L’antenne nationale de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) s’est déclaré jeudi satisfaite du regain d’intérêt que connaît le marché sous-régional qui a enregistré, au cours de l’année 2008, une hausse de liquidité de près de 245 milliards de FCFA.
‘’D’un point de vue sous-régional, on a constaté des liquidités à la hausse, on a vu qu’en 2007 on était autour de 88 milliards, un chiffre qui retrace tous les échanges opérés, contrairement à cette année où on a enregistré près de 245 milliards’’, a notamment expliqué Khady Sy, directrice de l’antenne nationale de la BRVM.
Selon Mme Sy qui s’exprimait au cours d’un point de presse, ‘’il n’est pas illusoire de dire que le bilan de l’année 2008 est bon, sachant qu’il y a eu de bonnes évolutions lors des trois premiers trimestres, surtout au regard des indicateurs de performance strictement boursiers, même s’ils ont enregistré une ampleur moindre par rapport à l’année 2007 où la BRVM avait des records d’évolution de plus 70%.’’
La rencontre avec les journalistes visait à rendre public le bilan boursier de l’antenne nationale de la BRVM et à livrer les résultats de l’exercice 2008 de la structure centrale du marché financier régional.
Khady Sy a dit que la BRVM s’est rendue compte, qu’en terme d’indice global, elle a enregistré en début d’année 2008 des hausses de 30 à 40% et qu’en fin d’année, il y a eu une chute de seulement 10% sur les indices.
‘’Pour l’année 2008, cela a été légèrement contrasté et on a toujours eu une tendance à la hausse, jusqu’au mois d’octobre où on a constaté une certaine baisse. Mais au regard de l’évolution constatée sur les deux dernières années, c’est véritablement important’’, a-t-elle commenté.
De plus, a poursuivi la directrice de l’antenne nationale de la BRVM, ‘’on s’est rendu compte qu’il y a eu des rentabilités qui sont plus intéressantes que certaines places financières internationales, donc ceux qui sont encore liquides, ils reviennent et investissent’’.
Pour Mme Sy, l’antenne nationale de la BRVM est une place où tout ne marche pas si mal, parce que dotée d’une bonne régulation, aussi bien au niveau du marché qu’au niveau de la Banque centrale où tout est ‘’assez verrouillé’’.
Cette analyse a été confirmée par Adnane Chmanti, un des administrateurs de la BRVM. A cause des différentes contraintes de communication, il a cependant demandé à ce que les entreprises sénégalaises soient d’abord préparées avant d’entrer en bourse.
‘’Au Sénégal, il faut préparer les entreprises à entrer en bourse. Cela demandera un travail de longue haleine, parce qu’il y deux types d’entreprises, soit des filiales de groupes internationaux, soit des entreprises familiales’’, a rappelé l’administrateur de la BRVM.
Il a expliqué que les maisons-mères de filiales internationales, qui sont déjà cotées ailleurs, ne le sont pas sur plusieurs places, parce qu’il est difficile en terme de logistique, de gestion et de communication d’être sur plusieurs fronts.
‘’Donc, (elles) préfèrent ne pas être cotées, parce qu’appartenant à de grands groupes internationaux’’, a dit M. Chmanti, avant d’ajouter, à propos des entreprises familiales : ’’Notre travail, c’est de leur montrer que la bourse a beaucoup d’atouts, en terme de transmission’’.
’’Si vous êtes en bourse, vous avez un capital mobilisé, donc vous n’aurez pas toutes les tracasseries et les problématiques d’héritage et vous assurez de fait l’avenir de l’entreprise, parce que des managers indépendants s’en occupent, mais ce n’est pas un travail facile’’, a-t-il fait valoir.
Il a, à ce sujet, fait noter que s’introduire en bourse, c’est adopter un mécanisme de gestion différent, soulignant qu’il est difficile d’être propriétaire d’un business autonome et d’accepter de se faire sanctionner ou applaudir en fonction des cas.
source aps






