Archive | July, 2009

Future fédération des Etats-unis d’Afrique : Les défis de la monnaie unique posés

cfa«L’intégration politique va certainement résoudre les défis économiques et monétaires de l’Afrique». C’est sur cette note d’espoir que le Camerounais Ngoto Wa Kariuki a teminé avant-hier au 3e jour du symposium sur les Etats-unis d’Afrique, sa communication. D’après M. Kariuki, l’importance de la monnaie dans la vie des hommes n’est plus à démontrer, pour la simple et bonne raison qu’elle est à la base de tous les échanges et de toutes les transactions commerciales, et elle régule la vie des hommes.
Faisant un rappel historique, il a affirmé que contrairement à ce qu’on pourrait penser, la monnaie est apparue pour la première fois Afrique, même si, poursuit-il, aujourd’hui, elle (l’Afrique) ne pèse pas lourd dans les transactions internationales. Une faiblesse qui s’expliquerait, selon le docteur Kariuki par la multitude et la diversité des monnaies mises en circulation. Il y en a au total répertoriées pas moins de 39 pour un continent qui ne compte que 53 Etats. Un peuple qui veut s’affranchir, dit-il, de la tutelle doit nécessairement trouver les moyens de son autonomie en s’unissant.
L’autre fait saillant, renchérit-il, est la dépendance des unions monétaires (Cedeao, Sadc) vis-à-vis des monnaies occidentales telles par exemple le Franc Cfa vis-à-vis de l’Euro. D’où la nécessité de s’affranchir de cette tutelle qui nous rend davantage dépendants. A ce titre, il a suggéré la création d’une monnaie supranationale qui pourrait être utilisée et échangée partout. Il a, en outre, proposé de limiter les monnaies locales à dix, toutes régions confondues. Ces monnaies seront alors facilement identifiables par les consommateurs et échangeables au niveau des frontières sans restriction aucune. L’autre suggestion qu’il a faite, c’est de créer une banque de l’union monétaire africaine. Bien entendu, concède-t-il, il y’a certains risques liés au fait que certains Etats sont économiquement peu viables. Mais, assure-t-il tout cela est gérable. Les Usa cite-t-il en exemple, qui sont une fédération de 52 Etats connaissent des difficultés de cette nature, car les Etats qui la composent ne sont pas tous au même niveau de développement.
Pout sa part le professeur en économie Mboup, a laissé entendre que «les monnaies africaines sont des monnaies de singes». Il n’y a qu’à voir la qualité du papier dont elles sont faites qui s’use au bout d’un mois. Tout cela, se désole-t-il est symptomatique de notre dépendance et de notre faiblesse. Il a terminé son propos par une invite à realiser dans les meilleurs délais une monnaie propre à l’Afrique. C’est «une question de souveraineté et cela ne se négocie pas».

source le quotidien

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Bara Tall, un capitaliste en guerre contre l’Etat

bara tallDe Bara Tall, on retient désormais l’image d’un homme d’affaires qui est entré en rébellion contre l’Etat. Depuis l’affaire des chantiers de Thiès, l’homme est sur des charbons ardents. Son entreprise Jean Lefebvre Sénégal est au bord du dépôt de bilan. Ses locaux au quartier Point E que le patron a démoli et mis à la place un ensemble de bâtiments tout neuf sont déserts. Seuls quelques cadres y travaillent encore. Les salariés sont restés depuis presque bientôt huit mois sans salaires. L’entreprise doit également des dettes aux banques et à certains fournisseurs. «Toutes les banques ont compris que ce n’est pas de la faute de Jean Lefebvre que les créances sont restées », explique ce cadre de la boîte. Jean Lefebvre dont la masse salariale tournait autour de la somme de 1 milliard par mois avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 25 milliards employé près de 3000 personnes.

Samedi à l’issue d’une marche des travailleurs du bâtiment Bara Tall a encore étalé sa détermination à rentrer dans ses fonds. Une somme de 10 milliards que l’Etat du Sénégal lui doit. Le chef d’entreprises a essayé de se déployer dans la sous-région mais cela a été sans succès. En dépit de ses solides relations avec le président Yaya Jammeh, Talix le nom de son holding n’est pas encore arrivé à gagner des marchés de grande envergure. Le déploiement également tenté vers certains pays d’Afrique centrale est pour le moment à l’étape d’implantation. L’homme d’affaires qui gardent encore de beaux restes «a encore une surface financière » qui lui permet de tenir pendant encore quelque années.

Les actions du groupe com 7 qu’il détient ne lui rapportent pas de l’argent. «Il a investi dans les médias pour gagner de l’influence », explique un de ses collaborateurs. Une question demeure : pourquoi il est arrivé dans une telle impasse. Publiquement, Bara accuse le fils de Wade d’être derrière tous ses malheurs. Pourtant les deux hommes ont eu « l’entente parfaite » pendant un bon moment. Avant que leurs relations ne se détériorent à la défaveur des chantiers de Thiès, la fameuse boîte de Pandore. Jean Lefebvre est aujourd’hui presque à bout et son patron expliquait lors d’une émission sur la 2STV qu’il a perdu la confiance des banques et des fournisseurs. « La crédibilité de Jean Lefebvre était telle que nombre de banques nous en ont voulu, d’avoir choisi une seule pour emprunter dix (10) milliards de francs Cfa. Ceci résume de manière éloquente la crédibilité dont nous jouissions : les banques se bousculaient à nos portes pour nous prêter de l’argent. Aujourd’hui, la pudeur ne me permet pas de décrire la situation dans laquelle se trouve Jean Lefebvre », expliquait Bara Tall au mois de juin dernier.

La situation entre Bara Tall et l’Etat du Sénégal est devenue tellement conflictuelle qu’il n’y a pratiquement plus de missions de bons offices entre les deux parties. Beaucoup pensent qu’avec le retour de Idrissa Seck aux affaires, Bara pourrait rentrer dans ses fonds. Erreur sans doute car le problème est plus complexe qu’il n’y paraît.

source business 24

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Vers un dernier recul du PIB américain au deuxième trimestre

obamaLes chiffres du PIB américain, dont la publication est attendue aujourd’hui, devraient montrer une nouvelle contraction de l’activité, mais moins marquée au deuxième trimestre 2009, a estimé hier Barack Obama. Les indicateurs économiques montrent que le pays devrait sortir de la récession dans la deuxième moitié de l’année.

Nous sommes peut-être en train d’assister au début de la fin de la récession. » Mercredi, Barack Obama, lors d’une visite dans un lycée de Caroline du Nord, a usé de cette formule alambiquée pour décrire une économie américaine sur la voie de la guérison. Reste que le produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre, dont le chiffre sera publié aujourd’hui, devrait de nouveau être en recul. Mais cette nouvelle contraction de l’activité devrait être moins marquée a indiqué hier, le président américain.

En rythme annualisé, ce recul serait de 1,5 %, selon la moyenne des prévisions des économistes, après une baisse de 5,5 % au premier trimestre. Le marché immobilier semble également avoir touché le fond. Et l’on constate de légers mieux sur le front de l’emploi, même si le chômage devrait continuer d’augmenter jusqu’au milieu de l’année prochaine. Les économistes de la Commerzbank ont ainsi ramené de – 3 % à – 2 % leurs propres prévisions après la publication des derniers indicateurs.

Fin du déclin immobilier

En tout cas, la plupart des économistes s’accordent à dire que la récession sera terminée au troisième trimestre. Le Livre beige de la Réserve fédérale (Fed) américaine, publié mercredi soir, abonde dans le même sens. Selon ce document, la conjoncture s’est améliorée. L’activité économique est restée faible au cours des deux derniers mois, mais la majorité des 12 zones étudiées dans le rapport ont vu leur déclin se ralentir ou se stabiliser. L’amélioration est particulièrement notable dans le district de San Francisco, incluant entre autres l’Arizona, la Californie et le Nevada, où la vente de logements particuliers s’est envolée par rapport à 2008.

« L’immobilier semble bien avoir touché le fond aux Etats-Unis », confirme Bernd Weidensteiner de Commerzbank. Selon l’index S & P-Case Shiller, publié mardi, les prix des maisons dans 20 métropoles sont remontés en mai pour la première fois depuis trois ans (« les Echos » du 29 juillet). « Mais l’effet d’entraînement qu’exerce normalement la construction risque de ne pas jouer à plein en raison de l’importance du stock de logements à écouler »,prévient l’économiste.

Ne pas se réjouir trop vite

Un rapport du ministère du Commerce, également publié mercredi, indique, quant à lui, une hausse de 1,4 % des investissements en capital en juin (hors défense et aviation) et un accroissement des commandes de biens durables de 1,1 % si l’on exclut l’aviation, un secteur éminemment cyclique. Pour Tim Qinlan, un économiste de Wells Fargo cité par le « Washington Post », il ne faudrait pas cependant se réjouir trop vite : « Les entreprises sont probablement en train de reconstituer leurs approvisionnements essentiels et ne se préparent pas à une reprise de la croissance. »

La Fed, lors de sa prochaine réunion de politique monétaire les 11 et 12 août prochain, devrait laisser en l’état ses taux d’intérêt directeurs. « La déflationdevrait rester la principale préoccupation de la Fed pour toute l’année 2010. Il est étonnant de voir certains analystes se préoccuper de l’inflation, alors que la croissance restera faible et que le chômage atteindra un maximum de l’ordre de 11 % seulement mi-2010 »,remarque Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas.

La publication aujourd’hui des chiffres de la croissance du deuxième trimestre par le Bureau of Economic Analysis (BEA) réconfortera en tout cas Barack Obama, dont la popularité est en chute libre.

source les Echos

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Le liquidateur réclame 45 millions de dollars à l’épouse de Madoff

madoff Irving Picard n’a pas mis à profit l’été pour prendre du champ avec la liquidation de la société de courtage Bernard L. Madoff Investment Securities (BLMIS). Bien au contraire, le liquidateur américain, nommé en décembre pour gérer ce dossier, ne chôme pas et ferait même plutôt du zèle, bien entendu au profit des clients spoliés par le courtier américain, qui a été condamné par la justice américaine à 150 ans de prison pour une fraude pyramidale d’environ 65 milliards de dollars.

Mercredi, Irving Picard s’est attaqué à l’épouse de Bernard Madoff, Ruth. Il a porté plainte contre elle, lui réclamant exactement 44.822.355 dollars. C’est le montant qu’elle aurait perçu de BLMIS directement ou via des sociétés dans lesquelles elle avait des participations, et ce au cours des six dernières années alors que son mari exerçait son activité frauduleuse.

« Pendant des décennies, Mme Madoff a vécu une vie de splendeur, utilisant l’argent des clients de BLMIS », déclare Irving Picard dans sa plainte, rapporté dans un communiqué. « Alors que les crimes de M. Madoff ont laissé tant d’investisseurs et d’organisations caritatives sur le carreau, Mme Madoff dispose toujours de moyens financiers substantiels », signale Irving Picard qui justifie son action en raison de l’inéquité entre Ruth Madoff continuant de bénéficier d’avantages financiers et la détresse économique des clients de Madoff.
Compagnie d’aviation

Lors de la sentence, prononcée fin juin, contre le courtier américain, la justice avait confisqué tous les biens et comptes de son épouse, lui laissant juste 2,5 millions de dollars. Par ailleurs, Irving Picard a obtenu l’autorisation de la justice pour vendre les parts de Madoff dans la compagnie d’aviation de Warren Buffett, NetJets. Montant de l’opération : 753.000 dollars, soit trois fois moins que son prix d’achat en 2001.

Autre victoire : le liquidateur a obtenu de récupérer 10 millions de dollars, le solde du fonds Ascot Partners, géré par Ezra Merkin, un proche de Bernard Madoff et ancien patron de GMAC. A qui le tour ?

source les Echos

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La BRVM satisfaite du regain d’intérêt suscité par son marché

khady syL’antenne nationale de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) s’est déclaré jeudi satisfaite du regain d’intérêt que connaît le marché sous-régional qui a enregistré, au cours de l’année 2008, une hausse de liquidité de près de 245 milliards de FCFA.

‘’D’un point de vue sous-régional, on a constaté des liquidités à la hausse, on a vu qu’en 2007 on était autour de 88 milliards, un chiffre qui retrace tous les échanges opérés, contrairement à cette année où on a enregistré près de 245 milliards’’, a notamment expliqué Khady Sy, directrice de l’antenne nationale de la BRVM.

Selon Mme Sy qui s’exprimait au cours d’un point de presse, ‘’il n’est pas illusoire de dire que le bilan de l’année 2008 est bon, sachant qu’il y a eu de bonnes évolutions lors des trois premiers trimestres, surtout au regard des indicateurs de performance strictement boursiers, même s’ils ont enregistré une ampleur moindre par rapport à l’année 2007 où la BRVM avait des records d’évolution de plus 70%.’’

La rencontre avec les journalistes visait à rendre public le bilan boursier de l’antenne nationale de la BRVM et à livrer les résultats de l’exercice 2008 de la structure centrale du marché financier régional.

Khady Sy a dit que la BRVM s’est rendue compte, qu’en terme d’indice global, elle a enregistré en début d’année 2008 des hausses de 30 à 40% et qu’en fin d’année, il y a eu une chute de seulement 10% sur les indices.

‘’Pour l’année 2008, cela a été légèrement contrasté et on a toujours eu une tendance à la hausse, jusqu’au mois d’octobre où on a constaté une certaine baisse. Mais au regard de l’évolution constatée sur les deux dernières années, c’est véritablement important’’, a-t-elle commenté.

De plus, a poursuivi la directrice de l’antenne nationale de la BRVM, ‘’on s’est rendu compte qu’il y a eu des rentabilités qui sont plus intéressantes que certaines places financières internationales, donc ceux qui sont encore liquides, ils reviennent et investissent’’.

Pour Mme Sy, l’antenne nationale de la BRVM est une place où tout ne marche pas si mal, parce que dotée d’une bonne régulation, aussi bien au niveau du marché qu’au niveau de la Banque centrale où tout est ‘’assez verrouillé’’.

Cette analyse a été confirmée par Adnane Chmanti, un des administrateurs de la BRVM. A cause des différentes contraintes de communication, il a cependant demandé à ce que les entreprises sénégalaises soient d’abord préparées avant d’entrer en bourse.

‘’Au Sénégal, il faut préparer les entreprises à entrer en bourse. Cela demandera un travail de longue haleine, parce qu’il y deux types d’entreprises, soit des filiales de groupes internationaux, soit des entreprises familiales’’, a rappelé l’administrateur de la BRVM.

Il a expliqué que les maisons-mères de filiales internationales, qui sont déjà cotées ailleurs, ne le sont pas sur plusieurs places, parce qu’il est difficile en terme de logistique, de gestion et de communication d’être sur plusieurs fronts.

‘’Donc, (elles) préfèrent ne pas être cotées, parce qu’appartenant à de grands groupes internationaux’’, a dit M. Chmanti, avant d’ajouter, à propos des entreprises familiales : ’’Notre travail, c’est de leur montrer que la bourse a beaucoup d’atouts, en terme de transmission’’.

’’Si vous êtes en bourse, vous avez un capital mobilisé, donc vous n’aurez pas toutes les tracasseries et les problématiques d’héritage et vous assurez de fait l’avenir de l’entreprise, parce que des managers indépendants s’en occupent, mais ce n’est pas un travail facile’’, a-t-il fait valoir.

Il a, à ce sujet, fait noter que s’introduire en bourse, c’est adopter un mécanisme de gestion différent, soulignant qu’il est difficile d’être propriétaire d’un business autonome et d’accepter de se faire sanctionner ou applaudir en fonction des cas.

source aps

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SOLUTION DE SORTIE DE CRISE: La Cnes opte pour le dialogue social

mansour kama cnesLa Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a préconisé hier, jeudi 30 juillet, la relance de l’économie nationale pour une sortie de crise qui n’épargne aucuns pays. C’était lors de la visite de prise de contact qu’a effectué Thierno Lô, ministre de l’artisanat, du tourisme et des relations avec le secteur privé et le secteur informel, au sein de leur siège. Selon Mansour Kama, président de la Cnes, il n’y a que le dialogue social qui est l’ultime issue pour une sortie de crise.

La crise économique n’épargne aucun pays. Partis de ce constat, les membres de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), ont préconisé hier, jeudi 30 juillet, la relance de l’économie nationale. C’était sous les yeux du ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des relations avec le secteur privé et le secteur informel, Thierno Lô, venu faire une visite de prise de contact au sein du siège de la Cnes.

Selon Mansour Kama, président de ladite structure, cette relance de l’économie dont il s’agit, ne peut se faire sans passer par le dialogue social. « Il faut que le dialogue soit de mise, si nous voulons sortir de cette crise et faire du Sénégal un pays émergent », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter, « notre pays a plus que jamais besoin de concertation, il faut que les acteurs économiques, les décideurs politiques et les administrations se parlent.

Toutefois, il a soutenu que, du fait du contexte économie très difficile, les entreprises traversent des moments difficiles et menacent les activités du secteur informel. Il faut mettre le secteur privé au cœur du développement et jeter les bases d’un dialogue social dans le cadre d’un partenariat entre le secteur public et le secteur privé pour relever le défi de la crise financière à l’heure ou beaucoup d’entreprises peinent à trouver des financements », a-t-il préconisé.

La Stratégie de croissance accélérée « qui marque une certaine difficulté dans son décollage », a également été soulevé par M. Kama qui a proposé un cadre beaucoup plus élargi ou le secteur privé et informel seront les passerelles sur lesquels le développement passera.

Le secteur du tourisme Sénégalais était aussi à l’ordre du jour. Selon des membres de la Cnes, « le tourisme devrait être une sorte de locomotive pour atteindre les Omd ». Mais à leur grande surprise, ont-ils dit, « le secteur de l’hôtellerie fait face à d’énormes difficultés », avant de s’interroger, « que faire ? »

Voila une question qui implique la responsabilité de tout un chacun. « Il faut bien répondre à cette question et vous avez un rôle important à y jouer », dira Mansour Kama, s’adressant à Thierno Lô. Ce dernier, a, dès l’entame de ses propos, décliner l’essentiel qui, selon lui, revient à trouver des voies et moyens pour une sortie de crise qui doit sûrement passer par une matérialisation de nos efforts ». « Le secteur privé est important dans un pays comme le nôtre », a-t-il déclaré. Et, les problème qu’il rencontre ne m’est pas méconnu », ajoute il. Et de poursuivre : « le véritable problème, c’est la mise en œuvre ». Avant d’appeler à se « départir des clivages politique quand il s’agit de réflexion pour le devenir du pays »

Cependant, la dette intérieure que l’Etat du Sénégal doit aux employeurs a aussi été évoquée. Le président de la Cnes appelle l’Etat au paiement de cette dette pour donner un nouveau départ aux entreprises qui sont en train de faire face à une situation qui n’est pas enviable.

Entre autres problèmes évoqué figurent le cas des chinois. Selon le ministre, il urge aujourd’hui de le régler au risque de tuer l’artisanat.

source sud quotidien

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VENTE DES ACTIONS D’ENTREPRISES PUBLIQUES: L’État appelé à passer par la Brvm

entreprises publiquesLes responsables de la Bourse régionale de valeurs mobilières (Brvm) appellent les États à rompre avec les vieilles habitudes dans la vente d’action. La bourse veut désormais être le passage obligé en cas d’opérations stratégiques où l’État vend ses actions à des opérateurs privés.

L’État est appelé à donner le bon exemple au secteur privé dans la vente d’actions détenues dans une société. L’invite est de l’administrateur de la Bourse régionale de valeur mobilière (Brvm), M. Adnane Chmanti, lors de la conférence de presse que son responsable de l’antenne du Sénégal, Khady Sy a animé hier, jeudi 30 juillet à Dakar.

En marge de cette rencontre, Adnane Chmanti a estimé que : « Quand l’État donne l’exemple, le privé suit ». Mais, a t’il fustigé, « on voit que certains États vendent à un opérateur leurs actions qu’ils détiennent dans une entreprise nationale sans passer par la bourse ». L’administrateur général de la Brvm a émis le souhait de voir « au moins 10 à 15% d’une vente passer par la bourse. Ça va être bon pour tout le monde ».

La rencontre d’hier avec les journalistes était aussi une occasion pour le responsable de l’antenne nationale de la Brvm du Sénégal, Kady Sy de livrer le bilan 2008 de la bourse et de donner un tableau synoptique des réalisations engrangées lors de ces dix dernières années.

Selon elle, 2008 a été une année charnière. L’indice Brvm10 qui concerne le top 10 des plus grandes valeurs boursières a atteint un niveau jamais égalé dans l’histoire de la bourse. Khady Sy informe que la valeur des transactions a atteint 245 milliards en 2008 dont 150 milliards de transactions ordinaires (achat/vente). En terme d’échange, le responsable de l’antenne Brvm Sénégal informe qu’il a été enregistré 628 millions de F Cfa en moyenne par séance de cotation contre 82 en 2005. Elle ajoute que 18 sociétés en moyenne font l’objet de cotation contre 10 en 2005.

Effet de la crise : -10,5% de l’indice composite

Le marché boursier de la sous-région n’a pas échappé à la crise financière qui avait débuté en octobre 2007. Il a été constaté en septembre, une baisse du cours de Sonatel qu’il est cependant inévitable de corréler à la publication de ses chiffres et au changement de pratiques comptables intervenu dans l’établissement de ses chiffres (174 000 F fin août, 140 000 fin septembre et 125 000 fin octobre). La Brvm informe que la chute des indices se poursuit jusqu’au 31 décembre. « On enregistre une baisse de l’indice composite de 10,5% par rapport au début de l’année (-10,5%) ».

Ces résultats montrent que malgré l’élan significatif qu’a enregistré la bourse sur les trois dernières années, avec l’effet de la crise, il a été noté le retrait d’un certain nombre d’investisseurs internationaux. « Pour compenser des pertes enregistrées sur d’autres marchés, ils ont commencé à vendre leurs actions et c’est ce qui explique un peu cette baisse qu’a enregistré la Brvm », informe l’administrateur de la Brvm. A son avis, « si l’on compare la baisse de la Brvm par rapport aux autres bourses internationales, je pense qu’elle est relativement faible avec moins de 10% alors qu’il y’a des marché qui se sont totalement écroulés. Ce qui veut dire qu’on a de bons entreprises ». « Effectivement, il y’a des secteur qui vont souffrir notamment ceux qui sont dans les exportations », a conclu M. Adnane Chmanti.

Malgré ce contre coup, l’administrateur de la bourse affirme : « nous sommes toujours optimistes parce que les conséquences de la crise sont à 90% passées ». « Je pense par conséquent, aujourd’hui, les valorisations à la Brvm sont faibles donc on va avoir un certain nombre d’investisseurs qui vont revenir et j’espère que les compagnies d’assurance, les fonds d’investissement et les caisses de retraite vont aussi un peu s’intéresser d’une manière significative à la bourse. Je pense que y’a de bonnes opportunités », a t’il lancé.

Seul 39 sociétés cotées en 10 ans

En 10 ans d’existence, la Brvm ne compte que 39 sociétés cotées. Une situation qui, selon son administrateur s’explique par les résultats mitigés par rapport pour convaincre et attirer des entreprises à intégrer la bourse. Devant cet état de fait, les responsables de la bourse ont indiqué deux obstacles auxquels ils sont confrontés : la catégorie des entreprises qui remplissent les conditions d’introduction en bourse mais qui sont des filiales de multinationales déjà cotées ailleurs et celles appelées « entreprises familiales » qui ont leur propre manière de gestion. Pour l’administrateur, il faut vraiment convaincre ces dernières pour qu’elles sachent que s’introduire en bourse a plus d’avantages que ce qu’elles vivent aujourd’hui. « Elle va leur permettre de valoriser leur patrimoine. Elles vont passer d’entreprise familiale et une institution en terme d’image et ça va également leur permettre de se financer facilement parce qu’en s’introduisant en bourse, elles ont le monde pour eux ».

Malgré le nombre faible de société cotées à la Brvm, les responsables de la bourse pense qu’en 10 ans, « il y’a une grande réussite qu’est l’intégration avec une bourse qui a été créée en Côte d’Ivoire pour devenir sous régionale ».

source sud quotidien

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Rapport d’audit des dépenses extrabudgétaires : Les pilleurs, la main dans le sac

palais présidentielPrésidence : Des écarts énormes entre les chiffres des créanciers et ceux de l’administration

On en a longuement disserté, dans les bureaux de l’Ad­mi­nistration, chez les bail­leurs de fonds, comme dans les entreprises du secteur pri­vé. Tout le monde y allait de ses chiffres et de ses estimations, concernant les dépenses extrabudgétaires qui, ajoutées aux arriérées de créances régulièrement dues aux entreprises du secteur privé, ont aggravé la crise économique dans laquelle se débat le pays depuis la seconde moitié de 2007. Les avis et les chiffres ne concordant pas, le besoin de faire un audit s’est imposé à tous. Mais là aussi, beaucoup ont affirmé qu’il fallait nécessairement que ce soit un audit réalisé par un cabinet international, à partir des termes de référence contraignants, pour éviter «toute influence locale nocive».
Le gouvernement, auquel ses partenaires techniques et financiers ont laissé le choix, a pour une fois, choisi de faire confiance à l’­ex­pertise nationale. Le ré­sul­tat en est un rapport volumineux, de près de 300 pages, plein de tableaux et de graphiques, mais également très précis et sans complaisance. Il circule depuis bientôt deux semaines, de bureau en bureau, et les bienheureux élus, le commentent à leur manière. Le Quotidien a pu parcourir une bonne partie, pour ne pas dire la totalité du document. Des infos que nous partageons aujourd’hui avec les lecteurs et qui peuvent d’ores et déjà réserver leur numéro de demain, et d’après-demain. Car une seule édition ne saurait suffire pour relater tous ces scandales.

La situation des fameuses dépenses hors budget est enfin révélée. Le cabinet d’audit Mamina Camara, qui a été re­tenu après sélection, a comptabilisé 35,877 milliards de francs Cfa en dé­penses extrabudgétaires réalisées par les ministères, pour 3,483 mil­liards de francs Cfa dus par les agences et établissements publics. Comme dans le domaine de l’économie libérale mondiale, l’enquête a démontré qu’­­une mi­norité de structures, 20% exactement, a consommé 80% des dépenses extrabudgétaires. Le rapport d’audit indi­que, dans l’ordre des plus grands «dé­viants», les ministères de l’Inté­rieur, de la Famille, la Solidarité nationale, l’En­tre­prenariat féminin et de la Micro­fi­nan­ce, des forces Ar­mées, et de l’En­vi­ronnement. Il n’empêche que quasiment toutes les structures de l’Admi­nis­tration ont fait dans l’extrabudgétaire, à quelques exceptions notables près.
S’agissant des agences, indiquent les auditeurs, ce sont essentiellement les structures hospitalières et le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), qui concentrent les dépenses extrabudgétaires.
Le détail de ces dépenses donne les chiffres suivants, pour quelques-unes de ces structures : 6 milliards 124 mil­lions 536 mille 542 francs Cfa pour le ministère de la Famille, de la Soli­darité nationale, de l’Entrepre­nariat fé­mi­nin, et de la Microfinance, 3 mil­liards 565 millions 281 mille 253 francs Cfa pour les Forces armées, 2 mil­liards 393 mil­lions 940 mille francs Cfa pour la présidence de la République, et 14 milliards 586 millions 339 mille 920 francs Cfa pour le ministère de l’In­térieur, en ses différents services.
Le rapport d’audit, dont on se rappelle qu’il a été décidé après concertation entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, en particulier le Fonds monétaire international (Fmi), avait pour but de recenser toutes les dépenses extrabudgétaires impa­yées, «effectuées par les ministères, les agences et les établissements publics», indique le rapport. Il ajoute que l’audit devait également analyser l’existence éventuelle de dépenses hors lignes bud­gétaires au-delà des montants déjà identifiés par l’audit de l’Inspection gé­nérale des finances (Igf). Tout cela, explique l’audit, devait faire «l’objet d’un audit technique, en vue de vérifier l’effectivité des fournitures ou prestations des créanciers et, de déterminer les responsabilités qui incombent à l’Etat dans ce cadre».
Dans le cadre des entretiens qu’ils ont eus avec de nombreux créanciers, les auditeurs ont noté, entre au­tres difficultés rencontrées, que plusieurs transactions se sont déroulées dans des conditions peu trans­pa­rentes. En plus de cela, il y a que plusieurs ministères, agences et établissements pu­blics, ont répondu bien tardivement aux questionnaires qui leur avaient été envoyés. Par ailleurs, certaines ré­ponses de fournisseurs et prestataires étaient insuffisamment détaillées, sur les références des factures. Il y a mê­me eu des cas de créanciers qui ont refusé de produire leur situation.

source le quotidien

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Huile importée : Le Sénégal envahi par plus de vingt-six marques

huileLes travailleurs du Syndicat des industries des corps gras et activités similaires se sont engagés dans une véritable course contre la montre pour sauver leurs outils de travail menacés par l’envahissement du marché local par l’huile importée. Le ton a été donné hier, à l’occasion d’une mission effectuée dans la capitale du Saloum qui entre dans le cadre d’une tournée nationale de l’intersyndicale du groupe Suneor.

L’avenir des industries des corps gras est hypothéqué. L’avertissement est du secrétaire général du Syndicat des travailleurs des corps gras. En tournée à l’intérieur du pays, Samuel Ndour qui a rencontré la presse, à Kaolack, a accusé l’Etat et certains commerçants de favoriser l’importation massive d’huile alimentaire de qualité douteuse, menaçant ainsi la santé des Sénégalais. ‘Le marché local est envahi par plus de vingt-six marque d’huile vendues dans des formats et prix différents. Plus de la moitié d’entre elles sont impropres à la consommation et sont le fruit de la fraude’, s’insurge le leader syndical. Une concurrence déloyale ‘qui pourrait, à terme, mettre au chômage les travailleurs des quatre huileries nationales dont Suneor dont les activités se sont drastiquement réduites à Kaolack’, fait constater M. Ndour qui accuse : ‘Ce sont des commerçants véreux, sans charge de gestion, sinon un fax, un téléphone et un magasin qui tirent les ficelles, sans se soucier de la santé des consommateurs, encore moins de la préservation de l’outil de travail de milliers de travailleurs et de leurs familles respectives’.

A côté des importateurs de ces huiles provenant, pour une large part, de la Malaisie et de l’Indonésie, les syndicalistes des corps gras pointent de l’index l’Etat. ‘Nous versons annuellement des dizaines de milliards à l’Etat en impôts et taxes, sans compter l’argent injecté dans le monde rural pour acheter la production. Aussi, face à cette situation, chacun d’entre nous doit prendre ses responsabilités pour que les huileries puissent écouler leur production et trouver un cadre juridique et économique approprié pour mener à bien leurs activités’, renchérit M. Ndour. Se faisant les porte-parole de leurs camarades de la zone de l’Uemoa, ces travailleurs interpellent l’organisation sous-régionale qui, disent-ils, doit jouer son rôle pour l’application de la loi anti-trust. Si aucune mesure n’est prise, préviennent-ils, les graines de coton et d’arachide des paysans burkinabés, sénégalais et maliens ne pourront plus être achetées par les huiliers. Ce qui constitue une véritable menace pour les filières coton et arachide et pour les économies africaines de manière générale, avertit Samuel Ndour. Un cri de cœur qui renseigne sur la précarité des huileries face à l’envahissement du marché local par les huiles d’importation.

source walf

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Les dix ans de règne de Mohamed VI fêtés par un Maroc en chantier

mohamed VIAprès dix ans de règne de Mohamed VI, le Maroc a changé : croissance économique, équipement en infrastructures et modernisation des lois sont au rendez-vous. Reste à réduire davantage les inégalités.

C’est aujourd’hui, au cours de la fête du Trône, que les Marocains vont fêter les dix ans de règne de Mohamed VI, qui a succédé à son père Hassan II au lendemain de la mort de celui-ci, le 23 juillet 1999. Tous les dignitaires du pays vont renouveler, comme chaque année, leur allégeance au souverain. Dix ans après son accession au pouvoir, les Marocains dressent un tableau en demi-teinte de ces dernières années : bien des réformes ont été accomplies, mais un certain nombre de points noirs demeurent, notamment une grande inégalité sociale. Certains Marocains souhaitent que les évolutions soient plus rapides.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, le jeune roi a trente-cinq ans et un profil moderne : amateur de sport, de belles voitures et de rap, Mohamed VI laissait espérer une ouverture, que certains espéraient même voir évoluer comme la Movida espagnole. Le roi n’avait-il pas, du reste, exprimé sa volonté de poursuivre la politique d’ouverture entreprise par son père dans les dernières années de son règne ?

Dix ans après, les avancées sont nombreuses. Ainsi, le pays a obtenu en 2008 le « statut avancé » de l’Union européenne, qui lui permettra à terme d’accéder librement au marché européen.

Moderniser ses infrastructures

Le Maroc cherche en outre à moderniser ses infrastructures à travers de gigantesques programmes d’équipement : port Tanger-Med sur la Méditerranée, construit de toutes pièces avec pour ambition de devenir le plus grand port d’Afrique, routes, programmes touristiques et de logements sociaux, réseaux de tramway à Rabat et à Casablanca… En 2011, le pays sera doté de 1.500 kilomètres d’autoroutes contre 100 en 1999. Un projet de TGV a été lancé entre Tanger et Casablanca. Le sud du pays commence aussi à être équipé de routes et de ports. Entre ses différents programmes de modernisation, le pays a connu une décennie de forte croissance et passe presqu’à travers les gouttes de la crise. La croissance était encore de 6 % en 2008 et devrait encore atteindre près de 3 % cette année, et le PIB par habitant a doublé entre 2003 et 2008, atteignant 2.600 dollars. Un progrès considérable, mais qui laisse tout de même le Maroc, pays privé de ressources naturelles, derrière l’Algérie (4.041 dollars) et la Tunisie (3.759 dollars).

La modernisation ne concerne pas seulement les équipements, mais aussi les institutions et le climat politique. Dès le début de son règne, Mohamed VI a institué une commission « équité et réconciliation » qui a indemnisé les victimes des années de plomb, sans cependant que les tortionnaires aient été inquiétés. Un nouveau Code de la famille a été adopté en 2004 et donne aux femmes des droits quasi équivalents à ceux des hommes. Et en tant que Commandeur des croyants, le roi a commencé une reconquête du religieux, afin d’endiguer les dérives intégristes et de soutenir un « islam du juste milieu ». Ces actions n’ont pas empêché un violent attentat islamiste en 2003 à Casablanca (45 morts) qui a entraîné en retour une forte répression. Le dossier du Sahara occidental, quant à lui, est resté enlisé. L’indépendance de la justice est faible, la corruption reste présente. Et surtout, malgré les programmes pour supprimer les bidonvilles et un ambitieux programme d’éducation, les inégalités ne se réduisent que très lentement. De très grandes fortunes – dont celle du roi – côtoient une misère extrême. Il est vrai que le poids des régions agricoles et de la démographie ne facilite pas la tâche du gouvernement.

Au-delà de ce bilan nuancé, le mode de gouvernement royal suscite aussi des interrogations : si Mohamed VI est très présent – on le voit chaque jour à la télévision inaugurant des bâtiments ou visitant des écoles – il ne donne pratiquement jamais d’interviews et fuit les grandes réunions internationales. Il gouverne à travers ses proches conseillers, sans faire grand cas du Parlement. Une discrétion qu’il serait cependant erroné de confondre avec de la faiblesse.

Les grandes dates

13 septembre 1999 : retour au Maroc de l’opposant historique Abraham Serfaty.
27 septembre 2002 : élections législatives marquées par la courte victoire des socialistes. Percée des islamistes.
16 mai 2003 : cinq attentats suicide simultanés font 45 morts, dont 12 kamikazes, et une centaine
de blessés à Casablanca.
10 octobre 2003 : Mohammed VI annonce la réforme historique du Code de la famille qui donne
aux femmes presque les mêmes droits qu’aux hommes.
18 mai 2005 : le roi lance l’Initiative nationale pour le développement humain. Objectif : réduire la pauvreté de moitié en cinq ans.
Mai 2006 : fin du monopole public
de l’audiovisuel.7 septembre 2007 : le parti nationaliste de l’Istiqlal remporte avec 52 sièges les législatives,
devant les islamistes (46).
15 octobre 2007 : Abbas El Fassi, du parti Istiqlal, devient Premier ministre, en remplacement
de Driss Jettou.

source les Echos

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Dominique Strauss-Kahn annonce une ’’relation nouvelle’’ avec les pays africains

DSK Le Fonds monétaire international (FMI) entre dans une ’’relation nouvelle’’ avec les pays africains, a déclaré mercredi son directeur général Dominique Strauss-Kahn.

’’Nous entrons dans une relation nouvelle du FMI avec les pays africains’’, a affirmé M. Strauss-Kahn, qualifiant de ’’sans précédent’’ l’octroi, par cette institution, de prêts évalués à huit milliards de dollars US, sans taux d’intérêt, aux pays à faible revenu dont la plupart sont africains.

Le FMI a annoncé dans un communiqué publié mercredi que ces prêts de huit milliards pourraient attendre 17 milliards en 2014.

’’En adoptant ces mesures, le FMI a transformé ses relations avec les pays à faible revenu’’, lit-on dans le communiqué. Le FMI estime que ces prêts non assortis de taux d’intérêt sont le résultat de ’’mesures historiques’’.

’’Les résultats de croissance réalisés par les pays d’Afrique de l’Ouest montrent que les performances du FMI ne sont pas mauvaises. Nous sommes aujourd’hui, plus qu’hier, en mesure d’adapter les politiques que nous préconisions’’ pour les pays africains, a-t-il ajouté lors d’une vidéoconférence donnée depuis Washington (Etats-Unis) et suivie par l’APS à Dakar.

’’Il faut éviter les dérives en matière financière et de gouvernance. Nous sommes là pour aider les pays à guérir de certaines maladies financières, pour leur donner une santé financière. Ça ne sert à rien que le FMI vous (les pays africains) fournisse des ressources sans qu’ils soient bien utilisés’’, a-t-il commenté.

’’Nous demandons, a-t-il souligné, que les pays mettent en place les meilleures politiques fiscales, douanières… et forment des cadres.’’

’’J’attends des pays africains qu’ils fassent des pas en avant. Nous ne pouvons pas remplacer les gouvernements africains, nous ne pouvons que les appuyer, afin qu’ils s’engagent dans une position de croissance et aillent de l’avant. Nous sommes disposés à les aider au maximum de nos ressources’’, a-t-il poursuivi.

source aps

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Huit milliards de dollars du FMI aux pays à faible revenu, en 2009 et 2010

FMI Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi qu’il prévoit d’accorder, en 2009 et 2010, des prêts supplémentaires d’un montant de huit milliards de dollars US, sans taux d’intérêt, à ses membres à faible revenu.

‘’En 2009 et 2010, les prêts octroyés devraient atteindre jusqu’à huit milliards de dollars US, dépassant ainsi les montants demandés par le G-20 (en avril dernier), soit six milliards de dollars US de prêts supplémentaires sur les 2 à 3 prochaines années’’, indique le FMI dans un communiqué publié mercredi.

Ces prêts sont destinés à aider ces pays à résister à la crise financière, explique le Fonds, ajoutant que le montant devrait avoisiner 17 milliards de dollars US à l’horizon 2014.

Le FMI a décidé de ‘’suspendre les taux d’intérêt de ses prêts jusqu’en 2011’’, a annoncé son directeur général lors d’une vidéoconférence donnée depuis le siège de l’institution, à Washington (Etats-Unis), et suivie par l’APS à Dakar.

‘’C’est la première fois’’ que cette institution accorde des prêts sans taux d’intérêt, a dit Dominique Strauss Kahn.

‘’L’aide financière du FMI sera assortie d’une concessionnalité (avec des taux d’intérêt avantageux) toujours plus élevée, avec un mécanisme de mise à jour des taux d’intérêt après 2011’’, poursuit le communiqué.

‘’Les pays membres, signale le texte, ont également avalisé une allocation de droits de tirage spéciaux (DTS) équivalant à 250 milliards de dollars US, qui sera répartie entre tous les États membres proportionnellement à leur quote-part au FMI.’’

’’Cela signifie que les pays à faible revenu se verront octroyer une allocation de plus de 18 milliards de DTS, pour renforcer leurs réserves de change et accroître leurs marges de manœuvre financières’’, explique l’institution multilatérale.

source aps

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Monde rural : nouvelle orientation…

paysanPlus de 300 milliards de Fcfa ont été éjectés dans le monde rural durant ces cinq dernières années, sans retour d’investissement. Le ministre délégué chargé des organisations paysannes et de la syndicalisation des agriculteurs, Khadim Guèye, qui l’a dit regrette que cette somme n’ait pas véritablement aidé à faire reculer la pauvreté comme cela devait l’être.

Selon le ministre, une bonne partie des ressources est revenu à des intermédiaires empêchant les producteurs de tirer profit de leurs productions. M. Guèye a réaffirmé l’ambition du gouvernement d’aller désormais vers une nouvelle orientation comme la « révolution rurale ».

…BANQUE VERTE- Des innovations seront apportées dans la nouvelle orientation du monde rural. A côté de la future « banque verte » dont le processus de mise en place est en cours, Il y a également l’assurance agricole qui sera un moyen de garantie des crédits et de protection pour les agriculteurs. « L’Etat souhaite que les ruraux bénéficient d’une sécurité sociale », a également indiqué M. Guèye. Une caisse de sécurité rurale sera mise en place aura une contribution à hauteur de 70 à 75% de l’Eta. Ces différentes initiatives permettront d’améliorer sensiblement les conditions des acteurs du monde rural.

source le soleil

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TRANSFORMATION DES PRODUITS AGRICOLES:Les obstacles à surmonter

ousmane ngomOn a beau jubilé sur les résultats récoltés après la Goana1 et l’optimisme affiché pour les perspectives de la Goana2, le bout du tunnel est loin d’être aperçu. Après la production, les acteurs doivent faire face aux nombreux défis qui tournent autour de la transformation, du stockage et de la commercialisation des produits agricoles.

Chaque année une vingtaine de milliers de tonnes de mangues pourrissent sous les arbres. Le même constat est fait sur des milliers de tonnes de tomate produites annuellement et finalement perdues du fait que les unités industrielles en place ne peuvent faire que du double concentré de tomate. Cet état de fait révèle une absence de chaine capable de prendre en charge les récoltes agricoles de la production à la commerciale en passant par le stockage et la transformation.

Le ministre d’État, Ministre des mines, de l’industrie, de la transformation alimentaire des produits agricoles et des Pme, Me Ousmane Ngom, en marge de l’atelier national de lacement de la politique de transformation alimentaire des produits agricoles tenu hier, mercredi 29 juillet à Dakar, reconnaît que « ce n’est pas le désert total. Il y a des acteurs qui, sur le terrain déjà, font de la transformation et de la conservation. Mais souvent, ils le font de façon informel sans avoir reçu au préalable une formation, un accompagnement adéquat ». Aujourd’hui, a t’il estimé, « il est question de les aider et de formaliser en les accompagnant et en permettant à d’autres de se lancer dans le secteur de la transformation de produits agricoles ».

Une volonté que les autorités veulent exprimer à travers cette politique de transformation alimentaire des produits agricoles qui a été lancée hier. Selon le ministre d’État, « il s’agit d’aider à la mise en place d’unités de transformation au niveau le plus éloigné, au bord champ, pour que les producteurs puissent aussi tôt après leur récolte mettre en valeur leur production agricole et ne pas les laisser pourrir ».

Un plan d’action pour la transformation alimentaire des produits agricoles a été ainsi déroulé à cet effet. Cette feuille de route ambitionne d’aider les acteurs à contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. C’est ainsi qu’il est envisagé de mettre à court terme des actions d’élaboration, de partage et validation de la stratégie nationale, pour un montant de 50 millions de F Cfa. Entre autres actions, il est prévu d’étendre le programme avec la mise en place de mille plateformes sur cinq ans pour un montant de 23 milliards de F Cfa. Il est également prévu la formation et le renforcement de capacité des acteurs pour une enveloppe de 145 millions de F Cfa. Ce programme devrait s’accompagner par des activités de promotion et de communication sur la période 2009-2010 pour une enveloppe de 250 millions de F Cfa.

A travers ce programme national de transformation des produits agricoles, M. Ibrahima Bass, directeur de l’industrie y voit des mesures d’accompagnement avec la mise en œuvre d’un programme de transfert de technologie. Cette démarche devrait se faire à travers un partenariat avec le centre de formation aux métiers de l’alimentation, le Programme qualité de l’Uemoa, le Programme de développement du marché des produits agricoles du Sénégal et le Programme de mise à niveau. A cela, le directeur général de l’Institut de Technologie Agricole (Ita) y ajoute la recherche qu’il place au cœur du dispositif.

La loi d’orientation sylvopastorale : à quand l’application ?

Pour atteindre les objectifs assignés, acteurs, bailleurs et autorités doivent d’abord être en mesure de surmonter des obstacles qui amenuisent les efforts consentis jusque-là. Dr Maïmouna Cissé, directrice de la transformation alimentaire avise que ce secteur souffre beaucoup de contraintes dont l’organisation et la capacité d’investissement. Les acteurs sont également frappés par une faible capacité en technique de production et de promotion.

Le mot qui est le plus revenu dans les discours prononcés lors de cet atelier, c’est la Loi d’orientation agrosylvopastorale. Les acteurs ne semblent pas comprendre jusqu’à présent le blocage noté à ce niveau. Ce qui est sûr, plusieurs observateurs pensent que c’est l’aspect foncier qui constitue aujourd’hui une contrainte majeure dans l’application de ce texte réglementaire qui serait plus à la faveur des paysans.

Interpellé sur cette question, le ministre d’État, Ousmane Ngom a tenté de donner des assurances. « Nous allons appuyer nos collègues du ministère de l’agriculture pour que ce décret, comme tous les autres qui doivent permettre de mieux mettre en œuvre cette politique en matière agricole et en matière de transformation des produits agricoles, soit appliqué ». A son avis, « il y’a nécessairement une interaction et il doit y avoir une synergie entre les différentes politiques définies au niveau de l’agriculture et la transformation des produits agricoles ».

Se voulant plus confiant, il affirme : « Je pense que ce décret ne saurait tarder et il sera suivi d’autres textes parce que nous aussi nous voulons qu’il ait une loi d’orientation sur la transformation des produits agricoles. Ce qui nous permettra d’être en synergie avec la Loi agrosylvopastorale ».

source sud quotidien

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Abdoulaye Wade aux membres du Conseil économique social : ‘’Restez attentifs aux aspirations des couches laborieuses’’

Me WadeDakar, 29 juil (APS) – Le président de la République, Abdoulaye Wade, a exhorté mercredi à Dakar les membres du nouveau Conseil économique et social (CES) à coller aux aspirations des populations vulnérables.

‘’Mesdames, messieurs les conseillers, je vous exhorte à être à l’écoute de tous, secteur privé, secteur formel, comme informel, employés comme employeurs et surtout à rester attentifs aux aspirations profondes des couches laborieuses et les catégories sociales les plus vulnérables’’, a-t-il indiqué.

Me Wade présidait la cérémonie officielle d’installation des membres du CES, nouvelle institution dirigée par Ousmane Masseck Ndiaye et comprenant 80 membres titulaires et 40 autres membres associés issus des différentes catégories socioprofessionnelles.

Le président Wade a, à cette occasion, assuré qu’il se fera ‘’le devoir de veiller à ce que le gouvernement s’imprègne’’ des avis et conseils du conseil.

‘’Pour ma part, a-t-il promis, je compte accorder la plus grande attention aux avis que vous formulerez, je suis sur que le président du Sénat et le président de l’Assemblée nationale (tous deux présidents lors de la manifestation) en feront autant’’.

Le chef de l’Etat a en outre annoncé qu’il ‘’s’efforcerait aussi d’emmener les membres du gouvernement à lire (les) avis et conseils’’ des membres de la nouvelle institution. ’’Je me rappelle que Senghor (Léopold Sédar, ancien président du Sénégal) se désolait du fait que ses ministres ne lisaient jamais les avis du Conseil économique et social’’.

Pour sa part, le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, a soutenu que les membres de son institution ‘’ont la claire conscience de la mission qui les attend’’.

Selon lui, ses collègues ‘’savent qu’ils sont chargés de mettre à profit leurs expériences professionnelles et humaines, leurs connaissances du Sénégal et des Sénégalais au service de la République’’.

Le Conseil économique et social constitue auprès des pouvoirs publics, une assemblée consultative. Il assure la représentation des principales activités économiques et sociales.

Aussi favorise-t-il la coopération des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale de la nation.

Il est aussi compétent pour examiner les projets et propositions de loi ainsi que les projets de décret à caractère économique et social à l’exclusion des lois de finances.

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Après les baisses successives : La Brvm enregistre sa première hausse mensuelle en 2009

brvmLa Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) enregistre une hausse de 10 % à la fin du 1er semestre de 2009, après avoir connu des baisses successives depuis janvier, dues aux effets de la crise économique. Les indices Brvm 10 et Brvm Composite progressent respectivement de 15,32 %, à 153,56 points et 10,87 % à 144,01 points. D’après la Lettre mensuelle Cgf Bourse (société de gestion et d’intermédiation), la Brvm a été tirée principalement par les fortes plus values enregistrées dans le capital des sociétés ivoiriennes Sogb, Saph, Palm, Sgb, Bici et par le groupe Eti (Ecobank). La capitalisation boursière des valeurs du Brvm 10 et celle de l’ensemble des titres cotés enregistrent une hausse de 15,32 % à 2 160 milliards de francs et 10,88 % à 2 970 milliards de francs Cfa.

Dans le secteur des ‘Finances’, 1 million 33 mille titres ont été négociés pour une valeur de 279 milliards de francs. Etit est le titre le plus dynamique. La valeur de ces échanges représente 99,38 % du volume sectoriel. Le secteur ‘Agriculture’, en outre, totalise 2,53 % du volume mensuel du marché. Mais il enregistre la plus forte hausse mensuelle, d’après la Lettre de Cgf Bourse.

La Sonatel, par ailleurs, totalise 10 697 titres échangés, pour une valeur de 1,15 milliard de francs. L’action Sonatel reste stable à 106 mille francs, indique la source. Mais globalement, le secteur ‘Services publics’ affiche 11 996 titres échangés, soit 1,09 % des transactions mensuelles du marché. Malgré ce faible volume, note-t-on, le secteur représente plus de la moitié des échanges (59,7 % à 1,18 milliard).

source walf

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