, aussi bien par les autorités que le patronat, c’est qu’il y’a un problème de désorganisation au niveau du dernier maillon de la chaîne à laquelle s’adressent les consommateurs. Ils nous disaient qu’ils n’ont pas d’emprise sur les boutiques qui sont très nombreuses ».

Le président de l’Uncs, estime que le défi pour cette association, c’est de faire adhérer le maximum de boutiquiers et détaillants à cette politique et d’être présente là où les négociations se tiennent sur les problèmes liés à la consommation et les prix. « Ces boutiquiers et détaillants sont des éléments essentiels dans l’application des mesures qui peuvent permettre une réduction des prix ou un meilleur approvisionnement des marchés ». A son avis, « la mise en place de cette association va permettre aux consommateurs d’avoir une meilleure visibilité dans leur achat. C’est également une occasion pour les associations consuméristes d’avoir un interlocuteur fiable dans le traitement des problèmes liant acheteur et vendeur ».

source sud

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Près de 500 millions d’euros de pertes pour le groupe SNCF

sncfVictime de la crise qui a fait plonger les trafics de marchandises et a stoppé la croissance dans les TGV, mais aussi de ses propres faiblesses structurelles dans le fret, les infrastructures et les trains d’aménagement du territoire.

Pris en étau entre les conséquences de la crise économique sur son activité, et ses propres faiblesses structurelles, le groupe SNCF renoue avec les déficits, les premiers depuis 2003. L’entreprise a publié hier pour le premier semestre un déficit net, part du groupe, de 496 millions d’euros contre un gain de 417 millions pour les six premiers mois de 2008, et un résultat opérationnel courant négatif de 194 millions d’euros contre + 446 millions un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires consolidé en baisse de 4 %, à 11,94 milliards.

La plus malade des activités est évidemment Fret SNCF, responsable à elle seule de 323 millions d’euros de pertes, soit les deux tiers du total alors qu’elle ne contribue que pour 6 % du chiffre d’affaires. Outre ses difficultés récurrentes _ que le groupe tente d’endiguer dans le cadre d’un plan de sauvetage devant être présenté en septembre _, Fret SNCF a pris de plein fouet l’impact de la crise économique sur le trafic de marchandises, avec un chiffre d’affaires reculant de 250 millions d’euros, soit _ 21 % sur douze mois glissants. Les autres composantes formant la branche SNCF Geodis (transport routier, logistique, commission de transports) ont souffert également, si bien que l’ensemble de la branche affiche une perte opérationnelle de 61 millions d’euros contre + 155 millions un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires en baisse de 15,6 %, à 3,43 milliards, et même de 19,4 % à structure comparable.

Deuxième victime de la crise : la branche SNCF Voyages qui comprend notamment les TGV, vache à lait du groupe. Son chiffre d’affaires baisse peu en apparence (_ 1,7 %, à 3,6 milliards d’euros) grâce à la bonne tenue des TGV nationaux, mais l’activité des trains Corail a baissé de 7,1 %, et à l’international les recettes des TGV Thalys ont fondu de 4,1 %, tandis que celles des trains Eurostar entre Londres, Paris et Bruxelles se sont effondrées de 23,9 %. Au final, la branche a vu son résultat opérationnel baisser de près de 19 %, à 553 millions d’euros.

A ces deux difficultés du fret qui plonge et des TGV qui rapportent moins, s’ajoutent d’autres préoccupations. Le chiffre d’affaires de la branche SNCF Proximités a certes progressé de 2,3 % grâce l’augmentation des prestations vendues aux régions, mais sa rentabilité a chuté de 58 %, à 101 millions d’euros, à cause essentiellement d’une fréquentation insuffisante par rapport aux objectifs fixés dans les contrats avec les autorités organisatrices. Quant à SNCF Infra, qui entretient le réseau ferré pour le compte du propriétaire RFF, la branche a creusé sa perte opérationnelle à 234 millions d’euros malgré une activité en hausse de 2,6 %, car ses charges progressent plus vite que ses recettes.

Le groupe a dû en outre, conformément aux normes comptables IFRS, passer pour 205 millions d’euros de pertes liées à la dépréciation d’actifs utilisés pour des activités déficitaires. Principalement dans les infrastructures, dont la valeur des actifs a été réduite à zéro, mais aussi dans des nouveaux investissements. Quand, par exemple, la SNCF met un nouveau train Corail en service sur une ligne non rentable, cet investissement va directement gonfler les pertes.

Compte tenu enfin de la nécessité du groupe de participer au plan de relance, les investissements n’ont baissé que de 28 % pour une capacité d’autofinancement en chute de 69 %. Conséquence : l’endettement net a augmenté de 1,1 milliard en six mois, à 7,07 milliards d’euros. Au vu de ce tableau, la nouvelle feuille de route de Guillaume Pepy est toute tracée : s’attaquer à tous les points faibles de l’entreprise. « Nous ne relâchons aucun effort pour maîtriser nos charges et pour traiter des difficultés structurelles du fret ferroviaire, des trains d’aménagement du territoire ou de l’infrastructure », a ainsi prévenu hier le président de la SNCF.

source: les Echos

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