L’Etat s’est entièrement acquitté, en fin mars dernier, du paiement des 174 milliards de francs CFA dus au secteur privé au tire de dette intérieure pour l’année 2008, a rappelé, dimanche à Saly Portudal (Mbour), un conseiller du ministre de l’Economie et des Finances.
‘’La dette intérieure a été totalement soldée. (…) Le ministère de l’Economie et des Finances lance un défi à toute entreprise qui considère qu’elle n’est pas encore payée de produire un document’’ de preuve, a affirmé Cheikh Thiam lors d’un atelier de ce ministère.
A la fin du mois de mars dernier, le gouvernement a pu ‘’solder’’ les 174 milliards de francs CFA dus à des entreprises privées, a précisé le conseiller en communication.
‘’Tout a été totalement payé, a-t-il insisté. Au ministère des Finances, il existe une liste de toutes les entreprises payées. Cette liste a été adressée à toutes les organisations patronales et aux partenaires financiers et techniques, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale…’’
La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) a récemment indiqué que le gouvernement doit encore des dizaines de milliards de francs à des entreprises privées, au titre de la dette intérieure de 2008.
Par ailleurs, un rapport fait par un cabinet privé sera publié fin juillet pour faire la lumière sur ‘’les dépenses hors budget’’ opérées en 2008 par des entreprises publiques, a rappelé M. Thiam.
Sur cette dette dite illégale, le ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop a récemment annoncé la publication de ce rapport devant donner des indications sur des montants projetés à 109 milliards de francs avant d’être révisés à 74 milliards.
Sur un autre plan, le département de l’Economie et des Finances ‘’n’a aucune responsabilité de la dette des hôpitaux’’ ou des collectivités locales qui ont ‘’une autonomie de gestion’’, a-t-il souligné.
Le ministère, a-t-il dit, ‘’ne peut pas payer une dette qu’il n’a pas contractée.’’ Selon lui, son département ne peut se substituer aux mairies et aux établissements endettés car ces organes bénéficient d’une autonomie financière.
source aps









