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La réforme du système capitaliste attendra

g20Trois mois après le sommet du G20 de Londres et à deux jours de celui du G8, les travaux de réforme du capitalisme avancent pas à pas. La chancelière allemande, Angela Merkel a néanmoins dénoncé, vendredi, les résistances bancaires.

Passées les envolées lyriques sur la nécessaire refonte du capitalisme, les travaux actuels menés par les différents gouvernements du G20 visent surtout à mieux encadrer ce qui reste encore le meilleur système économique au monde. Ce qui n’empêche pas certaines résistances, comme l’a dénoncé, vendredi, la chancelière allemande Angela Merkel dans un entretien au « Wall Street Journal ». Les banques ne joueraient pas le jeu. Pourtant, à Londres, le 2 avril, vingt chefs d’Etat et de gouvernement des plus grandes puissances économiques de la planète avaient fixé un agenda de travail ambitieux. Les résultats seront analysés lors du prochain sommet, les 24 et 25 septembre à Pittsburgh. Dans un dossier spécial, « Les Echos » font un point d’étape à mi-parcours des deux sommets du G20, juste avant la tenue de celui du G8 à L’Aquila, du 8 au 10 juillet.

Plan de relance budgétaire, réforme de la supervision financière, reconstitution des ressources des institutions multilatérales, lutte contre les paradis fiscaux, moralisation des pratiques de marché, réforme des normes comptables. Chacun s’active, de manière plus ou moins coordonnée, pour remettre dans le sens de la marche l’économie de marché. Dans cette vaste entreprise, certaines résistances apparaissent. L’exemple le plus emblématique est à mettre à l’actif de la Grande-Bretagne, soucieuse de préserver les intérêts de la City. Sur ce plan, la force publique américaine, sous l’égide d’une nouvelle administration conduite par Barack Obama, semble avoir pris une longueur d’avance tout en ayant ménagé les intérêts de Wall Street, cette fois.

Divergences européennes

De ce côté-ci de l’Atlantique, les divergences européennes compliquent quelque peu la tâche de la Commission européenne ou du Parlement européen. Le couple franco-allemand constitué de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel se heurte aux résistances britanniques.

Hier, lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, s’est dite favorable, concernant les banques, « à ce que la lumière soit faite sur les zones d’ombre, les angles morts, les structures de bilan qui seraient incompréhensibles », non sans estimer qu’il fallait assurer « une comparaison claire »entre les banques avant de se lancer dans le débat sur la publication de tests de résistance.

Ceux qui avaient espéré que l’Union européenne puisse s’ériger à la pointe de la réforme du système capitaliste sont sans doute déçus. En ce début d’été, les Etats-Unis, première puissance économique mondiale dotée d’une devise qui demeure la référence, mènent la danse.

SOURCE LES ECHOS










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