Archive | March, 2009

G20 Finances : l’agenda des réformes prend le dessus sur la relance

Les ministres des Finances des pays représentant 85 % de l’économie mondiale ont réaffirmé leur volonté de rétablir la croissance, mais la coopération mondiale avance plus vite sur le front des réformes.

G20Les ministres des Finances des pays membres du G20, réunis au début du week-end dans le sud de Londres, sont parvenus à dépasser leurs divergences, s’engageant tout à la fois à lutter énergiquement contre la récession, à remettre sur pied le système financier et à proposer de nouvelles régulations. « Nous sommes prêts à prendre toute mesure qui s’avérerait nécessaire jusqu’à ce que la croissance soit rétablie », ont promis les grands argentiers des pays qui, ensemble, représentent 85 % de l’économie mondiale. Leur principale priorité semble cependant de « rétablir le bon fonctionnement du crédit », en partie à l’aide d’un cadre de principes qu’ils ont édictés pour « restaurer » les bilans des banques et autres assureurs.

A l’issue des deux jours de rencontres dans un luxueux manoir anglais, la satisfaction était de mise. Les participants ont souligné à l’envi l’excellent esprit de collaboration ayant présidé aux rencontres. « Je n’ai jamais vu ce niveau d’engagement », s’est ainsi félicité Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, « même si nous voyons des différences de priorités car nous faisons face à différents défis ». Bref, une préparation jugée réussie en vue du grand sommet des chefs d’Etat, le 2 avril à Londres.

Plans de soutien

Une mission a été confiée au FMI pour « évaluer » l’efficacité des politiques de relance engagées à travers le monde. Ce sera à lui, in fine, de juger si les plans de soutien mis en oeuvre à travers le monde sont ou non suffisants. En outre, les argentiers sont convenus de multiplier par deux, au moins, les ressources de l’institution internationale, mais ont laissé aux chefs d’Etat le soin d’annoncer un accord sur les montants. Les Américains voient dans l’augmentation des moyens du FMI une façon indirecte de peser sur la relance. Les Européens, Britanniques en tête, veulent confier au FMI un rôle d’« alerte précoce » des crises et jugent utile d’accroître son rôle dans la crise. Cet appel à ressources peut enfin convaincre les pays émergents de réduire leurs réserves et dépenser utilement leurs excédents. Quant aux autres pays, ils ont obtenu une avancée sur la gouvernance de l’institution internationale.

Si le communiqué final est un long catalogue de mesures à détailler encore, les pays du G20 y manifestent clairement leur intention de réguler les fonds spéculatifs, d’encadrer les agences de notation, de lutter contre les paradis fiscaux et de se défaire au plus vite des « actifs toxiques » des établissements financiers. Sur le volet de la réglementation, Paris et Berlin se sont empressés de revendiquer le pas en avant opéré par la nouvelle administration américaine, qui n’était pas présente lors du sommet de Washington. Ouverture de la part des paradis fiscaux, surveillance des « hedge-funds », plus grande standardisation des produits dérivés, Christine Lagarde et son homologue allemand Peer Steinbruck, réunis lors d’une inhabituelle conférence de presse commune, se sont réjouis des « avancées » obtenues en matière de transparence.

« Le vrai sujet de la réunion d’avril est de maintenir la foi dans des solutions multilatérales au moment où la tentation du chacun pour soi et des politiques protectionnistes grandit », rappelle Katinka Barysch, du Centre for European Reform.

source les Echos

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[ Crise ] : il va manquer 270 à 700 milliards de dollars aux pays pauvres en 2OO9

WASHINGTON (AFP) — Les pays en développement vont faire face cette année à un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars, estime la Banque mondiale dans une étude publiée dimanche, avertissant que les institutions internationales ne pourront pas combler ce trou à elles seules.

“Les pays en développement font face à un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars cette année, du fait que les investisseurs privés fuient les marchés émergents, et seulement un quart des pays les plus vulnérable dispose des ressources pour empêcher une hausse de la pauvreté”, écrit la Banque dans un communiqué accompagnant la publication de cette étude.

Selon ce document préparé en vue de la réunion des ministres de l’Economie et des banquiers centraux du G20 devant se tenir à Londres les 13 et 14 mars, “les institutions financières ne peuvent pas à elles seules combler ce déficit (qui inclut les dettes privée et publique plus le déficit budgétaire) pour ces 129 pays”.

La BM indique que son président Robert Zoellick appelle à “réagir en temps réel à une crise qui s’intensifie et qui touche la population des pays en développement”.

“Cette crise mondiale nécessite une réponse mondiale, et il est important” pour l’ensemble de la planète “d’empêcher une catastrophe économique dans les pays en développement”, a-t-il ajouté, plaidant pour des “investissements en faveur de filets de sécurité, dans les infrastructures, et les petites et moyennes entreprises afin de créer des emplois et empêcher une agitation politique et sociale”.

M. Zoellick avait annoncé en février la création d’un fonds pour les plus vulnérables destiné à inciter les pays riches à venir en aide aux pays les plus pauvres touchés par la crise.

Alors que la Banque mondiale prévoit que l’économie mondiale puisse être en en récession cette année pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, M. Zoellick avait proposé que lors du sommet des chefs d’Etat du G20 prévus à Londres début avril, “les pays développés acceptent de consacrer 0,7% du montant de leurs plans de relance [...] pour soutenir les plus démunis”.

Le G20 regroupe les sept pays les plus riches du monde membres du G7, l’Union européenne, et certains pays à l’économie émergente.

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