Initié le 9 décembre 2007 lors du sommet Union européenne/Afrique, le programme du 10e Fonds européen de développement (Fed), va bientôt poursuivre les projets réalisés par la neuvième phase. Une occasion pour les acteurs non étatiques du Sénégal de cibler des secteurs de stabilité tels que la promotion de la femme et la gouvernance locale.
Le 9e Fed avait dressé une ligne de financement lui permettant de réussir sa mission au sein des différentes composantes de la nation. C’est ainsi qu’une manne de 85 milliards de francs avait permis de réaliser 51 projets sur l’ensemble du territoire national. Tirant le bilan de cette phase, les acteurs non étatiques, composés pour la plupart de membres de la société civile sénégalaise, ont pu évaluer l’évolution du contrat de solidarité entre l’Union européenne et leur plate-forme d’études. C’est ainsi que, selon son président Papa Nalla Fall, il convient de revisiter les capacités d’absorption de la dixième phase, tout en passant au peigne-fin les obstacles. Il s’agit, entre autres, de cerner les difficultés sur le terrain, de même que le renforcement des capacités qui occupe une bonne place dans les termes des accords de Cotonou.
Mais, pour le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances qui présidait l’ouverture des travaux, il est crucial d’ajouter aux réflexions les difficultés liées aux capacités de mobilisation des fonds, de même que les contraintes relatives aux passations des marchés. ‘Nous avons un grand espoir dans ce sens, d’autant plus que jusqu’à la date du 15 juin 2009, le taux de décaissement au Sénégal se situait à 51 % et notre objectif d’ici décembre, c’est de l’amener à 92 %’, dira Abdoulaye Diop. Mais pour la conduite du prochain et 10e Fed, les financements seront directement alloués aux acteurs non étatiques, poursuit le ministre qui souligne une grande confiance des bailleurs envers ces structures relais. Ce programme, entré en vigueur depuis le 1er juillet 2008, devra mobiliser près de 190 milliards de francs Cfa. Une somme à laquelle vont certainement s’ajouter 3,9 autres milliards de francs servant à atténuer les impacts de la crise notamment alimentaire. Un phénomène qui continue de secouer les fondements économiques de bon nombre de pays africains.
Mais toujours est-il que cette dixième phase du Fed se propose de mettre l’accent sur le renforcement de la gouvernance locale, mais surtout l’introduction des femmes dans le processus électoral. Ce partenariat enclenché depuis 2001 a voulu surtout jeter les bases d’une approche participative. Une méthode qui, selon le ministre d’Etat Abdoulaye Diop, a pu produire un réel changement d’échelle au niveau institutionnel. Le 10e Fed qui s’étalera jusqu’en 2013, vise également un éventail aussi large que les Droits de l’homme, la démocratie, le développement humain et la cohésion sociale. Mais à ce jour, il faudra noter l’insuffisance de la participation des acteurs non étatiques au dialogue avec le gouvernement sur les différentes approches en matière de politique de développement.
source walf









