Archive | January, 2009

C’est ce samedi 31 janvier que sera connu « l’homme de l’année 2008 »

désigné par le magazine Nouvel Horizon. Ce sera à travers la huitième édition de la cérémonie des Sédar. Les Sédar sont des distinction organisées depuis 2001 par le magazine Nouvel Horizon dirigé par Abdoulaye Bamba Diallo. Ils sont décernés aux Sénégalais et Sénégalaises qui se distinguent chaque année dans leurs domaines d’activité

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Baisses des prix : La nouvelle grille tarifaire ne concerne pas le sucre et le loyer

Les baisses des prix des produits de grande consommation ne concernent pas le sucre et le loyer. Si l’on en croit le ministre du Commerce, « la société qui produit le sucre a fait comprendre qu’elle a investi 40 milliards pour la production du bio-carburant ». « L’Etat ne va pas lui tordre le bras pour le forcer à baisser le prix », a dit “Decroix”.

S’agissant de la baisse du prix du loyer au Sénégal, surtout à Dakar et dans certaines capitales régionales, le ministre dit ne pouvoir rien dire puisque ce secteur n’a pas fait l’objet de discussion.

A rappeler que toutes les propositions d’enquête parlementaire à ce sujet sont restées lettres mortes. Peut être, connaîtra-t-on une baisse dans ce secteur après celle enregistrée pour les matériaux de construction comme le fer à béton, le ciment et le bois. En tout cas, pour l’application des nouveaux prix, le ministre a précisé que le décret et les arrêtés sont déjà dans le circuit.

Source: Ferloo.com

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CRISE ÉCONOMIQUE : Commerçants et industriels appellent l’Etat en concertation nationale

Commerçants et industriels revenus à l’unité dans l’Unacois-Jappo, depuis la fusion de 2007, ont donné une conférence de presse hier à la résidence « Ndiambour » pour dresser le bilan d’étape et tracer des perspectives. Conjoncture économique difficile oblige, le président Idy Thiam, le bureau exécutif et tous les membres de l’organisation, qui ont campé cette conférence de presse dans une démarche citoyenne, en appellent à un dialogue national pour face à la crise multiforme qui frappe le monde.

De concert, les membres de l’Unacois-Jappo ont remis sur la table d’anciennes revendications sur la libéralisation des filières frappées d’un quasi-monopole, comme le sucre et l’huile dont ils estiment pouvoir ramener le prix, le cas échéant, respectivement à 375 frs le kilo et à 600 frs le litre.

A l’issue des prières données par Ibrahima Lô, le secrétaire permanent Ousmane Sy Ndiaye a souligné la vulnérabilité des Pme et Pmi sénégalaises et les menaces sur l’emploi qui ont marqué l’année 2008. Selon lui, alors qu’on a déjà « l’impression que la crise est à la mode », la situation risque d’empirer. Conscients des risques d’instabilité sociale, comme cela a été le cas récemment à Kédougou, les opérateurs économiques attirent l’attention sur les dangers de l’insécurité alimentaire et en appellent à une réaction rapide de l’Etat, qui devrait restaurer le dialogue avec l’ensemble de la population, sans exclusive.

« Les règles de gestion d’un pays sont devenues similaires à celle des entreprises », a conclut M. Ndiaye. Présentant le bilan et les perspectives, le Secrétaire général Mame Bou Diop a salué les retrouvailles donnant naissance à un outil performant pour relever ensemble les défis. I

l en a félicité le président Idy Thiam, qui avait à ses côtés MM Mansour Kama et Souebou Guèye, respectivement président de la Cnes et secrétaire permanent du Ges, venus au nom de ce long compagnonnage qui fut à l’origine de nombreuses réformes en faveur de la libéralisation et du soutien au secteur privé national.

S’inscrivant dans une dynamique de propositions, l’Unacois-Jappo a dégagé sa méthodologie de travail et s’est mise à la recherche de moyens pour remplir ses missions. M. Diop a décliné les activités menées en 2008, les outils de travail mis en œuvre et les consultations dans lesquelles l’organisation est engagée, notamment avec le ministère du Commerce, sur le riz et l’huile en particulier, le Cosec, sur la question du Bordereau de suivi des cargaisons (Bsc), la direction des Douanes et le Port autonome de Dakar, relativement au renchérissement des tarifs depuis l’arrivée de Dp World.

Ils ont réitéré leur engagement à poursuivre les partenariats, avec la Gtz sur l’emploi des jeunes, avec l’Ambassade de France à l’international, au niveau des Assises nationales, avec Socabeg et Namora S.A., pour la construction de magasins, etc.

Plusieurs projets sont également dans le pipeline et, pour lesquels les différents orateurs ont tous mis en avant la nécessite d’instaurer un dialogue national pour sortir de la crise, comme cela s’est fait partout ailleurs. D’autant que pour le vice-président Moustapha Lô, il y a toujours eu une réunion tripartite mensuelle au cours de laquelle les opérateurs économiques, le patronat, les syndicats et le gouvernement se concertaient. Il a fustigé les décisions unilatérales du gouvernement, comme sur le riz l’année dernière ou récemment sur les produits plastiques non biodégradables.

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Marché des pièces de rechange : Beaucoup d’argent se détache de l’anarchie

Il faut avoir une patience de Sioux, quand on veut cerner les contours du marché des pièces détachées à Dakar. Cela exige de savoir user de subterfuges pour obtenir un minimum d’informations auprès des concessionnaires de l’informel. Se faire passer pour un potentiel importateur est risqué, car quelqu’un cherchera tout de suite à vous plumer dans ce métier où tout le monde se fait passer pour un «expert». Ces «experts» qui ont pourtant une image à revaloriser, tant les critiques émanant des propriétaires de voitures sont acerbes. Sans oublier les douaniers, sur qui ils jettent la pierre et qui, en retour, les accusent de tout faire pour importer dans l’illégalité la plus totale et de vouloir passer à travers les mailles du contrôle, et de chercher à délester le Trésor. Le plus constant est que le secteur paie bien et attire tous les jours de nouveaux candidats, car on peut se faire beaucoup d’argent très rapidement. Pourtant dans ce secteur de la vente des pièces détachées, il y a un travail à faire. Et le plus urgent, c’est de formaliser le milieu qui est la continuation, ou le service après-vente d’un véhicule. L’image que les vendeurs de pièces détachées du lieu dit «Di foncier», sur l’avenue Baise Diagne ainsi que des vendeurs des Hlm reflètent, n’est pas des plus reluisantes, au propre comme au figuré. Les boutiques, ainsi que leurs alentours, sont très sales. La situation est identique pour les vendeurs qui officient à la gare Petersen. Là, l’huile noire de vidange, provenant des mécaniciens tout proche, ajoutée à la crasse multiforme, donne un aspect sombre et lugubre au paysage et aux magasins.
Les rabatteurs tiennent dans ces lieux une bonne place, comme dans plusieurs secteurs socio-économiques. A l’image des vendeurs de vêtements, à Sandaga, sur la rue Petersen, les rabatteurs ou rangouman font sentir leur présence. Ils entrent dans les boutiques spécialisées dans la vente de pièces détachées, pour prendre une pièce quelconque afin de la revendre à un client qui attend dehors. Ils peuvent entrer dans toutes les boutiques, sauf «dans la mienne», lance M. Pape Aliou Fall, qui a «duré dans le métier». Lui, il ne les accepte pas. Il juge ce métier «très dur, mais florissant tout de même. C’est un métier qui demande d’être un bon mécanicien, un bon vendeur et avoir beaucoup de souplesse». Il s’offusque de la recrudescence des vendeurs de pièces détachées «qui sont dans le secteur pour se faire des sous et n’ont aucune expérience en mécanique».

Les maux d’une profession
A la Sodida, des mécaniciens ont pignon sur rue. A l’entrée d’une ruelle, des mécaniciens et vendeurs de pièces détachées, dans un désordre total, travaillent sous une chaleur de plomb. Cette place a bien changé, avec l’apparition de négociants Nigérians, qui «paient le prix fort pour louer une boutique à 100 000 francs, alors qu’ils ne peuvent même pas vendre 5 000 francs par jour. De plus, ils n’ont jamais d’arriérés de paiements», s’inquiète Mame Mor Diagne, mécanicien qui s’est lancé dans la vente de pièces détachées. Au moment où il s’inquiète des «frais de douane qui sont parmi les plus chers en Afrique de l’Ouest». Il explique que sur «les 100 personnes qui font de l’importation de pièces détachées, il n’y en a que 10 qui font des déclarations exactes, parce que les taxes sont très élevées, et il faut qu’on vive. Moi je ne fais jamais de fausses déclarations et mes conteneurs sont toujours ouverts au port.»
Il explique qu’il arrive que la Douane laisse «passer certaines fraudes et un beau jour, elle vous tombe dessus pour faire des réclamations. C’est arrivé à des commerçants qui ont plus de 10 ans de métier et qui ont eu à payer plus de 120 millions de francs à la Douane, en 2002».
En plus de la Douane, «il y a aussi ces Nigérians qui grignotent un peu nos parts de marché», ajoute Diagne. L’autre inconvénient de ce métier, c’est, dit-il, «l’insalubrité», et les «menaces de déguerpissements qui pèsent sur nous. Mis à part ceux qui sont à la Sodida, il n’y a pas eu de mécaniciens par exemple, qui ont été recasés. Il y a beaucoup de déguerpissements dans le milieu. Aux Hlm, nous courrons le risque de nous faire déguerpir à tout moment. Il y a eu une promesse de ventes des terrains du temps de Landing Savané, alors qu’il était ministre de l’Artisanat. Mais la promesse n’a pas été tenue».
Mais, un autre souci, très réel, concerne «les Baols-baols qui recyclent les matériaux jetés par les vendeurs de pièces détachées. Ils ont détruit le marché», se plaint Mame Mor, qui explique que «depuis cinq ans, le métier ne rapporte plus. Il y a des émigrés qui l’ont investi, à la recherche de gain rapide. Certains ont fait faillite parce qu’ils n’avaient pas l’expertise requise pour exercer ce métier. D’autres ont préféré bazarder leur matériel, parce qu’ils ne pouvaient pas s’en sortir».
Il y a aussi des vendeurs de pièces qui, parfois reçoivent la visite de voleurs de voitures, qui veulent écouler les véhicules volés sous forme de pièces détachées. «Mais, avec la Police qui rode et qui parvient à remonter la provenance des pièces, les activités de ce genre sont de plus en plus rares.»

Source: Le Quotidien

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RECHANGE- On gagne beauoup et vite : Un secteur en plein boom

Jadis, les magasins de pièces détachées se comptaient sur le bout des doigts. Mais aujourd’hui, c’est la ruée vers le secteur. Boutiques, étals, poussent comme des champignons à travers les artères de la capitale du Sénégal. Secteur informel, la vente de pièces de rechanges est considérée comme un créneau juteux, qui fait vivre son homme, malgré les difficultés. «Avant les années 1980, nous étions les seuls vendeurs de pièces détachées ici. Il n’y avait aucun magasin dans les parages. Aujourd’hui, non seulement il y en a plusieurs, mais on est même envahi par des étals, des chariots qui vendent au même titre que nous des pièces», se désole Pape Alioune Fall, gérant de l’un des grands magasins de pièces de rechanges de la première centrale des lieux dénommés «Di Foncier». Environ la cinquantaine, M. Fall a fait ses premiers pas dans la mécanique avant de se convertir en vendeur de pièces de rechanges. Situé entre l’Avenue Blaise Diagne et la gare routière Petersen, le magasin d’Alioune Fall dispose de toutes sortes de pièces. Amortisseurs, portières, ailes, pare-chocs, cardans, moteurs entre autres. Individuellement, ou par groupe de deux, des clients viennent chercher l’«organe» ou les «organes» dont ils ont besoin.
Les marques dominantes sont d’origines japonaises, françaises et allemandes, notamment les marques Toyota, Peugeot, Renault entre autres. En effet, explique le gérant, la majeure partie des véhicules est d’origine japonaise, française ou allemande. Il prend pour preuve, «70% des taxis qui circulent dans la capitale sont de marques japonaises. Nous importons en fonction de la demande. Le constat est que les gens sont plus demandeurs de ces marques».
Pour importer des pièces, l’ancien mécanicien collabore avec un Français basé à Lyon. «Notre collaborateur achète sur place des véhicules, surtout ceux qui sont hors d’usage, qu’il démonte et nous envoie les pièces. Pour remplir un conteneur de 20 pieds, il faut dépenser environ 8 millions de francs Cfa. Au Port de Dakar, les taxes peuvent atteindre jusqu’à 2,5 millions, auxquels il faut ajouter les frais de transit, variant entre 200 000 et 300 000 francs Cfa, soit un total d’environ 10,7 millions de francs Cfa», explique M. Fall. L’aspect le plus contraignant dans le métier, souligne M. Fall, «ce sont les taxes douanières. Elles sont exorbitantes. Elles se répercutent sur le prix de vente des pièces au Sénégal. Malgré tout, on s’en sort. Il suffit de bien planifier et d’avoir un minimum de savoir-faire. C’est vraiment un créneau qui rapporte. C’est pourquoi tout le monde y investit».

«3 millions de francs Cfa de benefice par conteneur»
A la Sodida, chez Mame Mor Diagne, c’est le rush. Hommes et femmes prennent d’assaut le magasin. A la devanture, des moteurs de marque Peugeot, Renault, Toyota, Nissan entre autres, sont rangés au fond, des portes, des ailes, des pare-chocs en plastique, des pare-brises, des batteries de 40, 45, 55, 60 ou 70 ampères jonchent le sol. Sur la toiture, surplombent des cardans, des courroies. Le maître des lieux vient de débarquer un conteneur. «C’est un secteur florissant où les pertes sont minimes. Le seul hic, c’est la lourdeur des taxes», déplore l’importateur qui, néanmoins, indique que «les bénéfices peuvent aller jusqu’à trois millions de francs Cfa par conteneur de 20 pieds.»
D’après lui, l’importation d’un conteneur de 20 pieds peut coûter jusqu’à 20 millions de francs Cfa, le double du prix déclaré par Alioune Fall. Ce qui démontre un peu du flou qui règne dans le secteur. Mame Mor Diagne ajoute qu’un conteneur de 40 pieds représente environ 30 millions de francs Cfa. Il importe souvent des moteurs de marque Mercedes diesel, et des Bmw, dont les prix tournent autour de 500 000 francs Cfa. Pour les cardans et les amortisseurs, les prix varient entre 10 et 15 000 francs Cfa. Une batterie d’occasion de 55 Ah coûte chez lui, 25 000 francs Cfa, alors qu’une batterie neuve d’une même puissance, coûte 75 000 francs Cfa, soit une différence de 50 000 francs. C’est la raison pour laquelle explique-t-il, «les propriétaires de véhicules préfèrent acheter des pièces d’occasion. Non seulement, elles coûtent moins chères, mais aussi, elles durent plus longtemps». Pis dénonce l’artisan, «la majeure partie des pièces neuves, notamment les batteries, les phares, les pare-brises, les huiles, les filtres… font l’objet de contrefaçon. Ce sont souvent des produits venant du Nigeria. Ca coûte moins cher, mais, leur durée de vie ne dépasse pas trois mois. Les Nigérians d’à côté vendent, par exemple, une batterie neuve contrefaite de 70 Ah à 15 000 francs, alors que celle d’occasion, coûte chez nous à 40 000 francs Cfa. Un pare-brise neuf contrefait, peut coûter 30 000 francs Cfa, tandis que celle d’occasion, nous la vendons à 50 000 francs».

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