«L’intégration politique va certainement résoudre les défis économiques et monétaires de l’Afrique». C’est sur cette note d’espoir que le Camerounais Ngoto Wa Kariuki a teminé avant-hier au 3e jour du symposium sur les Etats-unis d’Afrique, sa communication. D’après M. Kariuki, l’importance de la monnaie dans la vie des hommes n’est plus à démontrer, pour la simple et bonne raison qu’elle est à la base de tous les échanges et de toutes les transactions commerciales, et elle régule la vie des hommes.
Faisant un rappel historique, il a affirmé que contrairement à ce qu’on pourrait penser, la monnaie est apparue pour la première fois Afrique, même si, poursuit-il, aujourd’hui, elle (l’Afrique) ne pèse pas lourd dans les transactions internationales. Une faiblesse qui s’expliquerait, selon le docteur Kariuki par la multitude et la diversité des monnaies mises en circulation. Il y en a au total répertoriées pas moins de 39 pour un continent qui ne compte que 53 Etats. Un peuple qui veut s’affranchir, dit-il, de la tutelle doit nécessairement trouver les moyens de son autonomie en s’unissant.
L’autre fait saillant, renchérit-il, est la dépendance des unions monétaires (Cedeao, Sadc) vis-à-vis des monnaies occidentales telles par exemple le Franc Cfa vis-à-vis de l’Euro. D’où la nécessité de s’affranchir de cette tutelle qui nous rend davantage dépendants. A ce titre, il a suggéré la création d’une monnaie supranationale qui pourrait être utilisée et échangée partout. Il a, en outre, proposé de limiter les monnaies locales à dix, toutes régions confondues. Ces monnaies seront alors facilement identifiables par les consommateurs et échangeables au niveau des frontières sans restriction aucune. L’autre suggestion qu’il a faite, c’est de créer une banque de l’union monétaire africaine. Bien entendu, concède-t-il, il y’a certains risques liés au fait que certains Etats sont économiquement peu viables. Mais, assure-t-il tout cela est gérable. Les Usa cite-t-il en exemple, qui sont une fédération de 52 Etats connaissent des difficultés de cette nature, car les Etats qui la composent ne sont pas tous au même niveau de développement.
Pout sa part le professeur en économie Mboup, a laissé entendre que «les monnaies africaines sont des monnaies de singes». Il n’y a qu’à voir la qualité du papier dont elles sont faites qui s’use au bout d’un mois. Tout cela, se désole-t-il est symptomatique de notre dépendance et de notre faiblesse. Il a terminé son propos par une invite à realiser dans les meilleurs délais une monnaie propre à l’Afrique. C’est «une question de souveraineté et cela ne se négocie pas».
source le quotidien



De Bara Tall, on retient désormais l’image d’un homme d’affaires qui est entré en rébellion contre l’Etat. Depuis l’affaire des chantiers de Thiès, l’homme est sur des charbons ardents. Son entreprise Jean Lefebvre Sénégal est au bord du dépôt de bilan. Ses locaux au quartier Point E que le patron a démoli et mis à la place un ensemble de bâtiments tout neuf sont déserts. Seuls quelques cadres y travaillent encore. Les salariés sont restés depuis presque bientôt huit mois sans salaires. L’entreprise doit également des dettes aux banques et à certains fournisseurs. «Toutes les banques ont compris que ce n’est pas de la faute de Jean Lefebvre que les créances sont restées », explique ce cadre de la boîte. Jean Lefebvre dont la masse salariale tournait autour de la somme de 1 milliard par mois avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 25 milliards employé près de 3000 personnes.
Les chiffres du PIB américain, dont la publication est attendue aujourd’hui, devraient montrer une nouvelle contraction de l’activité, mais moins marquée au deuxième trimestre 2009, a estimé hier Barack Obama. Les indicateurs économiques montrent que le pays devrait sortir de la récession dans la deuxième moitié de l’année.
Irving Picard n’a pas mis à profit l’été pour prendre du champ avec la liquidation de la société de courtage Bernard L. Madoff Investment Securities (BLMIS). Bien au contraire, le liquidateur américain, nommé en décembre pour gérer ce dossier, ne chôme pas et ferait même plutôt du zèle, bien entendu au profit des clients spoliés par le courtier américain, qui a été condamné par la justice américaine à 150 ans de prison pour une fraude pyramidale d’environ 65 milliards de dollars.
L’antenne nationale de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) s’est déclaré jeudi satisfaite du regain d’intérêt que connaît le marché sous-régional qui a enregistré, au cours de l’année 2008, une hausse de liquidité de près de 245 milliards de FCFA.
La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a préconisé hier, jeudi 30 juillet, la relance de l’économie nationale pour une sortie de crise qui n’épargne aucuns pays. C’était lors de la visite de prise de contact qu’a effectué Thierno Lô, ministre de l’artisanat, du tourisme et des relations avec le secteur privé et le secteur informel, au sein de leur siège. Selon Mansour Kama, président de la Cnes, il n’y a que le dialogue social qui est l’ultime issue pour une sortie de crise.
Les responsables de la Bourse régionale de valeurs mobilières (Brvm) appellent les États à rompre avec les vieilles habitudes dans la vente d’action. La bourse veut désormais être le passage obligé en cas d’opérations stratégiques où l’État vend ses actions à des opérateurs privés.
Présidence : Des écarts énormes entre les chiffres des créanciers et ceux de l’administration
Les travailleurs du Syndicat des industries des corps gras et activités similaires se sont engagés dans une véritable course contre la montre pour sauver leurs outils de travail menacés par l’envahissement du marché local par l’huile importée. Le ton a été donné hier, à l’occasion d’une mission effectuée dans la capitale du Saloum qui entre dans le cadre d’une tournée nationale de l’intersyndicale du groupe Suneor.
Après dix ans de règne de Mohamed VI, le Maroc a changé : croissance économique, équipement en infrastructures et modernisation des lois sont au rendez-vous. Reste à réduire davantage les inégalités.
Le Fonds monétaire international (FMI) entre dans une ’’relation nouvelle’’ avec les pays africains, a déclaré mercredi son directeur général Dominique Strauss-Kahn.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi qu’il prévoit d’accorder, en 2009 et 2010, des prêts supplémentaires d’un montant de huit milliards de dollars US, sans taux d’intérêt, à ses membres à faible revenu.
Plus de 300 milliards de Fcfa ont été éjectés dans le monde rural durant ces cinq dernières années, sans retour d’investissement. Le ministre délégué chargé des organisations paysannes et de la syndicalisation des agriculteurs, Khadim Guèye, qui l’a dit regrette que cette somme n’ait pas véritablement aidé à faire reculer la pauvreté comme cela devait l’être.
On a beau jubilé sur les résultats récoltés après la Goana1 et l’optimisme affiché pour les perspectives de la Goana2, le bout du tunnel est loin d’être aperçu. Après la production, les acteurs doivent faire face aux nombreux défis qui tournent autour de la transformation, du stockage et de la commercialisation des produits agricoles.
Dakar, 29 juil (APS) – Le président de la République, Abdoulaye Wade, a exhorté mercredi à Dakar les membres du nouveau Conseil économique et social (CES) à coller aux aspirations des populations vulnérables.
La Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) enregistre une hausse de 10 % à la fin du 1er semestre de 2009, après avoir connu des baisses successives depuis janvier, dues aux effets de la crise économique. Les indices Brvm 10 et Brvm Composite progressent respectivement de 15,32 %, à 153,56 points et 10,87 % à 144,01 points. D’après la Lettre mensuelle Cgf Bourse (société de gestion et d’intermédiation), la Brvm a été tirée principalement par les fortes plus values enregistrées dans le capital des sociétés ivoiriennes Sogb, Saph, Palm, Sgb, Bici et par le groupe Eti (Ecobank). La capitalisation boursière des valeurs du Brvm 10 et celle de l’ensemble des titres cotés enregistrent une hausse de 15,32 % à 2 160 milliards de francs et 10,88 % à 2 970 milliards de francs Cfa.


