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Orientations de la formation professionnelle

Orientations de la formation professionnelle

Puisque l’accroissement du taux de qualification au sein des populations demeure un enjeu politique et stratégique, il a été organisé les Premières Assises nationales L’ETFP, du 31 mars au 02 avril 2001, sous la Présidence effective de son excellence Maître Abdoulaye WADE. Ces assises avaient réuni plus de 400 personnes et ont permis d’instaurer un dialogue avec tous les acteurs et partenaires, en de rechercher les consensus nécessaires à la définition de nouvelles orientations, sur la base ‘une vision partagée’. Les missions assignées à ce nouveau Ministère se déclinent comme suit:

Mettre en oeuvre une formation professionnelle dans les divers secteurs primaire, secondaire, tertiaire et quartenaire par:

  • Une formation initiale, dans les filières porteuses, correspondant au standard international;

  • Une formation continue des agents par le biais du perfectionnement et une formation pré-insertion pour les demandeurs d’emploi;

  • Mettre en oeuvre un dispositif d’accompagnement et d’insertion des formés;

  • Mettre en oeuvre un enseignement technique débouchant sur des compétences et des capacités opérationnelles relatives au secteur de production et de service;

  • Organiser et valoriser l’apprentissage traditionnel, en utilisant l’alphabétisation fonctionnelle en langues nationales et dans la langue du travail.

Ainsi, l’Etat s’engage à faire de la formation technique et professionnelle, un instrument essentiel pour la compétitivité et la performance de l’économie en orientant les formations vers les besoins du marché du travail et de l’économie. La réforme envisagée s’appuie sur les axes stratégiques suivants:

  • Rationalisation et optimisation des structures;

  • Dynamisation de la formation des formateurs;

  • Valorisation de l’offre de formation;

  • Organisation de l’apprentissage et de l’insertion des jeunes;

  • Restructuration du cadre de gestion et de financement;

  • Amélioration de l’accès et du maintien des filles;

  • Développement de la coopération et de l’intégration régionale

Création d’une structure de concertation [top]
Devant la multiplicité et la diversité des acteurs/partenaires engagés dans le
processus de mise en oeuvre du programme d’ETFP, la création d’un espace virtuel de dialogue, d’échange, de concertation est d’une importance capitale. Des Directions et Services nationaux, ainsi qu’un cadre national de concertation ont été mis en place au sein de l’ETFP.

  • Direction de l’ETFP;

  • Direction de l’apprentissage;

  • Direction de la planification;

  • Direction des Examens et Concours;

  • Office National de la Formation Professionnelle, etc.

Contraintes du secteur de la formation professionnelle [top]
Au plan de la qualité, les maux dont souffre le sous-secteur (enseignement
technique et de formation professionnelle) sont les suivants:

  • Difficultés d’insertion des formés dues à la prise en compte insuffisante dans les programmes des établissements de formation, de la politique de l’insertion; au manque de concertation entre les établissements, de stratégies efficaces permettant la préparation adéquate et l’accompagnement des diplômés dans leur tentative d’insertion ;

  • Le déficit de communication dans le domaine de l’apprentissage et de l’entreprenariat ;

  • La faiblesse du financement.

En outre, à coté des centres de formation professionnelle formelle, le sous-secteur est peuplé de structures non conventionnelles qui ont l’ambition tout autant que ces centres, de favoriser l’insertion sociale des jeunes et des adolescents. Il s’agit notamment:

  • Des centres de sauvegarde sociale ;

  • Du système de formation des ONG (ACAPES, ASAFIN) ;

  • Les cours de formation des CDEPS ;

  • Les ateliers d’artisan et autres cadres informels d’apprentissage.

Et pour l’essentiel, ces structures sont caractérisées par :

  • La modicité des moyens de tous ordres ;

  • L’insuffisance de la qualité des personnels enseignants ;

  • L’absence d’harmonisation des méthodes d’intervention ;

  • Le manque de codification de la politique et des stratégies d’apprentissage;

Principales caractéristiques de l’apprentissage traditionnel [top]

Afin de partir d’une compréhension commune, il était utile de reposer la problématique de l’apprentissage traditionnel. A l’issue ‘un exercice de brainstorming, les participants ont formulé les idées forces suivantes :

Pour caractériser l’apprentissage traditionnel, on peut dire qu’il s’agit d’une formation sur le tas, sans programme défini à l’avance. La finalité est beaucoup plus d’avoir un métier que d’avoir des qualifications. L’évaluation ne se fait pas de manière formelle et la durée n’est pas fixée d’avance. Le maître qui est en général passé par le même chemin que l’apprenti, est aussi un tuteur social. La formation se fait en général en fonction de la production. Si une méthodologie existe, elle est graduelle et en général non écrite.

L’apprentissage traditionnel a quand même quelques points forts : il constitue une voie de formation massive et est facile d’accès. La formation y est plus pratique que théorique. Elle concilie transfert de connaissances pratiques et initiation à des valeurs traditionnelles. Partant, elle prépare à l’auto emploi.

Parmi les points faibles, on peut citer le manque de qualification professionnelle des maîtres artisans, le défaut de supports pédagogiques, une formation peu ou pas du tout organisée et structurée, l’absence de notions de sécurité sur le lieu de travail. En général, on n’y entre pas à partir d’une motivation, mais plutôt à partir d’une situation d’échec et de précarité sociale. Les espaces où se déroulent les apprentissages sont en général réduits et manquent d’équipements adéquats ; en plus ils ne sont pas sécurisés au plan foncier (risques d’être déguerpis).

Cette analyse, bien que très succincte, montre qu’il y a un grand besoin de restructurer l’apprentissage traditionnel, d’informer davantage les acteurs à différents niveaux, d’améliorer le mode de transmission des savoirs et savoirfaire et de renforcer les capacités technique et pédagogique des maîtres artisans.

Besoins en formation et en apprentissage [top]
Il faut retenir que les besoins en formation et en apprentissage sont ressentis par tout le secteur de l’artisanat et presque dans tous les domaines d’activités. C’est pourquoi, la formation professionnelle, surtout de la main-d’oeuvre et du dirigeant-même est couramment mentionnée par les bureaux d’études, chargés de l’analyse des besoins des entreprises. Voici, ci-après, quelques référentiels de la formation professionnelle, entrant dans des aptitudes non-discriminatoires.

  • Alphabétisation fonctionnelle

  • Formation professionnelle et à la vie productive (Ecole-Atelier)

  • Formation élémentaire en gestion d’entreprises (marketing et techniques de vente-gestion de la qualité)

  • Formation managériale (gestion financement-partenariat)

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